Août - Trois petits tours

février 2, 2008 Temps de lecture: 7 minutes

Bonjour à toutes et à tous

C'est sous le soleil de vacances que je vous écris cette carte postale sonore.

Qui dit carte postale dit quelques lignes plutôt qu'un roman fleuve.
De fait, le titre de ce mois ci, 3 petits tours tient plus du haïku japonais.

Sous la barre des 30 secondes, cette vignette sonore n'en est pas moins importante pour moi. En août 92, Laurent, dont quelques textes sont mis en musique ici mettait fin à sa brève existence.
Cette chanson "anniversaire" est bien assez longue pour laisser filtrer ce que je souhaitais.

Syd Barret ayant par ailleurs lâché la rampe également ce mois ci, voilà deux excellentes raisons de publier une chanson triste.

Néanmoins, histoire de ne pas assombrir vos vacances, la compilation d'autoproduits qui suit devrait vous donner un moral qui vous permettra d'affronter sereinement la rentrée.

J'ouvre le bal avec Pascal Collin que j'ai découvert via le site des gens d'avril que les plus perspicaces d'entre vous identifieront comme consacré à Voulzy. Et de fait, son premier album nommé Tilleul-Menthe, indique clairement la filiation. Et comme Pascal est un grand seigneur, c'est un inédit qu'il nous offre à déguster.

Toujours issu de la même mine, un autre homme armé également d'une Rickenbaker (gage d'un goût certain) nous propose des chansons douces amères. C'est Nel. C'est fort goûteux, vivement l'album. Il faut dire que Nel travaille avec les membres d'un groupe qui se nommait Aura et dont je pensais le plus grand bien, ici même il y a déjà quelques années.

Il aura fallu plusieurs mails d'Alain Bellone pour me décider à aller jeter une oreille sur son site. et ma foi, il a fort bien fait d'insister, très pop, d'une efficacité redoutable, c'est déjà son 3ème album et c'est assez d'obscurité, la lumière lui siérait bien mieux.

Ils se nomment Vian ! Un patronyme qui a déjà connu la célébrité, et qui complique donc la tâche déjà ardue pour se faire un nom. Une pop bien tournée devrait les y aider. Des guitares qui carillonnent dans la plus pure tradition, une énergie perceptible, l'album est en préparation.

Trevidy, paroles engagées en 1ère ligne n'en néglige pas pour autant sa musique. Influence Renaud, sans conteste, mais sans pour autant faire du copier coller, le genre de chanteur qui a des choses à dire et qui se fait un plaisir de vous le faire savoir.

Le groupe s'appelle C++ l'album, Orienté objet. Loin de l'aridité de la programmation informatique que ce duo laisse suggérer par ses choix patronymiques, Nous sommes plutôt en terre connue, rose bonbon à tous les étages, entre les synthés eighties à la Jacno et une pop acidulée. Pas des plus modernes mais diablement séduisant.

En avant première, un scoop du groupe La blanche qui nous annonce rien moins que la mort à Johnny ! Le tout sonne très pro, la voix est accrocheuse, les titres dispo sur le site font plus que laisser entrevoir un sacré brin de plume. Nouvel album prévu fin d'été 2006.

Laurent Voulzy à placé cet été sous le signe des covers. Ma sélection suivante participe donc à cet engouement. Ce duo, Sylver, est belge, et nous propose une très efficace reprise d'Abba, façon dance. Leurs propres compos, sans atteindre les hauteurs de ce titre, ne laissent néanmoins pas indifférent, la voix et la plastique de la chanteuse n'étant pas leurs moindres atouts.

Après cet intermède dansant et festif, retour à une ballade propre à plomber toute velléité de bouger les gambettes. Ils sont français, même si leur musique n'en laisse rien percevoir, Chapter 9 ne fait pas vraiment dans la crise de rire, mais les choses les plus belles sont souvent tristes.

Et juste pour prouver le contraire de ce que je viens d'avancer, Anaïs, star montante, peu courante pour de l'autoproduction de rencontrer le grand public, nous propose un album entre chansons et sketchs, ça balance, ça doit être sacrément fun sur scène.

Bidibule, qui est une rusée bestiole, c'est également fendu de sa reprise, mais d'un de ses propres titres, version Ragga Dub. Ca le fait bien, c'est spécial piste de danse et le texte est plein d'humour comme celui de leur seconde nouveauté, ou sont les super héros que vous retrouverez sur leur site. Bidibule, c'est décidemment bourré de talent.

Pendant ce temps, sur une autre planète, jazz cette fois, Elisabeth Caumont nous offre nombre de chansons sur un paquet d'album, ça swingue, la voix se la joue montagne russe avec aisance, et surtout, quelqu'un qui appelle Chet Baker mon amour ne peut que me séduire.

En clin d'oeil au sieur Lolo star, une cover en japonais d'un de ses titres vient clôturer cette sélection d'août.

Bonne fin ou bon début de vacances à tout le monde, rendez-vous le 1er septembre pour la suite des aventures de Phil au pays de la pop sucrée.

à suivre...


Septembre - A simple love song

février 2, 2008 Temps de lecture: 10 minutes

Bonjour à toutes et à tous

Il fallait bien que cela finisse par arriver.
Un titre en anglais sur Sucrepop.

Et pourtant … L'ensemble de mes premières compos (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans …) étaient toutes en anglais. Parce que je n'écoutais que ça. Parce que, bêtement, je n'imaginais pas que chanter en français et faire autre chose que de la variété de bas étage était possible.

Et puis on change, on évolue, d'autres musiques, d'autres artistes sont venus me démontrer le contraire. Alors, quand mon tour est venu de partager ma musique, naturellement, le français c'est imposé, même si je pense encore aujourd'hui que les influences profondes de ma musique sont anglo-saxonnes et que Sugarpop aurait eu certainement plus de succès que Sucre.

L'aventure When I'm sixty four m'aura permis de rencontrer via un forum Mc Cartney une chanteuse dotée d'une voix qui m'a immédiatement fait craquer. Donc, ni une ni deux, prise de contact, proposition de réaliser un titre en commun, elle me propose de chanter en anglais ou en espagnol. Why not !

Vous trouverez donc le résultat ici même sous le nom A simple love song, l'idée étant de faie un titre, quelle ambition, " à la Mc Cartney ". Merci à Luc d'avoir une nouvelle sortie ces guitares pour m'aider à peaufiner ce bébé et évidemment à Sylvie pour ce cadeau, à la sortie, une seule idée, remettre ça avant 95 titres ;o)

Pour ceux d'entre vous qui auraient raté un des nombreux épisodes précédents, c'est le second titre non francophone de Sucrepop. Le 1er, No outono était une adaptation brésilienne d'un de mes titres, Week-end à Lisbonne.

Mais, revenons à ce qui vous intéresse, la sélection musicale de ce mois ci.
Au menu de Radio Sucre vous trouverez :

Corriya, qui nous revient avec un titre en prise directe avec l'actualité récente, puisque inspiré par la guerre du Liban. Toujours ce timbre de voix craquant, un arpège de piano magique et une bonne dose d'émotion. Du Coco quoi.

Le suivant à autant à voir avec l'autoproduction que moi avec l'oestreïculture. Que vient donc faire Tom Petty sur ce radioblog. Simple, les chances que vous l'écoutiez sur une radio ou TV nationale confinent au zéro absolu, son nouvel album est produit par Jeff Lynne, et ce serait dommage que vous passiez à côté.

Et puisque l'on parle du maître (Jeff Lynne d'Electric Light Orchestra), ce mois de septembre vois ressortir quelques albums remastérisés du sus-nommé agrémentés d'inédits, comme souvent dans ce cas là , j'ai réussi à mettre la main sur l'extrait d'un d'entre eux historie de vous en faire profiter.

Retour aux indépendants avec Meek, le talentueux Meek , dont nous n'avions plus de nouvelles depuis trop longtemps, qui revient avec un nouveau single, égal à lui-même, pop jusqu'au bout des ongles, les 2 titres sont téléchargeables sur son site, un régal.

Pour rester avec mes chouchous pop, il y a un bail que Linus of Hollywood nous promettait son nouvel album, toujours reporté. La raison de ce retard est parue récemment, le brave Linus, aidé de sa femme (canon, évidemment) a formé un groupe dans la mouvance de son précédent groupe, Size 14. Finie la pop sixties, on a donc droit à de la musique punk/rock, avec des paroles tendance provoc/humour, ça décape sévère, ça s'appelle PintSize. Je le préfère dans la version Linus, mais, au vue des photos du site, les shows doivent être chaud.

Neriel eux, nous proposent un rock ma foi fort bien tourné, qu'ils qualifient d'écolo. Si leur engagement est visible sur leur site, les titres que j'ai pu écouter ne sont pas des brûlots politiques mais du bon rock comme on l'aime, classique et efficace

Artemisia est un trio pop/rock qui, comme de nombreux artistes maintenant, distribue sa musique sous licence Creative commons, c'est-à-dire pour résumer imparfaitement, copiable et diffusable à volonté. Si le son est encore en peu maigrichon, les compos sont là et , semble t'il l'album arrive.

Et un petit suisse pour poursuivre cette ballade. Reza Sajadi , dont l'album est sorti juste avant l'été, cite pour influences majeures John Lennon et Alain Souchon. Avec d'aussi bonnes intentions, difficile d'être déçu. Les titres que j'ai pu écouter sont plutôt orientés bossa ou reggae bref un parfum d'été s'en dégage, dépechez vous avent que celui-ci ne finisse.

Marka lui est belge. Je l'ai découvert avec un ancien album, L'état c'est moi. Bourré de bonnes chansons, tant côté musique que textes, l'animal à toujours l'air sur la brêche si j'en crois son site. Une video karaoke ouvre son site, manière originale de faire la promo de son nouvel album.

Marcel agace les filles est un trio toulousain, qui à décidé de consigner les rapports hommes/femmes sur des rythmiques rock. Leur premier album, La beauté du diable, dont est issu le titre que je vous présente ici tourne et tourneboule comme il faut, et comme souvent avec ce type d'artistes, c'est sur la scène qu'ils doivent donner leur maximum.

Les mâles heureux ont un nouveau site flambant neuf, des chansons qui sentent bon la peinture aussi (je veux dire par là qu'elles aussi sont neuves ;o) et vous proposent d'aller les écouter sur scène ou sur site.

Les Pushkings ne sont plus depuis quelques années maintenant. Ils maintenaient dans les années 90 le drapeau pop aux Etats-Unis. L'un des compositeurs, devant l'évidence que leurs albums n'étaient plus disponibles a eu l'excellente initiative de les mettre a disposition. Si vous aimez la pop et que vous les aviez raté à l'époque, voici le moment de rattraper le train. Quelques perles pop vous attendent. Et qui sait, le groupe né sur leur décombre, Everybody Else gagne peut être aussi à être connu.

Ceux là ont trouvé un créneau. Le groupe s'appelle Delpechmode l'idée étant de mettre les textes de Michel Delpech sur les musiques de Depeche mode. Bon fallait y penser (ou non, allez savoir) en tout cas le site lui vaut le détour, les allumés qui le maintiennent sont bourrés d'humour.

Pour terminer, une fois écoutée cette sélection et les autres titres sur les sites respectifs des artistes, s'il vous reste un peu de temps, rendez-vous sur une autre radio webradio, Dianima qui vient de ré ouvrir et qui diffuse exclusivement des chansons francophones.

Vous aurez remarqué un changement de robe du site, celle-ci est temporaire, une bien plus luxueuse est dans les ateliers d'un graphiste averti et ne saurais tarder à prendre sa place.

J'allais oublier, pour les amateurs d'exotisme, le site japonais Chocolat qui m'avait interviewé avant l'été à remis ça avec Malin Plaisir et, ayant choisi notre titre collaboratif, Les rues de Singapour en propose la traduction en japonais.
c'est ici, c'est un régal et un réel plaisir.

Voilà, Rendez vous à l'automne pour une nouvelle collection.

A suivre …

Les newsletters précédentes sont accessibles ici


Octobre - De quelque chose

février 2, 2008 Temps de lecture: 19 minutes

Bonjour à toutes et à tous.

Bye bye l’été, voici les violons de l’automne qui nous reviennent. A l’unisson, le titre de ce mois si va donc être plutôt d’inspiration feuille morte que bourgeon.

Le texte est issu d’un fragment de paroles d’Erick, batteur de Gin-Transit, amendé, complété, transformé par mes soins pour le résultat que voici. Côté musique, mon inspiration traînait cette fois ces guêtres du côtés de Morcheeba. Et c’est Minorev, qui rejoint ainsi la grande famille des interprètes de Sucrepop qui assume la lourde tache d’assumer la comparaison avec la sublime Skye (l’ex chanteuse de Morcheeba).
Le résultat de notre collaboration est disponible ici

Côté nouveauté sur le site, un player gracieusement fourni par Bnflower me permet de vous présenter régulièrement dans le mois des titres d’artistes autoproduits en complément de mon Radioblog.
Cédant aux sirènes de la mode puisqu’il semble quasi indispensable d’y être présent, le petit frère de ce site existe maintenant sur myspace, à l’adresse très originale de www.myspace.com/sucrepop , un bref résumé de la collection complète des aventures disponibles sur ce site.

La playlist de ce mois ci est d’une cuvée exceptionnelle, la rentrée scolaire semblant fertile en sorties discographiques et les groupes me contactant pour les mettre en valeur ici en augmentation constante.

Gilliane
Pour ouvrir le bal, le second et tout nouvel album de Gilianne Kim, Vertiges, dont vous pouvez lire la chronique ici même rubrique artistes autoproduits est un petit bijou de folk, à ne pas manquer. Si vous êtes en région parisienne, une série de concerts pour le présenter à actuellement lieu, si vous ne devez acheter qu’un album cet automne, vous le tenez.

 

Une autre voix, dont j’ai déjà parlé, Mayane. Un timbre de voix craquant, son album contient de fort jolies choses, du côté folk de la force également. Sauve qui peut la vie, dans ma chambre, Seul ensemble (déjà diffusé ici) ont le potentiel pour faire de la belle une artiste reconnue. Sélectionnée sur la compil FNAC, elle sauve, à mon avis, la dite compil du naufrage complet. Chronique probable à suivre dans la rubrique dédiée sur ce site. Si vous ne devez acheter que 2 albums c’est fait !
mayane.jpg


 

manuserve.jpg
Manu Serve nous propose un album aux couleurs acoustiques, des textes mi amour mi humour. Aux accros du web je conseille la fiancée du Geek, page medias, autres chansons pour que vous pensiez parfois à vos compagnes pendant que vous être sur Sucrepop ;o).
Si vous être à la recherche du hit imparable, ce mois ci, c’est Mickael Miro qu’il vous faut, Les muses assassinent, présentées ici couplent mélodie ultra efficace et voix de tête qui me font craquer. Le reste de son album démo, sans atteindre chaque fois les hauteurs du single contient quelques titres qui feraient le bonheur de plus d’un. Il y a de l’Obispo dans ce gars là.
mickael

 

kereon.jpg
Les 6 ptit’s gars de Kereon ont eu l’excellente initiative de m’envoyer 4 titres de leurs album, mi ombre mi lumière. Dans le style pop/rock énergique, il y a avait longtemps que je n’avais entendu un groupe de cette trempe. Les 4 compos ont toutes ce quelque chose qui fait qu’on souhaite les réécouter. Ca sonne, ca donne envie de reprendre en choeur et de chanter. Le son du solo de guitare est pile poil celui qui me fout des frissons, pour ceux qui suivent mes chroniques, si vous appréciez Atom, on est dans le même domaine. Et dire que c’est Kyo qui est dans les charts, c’est à désespérer.
Un son assez cheap pour des compos au parfum sixties persistant c’est le Saturnin Project. Un indéniable talent, le côté boite à rythme, synthé low-fi à un charme certain, ce pied de nez est un belle réussite pop.
saturnin.jpg

 

bleuleo.jpg
Il y a des artistes qui ont tout de même des idées bizarres. J’avais parlé ici même il y a déjà un bout de temps d’un groupe de Boston nommé Bleu dont l’album Redhead avait nombre de qualité. Ce brave homme, s’alliant à d’autres pointures pop (jellyfish, Papa Fritas …) à décider de faire un disque de faux titres d’Electric Light Orchestra. Donc, compos originales à la manière de Jeff Lynne. L’album sort courant du mois. Et le groupe s’appelle LEO, évidement l’album à le nom improbable d’Alpacas Orgling.



Et puisque ELO est le sujet, un peu de pub pour une toute nouvelle liste yahoo en français s’il vous plait, qui lui est consacrée http://fr.groups.yahoo.com/group/elodiscovery/. Longue et riche vie à celle-ci.

karolinrosa.jpg
Elle est allemande, vit en Norvége, m’a bien fait craquer, entre ses instrumentaux somptueux et ses titres à la Kate Bush. Karolin Rosa nous procure quelques rares moments d’émotion, si vous aimez les cordes, la douceur des orchestrations soulignant un piano vous ne raterez pas ce rendez-vous.

 

Alex Maneval, multi instrumentiste et boulimique musical, participant à plusieurs groupes simultanément annonce la sortie de son 1er album, Tout reste à faire. Influence revendiquée, Goldman/De Palmas. Les compos sont soignées, l’album est en écoute sur son site, faites vous votre propre opinion.
alexmaneval.jpg

 

enosense.jpg
Un style totalement différent, couplant grunge et electro ou l’énergie est omniprésente, c’est Enosense. Un chanteur redoutablement efficace, des compos ramassées en un concentré de puissance, c’est enregistré live ça nous change et c’est bien.

 

Allez, histoire de sourire un peu une popsong simple fraîche et efficace, la fée Clopette, un conte de fée version adulte proposé par Nicolas Fraissinet.
fraissinet.jpg

 

beatallica.jpg
Toujours dans un registre décalé et second degré Beatallica, comme son nom l’indique revisite les Beatles passés au filtre Métallica. Comme prévu, c’est abrasif, surprenant, parfois déroutant, mais on y retrouve ses petits.

 

Ils s’appellent Crumble, leur musique très nettement electro à cette efficacité mélodique qui m’attire comme un papillon la lumière. La chanteuse assure, il semble que depuis elle se soit séparée du groupe, si vous êtes intéressé, l’annonce de recrutement est en page d’accueil du site.
crumble.jpg

 

litmus.jpg
Litmus à sortie un album 4 titres il y a quelques mois de très bonne facture. Nombre de commentaires laudateurs sur Jamendo, ce qui est un signe. L’album est court, mais va à l’essentiel et sans faux pas.

 

Si la voix de Skye (Morcheeba) vous manque, si comme moi, son album solo vous a laissé sur votre faim, le groupe Inklein Quartet à enregistré avec elle 2 titres qui sont de purs bijoux. Mais pourquoi diable ne les laisse t’elle pas écrire un album entier ! Le second titre est une sorte de bossa ensorceleuse, ne passez pas à côté.
inklein.jpg

 

neema.jpg
Neema est canadienne, son site encore en construction ne nous apprend pas grand-chose sur elle mais le mp3 que l’on y trouve ne laisse pas place à l’erreur. Si tout l’album est de ce niveau, ça pourrait faire très mal.
La Palinka, d’inspiration jazz manouche, sort également son 1er album, nommé un malin plaisir (non pas le groupe souvent cité ici). Comme souvent dans ce type de musique, les sentiments oscillent entre le festif et le mélancolique.
palinka.jpg

 

elton.jpg
Deux artistes majeurs dans mon panthéon personnel viennent de sortir un album. L’inusable Elton John et son Captain & the kid nous propose rien moins que la suite, 30 ans après d’une des pierres angulaires de son œuvre. Mon sentiment c’est que le prochain Best of ne verra pas l’inclusion d’un seul titre issu de ce disque. Décevant mélodiquement et doté d’une production fallote, le jeu de piano et la voix ne suffisent pas à sauver ce disque.

 

Presque aussi décevant, le dernier Bob Seger, Face the promise. Après 11 ans d’absence, il nous avait quitté sur album relativement raté. J’espérais beaucoup de ce monument américain du rock. Si la voix est toujours au rendez-vous et la production des chansons toujours aussi nickel, les compos manquent de magie. Le bonhomme alterne pourtant des titres rock, presque stoniens (tel l’ouverture wreck this heart) avec des ballades et des incursions country. Le tout est réalisé au cordeau, et se laisse agréablement écouter mais il ne m’en reste rien en tête. Pas de quoi préparer ici un 3ème best of non plus.
bobseger.jpg

 

linus.jpg
Pour me consoler, Linus of Hollywood annonce son album pour la fin du mois. Auteur de deux opus indispensable à tout amateur de pop, si le 3ème, Triangle, est à la hauteur de mes attentes, il fera date.



Petite pub pour une nouvelle association, AIMSA (no sacem inside) qui offre des services aux artistes autoproduits dis « libre ». Protection gratuite des œuvres, diffusion, promotion, bref plein de bonnes volontés et d’idées au service des talents d’aujourd’hui.

Voilà pour cette très fournie actualité de rentrée, à vos oreilles et rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures
A suivre …

Les newsletters précédentes sont accessibles ici


Novembre - Ca ne ressemble à rien

février 2, 2008 Temps de lecture: 17 minutes

Quatre ans.
Quatre années déjà que Marijane était absente de Sucrepop, depuis Foutu d’avance pour être exact. Contact était gardé, puisque je suis le webmaster de son site, mais la préparation de ses deux albums, et tout bêtement l’idée de le faire avaient mis le projet en stand-by. C’est réparé ce mois ci avec Ca ne ressemble à rien, le 97ème titre de Sucrepop, qui voit également le retour de Maître Benoît à la guitare, après une interruption de près d’un an pour cause de paternité .

Un titre placé donc sous le signe des retrouvailles. Une popsong au tempo plutôt tranquille, 4’13 en écoute ici. Marijane aux vocaux, guitare solo, Benoît, le reste du bruit votre serviteur.

Je rappelle aux petits nouveaux que, comme pour la quasi totalité de mes titres, les versions instrumentales mp3, midi karaoké et les grilles d’accord sont disponibles dans la rubrique téléchargements.

Pour ce qui est de la compilation du mois de novembre, que vous ai-je donc trouvé à fondre entre vos oreilles ?

Lunar
Puisque la nostalgie des retrouvailles est le signe sous lequel est placé ce mois, ma présence récente sur myspace m’a permis de retrouver Simon, l’une des 5 ou 6 personnes qui assistèrent, live en direct, à la naissance de Sucrepop en 1998, nous étions alors sur une mini liste de discussion commune depuis de nombreux mois lorsque j’ai lancé ce projet. Lui-même émérite musicien, ayant connu un important succès avec le titre My Suitor et le groupe belge Berntholer. Son nouveau groupe Lunar Tiki’s , qualifié de Surf pyschédélique (si si, ca existe ) a récemment été rejoint par une jeune chanteuse, Leo, accentuant le côté sixties.

 

Côté super pop, The Gostins propose une musique d’influence indéniablement anglaise, ce quartet français à le chic pour écrire de petites mélodies addictives et le Alright que je vous présente ici devrait vous convaincre sans coup férir. Si vous êtes sur Paris, ils sont en concert la semaine prochaine le 7 novembre, rendez-vous sur leur site pour en savoir plus.
Quitte à parler de pop, l’un de ses maîtres sort, enfin, son nouvel album, le 3ème, nommé Triangle. Linus of Hollywood est de retour, sonnez le tocsin, réveillez les morts, il est de retour. Sorti le 24 octobre , j’ai commandé son album sur Not lame (pour les bonus japonais), pas encore reçu évidemment, mais les titres en écoutes confirment qu’il n’a pas perdu la main. Pour ceux qui ne connaissent pas, l’idée d’un croisement entre Gilbert O’ Sullivan et les Beach Boys, Les Wings et les Zombies devraient vous mettre sur la voix. Plus pop que lui, aujourd’hui, il n’y a pas. Chronique à suivre, évidement.

 

Sur le même label japonais, Philter’s record, que le sus-nommé Linus, le trio suédois de The Man sévit dans le même domaine, Pop seventies et harmonies vocales. Mêmes influences conduisent au même résultat. Ca fond sous la langue, de la crème chantilly musicale.
Restons dans le grand nord avec une norvégienne, Ane Brun (merci Pierre). Un timbre de voix bien particulier, des chansons intimistes et singulières font de cette artiste folk une combinaison gagnante. Elle a crée sa propre maison de disque, enregistré deux albums dont l’un de duo, bref une autoproduite qui se prend en main et qui montre la voie ?
Toujours côté féminin de la force, mais retour en France avec Stidy Jane. De la pop avec une touche d’électro, voilà comment elle qualifie sa musique. En tout cas, à coup sur un univers attachant, original, un album est en cours de réalisation, à suivre donc.
Dans un registre tout à fait différent, Youlia Djeddi m’a envoyé un de ses nouveaux titres, une reprise en l’occurrence, the Thrill is gone. Et je n’ai pas résisté au plaisir de partager avec vous cette version décapante, ou la guitare est sublime et ou la voix n’est pas en reste, L’ombre de Janis Joplin plane au dessus, Youlia, le prochain album, c’est pour quand ?
Anthony Fletcher a eu l’excellente initiative de m’envoyer son album, Atlantique. De prime abord, j’ai trouvé le disque un peu uniforme, seul l’heureux et peu commun, dans la pop francophone en tout cas, alliage de cordes et de guitares acoustiques m’ont donné envie de réécouter plusieurs fois l’album. Et, insidieusement, il a fait son chemin, laissant son charme opérer, comme une femme que l’on aurait jugé quelconque au 1er regard pour se révéler ensuite envoûtante. S’il manque, à mon avis, un single fort pour porter l’album, ne passez pas à côté d’une occasion de vous faire du bien.
Exactement dans la même situation, mais nettement plus connu, le dernier album d’Henri Salvador est sorti, et pour un amateur de bossa nova tel que moi, impossible de faire l’impasse. L’ayant chroniqué ici même, je ne reviendrais pas dessus, sachez simplement que la bossa devrait être obligatoire ;o)
Jean Marc Fustier(merci Véronique), m’a l’air bourré de talent. Dans une tradition chanson française qui prend ses racines du côté de Gainsbourg pour aboutir à Gérald de Palmas, guitare acoustique en avant, une voix bien posée, des titres qui parlent du quotidien, comme un Miossec pourrait le faire, mais en plus pop, plus accessible. Un outsider avec lequel il faudra compter.
Pascal Heuillard lui, offre des chansons tente le grand écart entre Chopin et Gainsbourg. Avec parfois une certaine réussite, même s’il s’égare parfois, à mon goûts, dans des textes provocants, mais qui peuvent trouver leur public. Probable que c’est sur scène que son univers prend toute sa dimension.
Je suis tombé sur Swan Dive car leur nom est l’homonyme exact d’un groupe américain que j’apprécie tout particulièrement. A vrai dire je connais au moins 4 groupes qui portent ce nom. Le quintet dont il est question aujourd’hui est plus rock que pop, le titre en écoute est extrait de leur nouvel EP 6 titres. Ils font régulièrement des concerts sur Paris, les dates sont sur leur site.
A la source m’a également envoyé son album, Charmante soirée chez Mademoiselle Fleur. 14 chansons sentimentales et fraîches avec juste la pointe d’humour nécessaire pour accrocher l’attention. Entre folk et pop, Pas pour moi est représentative de l’album, si vous craquez pour celle là, le reste devrait vous emballer.
Pour terminer cette sélection musicale, Myriam Kastner. Une voix qui vous attrape de suite pour ne plus vous lâcher. Du feeling à revendre, une énergie non dissimulée, des compos qui font mouche, dans la grande famille variété rock des Godman, Obispo et consort. L’humeur à l’anglaise à tout pour la faire passer de l’ombre à la lumière, c’est tout le mal que je lui souhaite.
Un peu de lecture ?
Il était une fois un groupe, Aura, aujourd’hui dissous, dont j’aimais bien la musique. JMC, l’un de ses membres, en plus de maintenir un site sur Laurent Voulzy, les gens d’avril, et de participer à moultes aventures musicales est aussi écrivain à ses heures. Et, comme de nombreux amoureux de l’écriture, il a ouvert son blog, Comme j’aime bien son style et son humour (et sa Rickenbaker ;o) je vous invite à y faire un tour, voir à lire l’une de ses nouvelles, récemment mise en ligne.
Un nouveau site sur Electric Light Orchestra,Discovery vient d’être mis en ligne, dédié entre autre aux bootlegs et covers de titres signés Jeff Lynne. Un de plus à porter la bonne parole.
Et pour clôturer cette newsletter, Revolution Sound Record vient de sortir The featuring album, Un album enregistré un peu à la manière de Sucrepop, c'est-à-dire en permettant à des artistes de différents univers de travailler sur un projet commun via l’échange de fichiers par mails. Bref du collaboratif encore plus poussé que je ne saurais le faire, c’était bien le moins que de signaler la sortie réalisé en à peine un an.



Un peu de ciné ?
Un site canadien, le court en web, propose pour sa seconde édition un concours de courts métrages au thème imposé, s'inspirer de films issus du cinéma québecquois. Le rapport avec Sucrepop ?
Sur l'un d'entre eux, Gino, je fournis une partie de la bande son. Pour qui, comme moi, ne connais pas le film original, Gina, la parodie perd une bonne partie de son sel, mais je suis content que Benoit Desjardins, le réalisateur, ait pensé à moi.

Contrairement à mon habitude, je vous donne rendez-vous non pas le 1er décembre mais le jeudi 30 novembre à 20h00 pour une émission de radio spécial Sucrepop. En effet je serais l'invité de Christophe sur Radio plus émission que vous pourrez écouter soit par Internet sur le www.radio-plus.fr soit en live en sud Essonne sur 89.2 FM.



That’s all folks, la suite en décembre, d’ici là, portez vous bien et gare aux courant d’air.

Les newsletters précédentes sont accessibles ici


Décembre - Cette musique

février 2, 2008 Temps de lecture: 21 minutes

Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog
Par ailleurs,

Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd.

 

Contrat Creative Commons

Et de 8 !
En effet la huitième année de cette aventure touche à sa fin ce mois ci.
Huit années de distribution musicale, nous n’étions pas si nombreux à offrir notre musique en 1999, huit années d’échanges et de partage, de travail collaboratif et de rencontres.
Un petit bilan s’impose donc.


Côté positif, la fréquentation du site est en croissance régulière, plus de 600 personnes au quotidien, de tous horizons, si j’en crois mon détecteur d’internautes (cf Sucrepop around the world récemment mis en ligne). Si j’en juge par les compteurs présents sur les sites des autres artistes autoproduits, c’est même carrément exceptionnel. A l'évidence le résultat d’un choix éditorial, ne pas rester concentré sur son propre travail mais se tourner vers les autres donc ,pour 2007, je garde le cap.

Côté négatif, cette fréquentation n’a rien à voir avec ma musique, pour autant que j’en puisse juger. Initialement je pensais qu’allier des chansons « correctes » à la performance d’en distribuer une chaque mois, en privilégiant le net pour la distribution et le travail collaboratif suffirait comme caisse de résonance. Y ajouter en supplément un coup de projecteur sur d’autres artistes talentueux me paraissait suffisant pour m’extraire de la pléthore de sites similaires. Perdu ! Je n’ai quasiment plus aucun retour à la mise en ligne de chaque titre, je n’ai déclenché aucune curiosité ni dans les médias classiques, journaux, radio, ni sur le net et sa foultitude de sites d’infos. Silence radio le plus total. Même en comptant que les chansons made in Sucrepop soient exécrables, rien sur le principe même de ce projet tout de même inédit. A en douter que le net puisse en fait permettre de se démarquer. Et d’ailleurs, si l’on regarde bien, depuis son avènement ces dernières années, quels artistes le net a-t-il permis de révéler ? Ils se comptent sur les doigts d’une main alors que la démocratisation de l’informatique et du net ont offert à un nombre encore jamais atteint de pouvoir prétendre à toucher un public plus large.
Bref, faut pas compter sur le net pour se faire un nom, rien ne vaut la scène, et en un sens c’est plutôt rassurant.

Pour clôturer cette année, Laura qui l’avait ouverte, avec un titre clin d’œil, Cette musique. Ce titre, a été écrit en réaction à cette étiquette variété qui colle à la peau de ceux qui chantent en français sur des musiques non ouvertement rock. J’aurais beau revendiquer des influences 100% anglo-saxonnes, si Michel Berger ou Laurent Voulzy ne sont pas parvenus à s’en défaire , ce n’est pas le petit Sucrepop qui y échappera. Les mêmes titres chantés en anglais, et je pouvais prétendre sinon à la reconnaissance des Blondie, Swan Dive, Elton et autres Wings, en tout cas à être classé dans la même catégorie. Raté ! C’est Didier Barbelivien et Lorie mes camarades de jeux ;o). Cette musique s’écoute et se lit ici.

Ce mois ci, comme chaque mois, la liste des artistes de talent s’agrandit. Du bon, du très bon à écouter jusqu’au fêtes.

Bon. Il va être difficile de faire plus pop que The Chiltons, les plus érudits d’entre vous auront deviné, vu le patronyme choisi, leur influence majeure. Nous sommes dans le pop/folk entre Beatles, Big Star ou the Shins pour l’actualité. Un EP 4 titres est sorti récemment. Compos mélodiques et fraîches, délicates harmonies vocales sur coulis de guitares acoustiques, recette éprouvée qui fait mouche à nouveau.
Autre groupe francophone dont j’ai parlé maintes fois, séparé aujourd’hui, et qui à eu l’excellente idée de refaire son site en y ajoutant toutes ses compos, Victoria nous laisse donc un superbe testament, deux albums ou la classe s’impose. Je ne sais pas ce que sont devenus leurs membres, mais des mecs capables de pondre des chansons du niveau de Getting less, English Garden ou Sunflower Seed n’ont vraisemblablement pas encore tout dit. Je suis preneur de toutes infos.
Toujours au royaume de la pop de haut niveau, Christopher Holland. Les exégètes de la pop made in Grande Bretagne devineront peut être la parenté avec le grand frère Jools de Squeeze. Comme bon sang ne saurait mentir, le Christopher que voilà, accompagné des Cosmic Harmony propose à son tour une musique tout en finesse, et compense sans problème la disparition (définitive) de Squeeze. Très sixties/seventies, mais je ne m’en lasse pas.
Après le frère, un fiston. Sean Lennon, fils de qui vous savez vient de sortir un second album, loin des expérimentations du premier, celui-ci est plus pop, franchement inspiré par moment. Après un Yoko like, un Lennon like donc. Sans atteindre les sommets de son père ni l’excellent Valotte de son demi- frère, il réussit là un bel opus tout de même.
Je ne reviendrais que brièvement dessus puisque déjà chroniqué ici même, le « nouveau » Beatles, Love, n’a de nouveau que le nom. Mais évidemment, c’est toujours un plaisir que d’écouter ces pépites.
En directe de Norvège, Ephemera, un des mes plus gros coup de cœur de ces derniers mois. Elles sont 3, sont déjà chez elles des superstars et totalement inconnu hors de leur frontière. Pourtant quel talent, quelles chansons !. Leur site n’a plus de news depuis fin 2005 mais une page myspace ayant été ouverte récemment, nous pouvons légitimement supposé que ce n’est qu’une veille.
D’un clic de souris, direction l’autre bout du monde. Ils sont originaires de Nouvelle Zélande, The Brunettes est un duo. Ils concoctent une pop cheap, faite avec les moyens du bord. Un charme passéiste s’en dégage. Ils ont fondé leur propre label, et vous trouverez sur leur site un jukebox reprenant des compos des différents groupes. De quoi passer quelques moments de découvertes.
Il est brésilien, m’a envoyé un mail via myspace. Jan Felipe Beer offre deux titres, loin des archétypes de la musique sud américaine. Pas de trace de bossa dans ce qui est proposé, une rock plutôt sombre, à l’image de la photo. Le second titre est de la même veine, une atmosphère mélancolique, pas pesante mais tirant plus sur la nuit que le jour. Probablement l’intraduisible sentiment de Saudade.
D’un continent à l’autre, c’est en suisse qu’officie Dorian Gray. Hormis l’étrange idée de choisir ce pseudo garantissant une quasi invisibilité sur le net, cet homme, multi instrumentiste a pris le parti d’enregistrer son album sans l’aide de personne. Et le résultat se pose là. Une chronique plus détaillée suivra dans la rubrique du même nom, sachez simplement que loin des orchestrations à l’ersatz d’instruments type Sucrepop, nous avons ici un album impressionnant par sa qualité de réalisation. Bien plus du côté rock que pop, son univers est proche de Muse, Radioheaf, Coldplay, bref de quoi peut être ramasser la mise.
Rien qu’en arrivant sur leur page, on comprend de suite qu’Obamo, dont il est question ici, est resté bloqué en période psychédélique. La lecture de certaines de leurs influences éclaire un peu plus le chemin. John B Sebastian, Crosby Still and Nash, Matching Mole .La musique proposée est très calme, douce et reposante, non je n’ai pas dit planante. Relaxante est le terme exact. En tout cas, nulle trace d’agressivité ici.
Peu d’artistes chantant en français dans ma sélection de ce mois ci. En voici un, Michel Seban. Celui là, je lui promets un bel avenir. Une voix accrocheuse, des compos du même métal, un truc dans l’air du temps qui me laisse à penser que la Belgique nous propose là quelqu’un avec qui il faudra compter si les petits cochons ne le mangent pas avant. M’étonnerait qu’il reste longtemps autoproduit celui là.
Toujours francophone, made in la Riviera, Max se décide à pousser la chansonnette après de nombreuses années passées à jouer des covers anglaises dans les pubs de la côté d’Azur. Bien lui en a pris. Certes les chansons sont ici réduites à l’essentiel, guitare/voix. Pas d’orchestration pour le moment, mais l’esprit est là, et en attendant la forme, le fond lui, est bien présent.
Robert Tits à une chanson qui porte le même titre qu’une des miennes. Je ne pouvais donc qu’être attiré. Le site est pour le moins discret sur le groupe, peu d’info mais de la musique. Ca sonne, là ou ls photos donnent une impression de groupe très rock, si cette facette est bien présente, grosses guitares à l’appui, la voix adoucie le tout pour en faire des morceaux presque pop. Un croisement entre Bijou et les Ramones.
Phyltre revient avec un sept titres. L’album précédent, Solal, était longtemps resté sur ma platine, c’est tout naturellement que j’ai jeté une oreille sur leur nouvel opus. Changement non pas radical mais nette évolution. Le fait de faire plus de scène peut être, le groupe semble avoir un peu mis en retrait son côté pop pour forcer le trait sur l’énergie. Des textes toujours en prise avec le monde, des guitares toujours aussi affûtées et un chanteur redoutablement efficace, si, à titre perso, je regrette l’efficacité mélodique de titres comme Download, Solal ou Si la vie était bien faite, il faut reconnaître que le petit dernier devrait faire son trou sur les scènes rock de France et de Navarre.
J’étais complètement passé à côté de lui lors de la sortie de son 1er album. Grave erreur. C’est en traînant sur le forum de Michael Miro ou son nom était évoqué à plusieurs reprises que j’ai eu la curiosité d’aller écouter Monsieur Clément. Bien m’en a pris. Tout à fait l’univers qui me fait craquer. Si Malin Plaisir ou Laurent Dutrey que je pousse régulièrement sur ses pages vous sont familiers, vous devriez avoir un gros coup de cœur pour cet auteur compositeur interprète, remarquable.
Retour à un son très Beatles, côté Georges Harrison, StrangeBand aussi français que leur nom ne le laisse pas entendre assume pleinement leurs influences. Si le son pèche un peu (mais je me suis laissé dire qu’ils entraient en studio) les compos ont tous les ingrédients pour faire mal. Le petit gimmick qui accroche et qui fait la différence. Il suffirait d’une vrai production pour qu’ils expriment tout leur potentiel, car c’est du solide.
Corriya, ma petite suisse préférée vient de sortir un 4 titres nommé tout simplement. J’en ai déjà dit tout le bien que j’en pensais ici, mais Ne pleurez pas ou Kiss en Fa ludique sont magiques, ne passez pas à côté.
Et pour terminer, un autre groupe norvégien, qui s’appelle West side tennis club ?? Je ne sais ce qui se cache derrière, le site est écrit dans sa langue natale, mais ces braves gens s’y entendent pour écrire une chanson efficace. Les infos disponibles sur Myspace sont assez succinctes, comme toujours mais les 4 titres présents ne ratent jamais la cible, ça n’est pas donné à tout le monde.
L’interview faites hier soir sur radio plus sera en ligne page interviews dès réception de l’émission sur CD et montage. Deux heures en compagnie de votre serviteur avec une programmation aux petits oignons restez à l’écoute.

Si vous voulez un peu de lecture, un site propose une revue consacrée à la chanson, www.ledoigtdansloeil.com , c’est divers, passionné, c’est fait par des amateurs, au sens propre du terme, bref, ca ne se rate pas.

Sur ce, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et vous donne rendez-vous l’année prochaine pour entamer une 9eme édition de distribution de bonbons pour les oreilles

A suivre …

Les newsletters précédentes sont accessibles ici