Laurent Dutrey - L'être transparent

L'être transparent

Un petit medley pour vous mettre en appétit et vous faire découvrir l'album le temps de lire cette chronique.

Dutrey_single_villes.jpg

En cette rentrée 2008 Laurent Dutrey nous revient avec un 3ème album sous son nom. Entre temps, un intermède avec Cosmic Latency nous aura permis de patienter un peu. 4 ans déjà depuis le précédent, le temps a paru long.
L'être transparent nom du nouvel opus, est dans la droite ligne de ses glorieux aînés, Radical Paradis et Dernières nouvelles, soit, si vous ne  connaissez rien de lui, une pop francophone qui claque fièrement au vent, une voix haut perché aisément identifiable, des arpèges de guitares qui nous éclaboussent, et un sens rare de la mélodie qui fait mouche. Bref la panoplie complète du pop singer de charme et qui fait de lui l'une des valeurs sures de Sucrepop.

L'album s'ouvre sur le 1er single, Les villes sous la mer, sorti déjà depuis quelques semaines sur myspace, en teasing. Petit riff mémorable, la voix qui décolle et c'est parti. A peine le temps d'apprécier le couplet que déjà le refrain vous embarque vers les sommets, tubesque en diable. Si Laurent n'a pas changé de direction, le son lui c'est un peu "durcit" si tant est que ce terme puisse être employé pour sa musique. Mettons que deux doigts de rock se sont glissés dans sa pop. La collaboration avec Eric Parmantier, de Malin Plaisir, qui a assuré les parties de batterie et quelques lignes de basse y est probablement pour quelque chose. Ce premier titre est signé pour le texte par Stéphane Libert, vieux complice, mais j'observe que plus le temps passe et plus Laurent assume ses propres paroles puisque plus de la moitié des chansons sont cette fois signées de sa plume alors qu'aucune ne l'était sur le premier album et deux seulement sur le second. dutrey_header1.jpg

Le morceau suivant donne son titre au disque  L'être transparent, sur un texte au blues affirmé, je ne suis qu'une ombre, je glisse dans les airs comme un fantôme, Laurent a collé une de ces mélodies dont il a le secret et nous colle en prime un superbe solo de guitare. L’influence Beatles, dont il est souvent question quand on parle pop n’est pas si évidente. Dutrey sonne France, même si bien entendu la musique Anglo-saxonne est la source de son inspiration, il a su l’adapter à ses propres racines.

 Si rien ne dure poursuit la quête du single parfait. Le morceau est plus rentre-dedans, plus énergique dans sa réalisation et devrait fournir aux radios une autre bonne raison de le diffuser en boucle. Lointaine voisine, hymne lunaire est la quintessence de ce qu’est Laurent Dutrey. Quelques arpèges de guitares, un rythme tranquille et une mélodie de haute volée, stupéfiante d’aisance et de facilité. Ca coule tout seul entre les oreilles, ça colle aux tympans,  Si pour vous faire une idée de la classe de ce bonhomme vous n’écoutez qu’un titre, c’est par celui ci qu’il faut commencer. Retour à un rock pop fougueux avec Dans la fumée, 5ème titre et 5ème réussite. Le refrain est un bijou addictif, à écouter à fond dans les embouteillages.

 Il y avait déjà eu une Suzy sur le 1er album, La voix de Suzanne continue la saga. Pour moi, le titre le plus faible de ce disque. Pas un mauvais morceau, à se demander si Laurent écrit de médiocres chansons, juste un ton en dessous de la quinte flush qu’il nous a servi en ouverture. Ou la vie commence relance la machine,  popsong tournoyante avec ses guitares cristallines et ses harmonies vocales éthérées, pour ouvrir la voie à un morceau tendance hard-rock, si, si, hard-rock, je maintiens. Pas vraiment un terrain ou l’on attendait Laurent Dutrey. Et c’est une heureuse surprise. Bon, évidemment, pas de chanteur hurleur à la Ronnie James Dio, mais ce Dernier homme montre une direction rock FM à l’américaine, solo du guitare héros inclus qui fait plaisir à entendre. Journey ou Def Leppard  étant parmi ces influences reconnues, il s’aventure avec talent dans ce style, prélude à de nouvelles aventures ?

 dutrey_header.jpgSur le fil renoue avec sa patte « classique » tout en conservant quelques guitares saturées. Mais qui nous l’a énervé notre Laurent ? En tout cas cette énergie lui va parfaitement au teint, puisqu’il na pas laissé en chemin sa capacité à nous émouvoir par de belles mélodies. Un titre déjà dispo depuis un bail, La pluie de Liverpool marie à merveille l’Angleterre et la France, clin d’œil aux Beatles  (avec une guitare réminiscente de Georges Harisson) et à Charles Trenet. Un petit côté nostalgique à la Voulzy indéniable référence francophone dans ce style musical. L’album se clôt avec un bonus track (bonus par rapport à quoi ?), Le nageur, illuminé par de la steel guitare jouée par Urbain Lambert,  l’un des plus beaux titres de cet Etre transparent.

 Voilà 11 titres et c’est déjà terminé (les deux précédents en contenait 12, je suis en manque). Laurent Dutrey a remis en jeu sa couronne de meilleur songwriter pop autoproduit, et  la conserve haut la main. Si les deux albums précédents vous avaient conquis, cette chronique était  inutile, nul doute que vous allez acheter ce 3ème, si vous le découvrez, vous ne serez pas déçu. Cette année 2008 est riche en beaux disques puisque ceux que je considère, dans des styles différents mais toujours sous forte influence pop, comme les plus talentueux, j’ai nommé Meek, Malin Plaisir et Laurent Dutrey ont tous un nouvel album réussi. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, je vous propose de les retrouver en concert dès la rentrée, le 4 octobre pour Meek, le 15 novembre pour Malin Plaisir et Laurent Dutrey sur une scène commune au Studio Raspail dans le cadre des concerts Sucrepop and Friends. Plus d’infos prochainement sur Sucrepop.

 Le site de Laurent Dutrey
Son myspace
Son label Keby and Co
La boutique pour acheter ses albums

dutrey.jpg
01 - Les villes sous la mer
02 - L'être transparent
03 - Si rien ne dure
04 - Lointaine voisine
05 - Dans la fumée
06 - La voix de Suzanne
07 - Où la vie commence
08 - Le dernier homme
09 - Sur le fil
10 - La pluie de Liverpool
11 - Le nageur

Cat Stevens - Wild world

Wild world

Un grand classique de Cat Stevens, extrait du fabuleux album Tea for the Tillerman. Il y a pas mal d'accords dans celle ci mais comme ils coulent plutôt bien sous les doigts sur un ukulele, je l'ai placé dans la rubrique facile. Dans le refrain, j'ai un peu rusé, chantonnant le riff de guitare plutôt que le jouant, mais c'est une  rubrique d'apprentissage ici
 

Wild world
 

06-amin.jpgLa la la la 03-d7.jpgla la la la 01-gmaj.jpgla la la la07-em7.jpg la la la la 01-fmaj.jpgla la la la 06-dmin.jpgla la la la01-emaj.jpgla la lala


06-amin.jpgNow that I've 03-d7.jpglost everything to 01-gmaj.jpgyou, You say you07-em7.jpg wanna start something 01-fmaj.jpgnew and it's 06-dmin.jpgbreakin' my heart you're 01-emaj.jpgleavin', Baby, I'm grievin'.


06-amin.jpgBut if you want to 03-d7.jpgleave, take good 01-gmaj.jpgcare,  hope you have a 07-em7.jpglot of nice things to 01-fmaj.jpgwear but then a 06-dmin.jpglot of nice things turn 01-emaj.jpgbad out 03-g7.jpgthere


01-cmaj.jpgOh, 01-gmaj.jpgbaby, baby, it's a 01-fmaj.jpgwild world, 01-gmaj.jpgIt's hard to get 01-fmaj.jpgby just upon a 01-cmaj.jpgsmile, Oh, 01-gmaj.jpgbaby, baby, it's a 01-fmaj.jpgwild world 01-gmaj.jpgand I'll always re01-fmaj.jpgmember you like a 01-cmaj.jpgchild, girl06-dmin.jpg01-emaj.jpg


06-amin.jpgYou know I've seen a 03-d7.jpglot of what the world can 01-gmaj.jpgdo and it's07-em7.jpg breakin' my heart in 01-fmaj.jpgtwo because I 06-dmin.jpgnever wanna see you 01-emaj.jpgsad girl Don't be a bad girl


06-amin.jpgBut if you want to 03-d7.jpgleave, take good 01-gmaj.jpgcare  hope you make a 07-em7.jpglot of nice friends out 01-fmaj.jpgthere but just re06-dmin.jpgmember there's a lot of bad 01-emaj.jpgand be03-g7.jpgware


01-cmaj.jpgOh, 01-gmaj.jpgbaby, baby, it's a 01-fmaj.jpgwild world, 01-gmaj.jpgIt's hard to get 01-fmaj.jpgby just upon a 01-cmaj.jpgsmile, Oh, 01-gmaj.jpgbaby, baby, it's a 01-fmaj.jpgwild world 01-gmaj.jpgand I'll always re01-fmaj.jpgmember you like a 01-cmaj.jpgchild, girl06-dmin.jpg01-emaj.jpg


06-amin.jpgLa la la la 03-d7.jpgla la la la 01-gmaj.jpgla la la la07-em7.jpg la la la la 01-fmaj.jpgla la la la 06-dmin.jpgla la la la01-emaj.jpg, Baby, I love you


06-amin.jpgBut if you want to 03-d7.jpgleave, take good 01-gmaj.jpgcare  hope you make a 07-em7.jpglot of nice friends out 01-fmaj.jpgthere but just re06-dmin.jpgmember there's a lot of bad 01-emaj.jpgand be03-g7.jpgware.


01-cmaj.jpgOh, 01-gmaj.jpgbaby, baby, it's a 01-fmaj.jpgwild world, 01-gmaj.jpgIt's hard to get 01-fmaj.jpgby just upon a 01-cmaj.jpgsmile, Oh, 01-gmaj.jpgbaby, baby, it's a 01-fmaj.jpgwild world 01-gmaj.jpgand I'll always re01-fmaj.jpgmember you like a 01-cmaj.jpgchild, girl06-dmin.jpg01-emaj.jpg


01-cmaj.jpgOh, 01-gmaj.jpgbaby, baby, it's a 01-fmaj.jpgwild world, 01-gmaj.jpgIt's hard to get 01-fmaj.jpgby just upon a 01-cmaj.jpgsmile, Oh, 01-gmaj.jpgbaby, baby, it's a 01-fmaj.jpgwild world 01-gmaj.jpgand I'll always re01-fmaj.jpgmember you like a 01-cmaj.jpgchild, girl06-dmin.jpg01-emaj.jpg06-amin.jpg


banniere_rebus_fr.gif

ukulele-facile

Drifters - Save the last dance for me

Save the last dance

Vieux hit des années 50 composé par le duo Mort Shuman - Doc Pomus pour les Drifters. Superbe titre sur 4 accords sans difficulté, j'ai simplement ajouté une fin un peu différente. Un régal pour un débutant au ukulele
 

Save the last dance  for me
 

You can dance, every dance with the guy who gives you the eye, let him hold you tight You can smile, every smile for the man who held your hand beneath the pale moonlight but don't forget who's takin' you home and in whose arms you're gonna be so darlin' save the last dance for me.

 


Oh I know that the music is fine like sparklin' wine, go and have your fun Laugh and sing,but while we're apart don't give your heart to anyone so don't forget who's takin' you home and in whose arms you're gonna be so darlin' save the last dance for me.


Baby don't you know I love you so Can't you feel it when we touch I will never never let you go  'cause I love you oh so much


You can dance, go and carry on till the night is gone and it's time to go If he asks if you're all alone can he take you home, you must tell him no. Cos' don't forget who's takin' you home and in whose arms you're gonna be so darlin' save the last dance for me, but don't forget who's takin' you home and in whose arms you're gonna be so darlin' save the last dance for me.so darlin' save the last dance for me06-emin.jpg06-dmin.jpg


 


banniere_rebus_fr.gif

ukulele-debutant

Video - Clip

Rockcollection


Le soleil donne



Paradoxal system



Bubble Star



Désir désir


Bopper en larmes


Les nuits sans Kim Wilde


Le rêve du pecheur


Derniers baisers


Jelly Bean Live

Discographie commentée

Laurent Voulzy


Attention. j'aborde là le top du top de la pop sucrée. Ma référence en francophonie, le mêtre étalon de la pop en français, j'ai nommé Laurent Voulzy. Avec Michel Berger, tout en haut de mon panthéon personnel made in France.

30 ans que sa musique m'accompagne, en voici donc une retrospective que j'espere exhaustive.
1977_Rockcollectionjpg.jpg
Depuis des années Lucien Voulzy tente de percer dans le monde de la musique. En vain. De groupes de rock en guise d'apprentissage en 45t solo, echec et mat. En 1973, rencontre avec Alain Souchon qui lui aussi rame dans son coin. Il ui arrange quelques titres, puis ils travaillent ensemble à l'écriture de chansons. Et la mayonnaise prend. Souchon décolle, entrainant dans son sillage Lucien devenu Laurent. En 1977 c'est au tour de l'homme de l'ombre d'exploser médiatiquement avec un de ces tubes qui marque une époque de son empreinte, Rockcollection, un medley autobiographique en 2 partie ('sur le 45t) mêlant hits des années 60 et souvenirs perso de Laurent dans le couplet. Riff de guitare simplissime et géant qui transforme l'anonyme en mega star. Un 33t sort dans la foulée compilant les vieux titres qui n'avaient jamais fonctionnés. J'ai acheté cet album en Espagne, et hormis ce mega hit, indispensable, rien de mémorable à se mettre sous l'oreille.

Histoire de battre le fer pendant qu'il est chaud, l'année suivante sortit d'un maxi 45, Bubble Star. Il sera coutumier du fait, peu prolifique il nous faudra souvent nous contenter, dans les années qui suivront, d'un 45 en lieu et place d'un album. Certes il bosse entre temps pour son comparse Souchon, mais même cette collaboration ira en s'amenuisant. Toujours est il que ce Bubble Star enfonce le clou, arpèges de guitares Rickenbaker, texte évoquant sa toute nouvelle notoriété et mélodie imparable, en deux titres, tous les ingrédients sont là.
1978_Bubblestar.jpg
1978_Paris_Strasbourg.jpg
 Même recette pour se second maxi, Paris Strasbourg. Un morceau en deux parties, comme ces deux prédecesseurs, histoire de remplir les deux faces. Si cela ce justifiait pour Rockcollection, là cela ressemble plus à de la fainéantise. Le titre, quoiqu'un un peu inférieur à mon goût à ses prestigieux ainés ne prête pas à rougir et annonce en douceur le 1er album qui va faire très fort.
1er vrai album, et tout de suite, Laurent Voulzy place la barre très haut, assez haut pour que la plupart de ses confrères n'aient aucune chance d'égaler un tel disque. Des arrangements  aux compos, du pur sucre. Le morceau titre, le coeur grenadine est absolument fabuleux, j'ai du passer en boucle des milliers de fois Cocktail mademoiselle et son son de guitare presque Dire Straits et Karin Reddinger et son parfum jazzy m'a marqué définitivement, quasi envouté. Un sens de la mélodie incroyable qui rivalise sans problème avec le Mc Cartney période Wings. A noter une reprise d'un autre Lucien débaptisé également, Serge Gainsbourg, avec Qui est in Qui est out ?. Bref Grimaud ou Hey p'tit blonde m'ont accompagné longtemps et aujourd'hui encore ce disque reste une référence pour moi. L'album bénéficie d'un succès commercial à la hauteur de sa qualité et installe définitivement notre Lolostar dans le cercle fermé des gens qui comptent musicalement.
1979_CoeurGrenadine.jpg
1980_SurfingJack.jpg
A partir de Coeur grenadine, je suis défintivement un addict. Pourtant le titre qui suit, Surfing Jack ne me convainct  pas. Je suis presque déçu par ce morceau, que j'ai fini tout de même par apprécier avec le temps. Heureusement il y a la face B. Pour une fois il en a mis une. Et là ... la classe. Des Larmes et des larmes est quasi inconnue dans la discographie de Laurent Voulzy, hormis les exégètes, mais cette ballade est un bijou rare dont je ne me lasse pas et dont je regrette qu'elle ne soit  pas reprise en concert.
 Le 45 tours qui suit contient lui deux monuments. Il va permettre également l'identification de notre héros en Mc Cartney français puisque  sur la pochette il arbore un tenue à la Sergent Pepper, image qui va lui coller à la peau. Ideal Simplifié en face A, Ricken en face B, une popsong estivale lumineuse  et une ode à sa guitare volée à New-York.  Qu'un tel talent reste catalogué dans la  rubrique variété et  n'arrive pas  à convaincre les Rock and Folk et autre Best de l'époque qu'il joue dans la même cour que ceux qu'ils encensent habituellement en dit long sur leur objectivité. Deux perles délivrées ici qui laissent rêveur.
1981_IdealSimplifie.jpg
1983_BopperEnLarmes.jpg
Second album, le son évolue, ce Bopper en larmes va de nouveau truster les hits parades, à juste titre. Le titre éponyme, Liebe, en pas oublie' ou, une première référence musicale à ses origines font de ce disque un des tout meilleur de cette année 83. Rien à jeter, l'ecletisme musicale est plus important que dans le coeur grenadine tout en étant assimilé en douceur dans son univers.  Bossa,  Beach boys like  pop,  un feu d'artifice musicale sans fausse note.  Lorsque j'ai passé  cette année là une annonce dans  Rock and Folk pour  recruter un guitariste dans ce qui deviendra Parfum Sixties c'est style Laurent Voulzy que j'indique comme direction musicale.
Retour au petit format l'année suivante avec encore un titre qui marqua les  esprits,  enregistrée en  duo avec sa compagne d'alors l'actrice  Veronique  Jannot.  Désir désir  est  une nouvelle fois un bijou pop au refrain imparable ou la combinaison Souchon-Voulzy étincelle. Acheter le maxi m'a permis d'avoir, comme d'habitude la version longue du titre mais également une très chouette face B J'étais comme ça, passée aux oubliettes depuis mais que je vous conseille si d'aventure vous pouvez mettre la main dessus.
1984_DesirDesir.jpg
1985_KimWilde.jpg
L'année suivante, Voulzy fait encore un strike avec deux titres d'anthologie. Les nuits sans Kim Wilde ou la belle vient prêter  sa voix pour quelques phrases sussurées , sexy en diable, au son très années 80, synthés en avant et la sublimissime  Belle île en mer, placée en Face B  par un sourd, pas possible autrement. Ce titre  finira  par passer  en  face A tant  il était évident qu'une telle chanson ne pouvait rester ignorée, chacun sachant que les programmeurs radio de l'époque n'avait pas assez de force dans les bras pour retourner les 45 tours.  Un monument donc, une mélodie pour laquelle je me damnerais volontiers pour en écrire une pareille.
Une petite eclipse d'une année, il va falloir s'y faire, et retour du Voulzy avec une bossa nova, ce style de musique étant l'une de ses grandes influences. Pour un fondu de ce style de musique comme moi, c'est évidemment le Nirvana. My song of you est somptueuse, déclaration d'amour royale, inventive, bref un chef d'oeuvre de plus à mettre à son actif. Un regret, cette fois la face B n'est qu'une version acoustique du même morceau. 
1987_MySongOfYou.jpg
1988_Lesoleildonne.jpg
Année suivante, histoire que l'on ne l'oublie pas je suppose, encore un titre couleur latine qui va accompagner notre été, le Soleil donne, hymne d'amour universel envers l'humanité. Le concepteur de la pochette manquait singulièrement d'imagination et gagne haut la main le prix de la pochette la plus laide. Le riff de trompette donne une couleur particulière à ce titre qui, une fois de plus, n'a pas de face B. Que les chansons de Voulzy soient toutes assez bonne pour n'en faire que des faces A, je le conçois aisément, mais quand même, un titre par an ...
 Et encore, quand je dis un an. A compter de cette date, le synonyme de rare devient Voulzy, l'espace entre les différentes sorties va aller en augmentant, la prétexte en étant l'infini lenteur qui lui est nécessaire pour réaliser ses albums. Perfectionniste jusqu'à l'overdose. Caché Derrière sort donc en 1992 soit 4 ans après qu'il nous ait donné ses dernières nouvelles du soleil. Entre temps, les maisons de disque, histoire de prendre leur mal en patience ont sorti moultes compils sans aucun inédits. Caché derrière et bof. Cet album ne m'a jamais emballé. Le son, hyper léché, les compos, je ne craque pas. Bien entendu, il recèle également son quota de pépites, le titre éponyme, superbe, Paradoxal système, le 1er single, Le pouvoir des fleurs ou le rêve du pêcheur, mais, l'ensemble me parait aseptisé. Je l'ai écouté encore récemment, ce n'est évidement pas un mauvais disque,  mais il me touche moins que les autres.
 1992_CacheDerriere.jpg
1994_Voulzy_Tour.jpg
La recherche de la perfection fait que, jusqu'à ce moment, Laurent Voulzy c'était refusé à faire des concerts par crainte d'être dans l'incapacité de reproduire la qualité de ses albums sur scène. Peut être les progrès techniques aidant, il fini par se lancer et nous proposer ce Voulzy tour qui balaye toute sa carrière, en y incluant un inédit studio dédié  à Michel Berger,  Du temps qui passe. Un Rockcollection revisité avec de nouveaux titres, et une bonne introduction à l"oeuvre du bonhomme si vous n'en connaissiez rien. Dans le coffret que j'avais acheté figuraient 3 titres, face B des singles issus de Cache Derrière, totalement dispensables, sauf pour le fan intégral (que je suis)
A partir de là, silence radio complet. Disparu des écrans radar le Laurent. silence, il bosse. En 2001 débarque Avril. 9 ans entre les deux albums. Le temps qu'il aura fallu au Beatles pour faire toute leur carrière. Evidemment, après si longtemps, on a le droit d'être exigeant. Ok, il peaufine, remet  100 fois l'ouvrage sur le métier, mais il faut qu'au moins le résultat en vaille la chandelle. Et c'est le cas. Cet album est magique, cet album est tout simplement beau. Jesus, La fille d'avril, Slow Down , je suis venu pour elle, Amelie Colbert, il faudrait toutes les citer. Laurent raffle le prix de la meilleur réalisation, qui d'autre pourrait  bien rivaliser avec lui de toutes façons, et emporte l'adhésion et des critiques et du public avec son album le plus abouti.
2001_Avril.jpg
2004_FlamboyantGothique.jpg
Une floppée de compilations plus tard, sortie d'un DVD de la dernière tournée, le Gothique Flamboyant Pop Dancing Tour. Rien que ça. J'ai bien entendu assisté au concert à Paris, Voulzy y fait du Voulzy, c'est doux, tendre, agréable, un poil trop convenu peu être, pas de grosse prise de risque dans l'adaptation de ses morceaux, fidèles à la lettre aux originaux mais c'est un chouette moment passé en sa compagnie.
Nouvelle eclipse pour une réapparition innatendue en 2006 pour un album composé uniquement de reprises, 7eme vague. Il a voulu se faire plaisir en reprenant de grands classiques anglo saxons ou francophones. L'entendre, en soi c'est déjà bien. Même si je regrette un peu l'apparente facilité de la démarche (voir chronique détaillée). Sortie avant les vacances d'été, promu comme une bande son idéale  pour nos vacances (ce qu'il est de fait) L'album fait un tabac, surprenant.
2006_7emevague.jpg
2008_Recollection.jpg
Coup de folie ? Dopage intensif ? A peine deux ans se sont écoulés depuis la sortie de la 7ème vague et Laurent frappe à nouveau. 30 ans se sont écoulés depuis la sortie de Rockcollection et l'idée de fête dignement cet anniversaire fait son chemin. Recollection donc. Album concept developpant l'idée initiale. Un faux nouvel album donc, même si quelques nouveaux titres viennent se glisser dans l'aventure dont le délicieux Jelly bean.  J'en dis plus par  ici. Et j'attends la suite avec impatience.
Si en attendant il ne sait vraiment pas quoi faire,  s'il veut produire Sucrepop, je le suis les yeux fermés

Pour compléter votre érudition, en dehors du site officiel www.laurentvoulzy.com il existe un site et un forum dédiés à ce fabuleux compositeur, site qui comme souvent parce que tenu par des passionnés, est largement supérieur en terme d'infos au site officiel, simple affiche de pub. rendez vous donc sur Les gens d'avril   ou, paraît il, Laurent passe parfois une tête.

Choisir le coaching

Nathalie


J'ai rencontré Nathalie il y a des années de cela à un cours de chant au Pré Saint Gervais, charmande bourgade de la Seine Saint Denis que nous habitions alors tous les deux.
De fil en aiguille, elle en est arrivée à chanter quelques unes de mes compos et je reste à ce jour persuadé que sans un déménagement à 500km de chez moi, nous aurions fait un bout de chemin (musical) ensemble et qu'elle aurait été LA voix, du coup unique, de Sucrepop. Je n'aurais pas eu alors à me mettre en quête d'interprète changeant au fil des mois, bref que nous sommes passé à côté d'un truc.

Elle a un grain de voix aisément identifiable, qualité essentielle à mes yeux - et à mes oreilles , velouté, plutôt grave. Elle sait se mettre au service de la chanson, rare pour une interprete qui préfère en géneral que ce soit le contraire, respectant la mélodie à la lettre, lui apportant toute son expressivité. Et elle apprend vite, bref rien que du bonheur pour un compositeur.

Les choses étant ce qu'elles sont, nous collaborons encore parfois à distance, trop rarement à mon goût, et au sien probablement.
Pofessionnellement, elle fait du coaching, L'idée est d'aider une personne à s’adapter à une situation nouvelle, à résoudre des difficultés ponctuelles dans le cadre d'un accompagnement personnel et individualisé. Pour en savoir plus , suivez le lien
www.choisirlecoaching.fr

logoNathalie.jpg
copinages

Trentenaire de l'audioclub

Julie

Pour ses 30 ans (1977 -2007), l'audioclub de la Poste et France Telecom avait organisé un concert ce 18 novembre 2007 dans la superbe salle du studio Raspail à Paris, concert ou les adhérents à l'association était invité à jouer.

Sucrepop était donc, entre autre nombreux intervenants, de la partie. C'est Julie qui en fût la voix ce soir là et qui évidemment fit merveille devant une salle comble,  clotûrant la soirée par  5 titres,  3  du répertoire Sucrepop (Comme un cri, Les rues de Singapour, Mens moi encore) et  deux reprises de son choix,  Le chanteur de feu Daniel Balavoine et une version époustouflante d'I will survive de glorai Gaynor qui mit le feu à la salle.

Si je finis par mettre la main sur des photos ou des vidéos, je les placerais en ligne également , en attendant,  l'intégrale de la  prestation  de  Julie est  dans la radio.
Prise de son: Arnaud MALFILATRE 

live