Sortez Covers 8 - Death cab for cutie - I'll follow you into the dark

juillet 30, 2008 Temps de lecture: 24 minutes

C'est l'été, les vacances pour la plupart d'entre vous, alors que les miennes sont quasiment terminées eekKundalini Primale. La sélection de ce mois ci sera donc légère, ensoleillée et plutôt mid tempo, pour accompagner votre farniente. Entre pop et bossa, mon coeur balance, c'est donc entre ces deux fées que va s'écouler ma programmation.

Alors que mes précédentes reprises avoisinaient les 30 à 40 ans au compteur, c'est un morceau datant de 2005 qui se trouve revisité ce mois ci. Le terme revisité prend ici tout son sens car l'arrangement que Stéphane, l'homme orchestre de Kundalini Primale a réalisé se démarque singulièrement de la version originale. D'un côté donc, Une superbe chanson de Death Cab for Cutie, intitulée I'll follow you into the dark, un groupe indie américain pour un titre initialement acoustique comme une bonne part de ceux que j'ai choisi jusqu' ici, de l'autre une non moins superbe orchestration, des cordes, des claviers, des parties de batteries inventives, bref du Kundalini. Stéphane accompagné de Blandine a déjà 3 albums sous la ceinture, que vous pouvez découvrir sur leur site. Leur premier album, Chanson pour se pendre, chroniqué ici même par mes soins annonce bien la couleur de leur musique en mineur. Une palette de son mixant  la pop, le jazz, le classique, le latino pour un résultat chatoyant. Le résultat du passage de Kundalini en Sucrepopie s'écoute sur cette page.

Par ailleurs, petite annonce, sur les 4 mois restants de  l'aventure Sortez Covers ! Il m'en reste deux sans arrangeur. Donc soit je m'y colle,soit, si le coeur vous dit de participer,  il ne tient qu'à vous, contactez moi.

Le disque du mois ne pouvait être que celui de Laurent Voulzy, Recollection. Si quelqu'un incarne l'été, la douceur et les vacances, c'est bien lui. Le single Jelly Bean est déjà sur toutes les lèvres, petite pépite de magie pop, une intro très Electric Light Orchestra, réminiscente de Xanadu, la ricken qui carillone, les yeah yeah qui s'envolent, des choeurs paradisiaques, une mélodie bleue comme un ciel d'été. L'album est là pour célebrer les 30 ans de la sortie de Rockcollection et donc se présente comme un concept album.  Pour l'album à la loupe, c'est par ici, sachez simplement que si le précédent, 7ème vague, vous avait séduit, vous pouvez vous précipiter sur celui ci les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes, Voulzy y fait du Voulzy et ça fait du bien.
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Pour la sortie de leur nouvel album (dont je n'ose penser qu'il n'est pas encore en votre possession), les Malin Plaisir ont été invité par Christophe de Radio Plus pour un peu de promo. Quitte à avoir l'antenne pendant deux pleines heures, ils en ont profité pour mettre en avant nombre de copains autoproduits. Une cover live de Laurent Dutrey annonce, scoop,  un concert commun de deux de nos plus talentueux artistes le 15 novembre proposé par votre serviteur. Plus d'infos prochainement dans ces mêmes pages. Un extrait de l'émission est dispo par là mais la totalité est accessible soit sur le site des Malins soit sur celui de Radio Plus.

Qu'un groupe breton sorte une galette, rien que de plus normal . La chronique du premier mini album de Nel et les Touristes est dispo sur cette page. C'est tout en pop et en guitares, et des titres tel I want you ou Comme un ange pourraient muter vos journées torrides en nuits du même métal.  La preuve par 5 que le sud n'a pas le monopole de la chaleur et qu'à l'Ouest il y a du nouveau.

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 Lunabee apparait régulièrement dans ces colonnes. En ce mois d'août synonyme pour la plupart d'entre nous de vacances, elle nous propose une ballade sur la Route nationale 7, immortalisée en son temps par Charles Trenet. Participant au  concours de reprises organisé par le festival Tilt et cqfd (les Inrocks) impliquant de reprendre ce titre, elle a rafflé la mise avec sa reprise embouteillée, concerts de klaxons et gazouillis d'oiseaux à la clef. Même sur un titre aussi connu, elle arrive à apposer son empreinte, la marque du talent.

Voyez comme  le hasard fait les choses.  Je tape sur Google, Leela,  pour y trouver  le site de la demoiselle ci-dessous, dont je fus un temps le webmaster, pour y écouter sa progression.  Et voilà que je tombe, avant elle,  sur un groupe dans Wikipedia ?? (Dont ils ont été viré à l'heure ou j'écris ces lignes faute de notoriété suffisante semble t'il). Pas grave leur myspace lui leur est fidèle. Originaire de Clermont Ferrand, c'est pop, plutôt doux, en anglais ou en français et ma foi fort plaisant. Arpèges de piano et  guitares acoustiques  tissent une jolie  toile ou une voix masculine, plutôt haut perchée fait son nid. Ils revendiquent une part de féminité indéniablement présente dans leur musique, à suivre avec attention.

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Donc elle, ce n'est pas Leela mais les chansons de Leela. J'étais curieux de noter l'évolution de ses chansons, elle que j'observe de loin depuis déjà un bail. Oeuvrant toujours dans un folk acoustique, avec son timbre de voix si particulier, la maturité dans l'écriture fait son chemin et les chansons, au fil du temps gagnent en finesse et en efficacité. L'album se fait attendre, même si un EP est annoncé pour 2008 mais vous pouvez régulièrement la voir et  l'écouter sur scène sur Paris. Lentement elle se fait sa place et sa persévérance finira bien par payer.
Coller une Rickenbaker sur la pochette de son album est l'un des moyens les plus efficaces pour attirer mon attention. Kai Reiner, en direct de Hamburg ou d'autres petits scarabées à ricken on déjà sévit nous propose son premier album, après 4 ans de gestation. Evidemment c'est du côté pop de la force que Kai est allé chercher l'inspiration. De son Cold Summer en ouverture , premier single extrait,  à Shine qui cloture le disque, l'ombre des Teenage Fan club ou Mathew Sweet plane. Une pop  à fredonner, sans agressivité aucune, une carresse pour l'été frisquet annoncé qui risque d'être plus chaud que prévu pour Kai.
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C'est au détour d'un message sur le forum francophone consacré à ELo,  EloDiscovery que j'ai découvert Rick Altizer dont le nouvel album Scripture Memory Pop symphonies est paru récemment. Comme son nom l'indique, nous restons dans le domaine de la pop. Un zeste d'ELO, un autre de Queen, deux doigts de Beatles , des orchestrations empilant allégrement cordes, cuivres, piano guitares et harmonies vocales,bref toute la  panoplie du gars qui a un peu beacoup écouté les glorieux ainés et s'essaie à son tour à la conception de popsongs entêtantes. En l'occurence avec un certain brin de réussite. Sans jamais égaler les suscités, mais qui le peut ?, ses astucieuses ritournelles trouvent rapidement le chemin de nos tympans.

Comme un été sans bossa dans ma bande son n'est pas un véritable été, je me suis tourné vers mes chouchous de Tom's Club qui me ravissent à chaque fois. Et je n'ai bien sur pas été déçu. Une Astrud Gilberto d'aujourd'hui, rien de moins. Chacune de leur chanson fait mouche, entre Françoise Hardy et Claudine Longet et même s'ils annoncent avoir des velleïtés de se diriger vers une pop vintage moins marquée Brésil, je leur fais confiance, ces deux là on du talent à revendre. Allez, vite, la suite !

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Toujours côté bossa mais mâtinée de jazz cette fois, c'est Helena, ma brésilienne préférée qui m'a fait découvrir sa voisine, Manu le Prince. Une voix chaude, sensuelle et vibrante pour une musique qui ne l'est pas moins. Dans un registre ou elles sont peu nombreuses à se risquer, elle pose ses vocalises sur des arrangements sophistiqués, alternant titres originaux et reprises bien senties. Le jazz est un domaine ou la médiocrité ne pardonne pas, et ou cette brésilienne d'adoption ne failli pas.
C'est du Japon que cette bossa langoureuse provient.  Noriko Yamamoto a craqué pour cette musique et a décidé de s'y consacrer. Pas l'ombre d'une seconde un quelconque héritage du pays du soleil levant ne perce dans sa musique. Plus Brésilienne que nature, sa voix légèrement voilée séduit des les premières mesures. Aucune révolution ici, simplement la parfaite assimilation d'un idiome qui n'était pas le sien, une appropriation parfaite.
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Elles sont japonaises également, absolument craquantes, superstar énormes chez elles, absolument inconnues ici, le duo Puffy AmyYumi surfe depuis plus de 10 ans sur un succès qui ne se dément pas. Elles défendent une pop ado, redoutablement efficace, même chantée dans leur langue natale. Une once de rock, une production au cordeau, des mélodies addictives, que demander de plus. Certes le côté merchandising et un peu formaté est parfois un peu agaçant mais elle balance tellement la gomme qu'on oublie le systeme pour laisser place à la musique.

Ce n'est pas qu'à cause du ukulele. Ce n'est pas qu'à cause de la photo. Un sacré buzz entoure ces cocos de Cocoon, duo folk pop magique, buzz mérité. Si l'album n'est pas encore sorti, il ne saurait tarder. C'est frais, c'est doux, c'est classe, à peine 20 ans de moyenne d'âge à eux deux,  et plus de talent dans leurs deux voix réunies que dans la moitié de la production musicale, hexagonale ou non. Ils tournent un peu partout, aucune excuse pour les rater donc. Si un truc peut exploser cette année, c'est eux. Ils sont déjà signés, ça ne prouve rien, mais laisse l'espoir que, parfois, les majors ne soient pas aussi sourdes qu'on le prétend.
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L'ami des petits raisins est un fin mélomane en sus d'être un photographe émérite. C'est vers l'Alaska et Kate Earl qu'il a guidé mes pas ce mois ci. Le nouvel album de cette jolie américaine, désormais basée à Los Angeles sort incessamment. Une touche jazz, une touche soul, un soupçon de trip-hop, le cocktail est détonnant. La photo me fait un peu penser à la Kate Bushde Lionheart, si elle semble moins aventureuse que cette dernière, une jolie carrière se profile néanmoins si j'en crois le premier titre extrait de l'album à paraître, Melody.
Amis téléphages, la voix de Laetitia Godes ne vous est pas inconnue. Elle est , entre autre, celle de Lucy Liu dans Ally McBeal. Ceci posé, L'univers de Barry White  est très éloigné de celui qu'elle nous propose ici. Derrière une pochette quasi virginale, ou elle indique on ne peut plus clairement qu'elle se livre dans son plus simple appareil, sans fard,  ce prière profane, 1er album, ou du moins ce que j'en connais, révèle un talent d'écriture certain, posé sur un lit de percussions et de guitares acoustiques qui lui donne un cachet original, une flute ponctuant parfois son propos. J'aime beaucoup son univers acoustique ou elle se livre avec élégance et douceur. Sa musique est rare, faite une escale auprès d'elle.
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Soit deux comédiens, Audrey et Gabriel, qui décident d'allier leurs talents d'auteurs et de compositeurs pour fusionner et donner naissance à Audriel. Influences chansons françaises aux accents souvent jazzy, un peu à la manière, toutes proportions gardées, d'un Charles Trenet, textes humoristiques chantés à deux voix, allez savoir pourquoi c'est à une tradition musicale qui passe par les Frères Jacques que me fait penser leurs chansons.  Peut être du à leur parcours théatral qui fait de leurs compositions de petites saynètes qui n'attendent que d'être mis en scène ou en images, tel leur 1er clip, Rencontres.
Hyphen est un trio nantais option rock non facultative. Riffs de guitares pour poser les fondations, un chant en anglais, l'étiquette indies rock alternatif leur colle parfaitement à la peau, et nés aux USA, ils feraient les beaux jours des radios de campus spécialisées dans ce type de musique. Assez sombres par nature ils alternent les moments de déluge électrique et  les ambiances plus torturées. Pas exactement fournisseurs du tube de l'été, si Chokebone et autre Sonic Youth vous parlent, ce trait d'union vous séduira.
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Plastic Landscape est un EP paru l'année dernière que je n'ai découvert que récemment, première livraison du groupe nordiste Siamese. Rock, indéniablement, fortement marqué par les seventies, à l'évidence. Un rock qui met en avant les ambiances, l'atmosphère flirtant avec la progressive musique sans jamais tomber dans ses travers prenant le temps de developper ses thèmes sans délayer le propos. La voix est l'élément qui retient immédiatement l'attention. Grave, posée, on pense à un Bowie, rien que ça, la musique ne démentant en rien cette prestigieuse référence. Le groupe est en studio pour la suite, ils m'ont confié qu'elle serait plus vaporeuse. Je suis curieux d'entendre ce qu'ils nous concoctent. 
Le tout nouveau Blackmore's Night , Secret voyage viens de sortir. Le Ritchie est sans conteste l'un de mes guitares héros préférés et j'attends toujours avec impatience ses opus. Que dire de ce nouvel album, 6ème de la série. Que si les 5 précédents ont eu vos faveurs, celui ci ne vous décontenancera pas. Ambiance médiévale à tous les étages, rencontre avec la musique baroque, les influences slaves, le folk à clochettes bref toute la panoplie utilisée depuis sa reconversion de hard rocker, effet de surprise en moins. La belle Candice chante toujours aussi bien, côté 6 cordes, sans esbrouffe, le maître nous en colle plein les oreilles et pourtant je reste sur ma faim. Contrairement aux disques précédents ou ses choix musicaux n'en laissaient pour autant pas les mélodies pop de côté, cette fois, j'ai beau tourner et retourner l'album dans tous les sens, pas un single valable. Du coup un voyage musical qui risque effectivement de rester plus secret qu'il ne le mérite. 
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J'ai du parler de Freecham il y a bien longtemps, bien trop longtemps pour que vous vous en souveniez. Alors j'y reviens, car, discrètement, le bonhomme propose son univers attachant ou les claviers ont la prédominance. Entre musiques mélancoliques aux harmonies recherchées et textes empreints de spleen, perce une vrai personnalité. Si l'ombre d'un William Sheller n'est pas bien loin,  Freecham nous offre beaucoup plus qu'un succédanné et sa musique pourrait bien vous bercer pour un bon bout de chemin.

Rendez-vous à la rentrée avec une nouvelle collection de musiques à découvrir, profitez bien du soleil pour recharger vos batteries et restez en ligne l'aventure continue.

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Phil
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Sortez Covers 7 - Deep Purple - Soldier of fortune

juin 29, 2008 Temps de lecture: 23 minutes

Plus régulier que le plus suisse des coucous votre webzine mensuel bourgeonne les 1er de chaque mois. Voici donc l'éditionSucrepopatom.png
 estivale de juillet avec toujours de la pop, avec ou sans guimauve dedans. Amis artistes plutôt que de faire un lien sur la page d'accueil, volatile par essence, vous trouverez les articles ou vous êtes chroniqués sur la gauche, rubriques Notes de musique-Editoriaux.. Il vous suffira de pointer sur la page qui vous concerne.

La reprise de ce mois ci exhume un vieux Deep Purple (si si) datant de 1974 de l'album Stormbringer pour être précis ou officiaient, entre autre, Ritchie Blackmore et David Coverdale. Probablement pas la période la plus représentative de ce que fut le Pourpre Profond, mais la ballade Soldier of fortune, que les deux suscités co-signent est une merveille. C'est Slobo, leader du goupe Atom qui est aux manettes. Atom semble un peu en sommeil actuellement mais vous pouvez écouter sur leur page des compos ou pop et rock tendance Hard se donnent la main à la manière d'un Cheap Trick des grand jours.  Slobo assure donc la réalisation complète de cette re-création. Je n'y rivalise certes pas avec Coverdale, mais j'espère avoir su conserver une partie de la magie de ce morceau. C'est par ici que cela se passe. Par ailleurs vous pouvez maintenant télécharger tous les mp3 d'une année d'un clic (voir dans chacune d'entre elles l'article Téléchargez l'album) et  pour finir je me suis fendu d'une reprise d'Imagine de John Lennon, elle vous attend dans la rubrique Ukulele dans une version nettement revue et corrigée. 

J'avais prévu de placer en disque du mois celui des Portalis. Et  puis j'ai reçu la semaine dernière un email m'annoncant le décès, à 43 ans, de Daniel Panizza compositeur de Soup!, emporté par un cancer fulgurant. Soup! duo toulousain, était depuis longtemps dans mon top ten des groupes autoproduits. Dan et moi avions en commun l'amour de ces chansons que l'on fredonne sous la douche, fan des Beatles  il avait un talent de compositeur et de chanteur rare, vous pouvez en juger sur sa page ou son myspace. Il est toujours de bon ton de saluer en ceux qui partent les qualités et le talent, pourtant nul besoin de forcer le trait, il écrivait une musique solaire, radieuse, 2 albums avec Soup!, un 3ème en cours, Billy Glass, un concept album sur une star imaginaire. Sur les 3 titres que je vous propose dans mon radioblog, Ma place, est issu des Dans session, le versant solo sa production les deux autres des deux 1er albums. Je sais que son complice et frère de sang Will va se démèner pour mettre toute sa musique à disposition pour qu'il vive encore à travers elle. "Je resterais quoique l'on dise, quoique l'on fasse, sous le soleil exactement, car c'est ici ma place". Salut L'artiste! tongue
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 Les Portalis donc. j'ai chroniqué en détails leur 1er album ici. En résumé,  3 mecs une fille de la région Aix Marseille. Basse batterie guitare clavier. Des compos bluffantes, ou le rock et la pop ne se perdent jamais de vue. D'un My Revolution electrisant à un Mrs Gladys Mc Cartnesque ces 4 là  ont le truc en plus qui fait la différence. Il y a assez de hits potentiels dans leur galette pour squatter les ondes FM des 5 prochaines années, allez, on parie que le prochain est signé sur une major ?

 

La seule chose qu'il aura manqué à l'Hymne à la terre pour être single du mois c'est que cette rubrique existe biggrin. Projet caritatif de Corriya , porté par la voix de Julie que vous avez déjà pu entendre sur Sucre, orchestré par Eric Bettens, L'Hymne tente de fédérer les bonnes volontés avec pour ambition affichée de générer des fonds afin de permettre aux enfants de s'épanouir dans une démarche artistique. Coco en parle mieux que moi sur sa page dédiée. De toutes façons, indépendament de considérations philosophiques, c'est une sacrée bonne chanson magnifiée par une sacrée interprète.

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Réchauffez et servez, c'est le titre du  prochain Linus of Hollywood. En fait de nouveautés, une compilation de face B, reprises, demos et titres bonus enregistrés entre 1999-2008. Linus est l'un de mes artistes favoris, nombre des  titres présentés sur ce Reheat and serve sont déjà en ma possession mais comme vous êtes probablement passé à côté de ce prince de la pop, un petit rappel ne vous fera pas de mal. Si une pop façon Gilbert O Sullivan a vos faveurs, Linus va vous conquérir. Mais, Linus, dit, un nouvel album avec de vrais nouveaux titres, c'est pour quand ?
Dans le même ordre d'idée, the Creaky Boards propose une musique d'inspiration Beach Boys - Phil Spector. Leur album Brooklyn is love est sur les rails et les extraits déjà proposés laissent entrevoir quelques grands moments. Andrew Hoepfner est le pivot autour du quel gravitent de nombreux musiciens et son timbre de voix est de ceux qui me font craqué. Une petite controverse agite (légèrement) le net à propos d'une similitude entre le nouveau Coldpay Viva la vida et l'un de leur titre. Si une vague et très courte ressemblance existe effectivement, Creaky Boards à de loin ma faveur.
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Allez, au tout des filles. Nickie Roll, à le type de voix qui met n'importe qui à genoux. Elle arrache sèvere, deux morceaux  seulement  dispo sur Myspace un en français (car si le pseudo choisi ne l'indique pas, la  demoiselle est  d'Ile de France), l'autre en anglais. De l'énergie à revendre, capable de passer du blues le plus noir à la pop la plus éclatante, à coup sur, si elle met la main sur une équipe d'auteur compositeur efficaces,  elle aura  toutes les cartes en mains pour exploser au grand jour.

En choisissant  comme nom Sweetie Chocolate ce groupe devait fatalement atterrir dans ces pages. Comme leur terrain de jeu est la pop bubble gum, le rock à bulle de malabar et le punk caramélisé et que c'est une chanteuse qui emmène le tout, il ne pouvait y couper plus longtemps. Du craquant l'amour avec toi au croquant Yummy kitty home leur premier album demo 8 titres est dispo. C'est frais,  beaucoup moins sucré et calorique que leur nom ne pouvait le laisser  à penser. Si  l'inévitable  étiquette Superbus saute aux oreilles, Sweetie Chocolate est bien moins policé, plus brut and roll, avec des guitares qui ne sont pas en chewing gum et un univers bien à eux très fun. Et puis qu'une fille me chante "Je donnerai tout tout tout Je ferais tout tout tout Et n'importe quoi pour faire l'amour avec toi" m'enlève de toutes façons toute capacité de réflexion smile. Sweetie Chocolate au petit déjeuner et à quatre heure c'est la forme assurée !

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Duo à la ville comme à la scène, Isabel et Sauveur font une musique ou le  blues à  la  part belle. Une voix, une guitare et en route pour un voyage dans leur Pretty world, titre de leur second album, home made comme il se doit. Côté voix, frissons garantis.  Pas de complexes à avoir  avec la concurrence américaine. Isabel assure grave, entre sensualité et puissance toujours sous contrôle. Les guitares, acoustiques ou électriques miaulent tant qu'elles peuvent, Qu'un Gary Moore viennent à passer par là, nulle doute que cette musique lui parlerait. Leur premier single s'intitule I sing for you. Ca s'entend.
Allez hop !. Un petit tour en utopie avec Olivier Cellier et son album, Rêvons nous du même monde. Un album richement illustré ou en 14 titres, Olivier nous donne une vision du monde tel qu'il l'imagine, tel qu'il le perçoit. Un album de militant pacifiste et engagé dans la défense du monde.Si les textes revêtent ici une importance certaine,  que le livret permet d'apprécier,  plane sur les musiques l'ombre rassurante du grand frère Jean-Jacques Goldman avec qui la parenté est évidente, tant dans le phrasé des mélodies que dans les orchestrations. Un album doux et reposant.
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Quand  j'ai écouté cet album initialement,  je n'ai pas percuté. Liam Finn, album I'll be lighting, chouette pop avec des titres qui tiennent la route. Et puis enfin, tilt, Finn confused. Finn ça ne serait pas affillié au déjà celèbres et néanmoins Neo Zelandais de  Crowded House ou Splitz End  que tous amateurs de popsong bien troussées révèrent nécessairement. Bingo, Fiston de Neil, et par conséquent neveu de Tim.Affaire de famille donc, et comme bon sang ne saurait mentir, nous tenons là un album qui ne renie pas ses ascendances,  pop à donf donc, avec néanmoins sur certains titres un soupçon de folie rock and roll peu présent dans Crowded House. Alors côté mélodie qui fait mouche , de Better to be en Second chance le 1er single,  via Gather to the chapel, nous sommes servis. L'album sortira en France chez Fargo à la rentrée, vous pouvez donc commencer à économiser.

Au départ c'est sa voix qui m'a accroché. L'apparente fragilité qui s'en dégage, le souffle d'un murmure qui oblige a tendre l'oreille pour mieux entendre. Un piano, cette voix suspendue au dessus, qui flotte, et des textes emprunts de la même douceur caline, des mots qui parle au coeur. Ces chansons à deux balles comme il les appelle, ont un sacré pouvoir de séduction et je ne doute pas que la population féminine ne craque pour des chansons ou l'émotion est autant mise en avant. Si je doute qu'il puisse atteindre le grand public avec ces titres intimistes, mais il devrait arriver à se constituer une conséquente base de fidèles.  
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L'ami Pierre Prospero, grand globe trotter devant l'éternel se baladait, il y a quelques semaines dans le métro New-yorkais quand il entendit cette jeune femme, Natalie Gelman chanter accompagnée de sa guitare. Il faut savoir que l'association des mots fille, chant, guitare acoustique et folk produisent chez l'ami Pierre un violent syndrome de perte totale de conscience. Le temps de retrouver ces esprits, il avait acheté l'album de la dame qui aurait pu aussi bien lui vendre une lampe à souder, dans son état de stupeur. Retour à Paris, et, inévitablement atterrissage dans mon Mp3 La demoiselle fait du folk type Sheryl Crow avec une bonne dose d'énergie en prime.  Etonnant le hasard qui la fait se retrouver sur ces pages, d'une station de metro américaine à  un site web français quasi inconnu.
Honey Honey est un duo composé de Suzanne Santo & Ben Jaffe, Californie, dont le 1er EP est sur le point de sortir. Little toy gun est le type même de titre infectieux, un folk aux racines jazzy qui m'a fait pensé aux regrettés Fairground Attraction. al version acoustique video sur leur myspace est magique. En plus d'être belle comme un coeur, Suzanne a ce voile dans la voix qui me fait fondre à tous coups. Give yourself to me colle une dose de rock and roll au mélange détonnant précité, la ballade coquine Thursday tonight, et sa mélodie squatteuse de tympans en rajoute une couche dans le jazzy, Bouncing Ball cloture le bal des titres en écoute sur leur myspace, un sans faute, Honey Honey et leur Loose Boots ont au moins un fan en France. 
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Un album livré avec son mode d'emploi,  peu courant, c'est  pourtant  le choix de Yann de Paris. Son dernier album en date s'intitule Bienvenue à Paris, 16 titres, dont 4 virgules  sonores et le titre éponyme en version anglaise, ponctuant un univers minimaliste. Une boite à rythme ou  une boucle de batterie, une guitare et un synthé cheap c'est parti. Côté chant, nous sommes plus proche du talk over à la Gainsbourg que de recherches mélodiques aventureuses, ce n'est clairement pas  un album surproduit.  N'empèche que sur des titres comme l'échelle du bonheur ou La valise, Yann accrochent. Bon, ce parti pris d'un son maquette de chez maquette peu décontenancer, à l'heure ou des autoproductions sonnent du feu de dieu, passé cet écueil, il se dégage de son univers faussement naïf un parfum de revenez y.
Il s'appelle Tristan, et  effectivement, triste il l'est. En tout cas si j'en crois son premier album qui a pour nom Regard. Doté d'une très jolie voix et d'une plume du même métal, Tristan oeuvre plutôt du côté de ce que l'on appelle par ici la variété, entre Goldman ou Bruel. Du décès de son père en rupture sentimentale, de la mort d'un enfant ou celle d'un soldat, faut pas compter sur lui pour vous regonfler le moral. Et je vous passe viols et autres morts violentes  Certes l'album est bien écrit et réalisé mais, de mon point de vue, trop sombre  trop de pathos tue le pathos. Ou alors je n'étais pas dans le bon état d'esprit en découvrant ce disque.
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En recevant ce 4ème album de Rokia Traore , le premier pour moi en terme de découverte de cette artiste, j'étais perplexe. La musique africaine, malienne à fortiori m'est totalement étrangère. La grand majorité de l'album étant chanté en Bambara (l'un des dialectes du Mali) impossible de se raccrocher à autre chose qu'à la musique. Les orchestrations, très dépouillées, au service de la voix, semblent être très ancrées en occident tout en conservant un parfum d'ailleurs.  Loin de mon univers pop et de ses mélodies chatoyantes et  concises, Rokia prend le temps d'installer l'atmosphère et de developper les morceaux, la vieille notion de couplet refrain ne semblant pas être sa priorité première. A noter une reprise décoiffante de The man i love, vieux standard jazz immortalisé par Billie Holiday.
Avec son premier album, Waves and the both of us, Charlotte Sometimes nous propose une pop habillée de sons up to date à la limite de la surproduction, qui noient un peu le propos.  Derrière son joli minois se cache une songwriter décidée  à mèler pop and dance, et de fait l'album sonne comme un disque fait en 2008 par une jeune femme de 20 ans, ce qu'elle est,  et qui va prendre un coup de vieux (pas elle le disque) dès la prochaine mode.
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Pas de vacances pour Sucrepop, la prochaine newsletter partira en direct de Frejus pour votre bande son de l'été, dont, à coup sur,  un nouveau Voulzy, Recollection. que je ne manquerais pas  de vous détailler ici même.

 

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Sucrepop,


Sortez Covers 6 - The Kinks - Rock and roll fantasy

mai 31, 2008 Temps de lecture: 29 minutes

Même le moins attentif des visiteurs l'aura remarqué , Sucrepop se dote d'une nouvelle robe. Après 2 ans d'une blancheur quasi virginale, bronzage express pour l'été, accompagné d'un changement de version du CMS Guppy. Pour vous, hormis le look, une nouveauté, la possibilité de mettre des commentaires sur chaque article, pour moi, une simplicité accrue de l'administration du site. Ces nouvelles couleurs sont l'œuvre du talentueux webmaster de Meric Graphisme, chez qui vous pourrez trouver de quoi faire également un lifting de façade classieux de votre site.
Mais si la forme a changé, le fond reste le même. Musique à touts les étages, autoproduite de préférence, mais pas exclusivement.Sucrepop
Dans la droite ligne des mois précédents, une reprise de plus à mon actif donc, en fort belle compagnie puisque c'est 50% de Malin Plaisir qui s'y colle. Que dis je 50% ! Bien plus, puisque en sus d'Eric à la batterie-basse-guitares-choeurs et j'en passe c'est joint Guitare Jacques, qui est à Malin ce que Ian Stewart était aux Stones, un membre du groupe hors du groupe ;o). Au menu, un Rock and Roll fantasy signé initialement de Ray Davies des Kinks, datant de 1977, album Misfits. Une perle, peu connue, leur période de gloire couvrant principalement les sixties.Réorchestrée de main de maître par Eric, ce titre m'a permis de pousser la chansonnette dans son studio, ce qui, dommage collatéral, m'a fait sombrer dans une profonde dépression ;o), mesurant le gap entre ma voix et celle d'un chanteur, mes maquettes de maquettes et les chansons d'un orfèvre. Le résultat s'écoute sur la page nommée, coïncidence, Rock and Roll fantasy . Pour les ceusses qui auraient raté les épisodes précédents, j'ai ajouté pour l'année 2008 un nouveau lecteur mp3 qui va vous permettre d'écouter les 6 titres de ces 6 premiers mois tout en poursuivant votre lecture. c'est par ici que ça se passe.

Comme les Malin Plaisir sont très forts, non content de jouer les hommes orchestres pour mon compte, ils profitent de la pub inespérée qu'est la sortie de Rock and Roll fantasy pour sortir un nouvelle album. Un album de Malin Plaisir c'est simple, c'est comme les Jeux Olympiques, tous les 4 ans.Il y a moins de pékins dedans pour le faire mais il béneficie à quelque chose près de la même couverture médiatique.Attendez vous donc à un tsunami télé/radio/presse/webzine dont cet article n'est que la première vague, à côté duquel le nouveau Madonna va paraître ridicule (d'ailleurs il l'est). L'album s'intitule Prenons le large. J'en ai déjà dit beaucoup de mal ici, inutile donc d'en rajouter. Sachez juste que c'est beau, que c'est l'accessoire tendance indispensable pour frimer cet été sur les plages, que Domino y est divine, Eric majestueux, que l'album est achetable ici, écoutable ou sur myspace. C'est le parfait anti-stress, l'utime refuge de douceur dans ce monde de brutes. Voilà. Voulzy, Eagles, America, si ces artistes vous parlent, Malin Plaisir vous enchantera.
Prenons
The
Dans le même ordre d'idées, le nouveau Weepies est parmi nous, Hideway est son nom. Comme Malin, un duo, ici, Steve Tannen et Deb Talan.Comme Malin, la voix lead passe alternativement, suivant les morceaux de lui à elle, d'elle à lui. Un côté folk plus que prononcé, même si cet album se révèle un peu plus produit, plus riche que les précédents. Toujours un gros travail sur les harmonies et les mélodies, l'abum à l'air de rencontrer un franc succès de l'autre côté de l'Atlantique, et les Weepies sont en passe de migrer de l'underground à la lumière si ce n'est déjà fait.. S'ils n'y perdent pas leur âme, c'est peut être la chance de les voir débarquer un jour par ici. Ils étaient déjà dans ces pages en janvier 2005 c'est vous dire si je les suis.
Un que je n'ai pas vu arriver c'est JJ Lemonne . 5ème album pour le bonhomme. J'étais déjà passé à maintes reprises sur son site, et, allez savoir pourquoi, jamais été plus loin. Et là, un mail annonçant la sortie, direction la page téléchargements et je me suis injecté le petit dernier dans mon mp3. Et figurez vous que c'est un sacré bon album. D'un éclectisme forcené qui peut surprendre, le bougre passe d'un jazzy Tant pis - en écoute ce mois ci - à une java, La femme du boulanger, un blues à la Nino Ferrer, le Blues maudit, un titre celtique, De retour d'Irlande, voir un hommage à Brassens C'était comme çà. Mais la mayonnaise prend à tous les coups. Des textes intelligents, une voix à la hauteur, me reste plus qu'à écouter les 4 premiers qui sont également à disposition.
JJ
Maloh
Maloh est tout jeune, 21 ans, et sort déjà (enfin dans 15 jours) un album 7200 minutes.Ce n'est pas la durée, c'est le titre. Il se présente comme étant de la famille chanson folk. La prédominance de la guitare acoustique ne dément pas son propos. D'un autre côté, il a pas mal écouté Raphael aussi, difficile de ne pas y penser en l'écoutant, c'est particulièrement vrai dans le timbre de voix. Ceci dit, on a vu pire comme influence. Donc, résumons, jolie p'tite gueule de saint (je sais, facile celle là surtout qu'il revendique son appartenance bretonne), un brin de plume prometteur, laissons mûrir le jeune homme - j'ai écrit mû hein pas mou -, s'aguerrir un peu pour voir ce qu'il nous réserve dans le futur.
. C'est un trio parisien que je vous présente maintenant. Mashins fait du rock electro pop. Du rock via les guitares mordantes et la basse ronronnante. De l'electro de part la batterie doublées de sons de boite à rythme et des synthés très new wave. Côté pop, je suis plus dubitatif, les Mashins ne cherche pas le hit, même si UfOsa en a les attributs. Leur musique est plutôt cérébrale (ce n'est pas un gros mot), élaborée, tout en restant accessible. Les arpèges de guitares s'entrelacent pour s'accoupler avec des volutes de synthés. Le tout est en anglais. Le 5 titres qui leur sert de carte de visite laisse entrevoir un groupe de scène ou la couleur rock prendra probablement le dessus.
Mashins
Peppermoon
Les 3 groupes précédent n'avaient même pas une fille au chant, je dois être malade ;o) . Hop, je rétablis l'ordre des choses avec Peppermoon un trio parisien. Déjà, un groupe qui cite Claudine Longet dans ses influences ne peut qu'entrer dans mes bonnes grâces. Iris, la chanteuse, nous emmène d'un souffle de voix, dans une pop murmurée, susurrée, une pop folk douce et fraîche. C'est léger comme un nuage de lait dans une tasse de thé anglais, aussi féminin qu'il est possible de l'être, comme si 'une Françoise Hardy rencontrait aujourd'hui une Margo Guryan. Leur premier album paraîtra à la rentrée 2008, réservez vos oreilles.
Non content d'être bourrés d'humour, (voir leur site) Nel et les touristes font aussi de la zic avec sérieux. Pour reprendre leur définition, ils font de la musique en anglais avec des paroles en français. Rien que ça. Avec un 5 titres tout récemment sortis pour nous prouver que c'est possible Il y a de la Ricken à tous les coins de rue, des textes qui parlent de filles - beaucoup - et de sexe - un peu - bref de choses futilement primordiales. A faire les touristes sur les plages de Saint Nazaire, ça sonne plus rock que pop, et si on doit parler Boys plus Bitch que Beach . Ils font partie de la rué vers l'Ouest organisée par http://www.musikalouest.com et tout le mal que je leur souhaite c'est que leur vacances se prolongent vers un album complet..
Nel
The
Dans la famille projet de fêlés, voici les Virtuals Beatles. Deux mexicains qui décident de reprendre le boulot ou Jeff Lynne l'a laissé lors de la sortie de l'anthologie des Beatles en 94 avec Free as the Bird et Real love. Ils reprennent donc des démos des fab fours ou la voix est audible et ajoutent les instruments dans l'esprit Jeff Lynne. D'ou une série de titres le plus souvent méconnus des 4 de Liverpool. Bon, on ne tient pas là la suite d'Abbey Road, pas de perles qui nous auraient échappé mais Save our soul ou Goodbye , respectivement Lennon et Mc Cartney font ressurgir tout un passé. Chapeau les gars. L'album est dispo en totalité sur leur site, ainsi qu'un autre ou ils se sont efforcés de sonner exactement comme les originaux. Des fêlés je vous dis, mais de ceux qui nous séduisent.
Je ne sais pas ce que font les artistes durant l'automne et l'hiver mais quand vient le printemps, pleins de petits albums viennent au monde Prenez moi, de Guillo est l'un deux. Un album démo en attendant le vrai prévu pour 2009. Demo, ok, mais pas cheap. C'est d'inspiration rock, indéniablement, Adios amigos ou Pas la lune par exemple ou la dimension scénique est omniprésente. Il y a le superbe Si j'étais Martin Mc Fly , tube en puissance, l'acoustique Une maison sans toit. Bref de la belle ouvrage. Il semble tourner de manière régulière du côté de Tarbes, garder un oeil et les deux oreilles sur lui ne sera pas superflu.
Guillo
Francine
Entre jazz et chanson, Francine et ses beaux esprits promène sa voix sur des musiques toutes en douceur qui collent à merveille à un bijou de sensualité comme Dessus dessous. Evidemment dans ce style, les rivages de la bossa sont abordés (Le petit d'homme) avec une franche réussite. Pour les étiquetteurs de tous poils, je rapprocherais Francine d'une Diane Tell à ces débuts, la récente reprise d'un morceau d'Uzeb me confortant dans cette idée. Reste à l'entendre sur des morceaux plus enlevés pour mesurer la palette complète de son talent. Quand à moi, je reprendrais bien de la bossa. un 5 titres (décidément, c'est à la mode le 5 titres) est dispo par ici
Elle s'appelle Chat. Je ne sais pas qui à eu l'idée de ce pseudo, mais faire son trou sur le net avec ce choix, merci les recherches sur Google. En teasing d'un album plus habillé, musicalement parlant, à la rentrée, cette jeune demoiselle propose un CD 4 titres piano voix. Une reprise d'Hendrix pour la caution rock, des compos perso pour le reste. Influences affichées, Radiohead, Björk, Doors, Velvet, absolument imperceptibles ici. Des cascades d'arpèges entourent une voix sans relief particulier. Pour ce faire une réelle idée du potentiel, l'album Folie douce, annoncé à l'été et orchestré lui, va être nécessaire. En l'état, ce Chat au joli minois ne convainc pas.
Chat
Poney
Le duo Poney Express par contre lui n'a eu aucun mal à emporter mon adhésion. Passons sur la pochette, laide au possible, pour s'intéresser au contenu, un album de 15 titres, nommé Daisy street, rue de Cardiff ou il a été enregistré De la pop matinée de folk, des rythmes plutôt enlevés, un sens du truc qui accroche. Parrainés par des pointures pop type High Lamas, ils ont beaucoup d'atouts pour aller loin. Paris de loin fait déjà les beaux jours des radios branchées, Les petits matins devraient suivre le même chemin. Leurs chansons sont autant de petits films, nombre de cinéastes figurent d'ailleurs dans leur arbre généalogique. Une chouette surprise du bassiste de Louise Attaque. L'album après lequel cours Jil Caplan depuis des lustres.
Comme souvent, un mail dans ma boite pour m'inviter à découvrir un nouvel album. Cette fois Loin du paradis de Gauthier Paturo .Ici, c'est l'option chanson qui est privilégiée, pour une variété efficace quoique un peu convenue. Le fait que Christophe Marie (Malin Plaisir connexion) cosigne l'ensemble des titres n'est certainement pas pour rien dans la qualité du résultat final. Toujours finement écrit et composé, doté d'une voix qui devrait avoir du succès auprès de la gente féminine, ce Gauthier pourrait se tailler un petit succès si le destin voulait l'y aider. Un titre comme Je prends rien à personne pourrait aisément décrocher la timbale.
Gauthier
Arno
Une définition possible d'une bonne chanson pourrait être sa capacité à résister à n'importe quel traitement, n'importe quel destructuration. C'est le belge Arno qui se charge de nous en donner la meilleure preuve. Son nouvel album, Covers coktail reprend 20 titres à sa sauce. Quand on connaît un peu le personnage et sa discographie, on se doute que, passés par sa moulinette, les titres vont prendre des couleurs inattendues. Pari facilement gagné. Réappropriation totale de classiques tel le Drive my car des Beatles, ou Knowing me Knowing you d'Abba (si si). Quelques invités prestigieux à ce coktail, Jane Birkin, Stephan Eicher ou Beverly Jo Scott, pour des reprises de Nougaro, Queen !!, Brel, Gainsbourg, les Stones, Les Kinks, Bowie (2 fois) et j'en passe , bref un régal. Surprendre, toujours, tel semble être son credo, Bravo M'sieur Arno.
Dans la catégorie nom de groupe improbable, le gagnant de ce mois ci est For her and the snow qui, comme son nom ne l'indique pas, est le pseudo choisi par Joe Presti, Austin, USA. L'album, Hot girl in the limo est paru mi-2006, il aura fallu tout ce temps pour traverser l'Atlantique et atterrir sur ces pages. Du clavier, des guitares, des mélodies, son myspace est saturé de messages enamourées de jeunes femmes, si ce n'est pas un signe de qualité ça, je ne m'y connais pas ;o). Pop made in America donc, ça tourne tout seul, ne révolutionne rien, mais ça n'est pas le but non plus. De l'infectieux Love is wicked deadly au premier (et unique ?) single Waiting for you, Pour elle et la neige nous fait passer un agréable moment, que demander de plus ?
For
Yasmine
C'est au Canada, Vancouver pour être précis que j'ai été vous dénicher Yasmine. Le style de voix qui liquéfie n'importe quel être masculin normalement constitué. Si la notion de world musique à un sens pour vous, Yasmine en est la représentante parfaite. Les sitars, djembe et autres tablas y côtoient des instruments habituels de la panoplie pop/rock. Les 3 titres dispo sur son myspace sont envoûtants (écoutez moi ce Mercy street) , sa page perso en propose 5 de plus, tous de la même eau. Ses racines indiennes mariées à la soul music font merveilles. Je doute qu'elle reste longtemps dans ce relatif anonymat.
Une autre grande voix qui n'oublie pas de l'informer de la sortie de chacun de ses titres, Youlia Djeddi. Sa petite dernière Temple love, dans un style flirtant avec l'electro groove grave, sa voix surfe sur la ligne de basse, et pourrait faire un carton sur les pistes de danse (enfin je m'imagine que ca pourrait, je ne mets jamais les pieds sur un dancefloor) . Un peu schizo le demoiselle à deux personnalités, l'autre plus folk et en français cette fois est accessible ici. Le même talent, exprimé différemment. Et avec ça jolie comme un coeur.
Youlia
Olivia
Allez, on reste chez les filles. Nouvel album pour Olivia Newton John. Celle de Grease et Xanadu (dans mon cas surtout Xanadu) Euh, oui bon, et alors ? Alors c'est pour la bonne cause, le combat contre le cancer, c'est l'occasion d'écouter un nouveau titre de Barry Gibb et de plein d'autres vu que c'est un album de duos et ça fait de la pub au site de Pierre ;o). Si ce n'est pas d'excellentes raisons tout ça ! Bon je ne connais que le single et le semi Bee Gees, c'est de la variété à l'américaine, pardon à l'australienne, beaucoup plus de sucre et de bons sentiments que de pop et d'énergie si vous voyez ce que je veux dire, mais elle chante sacrément bien et rien que ça c'est un bonheur.
Glawdys fait partie de cette nouvelle génération d'interprètes, éduqués entre variété et rock starac, musique commerciale et énergie, dans la droite ligne des Obispo Calogero. Sur des orchestrations léchées, la voix de quelqu'un de doué, à l'évidence. Ce jardin d'Eden ou le récent Ton héroïne, sont calibrés radio FM, guitares acérées, rythmique bien marquée, avec des accents rocks à la Kyo sur Délivre moi. Le problème c'est qu'il y a du monde sur ce créneau et que s'y faire une place de doit pas être une simple affaire. Sortir le bon single au bon moment, plus affaire de timing que de talent, elle a le second, reste à trouver l'instant.
Glawdys
Paris
Longtemps que je ne vous avais pas proposé de la bossa. C'est Paris DC (alias Daniel Cambier) qui m'en donne l'occasion. Ce n'est d'ailleurs qu'un prétexte car hormis le titre Michele, le reste de l'univers du bonhomme est un poil plus déjanté. Entre l'inénarrable Valse des pétards, spécial brigade des stups, l'ode aux seins ou il laisse libre court à une obsession largement répandue, ou l'hymne à Bacchus, on devine que ce qui a dirigé avant tout les sessions de cet album c'est de se faire plaisir. Une bande de potes qui jouent ensemble et en profite pour faire sérieusement un album pas sérieux.
Dans mes chroniques, je mets les artistes en avant, mais rarement les sites qui leur permettent d'avoir un peu de cette cruciale visibilité qui leur fait tant défaut. Petite coup de projo sur l'un d'entre eux, Pop Only Knows. Le principe, proposer une plateforme de téléchargement aux autoproduits non signés (et ce n'est pas ça qui manque). Ce qui les différencie des nombreux sites similaires ? La volonté de choisir les groupes distribués, en revendiquant une subjectivité de bon aloi pour une cohérence éditoriale, et de se limiter à une cinquantaine de groupes afin de ne pas les perdre dans un magma musical. Un fonctionnement proche d'un éditeur en quelque sorte. Une telle démarche n'est évidemment pas celle de golden boys espérant se faire des coucougnettes en or dans les plus brefs délais mais celle de passionnés pour qui musique et artistes ont un sens. Hey, les majors, regardez un peu par ici, c'est ce mode de fonctionnement qui pourrait vous sortir de la mouise dans laquelle vous vous êtes mis.
Pop
Georges
Il me reste pour finir cette sélection du mois à vous parler de deux monuments de la chanson qui sortent simultanément un nouvel album. Honneur aux anciens, Georges Moustaki, 74 ans, avec Solitaire. J'avoue que je ne connais presque rien de sa discographie, hormis ses grands classiques, de lui ou ceux écrit pour Reggianni et je ne pense pas avoir jamais écouté l'un de ses albums. C'est donc avec curiosité que j'écoutai ce disque. Et ce fut une belle surprise. Un timbre de voix comme familier, porté par un souffle, des compositions plus qu'agréables, des textes ou perce la nostalgie, bien tournés, à l'ancienne quoi. Sacrifiant sur l'autel du marketing nous avons droit aux duos obligatoires, ici Delerm, Cali et China Forbes des Pink Martini qui s'y collent, et à une reprise de Ma solitude immortalisé par Reggiani. Au final, un bel album qui me donne envie découvrir les 40 années précédentes.
8 ans depuis le dernier album de compositions originales, voici le retour de Maxime Leforestier avec Restons amants. Sans être un fin exégète de sa musique, je connais mieux son oeuvre que celle du pâtre grec. Et là, je suis resté sur ma faim. Cet album est assez inégal, à mon goût. De belles choses bien entendu, comme la chanson éponyme, composée par Julien Clerc, ou L'ére étrange qui ouvre le disque, un son tourné vers l'acoustique, des textes, dans le même esprit que le dernier Cabrel, qui parlent de notre monde , de nous, des autres. Mais des ratages complets, à l'image du Juge et la blonde sa fanfare de bazar et ses lalalala ridicules. Le bluesy Tuer le temps, ou le presque pop Grain d'sel sans être mauvais sont quelconques, pires ordinaires. Restons amants est un parfait album pour notre époque, ou il est possible de n'acheter que les titres qui nous plaisent.
Maxime


Côté video du mois, je profite de la sortie de l'album de Demago, Hôpital pour leur faire un peu de promo. Demago j'en avais parlé il y a quelques années avec leur 1er album autoproduit. Entre temps ils ont fait leur bonhomme de chemin, signés avec une major (Voyez, c'est possible) et sortent donc cet Hôpital avec quelques titres supplémentaires et quelques moyens aussi, dont un clip. Demago fait une musique sans concession, qui appuie ou ça fait mal et leur clip à sacrément de la gueule, donc à eux l'antenne
Demago - Respirez

Rendez-vous le 1er juillet pour un avant-goût estival du slow de l'été made in Sucrepop et d'ici là, Sortez Covers !
PS: Les newsletters précédentes sont accessibles ici
Phil
www.sucrepop.com
des bonbons pour les oreilles
Sucrepop,

Sucrepop sur Myspace

sans oublier Whenim64.info


Sortez Covers 5 - Dwight Twilley Band- Could be love

mai 1, 2008 Temps de lecture: 24 minutes

Après l'XTC du mois dernier, c'est de l'autre côté de l'Atlantique cette fois que Sucrepop se propulse pour sa nouvelle cover. Un titre extrait du tout premier album du Dwight Twilley band, Could be love.
Le Dwight Twilley band ne vous dit rien ? alors vous êtes passé à côté d'un des plus sous estimé talent de la pop. Avec son comparse Phil Seymour, puis en solo tous les deux, ils ont écrit nombre de pépites le plus souvent restées underground et ils maintenu haut et fort la flamme du power pop quand celui ci était passé de mode. Toujours en activité, même si son actualité récente n'est pas prolifique, Dwight Twilley c'est en résumé Lennon qui rencontre Elvis et Buddy Holly, le rock séminal en marche. Un son caractérisé par une tonne d'écho sur la voix et un son de guitare unique et des harmonies vocales. C'est surtout des compos efficaces et pop and roll.
C'est Qurtis cette fois qui a pris en charge l'enregistrement. Contrairement aux 4 précédentes reprises ou les arrangements originaux n'ont aucun rapport avec la version Sucrepop, le défi qu'il s'est imposé était de récréer le titre le plus fidèlement possible. Voici donc un Could be love, extrait de l'album Sincerely version 2008 dispo sur cette page.
Qurtis, qui vient de mettre sur les rails l'enregistrement de son second album (voir son myspace) est également à l'origine d'un groupe pop dont il fut déjà question ici même, PolarSun. Plein de titres à écouter sur leurs différents sites (<span style=text-decoration: underline;>Myspace Polarsun) pour prouver que malgré le réchauffement climatique, les ours polaires ont encore de beaux jours devant eux.

Pour la partie nouveautés du site, un survol de la discographie de Blondie, grosse influence de Sucrepop, deux nouvelles grilles de Ukulele, dont l'une dotée d'un enregistrement de votre serviteur, Je l'aime à mourir de Mister Cabrel. Cette rubrique va d'ailleurs s'étoffer, j'ai décidé de lui accorder un peu plus de place, et pour finir une interview réalisée par Appoline dans son émission à Contre courant sur Lyberty le portail des promotion des groupes musicaux.
Un appel à candidature pour en terminer avec Sucrepop, si vous êtes arrangeurs et que vous aussi vous souhaitez participer au projets Sortez Covers comme Fernand Pena, Corriya, Philippe Jasmin, ou Qurtis, il reste de la place, suffit de demander.
Mais place à l'abondante, que dis je la pléthorique sélection de ce mois ci, je vous rappelle, à toutes fins utiles, qu'un morceau de chacun des artistes cités ici peut être écouté durant tout le mois sur mon podcast radioblog dans la barre de menu ci dessus.
Blondie


<img style=width: 100px; height: 156px; alt=Lovely Rita src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/lovelyRita.jpg>
Avec un nom pareil, Lovely Rita, la filiation est évidente. Initialement groupe de reprises, les petits Rita ont grandi, mûri et proposent leur popsongs depuis quelques temps déjà maintenant. Je les suis du coin de l'oreille, et force m'est de reconnaître que plus le temps passe plus ils se bonifient. Les harmonies vocales prennent une ampleur peu courant dans nos contrées, et ils s'éloignent avec aplomb des rivages sixties pour développer leur propre univers. Finalement pas si Beatles que ça, entre influences californiennes et anglo-saxonnes. Leur premier album est prévu pour courant 2008, écoutez moi en guise d'amuse gueule ce All I really need plus que prometteur et comme moi, salivez d'avance à l'idée d'en entendre un plein album.
Autre groupe, américain cette fois, de Washington pour être exact, donc je vous donne régulièrement des nouvelles, Plastic sky. C'est du pur rock comme les ricains savent en faire quand ils se mettent à être bon. Susane , l'excellente chanteuse du groupe m'a gentiment envoyé leur tout nouveau single, Season under glass. Comme chaque fois ils font mouche. Loin de ces voix Lolita aseptisées, Susane à ce petit grain rock and roll, ce son ou la puissance latente est prête à vous bondir à la gorge, une voix de femme quoi, le truc qui ne s'acquiert pas. Les guitares ne sont pas en reste ou vous bottent le cul comme il faut. Bref du rock solide. Susane, il en est ou cet album !
<img style=width: 87px; height: 100px; alt=Plastic sky src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Plastic_Sky.jpg>

<img style=width: 100px; height: 98px; alt=Klervia src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Klervia.jpg>
la plupart du temps, c'est le hasard qui me fait passer sur tel ou tel site. Un clic, par là, un autre par ici, de rebonds en rebonds je surfe au gré du vent. Mais ce qui m'y fait y rester ne doit jamais rien à ce même hasard. Un grain de voix, une mélodie, un rythme, quand un truc m'accroche je m'attarde. Chez Klervia, c'est un peu tout ça qui m'a alpagué. La demoiselle est française, même si ce n'est pas perceptible de prime abord, la majorité des titres étant chantés en anglais. Une voix style Sinnead O' Connor, rien que ça, avec ces brisures en voix de tête qui m'électrisent chaque fois. C'est folk, c'est intense, c'est bourré d'émotion, ça le fait quoi !

Alors que je m'attelais à la rédaction de cette newsletter, une demande friend sur Myspace. Comme d'hab j'y cours. Une fort accorte personne m'y accueille, Iness et elle est d'Algérie, pas si courant, voir rarissime, dans mes contacts. Et je craque aussi sec. Le morceau The fact, mélange de musique oriental et de rock est une vrai belle réussite. Un mariage parfaitement réussi, une fusion du meilleur des 2 mondes. Elle chante également en français sur d'autres titres. Au final un coktail détonant de berbère, d'anglais, d'arabe et de français. Mais il ne faudrait surtout pas réduire Iness à ce côté curiosité folklorique. Il y a une âme, un son la dedans. Je n'écoute quasiment jamais de musique orientale, mais elle a réussi là un croisement qui font qu'à n'en pas douter une belle carrière est devant elle.
<img style=width: 100px; height: 140px; alt=Iness src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/iness.jpg>

<img style=width: 100px; height: 109px; alt=Mondo Candido src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/mondocandido.jpg>
Les voies du net étant impénétrables, c'est via la suède que je suis arrivé sur ce groupe italien, Mondo Candido. En effet, Dreamy, dont j'ai déjà parlé dans ces pages m'informe qu'il a participé au remix d'un album de ce trio italien de Florence. C'est lounge, c'est bossa, c'est latin, c'est sensuel, la chanteuse est une bombe atomique, les musiques sont lascives à souhait, limite indispensable donc. Je vais me mettre en quête d'un peu plus d'info, leurs dernier album datant un peu, je suppose que le prochain est sur les rails. De Distratta que je vous propose ici ou Voila' en écoute sur leur myspace, que du bonheur. Si vous aviez apprécié le dernier Swan Dive, Until, vous serez également conquis.

Allez, restons dans la musique câline. Dans la famille.jeune chanteuse sous influence jazzy prononcée je demande Melody Gardot. Bonne pioche. Si vous aimez faire l'amour en musique, vous trouverez ici clairement la bande son de vos préliminaires plus que celle du vif du sujet. Entre douceur jazz et blues indolent, la jeune demoiselle, 22 ans, ne fait pas dans l'énervé et le stressant. Le plaisir de prendre son temps et de laisser couler les arpèges de guitares, la voix caressante, les cuivres discrets. La musique lui fut conseiller en tant que thérapie. C'est elle aujourd'hui qui soigne nos angoisses avec ce Worrisome heart, doux et apaisant comme un baiser de maman sur le bobo d'un enfant.
<img style=width: 100px; height: 101px; alt=Melody gardot src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/melody_gardot.jpg>

<img style=width: 171px; height: 100px; alt=Veronica Antico src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Veronica_Antico.jpg>
Impossible de me rappeler quelle brise m'a déposé sur les pages de Veronica Antico . Mais il a eu une bonne idée. A priori, bien que jeunette, elle n'en est pas à faire ses premières armes. Fleur de Lys dans la comédie musicale Notre dame de Paris, un premier album via M6 musique (que je n'ai jamais entendu), la belle décide d'un coup de tout plaquer pour écrire ses propres chansons et part aux USA pour se refaire une virginité musicale. Bon, il en faut déjà une sacré paire pour saborder une carrière promise à un avenir radieux. Du coup, chansons en anglais. Et des compos s'éloignant nettement de la variété. Rivages rock atmosphérique (la superbe appocalyptic lullaby), des accents trip hop (Love and evidence), et toujours de l'inventivité, une jolie palette musicale. L'album est à venir mais d'ors et déjà nous pouvons considérer comme acquis qu'elle a choisi le bon chemin..

Je me rends compte que je n'ai pas respecté la parité, la balance penche nettement du côté des filles pour le moment, on ne se refait pas. Avec Staranonyme (quel pseudo!) retour vers le côté masculin. Anonyme, il l'est encore, Star ça pourrait s'arranger. Ingénieur du son, auteur compositeur interprète, monsieur à plusieurs cordes à son arc. Une voix un brin cassé tirant sur un Art Mengo, (Une chanson triste), la capacité à générer un univers personnel en 10 secondes, quelqu'un avec qui il faudra compter à 'avenir.
<img style=width: 128px; height: 100px; alt=Staranonyme src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/staranonyme.jpg>
<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Jabber Jaw src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Jabberjaw.jpg>
Changement total de style avec Jabber Jaw. Ils qualifient leur musique de rock groove. Je n'aurais pu trouver meilleure définition. Si vous aimez la musique ou la basse se taille la part du lion, ou le funk s'accouple avec le rock dans l'optique clairement affichée de vous faire remuer les gambettes, bienvenue chez la mâchoire hurlante. Plutôt que de faire l'achat d'une Wii Fit pour vos séances de remise en forme afin d'être svelte sur les plages, investissez dans l'album Funktionnary Happening, l'effet sera équivalent, à moindre coût, et tout aussi festif. Une machine à funk comme celle ci doit prendre toute sa dimension sur scène, vous trouverez leurs prochaines dates sur leur myspace.

Jib's n'est pas l'un des Bee Gees. Ni une marque de dentifrice. Jibs est ACI qui promène son spleen au bout de sa guitare. Très acoustique, une voix fourrée au feeling, le bougre a dans sa musette de ces chansons qui, mine de rien, vous envahissent les tympans. Avec des compos de ce style et cette voix, nulle doute qu'une cohorte de jeunes femmes devraient craquer rapidement et chacun sait que ce sont elles qui font les réputations.Il sera en concert sur Paris le 23 mai, l'occasion rêvée de vous faire votre propre idée.
<img style=width: 134px; height: 100px; alt=Jib's src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Jibs.jpg>

<img style=width: 104px; height: 100px; alt=Kaluun src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/KALUUN_Replay.jpg>
Ils sont 4, deux garçons deux filles, mais c'est le seul point commun que vous leur trouverez avec Abba . Kaluun propose une formule à base de trip-hop. J'avais déjà évoqué tout l'intérêt que je leur portait il y a deux ans. Leur tout nouveau single, hot au possible, accompagné de sa video s'intitule I wanna fuck myself, tout un programme. Cet ode à l'onanisme ne doit pas nous laisser croire à une musique centrée sur elle même. La musique de Kaluun, d'influences anglaises à l'évidence à toutes les qualités pour vous séduire. Un Beside you near me par exemple à tout le potentiel nécessaire pour squatter les ondes FM. La voix de Delphine n'est pas pour rien dans l'attrait du groupe, si une Beth Gibbons ou une Skye vous parle, je vous propose un petit Kaluun. <span style=color: black;><span style=color: black; font-family: Arial;><span style=font-family: Arial;>

In extremis je reçois une mail des Portalis. Leur nouvel album, Vibrations vient juste de sortir. les Portalis, j'en ai parlé et j'en reparlerais. Juste un grand groupe. Qui rejoindront incessamment sous peu le faux label Sucrepop. Leur nouveau single, My revolution, qui a précédé de peu l'album, est un pur bijou pop/rock. Les compos que je connais d'eux ont toutes ses refrains entêtants, ses orchestrations efficaces auquel le son myspace ne rend pas justice. Ils abordent des styles différents avec toujours cette méchante classe. Evidemment chronique détaillée de l'album à venir.
<img style=width: 115px; height: 100px; alt=The portalis Vibrations src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/portalis.jpg>

<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Monsieur Lobster src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/monsieurLobster.jpg>
La dernière fois que j'ai entendu parler de Lobster, musicalement parlant, c'est au bon temps des Bi fiftitouzes qu'il faut que je remonte, avec leur Rock Lobster d'excellente compagnie. Foin d'orgue et de choucroutes sur la tête ni même d'Athens USA ici, avec ce pseudo, Monsieur Lobster lorgne nettement du côté d'Etienne Daho auquel son timbre de voix fait irrésistiblement penser. Un Daho qui aurait décidé de revisiter les années 80, puisque l'artillerie du parfait petit Jacno période Elli et a été convoqué ici. Une pop électronique flirtant avec le minimalisme, synthés et boite à rythme pour la base commune, de la flûte pour le pas ordinaire, des textes souvent abscons qui ajoutent au caractère ovniesque de ce Miscellanea d'album, bref du surprenant, du non formaté.


C'est du New Jersey que m'est arrivé l'album I just can't believe de Billy Band. Une traversée de l'Atlantique pour atterrir sur mon lecteur mp3. Billy Band c'est Bill Knego, qui, après avoir écrit ses chansons s'est mis en quête d'une studio et de musiciens pour leurs donner vie.Le résultat est une pop américaine jusqu'au bout des ongles. Un zeste de country, un filet de rock, un soupçon de pop et servez chaud. Au fil des 12 titres, des influences sixties prononcées (cruisin in my automobile), un peu de Dwight Twilley (I just can't believe), du Tom Petty un peu partout (Country girl), bref un agréable moment, Billy a bien fait de casser sa tirelire pour se faire ce beau cadeau.
<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Billy Band src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/BillyBand.jpg>

<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Nicholson - Les Rastas e t les Punks src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Nicholson-LesRastasetlesPunks.jpg>
Second album pour les autoproduits marseillais de Nicholson. Intitulé des Rastas et des punks, dans l'unique but d'emberlificoter les pistes vu que de punk nulle trace et de reggae, hormis le titre éponyme, pas plus. C'est dans la pop qu'officie le duo. Anglo-saxonne de préférence. Donc des orchestrations léchées, popsongs enrobées façons vintage. Des textes ou l'humour est souvent au rendez-vous (Et en plus faudrait que je m'habille comme les Strokes), quelques instrumentaux, et d'autres titres qui peuvent faire penser au Gainsbourg période Melody Nelson (Icones), une musique intemporelle. Manque à l'appel le gros single qui permettrait au plus grand nombre de les découvrir.

Quand j'ai trouvé le nouvel album d'Al Green dans ma boite aux lettres, j'étais pour le moins dubitatif. Je n'avais plus rien écouté de lui depuis des années. Alors que sa voix fut l'une des merveilles de la Soul musique, rivalisant avec des pointures tel Otis Redding, mais son virage religieux m'en avait détourné. Retour donc d'un des maîtres de ce style musical. Et dès les premières mesures, il faut se rendre à l'évidence, il n'a rien perdu de sa superbe, pas vieilli d'un iota, un bain de jouvence. Un son qui nous transporte dans les années 70, mitonné par la jeune garde James Poyser et Ahmir Thompson, des duos avec John Legend, Anthony Hamilton ou Corinne Bailey Rae, la grande classe. Si la vraie soul music vous manque, si Curtis Mayfield, l'Otis pré cité, Sam Cooke ou encore Marvin Gaye sont vos disque de chevet, ce Lay it down ne vous décevra pas.
<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Al green src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/Algreen.jpg>

<img style=width: 100px; height: 100px; alt=Cabrel - des roses et des orties src=http://www.sucrepop.com/img/news/2008-05/cabrel.jpg>
Impossible de terminer cette revue musicale sans vous parler du dernier Francis Cabrel, Des roses et des orties. Autant ses derniers albums albums m'avaient déçu, autant celui ci m'a mis sur le cul. L'un de ses tous meilleurs disques et pourtant, il en a déjà un paquet de réussis sous la ceinture. Plus engagé dans les textes, socialement en tout cas, non pas qu'il ne l'ai jamais été mais ici c'est plus prégnant, un son de guitares à tomber, 3 adaptations françaises (Creedence, JJ Cale et , moins réussie à mon goût, Dylan), quelques réelles chanson sublimes (Le chene liège, African tour), le Cabrel 2008 est un grand cru, il tourne en boucle sur ma machine, limite indispensable..


Le clip de ce mois ci est un petit bijou de pop signé Barth. Son nouvel album est tous frais sorti de presse, si tout est à la hauteur de ce titre, délicieusement fondant, ce Cuchillo,nom de l'opus, pourrait vite devenir un sacré coup de coeur


le clip

Et bien entendu, n'oubliez pas d'aller remercier les artistes présents sur ces pages que vous aurez apprécié. Achat de disques/mp3, concerts ou simple message, rendez leur un peu du plaisir qu'ils vous donnent.
Rendez-vous le 1er juin pour un retour au rock and roll en compagnie de Malin Plaisir et d'ici là,Sortez Covers !
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Sortez Covers 4 - XTC - The loving

avril 1, 2008 Temps de lecture: 18 minutes

Sucrepop_concert.jpgNous sommes au printemps, normal donc que Sucrepop célèbre la saison des amours avec un titre adéquat, le titre du projet, Sortez Covers! prenant tout son sens en cette période. Donc, après avoir passé 3 ballades initialement acoustiques à la moulinette, c'est à un morceau 100% pur pop que je me suis attaqué, un peu moins obscur que ces prédécesseurs, j'ai nommé The Loving, d'XTC.
Plus récent, puisque datant de 1989, issu de l'album Oranges & Lemons, et signé Andy Partridge l'un des deux maîtres à penser d'XTC. L'album fait partie de mes indispensables (voir ma CDthèque idéale) et ce titre particulièrement est l'un de ces "aurait du être un tube" et n'en fut pas un, hormis dans mon top perso.
Totem_prod.gif
Pour en faire une version Sucrepop, car pour moi une cover doit éviter d'être une copie servile de l'originale, j'ai donc lancé un appel à contribution. Appel qui c'est révélé en fait être à réalisation.
C'est Philippe Jasmin de Totem production qui s'est chargé de me faire cette fabuleuse version world de The loving. Aidé par un guitariste du nom de Paul-Emmanuel Delaunoy ils ont réussi à eux deux à produire un petit bijou. Pour info Totem production, le son de la tribu, est une association loi 1901 qui a pour but d'aider les artistes à développer leur projet. Amis musiciens, à l'écoute du résultat, pour Sucrepop ou pour les différents artistes présents sur leur site, et vu la gentillesse et le professionnalisme de Philippe, je ne peux que chaudement vous recommander d'aller faire un tour chez eux si l'envie d'enregistrer vous prenait brutalement. Car inventivité, disponibilité et efficacité semblent être les maîtres mots de ces seigneurs. Pour une dose de The loving version Sucre ou version originale, c’est sur cette page que cela ce passe ou chez Totem prod sur la page dédiée Sucrepop
En bonus une reprise acoustuke de Beth titre originellement de Kiss
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, comme l'année dernière, vous pourrez retrouver Sucrepop and Friends en concert au Studio Raspail le 19 avril à 19h45, 216Bb Raspail à Paris. Au programme, des covers et des sucreries et du ukulele bien sur. Le flyer est dispo ici . Par ailleurs, signalé pas plus tard qu'hier par Myriam, sur Dailymotion un montage de manga ou un titre de Sucrepop, Sugarpop Girl sert de bande son.

Disque.jpg Les victimes de mes chroniques de ce mois ci sont The Wantones featuring Jp Nataf, Out of focus pour l'album Aux yeux du monde, les australiens de Midnight Juggernauts, le folk urbain d'Alexandre Kinn, Face à face d'Edenmix (dont vous pouvez voir la video en bas de cette news), l'ex Starcadémicien Mathieu Johann à qui le bonheur fait mal, Le Beach Boys irlandais My Brother Woody et pour terminer le compte rendu du concert d'Arnaud Simon au Zèbre de Belleville.
Quelques artistes ont eu l'excellente idée de répondre à mes sollicitations de surfer invétéré ou m'ont contacté pour paraitre en ces pages. Pour notre plus grand plaisir découvrez ce mois ci avec moi:


Cam on. Alors bien sur, j'aurais pu mettre en photo le jolie minois de la chanteuse, Gaelle Buswell, mais c'aurait été réduire à un visage ce groupe de blues ou les guitares comptent pour beaucoup. Cam on signifie merci en vietnamien, origine des deux fondateurs du groupe. Mais d'Asie ici, point. Des guitares très années 70 (l'intro de 6 strings down me fait irrésistiblement penser à Jonn Lennon), une musique inspirée du blues rock, la voix somptueuse de Gaelle là-dessus, on tient du lourd. Pour les nostalgiques de cette période, si les noms de Bad Company et Paul Rodgers vous disent quelque chose, faite moi confiance, vous ne saurez pas déçu. Un album semble être sur les rails, nous en reparlerons
Cam

Les
Rencontrés sur un forum Status Quo, les Chics Types en sont (des chics types). Leur musique, la pochette, le titre même de l'album, Une belle journée, respirent cette évidence. Les chics types sont 3 potes qui font des chansons. Des chroniques du quotidien, dans des styles variés, du bluesy Faut pas Zoomer qui vire au gospel au swinguant le chanteur de jazz, même si, globalement le fond est plutôt pop légèrement teinté de rock. Toute leur ambition est résumée dans la chanson qui porte le nom du groupe: Même si le monde on va pas l'refaire, on peut essayer de lui donner un peu d'air. Ils font sérieusement des chansons pas sérieuses, que demande le peuple.

Mon intérêt prononcé pour la musique made in Brasil commence à être connu des habitués de Sucrepop. Donc quand une française de naissance, brésilienne d'adoption, vient agréablement chatouiller mes tympans, je m'arrête et j'écoute. Valerie Louzia a du soleil dans la voix et du swing dans les gènes. En compagnie d'Arnaud Gauthier elle a concocté un album nommé Brazil confidential. De Brésil, indéniablement, il est question. Des compos toutes chantées en portugais, plus Samba que Bossa, plus funk/jazz que pop, dotées d'orchestrations cossues, ou la voix de Valerie se prélasse avec délectation. C'est dansant, festif, reste à transformer le confidential en succès qui le soit moins.
Louzia-Album.jpg
Berry
Bon, Vous je ne sais pas mais moi, Berry ca m'évoque d'abord Chuck, puis Claude ou Richard, éventuellement Miss quand vient la nuit . Il va falloir ajouter une entrée à notre annuaire. Berry c'est également une chanteuse, dont le 1er album, Mademoiselle arrive sur nos platines. Pour vous situer rapidement, ce chouette disque est soit le 3eme album de Carla Bruni (même timbre légèrement voilé) soit le second de Rose (même orchestrations habillant subtilement) ou simplement un disque enfin réussi de Françoise Hardy. Dès l'intro de cordes de Mademoiselle, on sait tenir là le gros lot. Le bonheur ou Demain confirment, les textes sont bien vus, bref, toutes les chances de faire un carton.
Anthony Dubas est fâché. Définitivement. Contre un tas de trucs, la société en général et en particulier. Et il le fait savoir. A l'image de la pochette de l'album, il rentre dans le lard. Et pour ce faire, il a choisi le rock. Le dur, qui cogne et qui sent la sueur. Un titre comme Rage, ponctué de et j't'emmerde défini l'univers du groupe. Mais le tout est plus subtil qu'il n'y parait. Si un Trust est à l'évidence une influence majeure, Anthony Dubas n'oublie pas de conserver un côté accessible. Une vraie voix, des compos qui tirent sur le hard à la Deep Purple plutôt qu'un mur de guitares sur des hurlements punk rock, des textes en prise directe avec le quotidien, bref pas simplement un déversement de révolte mais une réflexion. Ca cogne plus que cela ne griffe, d'accord, c'est un style de bonbon rarement à la une sur Sucrepop mais qui pourtant dégage bien les bronches et qu'il serait dommage de ne pas avaler.
Anthony
Buz-Nawak.jpg
Il y avait Buzz l'éclair, il faudra dorénavant compter avec Buz Nawak. Aussi français que son nom ne l'indique pas, le Stéphane qui se dissimule sous ce pseudo est également, auteur pour le compte d'un certain Laurent Dutrey bien connu des services de Pop lisse. Ambiance pop donc, ou la guitare se taille la part belle. Un son en solo qui me scotche à tous les coups (Ecoutez ta main droite dans la mienne). Une voix voilée qui promet, s'il se décide à se lancer en solo, un buzz certain est prévisible autour de ce Nawak.
Nawo et moi, c'est l'histoire de deux personnes qui se ratent. Passant en 1ère partie d'Arnaud Simon, je suis allé écouter son myspace. Un univers attachant, très épuré mais riche à la fois, la voix en fil conducteur, des touches acoustiques de ci delà. J'aime bien, le lui dit, lui propose d'en parler ici même avant les concerts. Je reçois le mp3 après la parution de ma news du 1er mars. Il passe au Zèbre les 26 et 27 mars, c'est le 25 que je m'y rends. N'empêche que le bougre à du talent, et que je vous invite à lui prêter une oreille attentive.
nawo.jpg
france
Ca commence comme un titre country, la steel guitare la voix, un peu rauque, France Flory et son Boléro rafle la mise. Faire les poche, tirant sur le blues achève de convaincre que la demoiselle n'a pas qu'une plastique irréprochable. Visiblement tombée dans une marmite de potion made in Nashville, la belle France n'a que le prénom de ce côté de l'Atlantique, la voix, sinon le coeur, semblent préférer l'oncle Sam au petit Nicolas. Un petit côté Veronique Rivière parfois, du au timbre plutôt grave de la voix, pour mon plus grand plaisir. Peu nombreuses à officier dans ce style en langue française, se faire une place au soleil ne devrait pas être impossible.
La première chose qui frappe en écoutant Sofaï c'est son timbre de voix qui lui donne un cachet et une personnalité immédiatement identifiable, si important dans ce métier. Une voix un peu cabossée, vivante, une sorte de Charlélie Couture au féminin. Les compos oscillent entre pop (le tubesque les coups), reggae (Le très bon Ici ou ailleurs, la mariée) ou plus folk (J'attends). L'album est en cours et prévu courant juin. Si les fées qui se ont penchées sur son berceau veulent bien se remettre au boulot pour sa promo, nous devrions reparler d'elle prochainement.
sofai
raphael.jpg
On ne présente plus Raphael. L'extraordinaire engouement autour de son précédent album m'avait laissé dubitatif, moi qui n'avait pas plus accroché que cela. Je sais que la terre est plate est son 4eme album. Et il est, contre toute attente, en tout cas pour moi, largement supérieur à Caravane. Déjà, des musiciens d'exception tel Carlos Alomar (Bowie), ou un producteur mythique, Tony Visconti sont à l'affiche. Ensuite des compos, plus variées, même si le thème du voyage semble récurent. Le registre vocal reste toujours aussi limité, dans la bonne tradition des chanteurs français, mais colle bien aux chansons. Bref une heureuse surprise.
C'est, une fois n'est pas coutume, le nom du groupe qui m'a donné envie de les écouter. June et Jim, le clin d'oeil à François Truffaut, l'idée d'un duo avec une femme au chant, ma combinaison pop préférée. Il s'avère que, si June est prédominante au chant, Jim s'y colle également, renforçant ainsi le côté duo. Des références littéraires, un certain classicisme issu d'une chanson française type Juliette Greco, même si l'Espagne est leur berceau, laisserait à penser que l'intellect pourrait prendre le pas sur l'émotion. Mais au final, le charme opère et June et Jim vous attirent dans leurs filets.
June_et_Jim.jpg
tom
Je ne connaissais rien de Tom Baxter avant de recevoir son album, Skybound et avant d'être littéralement scotché par le titre Better qui en est issu (doté d'un beau clip qui plus est). Une de ces ballades acoustiques à vous coller des frissons et qui vous incite à déclarer votre flamme à votre bien aimé(e). Le disque entier est gorgé de ce type de chansons, entre folk et soul. Miracle est du même métal et devrait faire les beaux jours de la FM, une explosion à la James Blunt n'aurait rien d'étonnant, et si son 1er album semble ne pas avoir réussi à capter l'attention des médias, celui ci à de quoi les hypnotiser.

La video de ce mois ci est d'Edenmix . Une écriture pleine de finesse, une mélodie efficace au parfum de "tube", un duo vocal qui met en valeur chacun des membres du groupe, un texte Gainsbourien subtilement hot, que voulez vous de plus. Tabacomanie à tout pour faire un tabac, manque simplement un petit coup de pouce de la fée media. Et ce n'est surement pas moi qui ne croit pas au contes de fées.



le clip du mois Edenmix - Tabacomanie

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Sortez Covers 3 - Taï Phong - Last Chance

mars 1, 2008 Temps de lecture: 23 minutes

Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog,ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois).
Par ailleurs,Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd.ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier,diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée.Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)

Contrat Creative Commons
En ce mois de mars j’ai décidé de me faire crooner.
Le projet SortezCovers continue, après Dick Wagner et Status Quo, c’est vers un groupe français, Taï phong, que je me suis dirigé.D’eux, improprement nommés le groupe de Jean-Jacques Goldman alors qu’il a rejoint le groupe en route, hormis Sister Jane, passée à la postérité, pas grand-chose ne reste. Pourtant, en ce milieu des années 70, ou la musique dites progressive prenait ces marques, ils n’étaient pas nombreux les groupes français de cette qualité. Extrait de leur second, excellent et oublié, album, Windows (Bill Gates n’y avait pas encore pensé) Last chance est une ballade acoustique superbe que j’ai décidé d’exhumer.
Je suis plus qu’aidé dans cette lourde tâche par Corriya qui m’a concocté une orchestration aux petits oignons dont elle a le secret. Un arrangement éloigné du dépouillement original, claviers et chœurs en lieu et place de la guitare acoustique initiale un régal à chanter. C’est sur cette page que vous pourrez entendre les deux versions.

Corriya et moi avons, entre autres points communs, de l’admiration pour Henri Salvador. Elle lui avait dédié sur son dernier disque,Tout simplement, un titre appelé Hommage à Henri Salvador, que l’actualité a tristement mis à la une. Et donc, tant pour l’artiste qui nous a quitté que pour vous faire mieux connaître le travail de Corriya,je place cette chanson dans le SucrePod de ce mois ci.
Et comme, parallèlement à ma reprise mensuelle, je continue à jouer à droite et à gauche vous trouverez ce mois ci une reprise made in Sucrepop de Golden Slumbers des Beatles avec Nathalie au chant, et une version au ukulele par votre serviteur de Delilah des Plain White T’s.

Mais abandonnons les chansons revisitées pour écouter un peu ce qui se passe chez mes camarades de jeu.

Logo Sucrepop

Tout d’abord quelques chroniques,avec ce mois ci un titre par titre consacré à Swan Dive et leur album Until, un petit tour chez Rodolphe Burger et son récent No sport, un bref compte rendu d’un concert commun d’Edenmix et Marijane, un coup de projo sur la compil 15 titres d’autoproduits,téléchargeable gratuitement s’il vous plait, de Lyberty, une autre compil, ou quelques pointures, type Jeanne Cherhal et autre Adrienne Pauly se la jouent reprises également,mais pour du Claude François, 30 ans obligent, et les récentes parutions de Celle que je suis de S’mile et sur les traces de Candy Lai de Bristol.
Placemaintenant a quelques talentueux artistes qui ont eu,soit l’amabilité de répondre à mes sollicitations soit l’excellente initiative de m’avoir contacté pour paraître en ces pages.

Pluspop, pas possible. Les Spyfox, qui comme leur nom ou leur musique ne l’indiquent pas sont français, ont visiblement beaucoup écouté l’école anglo-saxonne. Ils en ont assimilé les grands lignes et vous en proposent leurs visions Orchestrations à tiroir, surprises rythmiques, une large palette d’instruments divers, une voix de tête portant le tout, bref une capacité à étonner et  à maintenir l’attention jamais prise en défaut. Rafraîchissant et surprenant.

Spyfox
Nicholas Alan

Nicholas Alan qualifie sa popd’acoustique. Il en oublie de dire le talent qui va avec. C’est lumineux, comme une ballade en amoureux main dans la main avec sa chère et tendre. Un timbre de voix à l’aise dans les aigus, avec des accents de John Mayer pour les connaisseurs. Nicholas Allan me fait penser, par la douceur et la tendresse qui se dégage de ses morceaux à un Dennis Wilson. La connection avec les Beach Boys me parait évidente, même si le côté harmonies vocales n’est pas autant mis en exergue ici

Mooli est un duo, CleaLlewellyn et BenCopland. Comme de coutume, madame au chant, monsieur au synthé et à la production, les deux co-signent la plupart des titres. Une superbe voix, évidement, sinon elle ne serait pas dans ces pages est la première chose qui saute aux oreilles chez Mooli. De ces voix pleines de soul, si rares en francophonie. Outre Manche, ils sont comparés à Massive Attack, et un avenir radieux leur est promis. A en juger par les titres de l’album à venir,Concubine, en écoute sur leur myspace, ces prédictions ont de bonnes chances de se réaliser.

Mooli
My brother woody

Toujours pop mais dans un style plus rentre dedans. C’est d’Irlande que nous vient My brother Woody. Un concentré de Beach boys, encore,matinée de Big Star. C’est fun, plus que ça, c’est classe. Je ne connais pas l’album en entier, mais ce qu’offre son myspace est du 100% pur sucre. Les plages irlandaises semblent pouvoir rivaliser avec les californiennes, et pour un  premier album, il a placé la barre assez haut. Fans de Brian, Denis, Carl et les autres, faites un saut chez frère Woody.

DirectionMalmeu, Suède. Pour yrencontrer le groupe Steso songs. En fait une jeune femme, Korro, auteur compositeur chanteuse. Du piano,des vocaux, une pop parfois enjouée (The worse), parfois mélancolique(This is for you girls). Un côté Kate Bush blonde, Suède oblige, pour la voix,ses comptines pop sont entêtantes, elle n’a pas de label pour le moment mais pas de raison que ça ne se décante pas, elle a le petit truc en plus.

Steso
Tiger Lou

Toujours la Suèdeavec Tiger Lou.Je suis tombé sur ce groupe  par hasard, en recherchant des infos sur  Stesosongs. C’est à une pop plus tonique, aux accents rock prononcés que nous convie son maître d’œuvre Rasmus Kellerman. Sombre souvent, on ne peut pas dire que leur musique respire la joie de vivre mais c’est efficace vaut le détour.

Son nouvel album est en cours d’enregistrement. Ce sera le 3eme sous son nom, et vu les deux premiers, ça devrait faire mal. Comme qui plus est la moitié créatrice de Malin Plaisir participe à l’aventure, nul doute que Laurent Dutrey signe une fois de plus un recueil de perles pop. Un nouveau morceau est un écoute sur son myspace, les villes sous la mer, plus rock que ce à quoi il nous avait accoutumé. A suivre donc avec attention.

Laurent Dutrey
Emmanuel Travier

Nous restons en France avec le tout nouveau single d’Emmanuel Travier, Fier. Avec Bertrand Louis en guest star. Fier prépare le terrain pour la sortie de l’album prévu à l’automne, et aborde franchement le sujet de l’euthanasie. Une ballade mid tempo efficace qui présage d’un album intéressant. Je connais peu l’univers du bonhomme mais il y a là de quoi vouloir en savoir plus.

Poxfil est un mystère. Je suis tombé sur ce groupe via Jamendo, évidement attiré par la pochette (quand je dis l’importance de celle-ci). Des morceaux dub, des morceaux avec une chanteuse à coller la fièvre, le site web à carrément l’air d’être celui d’un autre groupe, bref mystère sur toute la ligne. N’empêche que le disque Who’s on mysofa ?(moi aussi je voudrais bien le savoir) est sacrément bien foutu.

Poxfil
Olivier Gann

Olivier Gannaurait plusieurs albums sous la ceinture. Je suis passé au travers de sa précédente carrière, mais je me rattrape maintenant. Catégorie chanson française,sous rubrique Chedid, Souchon, Chatel et consort, bref du lourd. Son prochain album, A l’ouest semble être à la hauteur de ses glorieux aînés. Les textes sont biens vus, la voix est aussi chaude qu’on peut le souhaiter, et les chansons ont ce petit goût de revenez-y qui fait les disques de chevet. J’y reviendrais sûrement plus en détails à la sortie de l’album

Retour a une pop coupée au folk. Ou le contraire. AndrewScott, guitare à la main, balance ses popsongs comme autant de bulles de champagne. Ca pétille, ça tourne un peu latête, et parfois rend un peu triste. Il a déjà un poignée d’albums sous la ceinture, et les différents titres accessibles sur son site démontrent une belle palette. Du quasi Eagles Cut the wire au pop American Thing en passant par le mélancolique  GravelRoad Requiem,du beau travail de songwriter.

Scott Andrew
Pajaro Sunrise
Ilssont deux, Pepe et  Yuri, ils sont espagnols et forme le groupe Pajaro Sunrise. Pour vous les situer, si Cat Stevens vous manque, ils feront un substitut honorable. Sans jamais atteindre l'excellence des meilleurs morceaux du maître, ils prouvent avec ce premier album qu'il faut compter avec eux. C'est folk, évidemment,c'est lumineux comme un matin de printemps, doux et tendre, bref ça fait du bien.
Je  connais mal la discographie de Pierpoljak.Mais à chaque fois qu'un titre se glisse inopinement dans mes conduits auditifs, c'est toujours avec plaisir que j'écoute. Je ne suis pas plus branché reggaeque ça, mais un peu comme le dernier Bernard Lavilliers, son nouvel album, Je blesserai personne à un charme addictif. Quelques incursions sonores en terre d'Afrique, dont je ne saurais dire s'il est coutumier du fait,apportent une touche supplémentaire à sa palette world.  
Pierpoljak je blesserai personne
Arthur Yoria - handshakes smiles
J’aidéjà évoqué dans ses pages le sieur Arthur Yoria. 3ème album du bonhomme, nommé Handshake smiles, et il est dans la droite ligne des précédents, une power pop adoucie. entre ballade comme ce Shouldbe qui ouvre le disque, le titre bluesy qui donne son nom au disque ou le très pop Love song in G.  Si cela reste un bon disque, je le placerais néanmoins un peu en dessous de I'll be there awake, son premier et cultissime album. dispo sur Magnatune
Parmi la pléthore d'albums qui sont passés à la trappe de la postérité , en voici un que peu d'entre vous doivent connaître. J'avais acheté ce vinyl à sa sortie en 83 sur la foi je suppose d'un article dans Rock and Folk ou Best. les Inmates en backing band, le ChristopheJ en question produit un album pop avec quelques gemmes type Nathalie Weeps ou Wall of Kampa. Faute de platine vynil je n'ai pas du réecouterce disque depuis 15 ans. Tombé par hasard dessus sur le net via le site eternally yours. Ca n'a pas si bien vieilli que cela, principalement à cause du son mais, appellez ça mon syndrome madeleine de Proust, j'ai été content de le réentendre, je vous en fais donc profiter aussi. 
Christophe J wall of Kampa son of waterloo

DC Cardwell

Et pour clôturer cette sélection printanière, un irlandais qui a migré en Australie, DC Cardwell. Un son de guitares très sixties,un sens mélodique largement au dessus de la mêlée. Le clin d’œil à notre ami à tous sur Myspace, Tom, devrait vous convaincre d’aller en découvrir plus sur lui.

Côté video, pas d'hésitation c'est sur les irlandais de Pugwash que se porte mon choix. leur nouvel abum semble encore plus réussi que ces précédents, le single take me away, avec ses lignes de basse très paperbackwriter, son refrain catchy en diable devrait convaincre les plus réfractaires à la pop. Ils avaient dernièrement mis en ligne une reprise d'un morceau des Iddle Race (Jeff Lynne)  on with the show qui me réconcilierait presque avec ce group pré Electric Light Orchestra.C'est du garanti excellent, ne passez pas à côté.



Take me away - Pugwash - le clip

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Sortez Cover - épisode 2: Status quo - Everything

janvier 30, 2008 Temps de lecture: 15 minutes

Sucrepop
Pas de titre collaboratif ce mois ci, c'est du Sucrepop 100% pur sucre que je vous propose. Mais dès le mois prochain, reprises du participatif avec quelques jolies surprises à la clef.
Laissez moi seul aux commandes et c'est bossa garantie . L'année Sortez Covers se poursuivant, C'est du côté de Status Quo, groupe fétiche pour moi s'il en est, que je me suis dirigé.
Du Status Quo en bossa, le mélange parait pour le moins contre nature. Je n'ai pas opté pour un boogie des familles dont ils sont les ambassadeurs, mais pour un de leurs très anciens titres (1970) une ballade mélancolique nommée Everything extraite de l'album Ma Kelly's greasy spoon.
Le résultat de cet improbable croisement est disponible sur cette page.

Si le chant m'incombe désormais, je n'en ai pas pour autant abandonné les échanges avec mes Sugarpop Girls. Une autre reprise est donc disponible depuis quelques jours, This never happened before originellement de Sir Paul Mc Cartney sur l'album Chaos and Creation in the Backyard. Sylvie et moi même, tous les deux fondus du bassiste, avons choisi quelques titres que nous aimions, croisés nos listes, et voici le 1er titre d'une, j'espère, longue série.

vynil.jpgLes chroniques disques et spectacles de ce mois ci concernent Vincent Delerm pour son live, le groupe Shine pour la parution de leur premier album, The common Station, David Keler pour son disque Fenêtre ouverte, Lizz Wright pour The Orchard. Un combiné chronique d'albums et concerts pour Phil Pace, Colorblind et Arther. Côté discographie complète, ce sont les Sinceros qui sont à l'honneur ce mois ici. Un extrait de chacun de ses album se retrouve bien entendu sur le SucrePOD.

Ce même SucrePOD est complété par mon habituelle sélection glanée sur le web de groupes/artistes qui valent le détour et qui vous sont accessibles de cette page d'un clic de souris.
Alors en voiture pour la sélection de ce mois de février.

Joss Stone n'a rien d'une autoproduite, et je ne connaissais rien d'elle avant de tomber sur cette fantastique reprise de God Only Knows des Beach Boys. Ce que j'ai écouté ensuite de son dernier album ne m'a pas convaincu, trop djeun's pour moi, mais rien que pour cette version chair de poule, merci.
Joss_Stone
Swan
Le mois dernier, le clip du mois était d'eux. Et je regrettais que leur album ne soit pas dispo. Et hop, tournicoti tournicoton, je l'ai trouvé sur la plateforme Fnac. Pour 9.99 euros, vous obtenez un album indispensable, bossa mélancolique, ambiance sixties, Les Swan Dive réussissent une fois de plus un disque de chevet. Laissez tomber ce que vous écoutez, foncez acheter, c'est du bonheur en barre. Chronique détaillée à suivre, of course. Molly, Bill, I love you !

Ce groupe à tout juste un an d'existence et ça ne s'entend pas. Sandra, Florent, Philippe et Gilles proposent une musique pop rock élaborée et simple à la fois. Franchement, pas souvent que des titres du niveau de Leave the ground ou I can never stop with my baby tourne sur mon mp3. The Portalis devraient rapidement faire parler d'eux. Leur album est dans les starting block, gardez les oreilles ouvertes, le printemps sera Portalis.
The

Eric
Eric Ginhac est un acharné, de ceux qui ne lâche pas l'affaire. Un album enregistré en 1997, bloqué pour des problèmes contractuels qui ressort 10 ans plus tard. Il aurait été dommage de le laisser dans les tiroirs. Une belle écriture plutôt littéraire, classique, une voix très "mâle", des chansons histoires, ne laissez pas ce chien seul, titre de son album à l'abandon.

De tant à autres Jan Felipe Beer se rappelle à mon bon souvenir. Habituellement ses chansons sont en portugais, Bresil oblige, pour changer la petite dernière est en français, toujours avec le même talent, un parfum nostalgique, mélancolique entoure toujours sa musique, la fameuse saudade ?
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Vous savez maintenant combien je suis sensible aux voix, féminines de préférence. Dès les premières mesures de la musique de Neil Cecgwen je savais que je n'y couperais pas. Neil Cecgwen ce sont deux personnes Lionel Bansept et Cecile Marpeau qui collaborent sur ce projet commun. Influences celtiques évidente, une touche de classique, une voix à pleurer, des ambiances superbes, difficile de ne pas tomber sous le charme de leur musique.

Métamorph’Oz sera le titre du 1ère album d’Eva Garciaprévu pour mai 2008. La demoiselle prend un malin plaisir à mélanger les genres et les langues. Français, anglais espagnol, soul, rock, classique et une p... de voix, si la mayonnaise prend, et les titres sur son myspace permettent de n'en point douter, cela pourrait bien être détonnant.
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les
Revendiquant une identité chanson française, ratissant de Brassens à Thiéfaine, comprendre que les textes ne sont pas là que pour faire jolis, les Mâles heureux distillent des titres acoustiques légèrement électrisés et percussionnés. Par la fenêtre est le nom de leur disque et s''ils sont heureux, leur ambition est que vous le soyez aussi.

Sur une mailing lsite que je fréquente passe un mail indiquant que Jim Morrison est vivant ! et un lien vers le groupe Nova Art Tone. Je me dis beau teasing, et je vais écouter. Bon indéniablement Impulse, l'un des titres en écoute fait irrésistiblement penser aux Doors. Pas en pâle copie, non, comme un original qu'on aurait retrouvé. Puissance, violence, impressionnant. Du coup, je m'écoute le reste. Just a crossing, dans un style incantatoire à les mêmes racines, chute de LA Woman, Walk, plus electronique prouve qu'ils ne sont pas de simples clones et feet stuck under the send se dégage un peu de cette encombrante filiation. Si leur performance scénique est à l'aune de ce que ces maquettes présentent, ça va faire très mal, on reparlera nécessairement d'eux ou, à tout le moins du chanteur.
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Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas de musique mais de photos dont il va être question. L'ami Pierre, qu'il m'est arrivé de citer dans ses pages pour sa contribution à la découverte de musiciens inconnus, est entre autres vies, photographe, videaste, et surtout plein de talent et de ressources. Après moultes tergiversations, son site est enfin en ligne, tout beau tout neuf, ça sent la peinture et donc, si après vous être gavé les oreilles sur Sucrepop, une pause visuelle vous parait nécessaire, pas de meilleur endroit qu'une ballade sur petit raisin. C'est frais, c'est tendre, si ma musique était photographiable elle ressemblerait à ça

Chronique express du dernier Bernard Lavilliers Un samedi soir à Beyrouth. Ses albums sont généralement inspirés par les différents lieux ou il traine ses guêtres. Parfum d'amérique du Sud sur le précédent, très reggae sur celui ci.Son idée était de réaliser un croisement entre Kingston et Memphis. Sur ses dernières productions, nous étions rarement déçus, rarement surpris. Samedi soir à Beyrouth n'échappe pas à cette règle immuable. Un son monstrueux, un groove tranquille permanent, musicalement une franche réussite, un album qui fait plaisir à découvrir, côté textes il reste égal à lui même, rarement creux, un poil verbeux, Lavilliers fait du Lavilliers, personne ne le faisant mieux que lui, pourquoi se gêner. Bref un bon moment à passer en sa compagnie et un album attachant.
bernard

Frederic
Pour clôturer cette sélection, le nouveau Frederic Lerner Ca passe ou ca casse. Je me rappelle avoir vraiment aimé un titre il y a plusieurs années. C'est donc avec un a priori favorable que j'abordais son écoute. en résumé, ça ne passe pas, ça casse. Il a définitivement trop écouté Jean Jacques Goldman, jusqu'à en prendre ses tics vocaux. Les titres sont bien réalisés, sans jamais atteindre les sommets du patron, mais l'ombre du géant écrase totalement toute sa personnalité. Goldman étant retiré, il pourrait éventuellement faire office de succédané, mais nous ne sommes pas en manque à ce point là, il y a tant d'autres talents.


Allez, deux clips ce mois ci à mettre en avant. Shrink, qui avait pris contact avec moi à l'occasion du lancement de When I'm sixty four sort son nouvel album, Jam sessions. Leur clip I say Hey est rock and roll en diable, plein d'humour et le type même de morceau qui met la banane pour la journée, la prescription du docteur Phil, à regarder matin midi et soir.

le clip



Dans un style a des années lumières, le 1er clip de Lizzy Ling. Sensuel, féminin, ce tigre dans un bungalow méritait un peu d'attention.

le clip



Notre prochain rendez-vous verra la fin de l'hiver approcher. Je ne sais pas encore quel sera le titre qui sera en une, mais simplement qu'il vous amènera tout doucement vers le printemps. Et en parlant de printemps, Arnaud Simon sera en concert les 25-26-27 mars au Zèbre de Belleville à Paris. S'il y a un concert à ne pas rater, c'est bien l'un de ceux là, réservez, il n'y en aura pas pour tout le monde !



à suivre ...

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Phil
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