Février 2011 - Je tombe aussi

janvier 31, 2011 Temps de lecture: 4 minutes

Je_tombe_aussi.jpgJe tombe aussi est clairement le titre le plus rock enregistré par Julie depuis qu'elle est la voix de Sucrepop, et en totale subjectivité,biggrin je dois avouer que cela lui va bien au teint. Composée au ukulele, comme la plupart de mes titres de ces dernières années, le texte était sensé parler de femmes battues mais faute d'avoir trouvé un angle satisfaisant pour aborder le sujet, j'ai finalement laissé la parole à une femme qui sombre, s'en rend compte sans pouvoir inverser la tendance. Mon nouveau Ukulele electrique y fait sa discrète première apparition. Comme je ne pouvais décemment pas laisser la noirceur gagner totalement , un second titre tout en douceur et miel cette fois, est également à l'affiche, une reprise des Wings, signée Paul Mc Carney donc, Warm and beautiful. Cette covers traînait dans mes cartons depuis quelques années sans que j'arrive à convaincre qui que se soit de s'y essayer. Mélina, Sucrepop girl de longue date et redevenue ma voisine s'est volontiers prêtée au jeu pour mon plus grand plaisir, et le votre j'espère. Pour les ukuleles addicts, 3 nouvelle grilles d'accords s'ajoutent à la collUKEction. Un Serge Gainsbourg récemment exhumé, Comme un boomerang, Le temps qui court d'Alain Chamfort (enfin Frederic Chopin via Barry Manilow) et la sublime Unchained Melody des Righteous Brothers, le tout chanté par Laura. Pour les amateurs de raretés la Boîte à Vinyls s'enrichit de 2 nouvelles entrées regroupées sous le nom With a little help from Laurent Voulzy, ou PhiPhi, éminent membre des Gens d'Avril à compilé quelques participations de Lolo Star, en tant que compositeur, musicien, chanteur, arrangeur, compositeur et j'en passe. De bande sons de films X à d'obscures interprètes, surprises et découvertes assurées, d'autres volumes sont à suivre. Vol.1 - Vol.2. Voilà, c'est tout pour ce mois ci, Côté chroniques, vous trouverez les 25 dernières ci-dessous. Les parutions ne sont plus mensuelles mais au fil de l'eau, donc pour être informé en temps réel, il suffit de vous inscrire à  mon flux RSS feed-icon-28x28.png . Bonne écoute, rendez-vous le mois prochain et n'hésitez pas à laisser vos commentaires dans l'espace prévu à cet effet (sous chaque article).
Au menu des chroniques :
- Kina Grannis

  • Little Bob
  • Ivor Game
  • In-Grid
  • Auryn
  • La fiancée
  • Claire Keim
  • Mademoiselle K
  • Cobra Skull
  • Melissmell
  • Steel Magnolia
  • Emily Helbert
  • James McCartney
  • Woodlander
  • Adele
  • Sick Of Sarah
  • Iron & Wine

Janvier 2011 - Sur la terre

janvier 1, 2011 Temps de lecture: 13 minutes

Un excellente année à toutes et à tous.
La partition 2011 est vierge, à vous de l'écrire. Symphonie ou chansonnette, grand orchestre ou clarinette (voir ukulele ;o) toutes nos voix participent à la cacophonie mondiale. A vous de jouer biggrin
Avec cette nouvelle année, de légers changements sur l'interface de Sucrepop. Les articles sont dorénavant individualisés - meilleur référencement pour les artistes - et peuvent être partagés sur les réseaux sociaux, leur mise en ligne se fera dorénavant au fil de l'eau et non plus mensuellement.
Cette newsletter continuera bien entendu de paraître le 1er de chaque mois,  mais pour les impatients, vous pouvez vous dorénavant vous abonner à ce flux RSS pour une actualisation en temps réel.
Le titre de ce mois-ci, Sur la terre, est une première pour Julie et moi puisque nous y abordons le style country, à notre façon évidemment, tout en douceur pour commencer paisiblement cette année. Et quitte à parler sucreries, l'album 2010, Nouvelles routes pour de vieilles chaussures, est en ligne dans la rubrique téléchargements. Il compile les 12 titres made in Sucrepop et 3 reprises - Beach Boys, Electric Light Orchestra et Plain White T's enregistrés cette année.
Je vous souhaite une très bonne année 2011 pleine d'amour et sans pépin de santé, pour le reste ...
"Et pourtant, y avait moyen de nous faire de nous faire un paradis sur terre, moins d'argent, un peu plus de sentiments que nécessaire ..."
Voici les albums chroniqués ce mois ci, un clic et vous voilà rendu pour lire mon avis et écouter un titre de chacun d'entre eux.
Et n'oubliez pas, quand un article vous intéresse, partagez l'info via les réseaux sociaux (Facebook, Twitter ...) 
Voeux2011.jpg Avec cette nouvelle année, de légers changements sur l'interface de Sucrepop. Les articles sont dorénavant individualisés - meilleur référencement pour les artistes - et peuvent être partagés sur les réseaux sociaux, leur mise en ligne se fera dorénavant au fil de l'eau et non plus mensuellement. Pour suivre les mises à jour du site, 2 possibilités, l'inscription à la newsletter, une parution récapitulative le 1er de chaque mois, soit l'abonnement à mon flux RSS feed-icon-28x28.png pour une actualisation en temps réel.

Le titre de ce mois-ci, Sur la terre, est une première pour Julie et moi puisque nous abordons le style country, à notre façon, un peu de douceur pour commencer cette année. Et quitte à parler sucreries, l'album 2010, Nouvelles routes pour de vieilles chaussures,  est en ligne dans la rubrique téléchargements. Il compile les 12 titres made in Sucrepop et 3 reprises - Beach Boys, Electric Light Orchestra et Plain White T's enregistrés cette année. 
Je vous souhaite une très bonne année 2011 pleine d'amour et sans pépin de santé, pour le reste ... "Et pourtant, y avait moyen de nous faire de nous faire un paradis sur terre, moins d'argent, un peu plus de sentiments que nécessaire ..."
Voir l'image agrandie 'NRPDVC-Cover.jpg' Voir l'image agrandie 'Antifiasco.jpg' Voir l'image agrandie 'Adrugan.jpg'Voir l'image agrandie 'Charlelie.jpg' Voir l'image agrandie 'Claire_Guyot.jpg' Voir l'image agrandie 'Clara.Morgane.jpg' Voir l'image agrandie 'Cock_Robin.jpg'Voir l'image agrandie 'Duffy.jpg' Voir l'image agrandie 'Elliot_Murphy.jpg'  Voir l'image agrandie 'Foreigner.jpg' Voir l'image agrandie 'Fumaz.jpg' Voir l'image agrandie 'Garou.jpg' Voir l'image agrandie 'Jean_Louis_Aubert.jpg' Voir l'image agrandie 'Jenifer.jpg' Voir l'image agrandie 'Killtronic.jpg' Voir l'image agrandie 'Michael_Jackson.jpg'Voir l'image agrandie 'Moreau_Daho.jpg' Voir l'image agrandie 'Mylene_Farmer.jpg' Voir l'image agrandie 'Nolwenn.jpg' Voir l'image agrandie 'Over_The_Rhine.jpg' Voir l'image agrandie 'Peppermoon.jpg' Voir l'image agrandie 'plainwhitetsthewonderso.jpg' Voir l'image agrandie 'Roch_Voisine.jpg' Voir l'image agrandie 'Sofai.jpg' Voir l'image agrandie 'Susan_Wong.jpg' Voir l'image agrandie 'Roger_Waters.jpg'

Décembre 2010 - Les métastases de l'amour

novembre 30, 2010 Temps de lecture: 57 minutes
Flux Rss   Creative_Commons_80x15.png

Décembre 2010 - Les métastases de l'amour

Avis aux artistes le 1er janvier cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

rock_christmas_.jpgVous l’aurez noté grâce à l’illustration ci-contre, le titre du mois de décembre est à tendance rock. Méchamment rock ! Une fois par an, Sucrepop endosse son perfecto, passe chez le tatoueur et sort les grosses guitares (cf Plus haut, Chercher de l’air, Soldier of fortune). Pour que Jekyll se transforme en Hyde il faut une potion, ici c’est Slobo, ci-devant guitariste d’Atom qui en fait office. Je lui confie une maquette et la citrouille devient carrosse. Tout le boucan des Métastases de l’amour est donc à mettre à son actif, gloire lui soit rendue. Tout le boucan ? Non. Reste la voix, et bonus spécial Noël elles sont deux à avoir tentées l’aventure. D’un côté Didier, guitariste du groupe de Slobo lui-même guitariste du groupe de Didier. Cherchez pas, c’est comme les histoires de famille, compliqué cry. Donc, voix de rocker pur et dur, énergie maximum, il balance la sauce et ça tache. Du boulot de pro, 1000 mercis à lui pour s’être prêté au jeu et avoir répondu aussi rapidement présent. En face, Laura, bien connue des services de police Sucrepop, qui nous livre la version féminine du même titre. Ca arrache sévère aussi, les cordes vocales souffrent, mais c’est ça qui est bon. Rendez-vous sur cette page pour vous en prendre plein les oreilles et surtout, c’est à écouter fort, Play loud comme ils disent au pays du rock and roll.
Mais, me diront les plus fidèles, Julie, ou qu’elle est passée ? Et bien histoire de vous gâter et pour la sortie de l’album pour Noël nous vous préparons deux autres titres, une reprise et un made in Sucrepop, mais, chut ! c’est une surprise.
Pour les autres nouveautés, avant d’aborder les nombreuses chroniques de disques qui rempliront vos hottes à Noël, une petite revue. Le site des Gens d’Avril, consacré à Laurent Voulzy étant voué à la mort certaine puisque non renouvellement du nom de domaine, j’ai décidé de ne pas le laisser s’ajouter à la longue liste des sites disparus et il est dorénavant hébergé sur Sucrepop rubrique GDA. Toujours dans un esprit de sauvetage, j’ai ouvert une nouvelle rubrique , La boîte à vinyls, ou seront mis en ligne des albums ou 45T devenus introuvable que je vais numériser, nettoyer du mieux possible et mettre à disposition. Un seul album pour le moment, Hot Pickups d’Arlen Roth, mais d’autres à suivre rapidement. Dans la foulée, je suis passé webmaster du site Lezarts.info pour Fernand Pena, qu’évidemment je vous incite fort à aller visiter. Dernier point, et non des moindres, une nouvelle grille de Ukulele vous est proposée, Quelques mots d’amour de Michel Berger. Voilà, je vous abandonne pour ce mois ci, l’album 2010 de Sucrepop, l’intégrale de nos enregistrements de cette année, Nouvelles routes pour de vieilles chaussures sera en téléchargement gratuit il va de soi, à compter du 24 décembre, en attendant je vous souhaite d’excellentes fêtes, soyez sage, il n’est pas trop tard et rendez-vous en 2011.
 

Le premier album de Laurent Gatz était placé sous l’empreinte de Michel Berger, Véronique Sanson, deux tubes, enfin qui auraient du en être si la vie était juste, à la clef et une belle carte de visite. Quelques scènes plus tard, La qualité des éléments, deuxième livraison, Monsieur Gatz récidive. 16 titres au compteur, nous en avons pour notre argent ou l’évolution tant sur le plan sonore que sur celui celui de l’orchestration ou de la composition que se mesure en années lumière. L’influence des deux sus citées est digérée, assimilée, et si, de loin en loin, il en reste quelques échos familiers, la personnalité de Laurent s’affirme, pour notre plus grand plaisir. Les compos prennent de l’espace, se développent, les arrangements se diversifient, ainsi que l’instrumentation, même si le piano reste le guide principal. Et côté textes, il n’est pas en reste, un gars qui écrit, "pour qu’elle s’envole de temps en temps j’ai même bâti ma maison sur du vent" ne peut qu’avoir toute mon admiration. Ayant pris l’excellente décision ne pas se lancer dans la course à la puissance sonore qui est la règle actuelle, en utilisant la compression à outrance, on retrouve avec cet album toutes les nuances qui font que la musique s’écoute et n’est pas intrusive, bref on redécouvre le plaisir de se laisser emmener dans l’univers d’un artiste. La qualité d’un disque sont la somme des ces éléments, c’est toute la leçon que nous donne Monsieur Laurent Gatz
Laurent_Gatz.jpg
Julianna_Raye.jpg
L'album Dominoes de Julianna Raye est sorti il y a plus d'un an. Mais fout il donc t'il dans la sélection de ce mois ci ? C'est que je l'avais raté. Faut dire que la demoiselle est discrète, quoique bénie des dieux. Un premier album en 1993, Something Peculiar, produit par rien moins que Jeff Lynne - mais comment a t'elle fait cry, un second dont je ne connais rien et ce petit dernier, au parfum bossa nova, ou l'on retrouve l'un des mes chouchous, Bill DeMain de Swan Dive dont elle reprend au passage le titre Until. Donc, même esprit que l'album des sus nommés, une jolie voix, des mélodies pleines de douceurs,  un régal pour les oreilles dont je ne me lasse pas, mon album de chevet évidemment. Vous craquez aussi ou votre ami(e) est fan de bossa ? La boutique des cadeaux c'est par ici. quoique ancien l'album est nominé aux Independant Music Award dans la catégorie concept albums.
un premier album au succès phénoménal et mérité, un second, toujours difficile dans ce cas de figure,  prévisiblement un ton en dessous, quoique recelant de bons titres  et déjà le troisième, Some Kind of trouble, la carrière météorique de James Blunt va t'elle se crasher ici ? L'album démarre plutôt bien, le premier single et titre d'ouverture, Stay the night a toutes les composantes pour squatter les ondes cet hiver. Dangerous qui le suit a un arrière goût Bee gees qui n'est pas pour me déplaire. 2 titres, deux hits, mission accomplie, le soldat Blunt peut se reposer. Et c'est heureusement ce qu'il ne fait pas. les 10 titres restants, sans faire aussi fort que ce départ sur les chapeaux de roues tiennent bien leur rang, sans forcer sur son talent, le James fait son Elton John avec efficacité. Côté prise de risque c'est le zéro absolu, mais au moins la garantie d'avoir de bonnes chansons à se mettre entre les tympans. 
  James_Blunt.jpg
 Expo.jpg
Expo est le pseudo sous lequel a choisi d'évoluer John Lane, entouré d'une pléthore d'amis. Bon, visiblement, le John a été sur exposé à la lumière du maître Brian Wilson. Irradié même. Dès les premières secondes, difficile de ne pas penser qu'il a barboté des chutes de studio de Pet Sounds. C'est tout de même vous dire le niveau de qualité et de sophistication de ce She sells sea shells (imprononçable ce titre). Prenez le single Kathy Why, si l'esprit de Caroline no ne plane pas au dessus je suis Hendrix. Et l'orgue de Ghost of Montreal n'aurait il pas quelques liens de parenté avec Good Vibrations ? Les harmonies vocales s'empilent, les voix changent au gré des morceaux (le John semble avoir beaucoup d'amis), le nombre d'instruments différents utilisés dépasse l'entendement, bref Pets sounds vous dis-je.  Donc il n'y a pas photo, si vous êtes fans des garçons de la plage, ce disque, téléchargeable au prix qu'il vous semblera bon d'y mettre, est un must have.
Dans la série, mais pourquoi on nous cache toutes ces pépites, un autre bijou pop connu du seul cercle des grands initiés à la pop de qualité. Moi, c'est un membre de la confrérie des fans d'Elo qui m'a mis sur leur piste. Secret Powers porte parfaitement son nom, secret il le sont (enfin l'était puisque les voici au grand jour ) et quand aux pouvoirs ... Ecoutez moi I'm so in love .. pop parfaite. tout ce disque n'est qu'un catalogue de popsongs entre Electric Light Orchestra, Les Beach Boys, Jellyfish et autre pop addicts, chaque chanson cumule les petits trucs accrocheurs, piano, basse, guitares, harmonies fermement plantées dans les seventies, Shmed Maynes, la tête pensante derrière Secret Powers réalise là un superbe album et Lies and Fairy tales (mensonges et contes de fées) rentre haut la main dans le top des meilleurs albums 2010 catégories pop
 Secret_Powers.jpg
Asa.jpg
au XXème siècle, Asa était était un indice de sensibilité pour la photographie, au XXIème, c'est de sensibilité à la soul qu'il est question., Beautiful imperfection, second album de la nigérienne en fait la parfaite démonstration. Alors que son premier album; unanimement encensé, m'avait laissé de marbre, celui ci est une vraie réussite. Dès le Why can't we d'introduction, on sent que la jeune femme a muri, elle propose des titres plus ancré dans les racines de ses aînés et ça le fait. Une voix au timbre légèrement voilé, des compos que l'on se retrouve à siffloter en mois de temps  qu'il n'en faut pour l'écrire, des orchestrations alliant la soul des goldens sixites au son d'aujourd'hui, ça donne du hit comme Be my man, de l'or en barre, de la chair à hits parade. Et quand elle décide de vous charmer en douceur, elle dégaine l'arme fatale, Dreamer girl, un fondant au chocolat pour les oreilles, si cette analogie vous parle. Imperfection je ne sais pas, mais Beautiful, sans aucun doute  .  


Grégoire est le plus célèbre des autoproduits, enfin des produits par des autoproducteurs pour être plus exact. Après le carton plein de Toi + moi, voici l'heure du tant attendu et tant redouté second album. Resté fidèle à My major Company, il faut le noter, Le même soleil reprend l'histoire là ou il l'avait laissé. Pour être exact, s'il n'avait pas changé le titre de ce disque, on aurait pu le confondre avec le premier. C'est exactement le même. Bon, pour faire bonne mesure, il a invité Jean Jacques Goldman,  qui a accepté confused, pour un duo dont l'impression première est qu'ils ont oublié de le mettre dans la bonne tonalité. Nul doute que ce disque ce vende bien, bon timing de Noël oblige, nul doute également qu'il marche moins bien que le précédent, pas assez de bons titres cette fois, plus d'effet de surprise, allez, on va lui laisser le bénéfice du doute et tout miser sur le prochain.
Gregoire.jpg
Pavlovs_dog.jpg
sur la base de quoi devient on un groupe culte ? Un groupe que seuls quelques initiés connaissent, le style de fan club qui donne l'impression d'appartenir à une secte. C'est un peu le cas de Pavlov's dog, groupe américain qui 'navait pas sortie de disques depuis allez, 30 ans ? Reprenons, soit un premier album Pampered menial paru en 1975, dans la mouvance progressive, porté par une étrange pochette,, la voix pour le moins particulière de David Surkamp et un "hit"Julia. Un second l'année suivante, encore plus anecdotique. Point barre. Le 3ème album, quoique enregistré ne fut pas sortie à l'époque. Et allez savoir pourquoi, cela a suffit pour qu'une poignée continue de parler de ce groupe. Qui débarque en 2010 donc avec le même Surkamp au volant et un premier titre, Angeline, parfait pendant de Julia. Echo and Boo, en 13 titres, tire plus sur la corde de la nostalgie que de l'innovation. I don't need magic n'aurait pas été renié par un ELP, les orchestrations sont  riches et les guitares me paraissent plus présentes que précédemment, mais j'avouerais que je n'avais pas ré écouté Pavlov's dog depuis des années. Un disque pour les anciens fans, pas pour en conquérir d'autres.  
Dans la série, je n'écris pas de nouvelles chansons, mais j'ai quand même besoin d'un peu de sous pour faire mes cadeaux de Noël, voici Ray Davies (ex Kinks pour les petits jeunes) qui rameute quelques amis pour revisiter son catalogue dans un album intitulé See My friends, how funny isn't it ?. Le type d'album ou les guests se font plaisir sans que cela porte à conséquence. Et donc, Bon Jovi, Metallica, Sprinsgteen, Jackson Browne entre autres pointures viennent en pousser une aux côtés du Ray. Aucun titre ne sort grandi de ce traitement, très aseptisé comme le veut la règle, les arrangements s''écartent le moins possible des originaux et franchement, après Van Halen, qui a envie d'entendre Metallica reprendre you really got me. et Celluloid heroes !! Plombée par Jon Bonjovi et Richie Sambora. Et faire un set liste sans Rock & Roll fantasy frôle la correctionnelle. Si le père Noel vous colle ça dans la hotte c'est qu'il manque singulièrement d'imagination.
 Ray_Davies.jpg


Saint_Andre.jpg
A brûle pourpoint, Saint André ça vous fais penser à quoi ? Moi à un fromage. Même en me mettant sur la piste, style ça a rapport à la musique, ce nom m'évoque, allez savoir pourquoi, une variété insipide. C'est pourtant bien la seule faute de goût commise par ce quartet pop (enfin quartet je ne sais pas car un seul gars est mis en avant, le chanteur Jean-Charles Santini)  qui avec Mon jour de chance signe un premier album de haute tenue. Influences revendiquée,s Bealtes en tête suivi de près par  Michel Berger, Alain Souchon, William Sheller , Supertramp, Police, Queen, Antonio carlos Jobim, bref du lourd, et une liste que j'aurais pu donner. Le premier single, Bleu de toi, avec un clip  clin d'oeil à la clef est simple et efficace, c'est tout ce que l'on demande à un single. Et le reste de l'album est à l'avenant, sans esbroufe mais avec un sens mélodique jamais pris en défaut, les titres s'enchaînent versant pop (Ne t'en fais pas, Je balancerais les roses) ou versant acide (Les contes de fées sont souvent méchants) ce Saint André vous donnerait envie de reprendre du fromage. hautement recommandable.


Avec la palanquée de musique que je m'envoie dans le cornet chaque mois, m'accrocher l'oreille du premier coup relève du tour de force.  Je n'avais jamais entendu parler de Puggy avant qu'Olivier ne m'y 'incite fortement en me le collant dans l'Ipod. Et grand bien lui en a pris car ce trio belge sans belge (un anglais, un français et un suédois) fait très fort avec le bien nommé Something you light like. Une pop chatoyante, des morceaux rock - I do et son côté Madness post ska - d'autres tout doux - Empty streets - et chacun conçu comme un single potentiel. Everyday et ses to do do d'intro ont se côté anglais des bonbons quality street, acidulé avc un goût de revenez-y. Jamais entendu leur premier album mais ce second les fait entrer dans la cour des grands.Un groupe dont on reparlera à coup sur.
 Puggy.jpg
Cecile_Deste.jpg
Un mail qui me demande d'aller visionner un clip, comme je suis un garçon obéissant, j'y cours. Une jolie fille avec une superbe voix, ou le contraire, qui me chante You make my life, il y a pire comme première impression. la demoiselle se nomme Celine Deste est auteur compositeur et et nous propose son 1er EP 4 titres, entre pop et folk, banjo en intro de Blue, un zeste jazzy dans Something you like, elle aborde différents rivages sur chacun des 4 morceaux, une sorte de carte de visite de ce qu'elle sait faire en attendant l'album annoncé pour 2011. C'est la voix qui est la plus impressionnante, chaude, veloutée, avec ce petit truc en plus qui rejette la concurrence  à quelques encablures. Comme les compos ne sont pas en reste, pas de raison qu'elle n'arrive pas à se faire une place au soleil. Je doute que la France soit la plus à même de rendre justice à son talent et le circuit indie des campus US serait certainement plus  adapté à ce style de la musique. Pour 5€ faites vous votre idée sur sa boutique.
En voilà une surprise. Voilà deux dinosaures du progressive rock qui débarquent en duo. Jon Anderson et Rick Wakeman sont deux des piliers du Yes le plus populaire. Ces deux là ce connaissent sur le bout des doigts (AWBH) et leur association n'a rien d'étonnant, c'est le format choisi qui l'est plus. Forever the living tree est un album ou piano et voix règnent quasi exclusivement. Pas de groupe derrière eux, foin de basse ou de batterie, la voix de Jon et les claviers de Rick. Il glisse bien quelque fois quelques nappe de synthés mais vraiment timidement . La voix de Jon me semble moins claire qu'elle ne le fut  - Période Close to the edge par exemple - et l'album peine à maintenir l'attention pendant les 9 titres, peut être parce que j'ai perdu l'habitude d"écouter des musiques aussi dépouillés, masi après plusieurs écoutes, le charme opère. Mention spéciale à Forever qui tire son épingle du jeu grâce à un jolie brin de mélodie. Une ligne de plus sur le CV déjà long comme le bras de ces deux là.
 Anderson_Wakeman.jpg
Second_Floor_Orchestra.jpg
J'évoquais le mois dernier le groupe rouennais Victoria et sa scission. Second Floor Orchestra est l'un des satellites nés de l'explosion. On les avait laissé du côté d'un rock anglais proche des Kinks, on reste sur le versant pop, avec une bonne rasade de rock par dessus. and by the end à même des accents Doors, des Doors qui auraient laché le blues pour la pop. Bref les SFO se laissent un peu aller leur imagination, et plaquent la pop chair à singles pour des compos plus élaborées, plus pensées. On perd en immédiateté, on gagne en profondeur. Choisi ton camp camarade. There's no hurry allie avec succès une mélodie addictive avec un son un peu plus rêche. Voilà, j'ai trouvé, SFO c'est la pêche rêche .
Jusqu'à maintenant, Nouvelle vague - allias Marc Collin et Olivier Libaux - s'était fait une spécialité de reprendre quelques titres de la new-wave anglo saxonne façon bossa avec un flair et un succès indéniable. Changement de direction pour le volume IV couleur sur Paris. Exit la bossa et la perfide Albion, c'est french de chez french cette fois. Côté chant un casting à tomber, une interprête différente à chaque fois, et si Mareva Galanter et Mélanie Pain sont toujours de la fête, Helena Noguerra coeur.gif, Vanessa Paradis, Coeur de Pirate, Soko, Adrienne Pauly, Camille, Olivia Ruiz, Coralie Clement coeur.gif, Cocoon, Emily Loizeau et j'en passe sont là aussi. pour le choix des titres, du standard (l'aventurier d'Indochine, Week-end à Rome de Daho, Two people in a room, Stephan Eicher, Marcia Baïla des Rita, Amoureux solitaires, Jacno ou Lio), mais du plus subtil, Sur ma mob de Lilidrop ou Voilà les anges de Gamine. Manque un titre des Calamités ou des Innocents pour afficher complet . Avec une telle affiche impossible de se rater.
 Nouvelle_Vague.jpg
Pierre_Perret.jpg
C'est ma première fois. Avec Pierre je veux dire. je n'avais jamais écouté un album de Pierre Perret. Bien sur, des Jolies colonies de vacances à Tonton Cristobal du  Zizi en passant par Lilly je connais ses titres par coeur, patrimoine national quasiment. mais d'albums points. Donc dans mon esprit, PP = Humour potache, chansons lestes voir paillardes et chanteur engagé ou, en tout cas, concerné. Ca tombe bien, pour ne pas me faire mentir  La femme grillagée, son nouvel opus, coche toutes les cases. Très appliqué, le Pierrot. Après le Zizi, Le cul, ou d'ailleurs on peut mesurer l'évolution du vocabulaire et ce qu'il est possible de dire maintenant en chanson. Le titre éponyme ou Femmes battues pour faire bonne mesure sur le créneau sujet de société. côté rigolade et grosse poilade le très Brassens  La mère des cons ou La vie du pape ou Ainsi parlait mon grand père. Un zeste de tendresse ? Les enfants d'là bas. Les orchestrations sont très datées mais donne un charme kitch ou rétro au tout. Au final un album intemporel, qui n'enlèvera rien à la gloire du Pierrot mais n'y ajoutera rien non plus. 
Je ne vais vous faire l'affront de vous présenter l'album ci-après,  quasi 40 ans d'âge. Il vient de sortir dans une version remastérisée avec pas mal de bonus et une version live de chacun de ces titres enregistrée pour un documentaire qui n'est finalement jamais sorti. Si vous aviez déjà ce disque, rien de franchement nouveau, si vous ne l'aviez pas encore, votre présence sur Sucrepop est étonnante. Et puisque il est ici question d'actualité musicale, ne voilà t'y pas que les albums des Beatles, que tout le monde a déjà depuis des lustres sont finalement dispo pour la première fois sur Itunes en format numérique. Le jour de la sortie les 13 premières ventes sur Itunes étaient 13 albums des Beatles. J'avais les version vinyls, k7, CD et Mp3, je pense que j'ai assez donné.  
Wings.jpg
The_Fireflies.jpg
Les Fireflies sont un trio danois. Langue que je maîtrise mal  et il se trouve que le seul site web que j'ai pu trouver est dans cet idiome. Donc je n'ai pas l'ombre d'une idée d'ou viennent ces 3 donzelles, hormis qu'elles feraient passer les Corrs pour Metallica. Donc 3 voix qui se mêlent et s'entremêlent pour notre plus grand plaisir. le 25 signs d'ouverture, second single, donne le ton, c'est frais, pop, enlevé, tubesque. Le reste est à l'avenant, pas agressif pour un sou, un côté Bangles parfois en moins rock et plus folk. It's Useless le premier extrait possède aussi ce potentiel attractif, leur reprise de Bridge over trouble water de Simon & Garfunkel est aussi angélique que l'on pouvait s'y attendre. De toutes façons, un groupe de filles qui harmonisent aussi bien, moi je serais toujours client. 
Et puisque je parlais des Coors, voici l'une des sisters qui y va de son album solo. Sharon Corr, la violoniste du groupe sort  Dream of you, sa première tentative, précédée d'un single, une cover d'Everybody's got to learn sometimes des Korgis, dont décidement, personne ne semble connaître un autre titre. Choisir une reprise aussi "facile" pour présenter un album, ca sent le manque de confiance dans ses propres compos. et de fait, sans être mauvais, très loin de là, l'ensemble manque de nerf, est un peu fadasse. 3 Instrumentaux pour mettre en valeur son talent de violoniste, dont l'ultra entendu Mna Na Heireann, histoire de pousser en avant la part celtique de son inspiration et des titres ou sa voix rappelle un groupe féminin irlandais bien connu, évidemment. Rien ici qui n'aurait pu se trouver sur un album des Coors, manque d'audace qui pourrait néanmoins payer puisque du coup, les fans ne seront pas décontenancés. 
 
 Sharon_Corr.jpg
Wild_shades.jpg
A réception d'un album, quand on ne connait rien du groupe qui vous l'envoie, qu'aucune bio n'y est jointe, la première impression c'est l'objet lui même, le CD et le nom du groupe, qui les livre. Ainsi en fut il de The omega river, un 5 titre du groupe Wild Shades qui sévit en Ile de France. Le nom du groupe m'orientait vers un son plutôt rock, la photo de la pochette, hors explication psychanalytique des tâches la composant, aurait tenance à m'orienter vers du rock certes mais d’esthètes, léché, peaufiné ... Perdu  de rock, indéniablement il est question. Si les 40 premières secondes d'Ishtar Terra le titre qui ouvre l'EP laisse planer le suspens, dès l'entrée de l'hargneuse guitare et des riffs hard  puis d'une voix qui tire sur les cordes vocales à la Linkin park, je me dis que mes tympans vont prendre chers. Cette fois pari gagné.les Wild Shades combine rock progressif, avec des ambiances différentes qui se succèdent au sein d'un même morceau, alternant douceur et violence, rebondissant de rupture rythmique en rupture mélodique (les parties choeurs de Magnus Overdrive) quitte à décontenancer voir dérouter.  Sur New Beginning, leur meilleur titre à mon goût; ils arrivent à concilier efficacité, énergie, solo étourdissant (quelle guitare !!). sur d'autres titres, le procédé tourne un peu en rond (Shape & Hyperion). Trouver le bon dosage sera surement le point majeur de leur prochaine livraison.
Le plus ancien souvenir de chansons que j'ai c'est le tango de l'éléphant par Line Renaud (d'ailleurs si quelqu'un à ce titre ...). Je me revois encore dans le salon de mes parents,  le 78 tours avec sa pochette de papier kraft et l'étiquette verte émeraude au centre. Depuis, je n'ai jamais rien écouté d'elle, sachant que cela fait plus de 30 ans qu'elle n'avait rien enregistré de toutes façons, mais j'ai du coup un petit faible pour elle. 82 ans, et la revoici avec un casting d'exception. Un duo avec Mylène Farmer et un autre avec Johnny Hallyday, des auteurs compositeurs style Marc Lavoine, Alain Chamfort, Michel Delpech, Christophe Mae, Adamo, Julien Clerc, bref Rue Washington déroule le tapis rouge. Et comme souvent, le générique n'est pas à la hauteur du film. Peut être la voix, qui somme toute fait son âge, des orchestrations un peu bateau, le tout est un peu mou mou. Bon je ne m'attendais pas à du rock et heureusement elle a évité l'écueil du jeunisme avec des titres typés electro techno, mais je reste un peu sur ma faim. Un album pour mes parents. 
 Line_Renaud.jpg
Bernard_Lavilliers.jpg
Au fil du temps, imperturbable, Bernard Lavilliers creuse son sillon, unique, à part, Causes perdues et musiques tropicales le titre de son nouvel opus reflétant parfaitement la direction prise, militantisme, engagement et  fidélité aux rythmes d'ailleurs . Plus les années passent, plus son talent, ses qualités s'affinent, et si le personnage public est parfois agaçant, force est de reconnaître que l'artiste lui a encore en lui des choses à écrire . Sur des musiques chaloupées, entre saudade et désespérance il décrit un monde, notre monde, ou tout est bien plus sombre que ce que la musique seule pourrait laisser entendre. Comme toujours enregistré là ou se posent ses valises, avec de multiples invités, cet éternel voyageur fixe sur ses disques sa course éperdue.
4 titres regroupé sous le titre 'Till the next time c'est la carte de visite envoyée par le groupe Algarade. Leur présentation laisse entendre, ou du moins l'avais-je compris ainsi, qu'il allait falloir s'accrocher. Placer Sigur Ros dans ces influences majeures, pour un pop lover comme moi, ça glace le sang. Je m'attendais donc à de la musique cérébrale, un peu absconse, prise de tête quoi. Et puis non, on rentre finalement assez facilement dans leur univers. Harpe, violoncelle, violon, piano, mélophone & batterie, si l'instrumentation déroge nettement aux règles de la pop classique, la voix, les mélodies, un peu alambiquées, tarabiscotées mais structurées, le chant en anglais permettent de trouver assez aisément ses marques. Of course ne cherchez pas le single radiophonique, ce n'est pas le propos, c'est gens ne font pas de la musique comme on mange au fast food, eux c'est plutôt cuisine moléculaire, élaborée, concoctée avec amour, qui ne plait pas à tout le monde certes, mais ou l'amour de l'artisan face à son métier est perceptible. Curieux ne pas s'abstenir.
 Algarade.jpg
Noel_Mattei.jpg
XX / XY est 1er album solo de l'écrivain, auteur et compositeur Noel Mattei. Il en a confié les clefs de la réalisation à Isa Sompare. C'est donc l'immersion de l'une dans l'univers de l'un qui débouche sur ces 14 titres. Passées au shaker,  la pop blanche new wave de Noël et la soul black d'Isa s'accouplent pour faire des petites popsongs à la couleur electro très prononcée. C'est du métissage que naissent les plus beaux enfants et de fait c'est au meilleur des deux mondes que l'on a affaire ici. Des textes ou l'amour et les rapports hommes femmes sous ces différentes facettes sont omniprésents, d'ou le nom de l'album. Côté musique, la froideur mécanique des synthés et autres boite à rythme est réchauffée par l'apport de guitares ou d'une vraie basse, comme des glaçons sont indispensables à un bon whisky. La voix timbrée dans les graves évoque parfois un Daho (C Rien),  et d'ailleurs une Zazie qui écrirait pour l'Etienne aurait un résultat qui sonnerait probablement un peu comme XX / XY . La reprise de Patricia Carli, Arrête Arrête (demain tu te maries) est rien moins que superbe et côté chair à bande FM, Lesbian boy à tout ce qui faut pour décrocher la timbale. Il me faut saluer le travail d'Isa Sompare car quand on connaît un peu sa planète musicale on mesure ses capacités à se projeter dans l'univers d'un autre, à ne pas le noyer dans sa propre lumière mais au contraire à se mettre au service de la sienne.
Take That est un monument en Angleterre, parfois comparé aux Beatles suite à leur énorme succès au début des années 90 - C'est oublié un peu que les 5 membres n'écrivent pas en générale  leurs chansons - Après le départ de Robbie Williams, avec la réussite qu'on lui connaît,  leur séparation, leur reformation sans Williams, l'aventure continue et ce nouvel épisode voit le retour du fils prodigue qui prend bouillon sur bouillon commercialement avec ces derniers albums solo. Tombant juste avant les fêtes, Progress a pour ambition non dissimulée d'être le cadeau de base. Et ma foi cet album regorge d'assez de popsongs efficaces pour pouvoir y prétendre. Jamais été un fan des boys band, mais il faut avouer qu'il va être difficile de couper à la déferlante. Des refrains millimétrés, un son dance très actuel, l'arme fatale est prête et la cible de ne demande qu'à être frappée en plein coeur. Bon, c'est un peu trop kleenex à mon goût, manque de profondeur, excès de superficialité, mais c'est aussi une des définitions possible de la pop. 
 Take_That.jpg
Eva_Marchal.jpg
Eva Marchal est une jeune chanteuse d'inspiration electro trip hop qui promène son spleen accrochée à un ballon rouge, titre de son tout récent album. Elle signe ou co-signe la totalité des 15 titres, épaulée à l'écriture et à la réalisation par un homme de renom, Claude Salmieri. Alternant le français et l'anglais au fil des compos, c'est principalement sa voix qui marque en premier. Quasi enfantine, elle donne à ses compostions une couleur immédiatement identifiable. la tonalité générale de  l'album est plutôt mélancolique, sans être sombre. Les titres sont mid tempo pour la plupart, et nettement teintés d'électro. Dandy déjanté, empilant les références cinématographiques et doté d'une mélodie accrocheuse et d'une trompette made in Penny Lane (ou JS Bach suivant ses références) a le potentiel pour attirer le feu des projecteurs sur elle. I can, en embuscade derrière, quoique plus en demi teinte pourrait doubler la mise. A cette petite voix à part, il ne manque pas grand chose pour passer des seconds rôles au premier, peut-être un peu moins de gris et une peu plus de ballons rouges.  

 

A good flight est la première demo du groupe lillois Popular Mechanics. Le son de l'aiguille du vinyle pour ouvrir l'album, qui réveille ma nostalgie et c'est parti pour 8 titres , 33' minutes d'une pop sans escale. Le titre éponyme entre sitar Harissonnien et rythmique déjantée justifie l'adjectif d'expérimental dont ils se qualifient. Les autres titres évoluent dans les mêmes eaux. on s'attend à une pop facile, la voix lead est très agréable et donne envie de l'écouter dans un registre plus "accessible".  Le tout me fait penser assez souvent à Orchestral manoeuvre in the Dark - pas ceux d'Elona Gay ou d'Electricity mais ceux des titres plus obscurs - dans ces tentatives de mixer quelques gouttes d'une pop respectable  avec en sous marin des tentatives de destructurer la belle mécanique. L'idée maîtresse étant visiblement d'emmener l'auditeur là ou il ne s'y attend pas. Pari réussi, au final, le putsh est gagné par le bizarre, mais on se dit que du coup, on passe surement à côté d'un groupe pop comme il nous en manque. 
 Popular_Mechanics.jpg
Yael_Naim.jpg
Après l’inattendu carton de New soul, bande son de l'année 2008, voici Yael Naïm (en gros) et David Donatien (en petit) qui remettent le couvert avec She was a boy. Alors bande son 2011 ? Reconduite la délicate atmosphère pop folk, reconduite la démarche j'enregistre à la maison. Écueil évité de refaire un New soul bis, mais en contre partie, pas de titres aussi magiquement immédiat que celui là.  la palette de couleur est un peu plus large, le blues (Never change), le low fi  avec le premier single Go to the river, la musique indienne Man of another woman, le tout exclusivement en anglais, dimension internationale oblige. Le cap du second album est parait il difficile, particulièrement après avoir été propulsé aussi soudainement en pleine lumière et finalement yael et David, imperturbable continuent leur bonhomme de chemin comme si de rien n'était. 
Très peu d'infos sur Mr Godjan, hormis le fait que ses influences revendiquées sont Satriani, Hendrix, Clapton et autre Led Zeppelin sans oublier Django Reinhardt. Pas besoin d'être grand clerc pour deviner que la guitare va être au centre de sa passion musicale. Et de fait My head, premier album est un hymne à la 6 cordes. Essentiellement instrumental, les 8 titres proposés mixent électricité et acoustique, funk et improvisation.  Manque peut être un regard extérieur pour la réalisation, afin de structurer le tout, élaguer ici, couper là, développer ailleurs, bref pour passer de l'état de démo aboutie à un album réellement produit. Les idées sont là, reste à trier tout ça pour peaufiner le tout. 
 Godjean.jpg
Susan_Boyle.jpg
C'est Noël et mamie est de retour. Un an après son apparition surprise sur les radars, Susan Boyle double la mise avec un album dont le plus gros défaut est d'être aussi prévisible. The gift est bourré jusqu'à la gueule de chants de Noël, de choeurs angélique d'enfants et de cordes sirupeuses. La voix est là, mais qui à encore besoin d'une Nième version de Auld lang syne ou de la sublime Hallelujah de Leonard Cohen? Bon, la dame, ou son équipe, a du goût, reprende un Lou Reed (Perfect day) ou un Crowded House (Don't dream it's over) en est la preuve. Nul doute que le disque va s'inscrire une nouvelle fois en haut des charts, tout y concours, sauf que ce n'est pas de la musique mais du marketing.  Ceci dit, si vous devez vraiment acheter un album de Noël,  celui ci n'est pas pire qu'un autre et même mieux que le désespérant Cornucopia d'Annie Lennox
La grande gueule de la variété française, Florent Pagny, revient aux affaires avec Tout et son contraire, disque ou il se rabiboche avec Pascal Obispo, chante du Calogero , du Marc Lavoine ou du Gregoire, bref convoque du lourd pour se retour. Un single provocateur, il est coutumier du fait, Si tu n'aimes pas Florent Pagny,  bourré d'humour, ou il s'égratigne gentiment, idem avec la valse Je laisse le temps faire en duo avec Obispo. Un peu plus rock avec La paix, un peu plus tendre avec Après l'amour , il papillonne de styles en styles, sans jamais se fixer, pour un album sans réel sommet ni réel ratage. Pas son meilleur , pas son moins bon, un disque de plus dans sa discographie.
Florent_Pagny.jpg
Weli_Noel.jpg
Juste deux titres pour Weli Noel, comme à l'époque des 45tours. Sa pop tropicale comme il la qualifie interpelle. Carmen, sous ses airs de ne pas y toucher finie par vous squatter les tympans. Fender benders, de même, parait brouillonne au premier abord et finalement tout se met en place, et comme lors d'un changement de focale, l'image parait enfin net et on comprend ou il voulait en venir. sur la durée d'un album, ca pourrait faire mal.
Allons y pour la grosse varièt' à l'américaine. Elaine Page and friends voit donc la première rameuter quelques copains copines, et plutôt qu'échanger des recettes de cuisine, elle leur propose de chanter un titre en sa compagnie. Bon, vu qu'elle n'écrit pas une note de musique, l'intérêt d'un tel album repose uniquement sur le choix des reprises. En surprise, un titre de notre Véronqiue Sanson nationale, Amoureuse, ici en compagnie d'Olivia Newton John qui avait déjà mis ce titre à son tableau de chasse. Et que te croone avec Paul Anka un Just the way you are aux petits oignons, et que trempe dans la soupe Sinnead o'Connor qui n'en demandait pas tant avec It's only love. Ami(e)s diabétique s'abstenir, cet album contient une dose létale de saccharose. Neil Sedaka, Johnny Matis, Dionne Warwick sont également à l'affiche, bref toute la maison de retraite est en goguette et se fait plaisir. Et depuis quand il y aurait du mal à se faire du bien ? 
 Elaine_Page.jpg
Cali.jpg
La vie est une truite arc en ciel qui nage dans mon coeur. Franchement, avec un tel titre d'album, on s'attend à Eric Cantonna aux manettes. Que nenni, c'est Cali qui s'y colle. Après un franc succès en 2003, aucun des albums suivant n'a réussi à retrouver la recette magique. D'ou remise en cause et changement de ligne, Cali sort les guitares, chope son perfecto et injecte une dose massive de rock dans ses chansons. 13 titres plus 9 en bonus, le manque d'inspiration n'est pas au rendez-vous. Le virage lui va bien, ça pulse, le son est un peu crade, et l'on devine bien que sur scène sa va déménager. Je doute qu'il renoue avec le hit parade avec cette truite, mais il va surement conquérir un autre public plus proche du punk - rock. Et puis il était temps de briser la main mise de Franz Schubert sur ce poisson.


Et si pour finir cette chronique mensuelle on se faisait un bon album de pop rock, énergique, simple et efficace, sans prise de tête, avec juste ce qu'il faut de pêche pour nous faire taper du pied, quelques refrains bien sentis, des guitares qui secouent un peu sans faire mal,  bref un peu de zik d'adolescents insouciants. Et bien le tout nouveau Good Charlotte, Cardiology répond parfaitement à ce cahier des charges. un titre comme 1979 vous donne immédiatement le sourire , Sex on the radio est accrocheur comme c'est pas permis, Cardiology la chanson est fourrée aux Beach Boys et même la ballade Harlow's song est à la hauteur. Le meilleur album des jumeaux Madden haut la main
 
 Good_Charlotte.jpg


Et le clip de ce mois ci est le sensuel Blinded de Stephen K, histoire de vous réchauffer messieurs en cette période hivernale. Un titre efficace, porté par une voix au timbre originale, c'est rock , son myspace laisse deviner que ce titre n'est pas qu'un coup d'essai, L'album nous en dira plus


BLINDED by Stefen K
Rendez vous en 2011 pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact. Bonne fêtes et
 à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

 


Novembre 2010 - Annie nymphomanie

novembre 1, 2010 Temps de lecture: 51 minutes
Flux Rss   Creative_Commons_80x15.png

Novembre 2010 - Annie Nymphomanie

Avis aux artistes le 1er octobre cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

beatles_when_64.jpgIl aurait eu 70 ans le mois dernier. Et finalement, deux sur 4 simplement auront eu les sixty four annnoncés. 30 ans après sa mort, l'ombre des Beatles plane toujours au dessus d'une bonne partie de la musique d'aujourd'hui. A défaut de souffler 70 bougies, Yoko fait comme cadeau à John de ressortir sa discographie , du moins la partie écoutable. J'en parle plus en détails un peu plus bas dans la chronique de Stripped Down. Noël approchant, la grosse cavalerie sort du bois espérant finir dans les hottes de tout un chacun, et donc les semaines qui viennent vont voir quelques superstar y aller de leur opus, une première partie est à l'étude ci-dessous. Pour le ukulele, légère reprise après ma crise de flemmingite aiguë, 3 titres s'ajoutent à la déjà longue liste des grilles, une reprise d'Elton John, Empty Garden, peut être le plus beau titre écrit sur la mort de John Lennon, Yesterday, monument des qui vous savez et un titre de Claude François, Chanson populaire, pour satisfaire ceux qui ne jure que par la chanson française. Une fois n'est pas coutume, la grille de ce titre a été, tant bien que mal, élucidée par moi et non issue d'une partition, certains seront peut être dubitatif quand à mes choix d'harmonisation. J'assume . Quand au titre du mois,  il combine deux clins d'oeils simultanés, d'ou une réalisation à l'aveuglette peut être . Annie nymphomanie fait grandir la petite Annie des sucettes de Gainsbourg, et est arrangé, oh très modestement,  à la manière d'Electric Light Orchestra. J'ai donc donné une direction Mr Blue Sky à l'orchestration et me suit fait aider, dans le rôle de Louis Clark, par Pablo, autre fondu du groupe de Jeff Lynne, qui, en sus de créer quelques parties de cordes bien dans l'esprit, à joué le rôle de metteur en son de mon arrangement, lui même épaulé par Alvaro, guitariste made in Spain également, qui a posé quelques délicats arpèges sur Annie, Julie se chargeant comme d'habitude des vocaux, lead et back. Voici ci pour ce mois ci, en décembre, derniers titres avant l'album Nouvelles routes pour de vieilles chaussures à télécharger le mois prochain ! Qu'on se le dise dans les chaumières.

L'album en tête de gondole sur Sucrepop ce mois ci est de ces autoproductions qui font passer les majors pour les dinosaures qu'elles sont. Ode to William Bake de Fernand Pena c'est d'abord un bel objet. Pas un vulgaire CD commun,non, mais le résultat de plus de deux ans de boulot acharné pour un coffret de 16 titres, accompagné d'un livret de 52 (cinquantes deux !!) pages ou l'on trouve les textes du Sieur Blake, poète, musicien, dessinateur, graveur, leurs traductions française, les grilles d'accords, la biographie, des illustrations, sa place dans son époque et son influence sur la notre, et j'en passe, bref un boulot d'amoureux des mots et de la musique. Car ce n'est pas pour rien que le sous-titre de cet album est  Rock songs with word from the mind, car de rock il est indiscutablement question.  Les guitares signées Giovanni Riccobono ou Eric Ter, tricotent un entrelacs sonore de haute volée sur laquelle la voix rauque and roll de Fernand prend toute sa dimension. Cet album dont aucun anglais n'aurait à rougir est réalisé par un petit frenchy sans complexe, et pour respecter à la lettre l'esprit libertaire et de partage de son inspirateur, sur les 15 euros, seulement , frais de port compris, que vous coûtera ce disque, 2 iront servir la cause de l'éducation des pays trop pauvres pour bénéficier d'écoles dignes de ce nom. Si vous ne saviez qu'offrir à Noël, voilà de quoi joindre l'utile à l'agréable. En attendant la prochaine possibilité de paiement via Paypal, un chèque de 15 euros adressé à LéZarts 15 rue du 8 mais 1945 75010 Paris vous permettra d'entrer en possession de ce coffret. 
blake.png
John_Lennon.jpg
Après la sortie des albums de John remixés en 2000, voici les version remastérisées, saisissez la nuance, en attendant les probables versions remixtérisées dans 10 ans. La totale du John solo est donc à nouveau dispo, enfin presque totale, les disques expérimentaux  type, Two virgins ou Life with the Lions sont, heureusement, passés à la trappe. 11 albums Sous le titre Signature box, 8 originaux dont un double, plus un avec les singles et un album de demo. Consciente que cela n'apporte rien de plus à la légende, Yoko, en femme affaires avisée, convoque Jack Douglas, producteur du dernier album paru du vivant de John, Double Fantasy, et lui demande d'en fournir une version "dégraissée" des orchestrations made in eighties, un peu à la manière du Let it Be naked de Mc Cartney. Ou comment faire du neuf avec du vieux. et donc, Double Fantasy stripped down. Même pour un fan transi comme moi, totalement anecdotique.  Ce sont peut être les titres de Yoko qui bénéficie le plus de cette relecture, ces titres les plus accessibles il faut le noter, Kiss kiss kiss accentuant le côté orgamisque d'un Love on the Beat de Gainsbourg quelques années plus tard. En résumé, circulez y a rien à entendre. 
Il faut tout de même être un petit peu groupie dans l'âme pour décider d'écouter un album uniquement du fait de la présence du fils de George Harrison, Dhani, dans un groupe. Ben Harper et Joseph Arthur complétant le trio Fistful of mercy. Ajoutez à l'addition un Jim Keltner aux percussions, et vous tenez là une belle affiche, une affiche qui tient ses promesses. Plus west coast californienne que Liverpool côté influences, As I call you down comprend des morceaux ou les guitares acoustiques prédominent ainsi que les harmonies vocales à trois voix. L'album est plutôt doux, et hormis un Father's son gospellisant et un instrumental bluesy 30 bones, le reste est dans le même moule, mid tempo et séduisant. On pense parfois à America, pour cette atmosphère toute californienne. Ce disque est une heureuse surprise. Il devraient être en concert à Paris le 5 décembre, à la Cigale, un beau concert pour attendre l'hiver.
 
  Fistfull_of_mercy.jpg
 Eddy_mitchell.jpg
Mr Eddy nous fait son Come back, titre de son nouvel album, qu'il annonce comme celui servant de support à ses adieux. Côté come back, c'est avec la qualité qu'il renoue, après le très moyen grand écran datant de l'année dernière. Restant bien dans les clous de ce qu'il sait faire le mieux, avec une forte touche de nostalgie à la clef côté textes. Pierre Papadiamandis, fidèle complice, est maître d'oeuvre de la plupart des compos et comme souvent, c'est à l'aulne de son inspiration que se mesure la qualité des album de Monsieur Mitchell. Ce cru 2010 est un bon cru, pas loin de rivaliser avec rivaliser avec ses meilleures productions des années 80. Même la chanson signée Souchon Voulzy, L’esprit grande prairie, au texte sur mesure et à la musique qui sent un peu le réchauffée finit par convaincre. Humour, critique sociétale ou regard nostalgique sur sa jeunesse, il reste fidèle à ses qualités d'écritures, country, blues rock et boogie ancrant son territoire s'il en était besoin. Un album sans titre très fort mais sans les grandes faiblesses qui parsemaient trop souvent ses dernières productions.
Une bande de vétérans du rock, avec juste deux ou trois singles les ayant fait connaitre en France dans les années 70 - même si'l étaient très populaire aux USA - , sans albums depuis 10 ans, sortant un franchement bon disque, cela relève de l'improbable et c'est pourtant le tour de force que les Doobie Brothers (les frères pétards in french in the text) ont réussi avec leur World gone crazy. Retrouvant le producteur Ted Templeman, architecte du son, de leur premiers albums, ils proposent un album aussi ricain qu'il est permis de l'être, mais de haute tenue. Dès l'introduction A brighter day, single fourré au gospel qui pourrait décrocher un hit,  au titre éponyme qui pète la forme, en passant par la reprise de leur tout premier single, Nobody, tout respire ici. L'éclectisme de styles qui les caractérise est au rendez-vous pour notre plus grand plaisir et quand Michael Mc Donald prend le lead sur Don't say goodbye on se croirait revenu au bon temps des meilleurs Steely Dan. Les papy prouvent qu'ils ont encore de la réserve.
 Doobie_Brothers.jpg
Olivier_Figueroa.jpg
Arrivé dans ma messagerie cet album d'Olivier Figueroa, Epuré jusqu'a l'os. Dès le premier titre, Squelette rythmique, on sent que ce gars là a le truc qui fait la différence. Sur une base  acoustique, l'olivier a greffé quelques pistes electro ou latines pour pimenter le tout avec une insolente réussite. Son site ne fourni aucune indication sur ce qu'il a déjà fait, ses influences; bref black out total sur quelque chose qui pourrait nous distraire des 11 titres qui composent ce disque. Pas un titre raté, un vrai univers, des textes qui parlent, des musiques qui chantent, va falloir compter avec cet Olivier là.


Des années Roxy Music, plus particulièrement de la période Avalon / Jealous guy, Brian Ferry n'a jamais pu, en solo s'en approcher vraiment. Hormis Slave to love, qui a laissé un instant croire que le dandy pop allait maintenir la flamme de cette pop limousine le reste de sa discographie oscille entre l'inutile et le dispensable. D'ou l'heureuse surprise que cette Olympia,  de loin son meilleur album, la barre n'était pas très haute non plus,  ou l'on retrouve de ci de là ses comparses de Roxy, mais également des membres de Radiohead, Primal Scream, Red Hot Chili Peppers ou des Scissor Sisters un Nile Rodgers, ou David Gilmour, bref un générique long comme le bras pour une pop classieuse, entre inspiration dance - le bien nommé titre d'ouverture You can dance - et titres plus éthérés. Song to the siren louche copieusement sur Slave to love, et le Brian d’enchaîner les morceaux comme si le temps et les modes n'existaient pas. Inamovible, un son aussi délicieusement daté que possible, et des compos sans panache mais sans ennui. Bref hormis la Kate Moss de couverture qui renoue un peu avec la tradition Roxy en plus soft, personne n'aura la tête à l'envers avec ce disque, mais tout le monde passera un agréable moment
Brian_Ferry.jpg
Elvis-Costello.jpg
Un nouvel Elvis Costello, c'est la surprise assurée. Par la diversité des styles abordés, par sa capacité a rater des albums ou au contraire à frôler l'excellence. Suite de l'honorable Secret, Profane & Sugarcane de l'année précédente, National Ransom, concept album sur la crise économique à travers les âges, surpasse son prédécesseur en éclectisme et en qualité pour faire de cet album son meilleur depuis une tripotée d'années. Certes on atteint pas ici les sommets d'Impérial Bedroom ou King of America, mais on flirte néanmoins avec les cimes.  T. Bone Burnett, complice sur pas mal d'albums, Les Imposters, Sugarkanes et autres Leon Russel tiennent leur rang et la voix identifiable entre milles de l'Elvis emporte le morceau. Qu'il rocke un peu My lovely Jezebel, se la joue country ou crooner, ça marche à tous les coups..
Je comprend la plaisanterie, ne suis pas, totalement, dépourvu d'humour mais j'avoue que là, je suis un peu décontenancé. Surtout à lire les dithyrambiques chroniques qui lui ont été consacré. Philippe Katerine, barré de chez barré, sort un album totalement indigent. Il chante mal, on le savait déjà. il parle faux, c'est déjà moins courant. En 24 titres, pas un pour en sauver l'autre. A l'image de la pochette ou il pose avec ses parents et qui a du conduire au suicide tout le service marketing de sa maison de disque, l'album n'est qu'auto indulgence, élevant le ridicule au rang d'art. Qu'il se fasse plaisir, après tout, quoi de plus naturel. Mais que qui que ce soit puisse trouver cet album intéressant, hormis les 3 posant sur la couverture, ça me dépasse. Des centaines de zicos avec plus de talent dans le petit doigt que ce gars là ne sortiront jamais un album et lui ...  plus mauvais album de l'année, haut la main.
 Katerine.jpg


Babet.jpg
Babet, chanteuse violiniste De Dyonisos sort son second album solo, Piano Monstre. Là ou le groupe est d'obédience rock, elle opte pour un profil plus chanson française, ou elle met en avant l’esprit de partage avec quelques duos dont Edouard Baer, Mathias Malzieu, Arthur H qui co-écrit un titre et Hugh Coltman. Porté par le single enjoué Je pense à nous, l'album quoique plaisant est un peu fade mélodiquement et manque d'un peu d'accroches pour vraiment convaincre.


Ce n'est même pas un vrai nouvel album mais pouvais je décevoir Pierre, patron officiel du site francophone de référence sur la blonde australienne http://www.olivianewton-john.frGrace and Gratitude Renewed, sorti en 2006 reviens paré de quelques nouveaux atours. Comme j'avais raté la sortie originale, c'est néanmoins une vraie découverte pour bibi. Le lifting n'est pas que cosmétique, un nouveau titre, des voix réenregistrées, deux duos, le fan en a pour son argent. Et le pas fan comme moi ? Franchement , c'est un bon disque. Doux, calme, reposant, bon, ok, elle a rarement fait dans le hard rock, mais si vous avez besoin d'un album serein, apaisant, d'une caresse sur la joue, d'une étreinte amicale, la voix d'Olivia devrait être le baume qu'il vous faut. En application quotidienne entre vos deux oreilles, cela fera de vous quelqu'un de mieux. Un bemol tout de même (pardon Pierre) Elle n'avait plus de sous pour une pochette correcte ? Bon Olivia, on se bouge le popotin, on décroche son téléphone, on compose le numéro de Jeff Lynne et on sort un vrai nouvel album ! Chiche ?
 ONJ.jpg
Florent_Marchet.jpg
Il y a longtemps qu'un artiste ne m'avait pas fait aussi bonne impression. J'avais raté Gargilesse et Rio Brazil ses deux premiers albums. Mais a voir son nom apparaître de plus en plus souvent dans diverses collaborations, et la lecture de chroniques favorables avaient attisé ma curiosité. Courchevel tient les promesses que j'avais cru déceler. 11 titres aux couleurs pop chatoyantes, entre un Alain Souchon sous Voulzy et un Alex Beaupain côté noirceur du propos - Il réussi tout de même à placer un crash d'avion Roissy beau duo avec Jane Birkin, une noyade de gamins Narbonne Plage, un licenciement La charette, bref si la musique est légère, le propos l'est moins, et c'est ce contraste qui est intéressant et qui probablement lui ferme un peu les portes du grand public. Aussi bon qu'un Benjamin Biolay quand il se donne la peine de l'être et force un peu son talent, c'est principalement par les orchestrations - qu'il prend en charge -  qu'il se démarque. A suivre de près.
Paru au 1er semestre mais pas arrivé jusqu'à moi, je me rattrape aujourd'hui que j'ai pu mettre la main dessus. Clara Plume nous propose Les p'tits plaisirs son premier disque. Comme les Zaz et autre Karimouche, nous sommes dans une mouvance chanson française dite à texte sur des popsong sympatoches. Le titre éponyme a vite fait de tourner en boucle dans votre caboche, et comme il n'est pas le seul, on se fait un vrai gros plaisir à écouter tout l'album. L'homme texto plein d'humour,  La femme parfaite, l'emmerdante avec laquelle on ne s'emmerde pas , une vrai facilité a écrire de petites saynètes, à décrire des personnages avec les mots qui font mouche, sans céder à la facilité et toujours avec cette pointe de joie de vivre perceptible qui fait du bien à entendre dans cette époque si facilement morose cf l'optimiste Change. Une bouffée d'air pur.
 clara-plume.jpg
Grand_Corps_Malade.jpg
Et de 3 pour Grand corps malade, album qu'il a intitulé 3ème temps, quelle imagination ! Un premier album qui a pris tout le monde par surprise, mettant sous les projecteurs du grand public le slam, jusqu'à là là confidentiel, un second moins encensé, effet de surprise passé, même s'il recelait quelques beaux textes et celui ci dans la continuité. Nettement plus musical, même si Fabien ne chante toujours pas, slam oblige, un vrai effort de diversité dans les orchestrations en font son album le plus ré écoutable. en effet, de mon point de vue, une chanson de Grand corps malade, c'est comme une histoire de Pierre Bellemare, une fois qu'il vous l'a raconté, le besoin de l'écouter une seconde fois n'est pas si pressant, on en connaît le principal. Je lui trouve toujours autant de talent dans les sujets qu'il traite, L'éducation Nationale, déjà ancienne mais toujours aussi efficace, l'arrivée d'un enfant  -Définitivement - , sa propre histoire - 1er janvier 2010 - La mort - Nos absents ou plus léger,  un ami taxi, Rachid taxi, mais une fois entendu, apprécié, je n'y reviendrais pas. Plus proche de la littérature que de la chanson, on ne lit un livre qu'une ou deux fois en général, une chanson peut s'écouter des centaines.
Et un nouvel Elton, infatigable, qui nous gratifie d'un nouvel album, son compteur doit être  à plus de 40, cette fois ci en compagnie d'un de ses vieux amis, Leon Russel, second couteau des seventies quoique pianiste sur nombres de prestigieux albums, et de fait cet album, conçu un peu comme un sauvez Leon porte un titre qui colle bien à la volonté des deux géniteurs, The Union. Certes l'Elton est peut être un peu prédominant au vocaux et Taupin et lui signent la majorité des titres - quoique l'excellent single, If it wasn't for bad soit de la plume De mister Russel, mais ils ont fait l'effort d'écrire "à la manière" de leur invité, et le tout sonne comme l'un des tous meilleurs albums de la super star. Un son plus américain (Produit par T Bone Burnett, la country n'est pas oubliée), Elton avoue avoir abandonné la course aux charts, mais un titre comme When love is dying pourrait bien le faire mentir et puisqu'il décide de  faire des albums pour se faire plaisir. cela s'entend, et c'est pour notre plus grand plaisir à nous.
 elton-john-leon-russell.jpg
My_Silly_Dog_Fish.jpg
Il y a quelques années, du côté de Rouen, oeuvrait un groupe pop nommé Victoria qui proposait parmi les meilleurs titres que j'ai pu entendre sur la masse de disques autoproduits que je m'enfourne dans le cornet, qui leur aurait valu de faire partie du prestigieux  label Sucrepop, s'ils ne s'étaient sabordés avant même que je ne les connusse. De temps à autre, l'un des membres me contacte pour me donner des news de la suite. C'est donc le chanteur qui cette fois s'y colle avec my silly DogFish groupe tout récent sur le net. On reste bien entend dans les mêmes eaux pop anglosaxonne, même si quelques morceaux proposés me paraissent moins ensoleillés, plus introspectifs. Il se dégageait de Victoria une insouciance, liée à la jeunesse peut-être, remplacée ici par une maturité plus sombre. Cela reste une musique attrayante, mais j'attends un plus grand nombre de morceaux pour me faire un avis définitif.
Il y a deux ans, j'écrivais quelques lignes sur Brune, jeune chanteuse dans le métro. Depuis la miss a fait du chemin, un album vient de paraître et le vent du Buzz souffle dans le bon sens. Mais entre quelques titres sous forme de maquette avec assez de charme pour m'interpeller et un album, il y a une marge et, dans l'intervalle, a t'elle progressé dans le bon sens. Qu'une major ait décidé de la signer est étonnant. Dans cette industrie sinistrée, je vois mal comment, sur la foi des chansons présentées ici, elle a pu convaincre quelqu'un. Pas de mauvais titres inécoutables non, mais du tout venant, une pop électro mille fois entendues et ressassées, qui forme un ensemble ni plaisant ni déplaisant, juste inodore, aussitôt écouté aussitôt oublié. Pour moi ça sera Blondie  
Brune.jpg
Rod_Stewart.jpg
Qu'il est loin de temps des Small faces et leur pro punk rock hargneux. Le Rod Stewart, rangé des voitures depuis un bail,  balance son cinquième volume, The great american songbook, piochant dans les standards jazzy tant de fois joués, pour en délivrer des versions ni pires ni meilleures que celles des copains. Et allons y pour une resucée d'Ive got you under my skinI've Got The World On A StringSunny Side Of The Street et autre Fly Me To The Moon. Transformé en crooner de Last Vegas, il assure certes, les ventes sont au rendez-vous, mais quel manque de prise de risque. On m'objectera qu'il a déjà donné et qu'il est temps pour lui de prendre sa retraite tranquille. Pas faux, et il faut reconnaître qu'il est efficace dans son style.
Un album de Veronique Sanson, c'est toujours un petit évènement. D'abord parce qu'ils se font rares, 5 ans depuis le très critiqué Longue Distance, et puis parce qu'elle a cette aura des grandes dames de la chanson francophone. Problème de santé, panne d'inspiration, les news d'elle ces derniers temps n'étaient pas des plus réjouissantes. Plusieurs Lunes, l'opus 2010, est un travail collectif, plus de la moitié des 14 titres sont signés ou co-signés par d'autres plumes. Ce disque est paré de quelques couleurs latines, pas vraiment une nouveauté pour elle, mais pas le style dans lequel je la préfère. La nuit se fait attendre d'ouverture est plus proche d'un Danny Brillant de ce que j'attendais d'une Sanson. Je veux être un homme renoue un peu avec sa patte, piano, voix, sans être un grand titre, ça le fait. Côté voix, j'avais quelques appréhensions, rien à dire, ce timbre unique mi rock mi rien d’autres qu'elle est toujours  redoutablement efficace. Au final l'album ne marquera pas les esprits ni son temps, pas de chansons monuments comme elle a su tant en faire, mais l'album d'une amie dont on sait qu'il a du être difficile à mener à son terme, et qui propose ce qu'elle sait le mieux faire. Merci Véro. 
 
 Veronique_Sanson.jpg
Angus_Julia_stone.jpg
Second album pour les deux australiens Angus et Julia Stone, Down the way est son nom. Une pop sous influence folk, une chanteuse à la voix envoûtante, des cordes, des guitares et pas mal de douceur voilà le programme que le frère et la soeur nous concoctent. Quelques titres au potentiel radiophonique indéniable (Big jet Plane pour ne citer qu'elle), la ballade d''un peu plus d'une heure en 13 titres, n'est pas lassante une seconde, les paysages qu'ils nous font visiter ont tous ce petit quelque chose qui accroche, au détour d'un arpège  de piano - I'm not yours - ou des 7 minutes et quelques de Yellow brick road. Une belle occasion de découvrir un bout d'Australie
Un qui sort encore moins d'albums que les Stones - je parle des Rolling là et pas des australiens de la chronique juste au dessus - c'est leur guitariste Ronnie Wood. I feel like playing est son 7eme si je ne m'abuse, et le premier depuis 2001. Si vous aimez le blues rock façon seventies, vous n'allez pas être déçu. du Mi Stones Mi Clapton  Why You Wanna Go and Do A Thing Like That For d'introduction au ZZ topien Things about you (merci  Billy Gibbons) en passant par le single Lucky man, les guitares dépotent, la voix, le point faible du Ron passe l'examen avec succès avec quelques intonations dylanienne à la clef et ont tient là au final un album à l'ancienne que tout fan des Stones va se faire un plaisir d'écouter en boucle en attendant que les glimmers twins décident - ou non - de se rabibocher ou aient besoin d'un peu d'argent de poche. En tout cas, le meilleur album des Stones depuis des lustres.
 Ron_Wood.jpg
Elodie_Frege.jpg
Pas d'à priori sur Mademoiselle Elodie Frégé, et même sa collaboration sexy avec Benjamin Biolay m'avait plutôt tapée dans l'oeil. La fille d'à côté, son nouvel album ou elle s'est le plus impliquée, tant dans l'écriture des textes ou musique que les arrangements, bref son album à elle cette fois. et bof. Un peu transparent le disque. Pas de trucs vraiment accrocheurs, de chanson que l'on fredonne, sans y penser. Le single La belle et la bête montre d'indéniables efforts pour convaincre mais n'y arrive que partiellement. Le titre éponyme est de la même eau, c'est bien fait, mais le soufflé retombe vite, peut être son timbre de voix qui ne m'accroche pas plus que cela. Le disque d'un seul après midi. 
21eme album pour Joe Cocker dont le timbre de voix continue de faire merveille. Hard Knocks compile 10 titres royaux, parfait écrin pour sa voix. A noter que, fait rare pour lui qui c'est fait principalement un nom sur de détonantes reprises, hormis le dernier morceau, I hope, des Dixies chicks, tous les autres sont des morceaux originaux. De la ballade impeccable Unforgiven au très soul So it goes, en passant par le presque FM Runaway train, mon titre préféré, tout tombe au millimètre. Du job de pro, sans une once d'aspérité mais d'une redoutable efficacité, le Joe Cocker nouveau est là et c'est un grand cru.
 Joe_Cocker.jpg
The_Rebel_of_Tijuana.jpg
En début de cette année, cf chronique de mars 2010)  les Rebel of Tijuana proposaient un premier EP façons yéyé , entre Dutronc(jacques) et Nino Ferrer, chanté partiellement en français. Virage sur l'aile, avec leur nouvel album Where did this trip go wrong ? ou la tendance garage s'accentue fortement, orgue en tête, chant exclusivement en anglais, bref un rock classique dans sa forme mais si peu en valeur aujourd'hui. Les bougres sont doués et ça pète le feu, ça flambe de toute part.  Si les compils Nuggets vous causent un peu, ces rebels devraient mettre le feu à vos souvenirs. 
Guillaume Grand c'est avant tout une voix, erraillée, écorchée, qui lui donne une immédiate identité. C'est également un titre pop folk qui glisse sur les ondes depuis quelques mois, Toi et moi. On retrouve les deux, voix et chanson, sur son premier album L'amour est laid . L'amour semble d'ailleurs au centre des préoccupations de ce jeune homme donc je ne sais pas grand chose, son site web étant quasi muet sur ses origines et ses influences. 12 chansons, un peu uniformes dans le traitement, portées par cette impressionnante voix qui permet d'emporter le morceau. Pas l'album de l'année, mais avec assez de talent pour penser qu'avec un peu de temps et de maturité, il ne finisse par en pondre un.
 guillaume_Grand.jpg
kingsofleon.jpg
King of Leon, c'est ce qui se fait de mieux dans le style rock pour grand public. Après deux albums plus roots et un carton avec le 4eme, pas FM mais presque, Come around  sundow est présenté comme le retour au sources. Reste à savoir des quelles.  L'album est sacrément bien foutu, avec son lot de rock saignant (Money), ses titres plus blusy (The End), ses hits (Radioactive, Mary), ses ballades (Pickup Truck) bref les frères Followill ratissent large sans jamais putasser. Me font penser à des U2 made in Nashville. aujourd'hui sans réelle concurrence sur le créneau gros rock qui tâche, ils surfent sur un succès mérité, ou l'on ne trouve aucune trace d'originalité, mais un beau boulot efficace (le solo de Mary est superbe) et c'est déjà beaucoup.

 

Dezmona c'est une histoire belge. d'Anvers pour être précis. Un site web aussi sombre que la pochette de leur album Hilfe kommt. et sacrément mal foutu pour l'internaute de base. Ils sont sensé allier musicque traditionnelle et gospel, l'alliance d'un contre-bassiste et d'un chanteur à la voix "particulière" marque l'acte de naissance de Dezmona. Ajoutez y un accordéoniste et un pianiste, quelques choeurs féminins et vous aurez une vague idée de ce à quoi vous attendre. Côté voix, le timbre quais androgyne de Gregory Frateur est à coup sur un élément différenciant, il m'évoque un peu celui de David Surkamp (Pavlov's dog). Pas trop de référence à quoi me raccrocher sur ce disque, la pop est à quelques années lumières, et le single Carry on quoique intriguant me laisse un peu sur ma faim, sorte de Symply reed de la grande époque. Indéniablement original sans être hermétique
Dezmona.jpg
Louis_Chedid.jpg
Un nouveau Chedid. Louis je précise. Quoique le fiston soit totalement impliqué dans cet album au nom fleuve, On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime. Et de l'amour ce disque en regorge. Du premier single Tu peux compter sur moi, en duo vocal avec M au titre éponyme an passant par Maman maman, ballade douce amère sur l'écart entre les générations ou sur une histoire d'amour enfuie Quelle belle histoire, juste le Louis qu'on connait, serein, lucide, bon, tendre pour des chansons gentiment folk ou lui et Mathieu tricotent des orchestrations doucement folk, avec cette qualité sonore, cette attention portée aux détails qui est sa marque de fabrique. L'humour, noir, n'est pas laissé de côté,  Chat noir ou Crok-mort en sont les dignes représentants. Dans un style inchangé, intemporel, Louis Chedid nous propose l'un de ses albums les plus réussis de sa pourtant longue sinon prolifique carrière. Après le Soldat Rose, il faut croire qu'il est en veine d'inspiration, pourvu que ça dure et que le prochain album ne se fasse pas attendre aussi longtemps. En attendant profitez de celui et n'oubliez pas, je vous aime ...
Un 7 titres dans ma boite au lettres, Tysran. Jamais entendu parler, un site web chiche en info, la bio accompagnant l'album retrace un itinéraire plutôt orienté rock électrique musclé, pour arriver à ce mini album acoustique sous influence Johnny Cash. Des chansons donc assez dépouillées, plutôt intimistes et mélancolique, qui se marient bien avec la voix du chanteur, Hey Girl ou son & daughter ont même un potentiel radiophonique certain. Tysran semble né du mauvais côté de l'océan car à coup sur, ses petites chansons auront du mal à se faire une place ici alors qu'elles sont idéales pour la bande son d'un film ricain.
 Tysran.jpg
Patrick_Fiori.jpg
A l'unanimité, grand prix du jury 2010 de la meilleure imitation de Jean Jacques Goldman. L'instinct masculin, nouvel album de Patrick Fiori, inclut en effet un inédit du reclus volontaire que le Patrick interprète en copiant tous les tics vocaux du patron. Comme la chanson n'est qu'un Nième démarquage d'une précédente compo, ça accroche l'oreille mais lasse vite. Pour le reste du disque, de bonnes chansons bien  chantées, bien écrites, un honnête album de variété, auquel il manque un peu de punch, de mordant pour marquer les esprits. est-ce la présence comme auteur de Lionel Florence, mais le tout sonne comme un album d'Obispo sans Obispo . Nul doute qu'il rencontre un bon succès, la réalisation est au cordeau et côté chanteur l'animal se pose là. Manque de meilleurs compos
Ben Sidran est un pianiste de jazz. Après la sortie de son dernier album Dylan Different, paru l'année dernière (chronique ici), la logique tournée s'en est suivie et voici un live enregistré à Paris au New Morning, Ben Sidran European quintet. Jazz, Dylan, a priori deux bonnes raisons pour ne pas figurer dans ces pages. Mais comme pour la version studio, le talent de l'hôte, le plaisir que prennent  - et donnent - les musiciens, la relecture complète des morceaux du Zim, la présence de Rodolphe Burger en Guest, concourent à la qualité du tout. bon, je n'ai jamais été fan d'albums live, cet album ne changer pas la donne, mais écouter d'excellents musiciens ne peut pas être une mauvais expérience. Si vous êtes un peu réticents, au jazz, une bonne occasion de changer d'avis, si vous aimez le jazz, un bonne occasion de découvrir les chansons d'un des personnages les plus influents du rock. 
Ben_Sidran.jpg
Cocoon.jpg
Après le carton plein du précédent album, Chuppee en boucle dans tous les Ipod (merci la pub), les deux de Cocoon étaient dans le collimateur. et donc Where the oceans end. Concept album plus ou moins barré, le pich, je cite wikipedia "cet album raconte l’histoire d’un garçon qui rencontre une baleine millénaire prénommée Yum Yum qui avalerait les cauchemars et les problèmes des gens pour recracher du bonheur."  Barré je vous dis. Côté zic, on ne change pas une équipe qui gagne, folk acoustique, ukulele, la voix de Mark devant, la Fée Morgane à la tierce le suit comme son ombre - enfin elle chante lead sur Dee doo, accentuant du coup le côté pop  et récidive avec le mélancolique et très beau In my boat , probablement le plus émouvant morceau de l'album ou l'orchestration un poil plus étoffée leur sied à merveille -  Super Powers est sans doute le morceau le plus single du disque, enjouée et mélodique. Pas de révolution pour ce second disque, logique,  Cocoon  assoit son style de belles manières, un côté Weepies made in France qui leur va bien.
Dans la série j'ai testé pour vous, Sister Hazel et leur dernier disque Heartland Highway. Jamais entendu parler d'eux auparavant, sur wikipedia il est indiqué qu'il font un folk rock pop extrêmement mélodique avec des parties acapella. Moi, je pense Eagles, America, Firefall, et je tente ma chance. Bon, c'est nettement plus électrique que les sus cité, sans être du rock pur et dur non plus. Étrangement 4 des musiciens se sont partagé les 12 compos à part égales, histoire d'éviter les tensions, et malgré tout l'album garde une certaine unité sonore. Il y a le titre musclé et son riff efficace, She's got a hold on me, la ballade déchirante, The saddest song, un zeste de country par ci, un doigt de blues, comme la photo de la pochette et le titre le laissent entendre, c'est de la musique pour rouler cheveux au vent au volant de sa Chevrelet à travers les grands espaces américains. Au Pré Saint Gervais, Seine st Denis, ça le fait moins. 
 
 Sister_Hazel.jpg


En mai, je présentais en première ligne Aurore et Michel Nicolle avec un titre qui m'avait collé le grand frisson, Trois mois. Pas de disque, quasi aucune info sur elle, juste une certitude, ils avaient fait fort.  Récidive ce mois ci avec Bang bang, clippé ci-dessous. Pas la reprise de Cher, un titre original, le Michel en signe paroles et musique. et quelle !! Ca commence avec des choeurs à fondre, un arpège de guitare dans la plus pure tradition sixties, et quand la voix de la belle coeur.gif entre c'est en plein coeur. Un refrain imparable, une orchestration millimétrée, un bijou vous dis-je. Cette Aurore et lui ont toutes les cartes en main pour exploser, pour peu qu'ils aient assez de matos pour un album complet du même tabac. Contrairement à ce que j'écrivais la dernière fois, please ne vous pressez pas, ne ratez pas votre coup et conservez le même niveau. Aurore, je suis fan !


Rendez vous le 1er décembre pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact. Bonne vacances et à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

  .


Octobre 2010 - Le jouet

septembre 30, 2010 Temps de lecture: 59 minutes
Flux Rss   Creative_Commons_80x15.png

Octobre 2010 - Le jouet

Avis aux artistes le 1er octobre cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

The Sad Doll by Jacob MaceComme prévu, la rentrée musicale a été riche, très riche, au point que je n'ai pas eu le temps, voir l'envie pour certains,  de tout chroniquer. A la trappe le Hurley De Weezer, le pourtant chouette Belle and Sebastian Write About Love, le malheureusement très ordinaire Acid Country de Paul Heaton , le Neil Young The noise (je confirme en partie le titre) , le pourtant pas si mal Joe Brooks - Constellation me - le bruyant Black Veil Brides - We Stitch These Wounds - le doux Sara Bareilles et son Kaleidoscope Heart  et même le jazzy et accrocheur Hooked de Lucy Woodward, Mais deux oreilles seulement, un vrai boulot et une vie aussi m'ont obligé à trancher. il vous reste tout de même 35 groupes/ artistes chroniqués ci-dessous, dont une palanquée de guitar-hero, une poignée d'autoproduits,  quelques vieilles gloires des eighties tentant un comeback plus ou moins réussi, des canadiens, des belges, des d'Afrique du Nord,  des pointures et des aspirants à le devenir, bref, de quoi vous en coller plein les oreilles via le radioblog Sucrepop, chroniqués ou pas, ils sont en écoute.
Côté ukulele, calme plat, je sais c'est pas bien, je joue tous les jours, mais plus trop envie d'enregistrer ces temps ci, hormis 3 compos dans la rubrique sUKrEpop sur votre gauche, mais bon, ça va reviendre.smile
La compo du mois, chantée par Julie s'intitule Le jouet. une sorte de Pinocchio pour qui ça se passerait mal. J'ai composé la musique sur le texte d'une amie d'un ami dont je ne connais pas le nom, perdu de vue depuis,  et qui n'a donc aucune idée que son texte tourne sur le net; si tant est qu'elle se rappelle même l'avoir écrit. C'est en tout cas à ce jour le titre le plus "rock" que j'ai donné à Julie, une sorte de galop d'essai avant les choses sérieuses cool
Allez, prêt pour un passage en revue d'un pouillème des sorties de la rentrée ?

Enfin. Il est là. Un temps de gestation à rendre jalouse une éléphante d'Asie, l'arlésienne du rock & roll,  à faire passer Laurent Voulzy pour un stakhanoviste de la production musicale. Bref l'ami Slobo et sa bande d'AtoM on pris leur temps. Un premier album, il ne faut pas le rater (les autres non plus d'ailleurs). Alors le jeu en valait il la chandelle ? l'attente se justifiait t'elle ? Mais c'est que vous en doutiez bande de mécréant frown.  Âmes sans cible,  en 12 morceaux vous explose à la figure dans une gerbe de mitraille pop rock, des sons de guitares gros comme l'Empire State Building - Autour de moi ou n'importe quel autre titre, avec assez de mélodies à reprendre à l'unisson pour vous flinguer les cordes vocales, des solos à réveiller les morts - A l'Ouest rien de nouveau - Un vrai chanteur qui assure grave, bref une vrai réussite, ce n'est pas pour rien que depuis des lustres ils sont  . Pour ceux qui ne connaissent pas, AtoM c'est un croisement entre Cheap Trick, The Rasmus et Jean Jacques Goldman. Un concentré d'énergie rock aux influences hard couplé à un sens rare du single. Slobo est un arrangeur 100% rock et un guitariste hors pair, efficace sans esbroufe, ses morceaux sont affûtés comme c'est pas permis et comme les gars qui l'accompagnent ne sont pas manchots non plus, évidemment ça le fait. Comme j'en connais qui doute encore, RDV sur Noomiz pour écouter et constater de vous même. En vente tout prochainement.
Atom.jpg
Nathalie_Pablo.jpg
C'est un petit peu grâce à moi, alors je en suis pas peu fierbiggrin. Nathalie chante pour Sucrepop depuis les tous débuts de l'aventure. Je collabore avec Pablo, depuis peu, notre passion pour l'Electric Light Orchestra nous ayant réuni. Mais hormis me filer un coup de main de temps à autres, Pablo est également un compositeur inspiré, abordant des styles divers. Hors il se trouve qu'il cherchait un/une interprète pour donner vie à ses chansons. Comme je n'alimente pas assez Nathalie en morceaux à enregistrer, je me suis dit que faire se rencontrer, virtuellement au moins,  ces deux là pourrait produire quelques jolies étincelles sonores. De fait voici leur tout premier morceau ensemble, premier je l'espère d'une longue série. Last night with you était un instrumental que la voix chaude et envoûtante de Nathalie a habillé façon haute couture. Ce petit bijou est en écoute ici et je ne m'en lasse pas. Vite, il faut lui faire des petites soeurs. 
Quand j'ai vu l'annonce d'un nouvel album de Squeeze sur mon téléscripteur, un éclair de contentement s'est greffé sur la surprise, car la nouvelle était plutôt inattendue. Et de fait. C'est bien un nouveau disque, mais en fait non. enfin si mais non. C'est bien un nouvel enregistrement de leur part. mais de leurs anciennes chansons ( pour d'obscures raisons de récupération de droits) Le problème c'est qu'ils se sont amusés a reprendre leurs titres à la virgule près. d'ou le titre Spot the difference, sorte de jeu des 7 erreurs. Leurs grands classiques tel quel. A quoi ça sert ? à rien. Éventuellement a faire découvrir cet étalon pop à la jeune génération - qui s'en bat l'oeil de la pop - mais pour les aficionados comme moi, zéro pointé.  Bon, ça leur permet de tourner (aux US ils sont à l'affiche avec Blondie et Cheap Trick, imaginez l'affiche !!! à pleurer d'être ici), et il parait qu'un vrai nouvel album est dans les cartons. Si vous aviez raté les perles que sont Pulling Mussels (from the Shell), Tempted ou Black Coffee in Bed, voilà une session de rattrapage, sinon, passez votre chemin.
 
  Squeeze.jpg
 Superbus.jpg
10 ans pour Suberbus, et un album best of pour fêter cela, Happy Busday . 18 titres dont 4 inédits. Superbus, c'est Sucrepop qui aurait atteint son objectif. De loin le meilleur groupe pop français en activité, pop au sens premier populaire. Là ou les Innocents enregistraient une pop "intellectuelle", mettons Beatles post Sergent Pepper, la bande à Jennifer Ayache se situerait du côté des She loves you ou I want to hold your hand, singles cash et efficaces sans prise de tête. En quatre albums, progressant à chaque fois, le dernier Lova lova frôlant l'excellence, ils accumulent les titres à potentiel radiophonique évident. Le clin d'oeil fifties de la photo m'étonne un peu car leurs influences ne sont que très légèrement rock a billy mais plutôt Blondie d'Heart of glass. Un disco rock simple et percutant. Simplet même parfois vu la vacuité des textes, seul réel point faible du groupe. Fêtons avec eux cet anniversaire, on a pas tant que cela l'occasion de sourire et de chanter des hymnes adolescents, ce disque contient autant de vitamine C que 10 kilos de kiwi. 
Et la passe de 3 pour ce qui est des retours inespérés. Voici que l'une des icones blondes des années 80 fait également sont comeback. Come out and play est le second album enregistré au XXIèeme siècle par Kim Wilde. Et caramba, il est foutrement bon, pourtant je n'aurais pas parié ma chemise là-dessus. King of the world ouvre le disque à fond les ballons, un tire bien rock avec le refrain pop qui va bien; on y entend même de la guitare électrique chez cette reine de la synth pop !!! Le premier single Lights down low est également dopé aux amphés et entêtant au possible, ça se calme un peu après ce départ en fanfare mais le niveau reste élevé. Le quota de tubes potentiels est au rendez-vous et la miss Wilde signe peut être là sinon son meilleur album en tout cas celui dont le niveau général est le plus élevé. Et j'oubliais de vous parler de la perle qui clôture ce disque, une petite ballade nommée Jessica, 1'21 de pur plaisir. Cette invitation à venir jouer avec elle ne se refuse pas.
 Kim_Wilde.jpg
Clapton.jpg
Et un nouveau Clapton à ajouter à la déjà longue comme un jour sans pain liste d'albums portant sa signature. La question n'est pas de savoir si ce disque sera bon ou non, cela fait des lustres qu'il n'en a pas raté un, mais de quel couleur il sera. et bien je vous l'annonce, le cru 2010 est Blues, très Blues. Si l'on excepte la superbe reprise des Feuilles mortes qui ferme l'album. Des reprises essentiellement, de vieux, très vieux titres, majoritairement autour des années 30, premières traces du blues enregistrés,  un JJ Cale, River runs deep, avec qui d'ailleurs il croise le fer vocalement et guitarisquement sur plusieurs titres. Diamonds made from rain est l'une des rares nouvelles compos de cet album - non signée d'Eric - ou Sheryl Crow joue l'invité de marque et ou sa guitare évoque George Harisson. Bref un album plutôt tourné vers le passé, calme et serein, avec une brochette de musiciens en or ( Jim Keltner, Willie Weeks ..). Pas de quoi enflammer les charts, c'est certain, mais de quoi passer l'hiver au chaud près de la cheminée.  


Le nouvel EP de Doune est sorti. Il s'intitulait We are five fin 2009, Back to four aujourd'hui mais il reste 5 sur la photo illustrant l'EP, 5 pour 5 titres. Va comprendre Charles. Vous voyez la petite cachée au fond, derrière les 4 malabars ? Ana Kiti est son nom. Et Doune c'est d'abord elle. Non pas que les 4 autres soient inutiles, loin de là, ils lui concoctent un écrin electro pop essentiel. Mais à l'écoute, c'est bien entendu la voix qui interpelle et  fait que l'on tend l'oreille. La mélodie du refrain de de The Avenger qui ouvre l'EP squatte les neurones assez rapidement et le presque funky progressif Kids are back in town développe les mêmes symptômes. Bon, mon côté pop addict aurait tendance à souhaiter des morceaux plus ramassés, plus concis, autour des 3'30 plutôt que 4'30 type l'orientalisant Shogun. Mais il n'y a pas de remplissage ici, et Joshua Arnold qui clôt l'album,s'étirant sur près de 7', laisse la part belle à chacun et augure peut être d'une nouvelle direction, plus axée sur l'ambiance, la construction d'atmosphère, que la pop, et pour reprendre leurs influences, moins Beatles et plus Portishead. Pour l'achat c'est via Itunes
Doune.jpg
Carlos_Santana.jpg
L'un des guitar hero de ma jeunesse, Carlos Santana nous propose un album qui gagne le grand prix du titre le plus long du moment Guitar Heaven The Greatest Guitar Classics of All Time. un disque de reprises donc, de quelques monuments du rock. Je reconnais avoir décroché depuis un bail de l'actualité du père du rock latin, et c'est l'envie d'écouter sa version de While my guitar gently weeps qui m'a pousser à m'arrêter. et bien le diagnostique est officiel, toujours pas d'arthrites dans les vieux doigts de papy Carlos. Le choix de titres est remarquable, quoique inattendu pour ma part. Led Zep, Deep Purple, Stones et Beatles, T.Rex et autres Doors passent à la moulinette mexicaine, et ça décoiffe. Comme côté chanteur, le recrutement est à la hauteur (Daughtry, Joe Cocker, India Arie - connait pas celle ci , mais je vais me renseigner car quelle voix !! - Chris Cornell) . Bon, hormis sa version de Back in Black d'ACDC, ou, comme il en a pris la triste habitude, il s'acoquine avec des rappeurs et ou son toucher ne suffit pas à me convaincre de ré écouter ce titre, le reste est du nanan, sa version de Little Wing d'Hendrix est plus qu'inspirée, magique, et Manzarek et lui s'en donnent à coeur joie sur Riders on the storm. superbe !tongue
Je suis en train d'essayer d'apprivoiser un nouveau logiciel pour enregistrer mes sucreries, Reaper, et fatalement, sur le forum qui lui est consacré, je rencontre d'autres musiciens. D'ou ma découvert de The Straws qui sortent ces jours ci leur 1er album Red wines & canapés, après plusieurs EP. Trio belge, c'est en anglais qu'ils ont décidé de frapper nos tympans. A l'évidence leur rock tiens plus d'outre manche ou d'outre atlantique que de francophonie. Power pop en étendard, sous tendu par quelques racines punk assumées. Suck and swallow - tout un programme - n'aurait pas dépareillé sur un album de Size 14 ou SR 71, le 1er single, ... and the needles eut pu être signé par les Prétenders n'eut été la voix définitivement masculine,  What's going on qui ouvre le disque, fourré aux riffs de guitares vicieux, porté par une rythmique au cordeau ferait un élégant second single. Energique et mélodique, définitivement rock, doté d'un gros son en prime, ce groupe a tout pour faire les beaux jours de la scène rock et pourrait en remontrer aux Brittons sur leur terrain. C'est tout le mal que je leur souhaite. Pour l'achat, c'est par ici
 The_Straws.jpg


Robert_Plant.jpg
Je sais c'est une hérésie, surtout pour un vieil amateur de rock sixties / seventies comme moi, mais Led Zeppelin et bibi, ça n'a jamais collé. Bon d'accord, Stairway to heaven, pas possible de ne pas adorer, mais le reste m'a le plus souvent laissé froid comme le marbre. Alors les albums solos de ces membres vous pensez bien que ... Je n'en connais aucun. C'est plus par désœuvrement que curiosité que j'ai donc écouté Band of joy le cru 2010 de Robert Plant. Donc, je m'attendais à un album de hurleur même si la renommée de sa collaboration avec Alisson Kraus était arrivée à mes oreilles. Raté, c'est un bon disque. Dès l'ouverture d'Angel Dance, tubesque à souhaite, j'accroche Tout doux, un zeste country folk, un doigt rockabilly (You can't buy me love),produit à Nashville, le disque fait preuve d'une belle santé et d'un joyeux éclectisme. I'm falling in love again tente quasiment de ressusciter Elvis en personne, l'Elvis crooner. Bref du coup, je vais devoir me pencher sur les disques précédents du bonhomme car là, il m'a scotché.


Le retournement total d'inspiration de Ritchie Blackmore ne peut s'expliquer que par l'amour. Maître d'oeuvre de deux des plus importantes formations de Hard-rock des années 70, Deep Purple et Rainbow, il a lâché l'affaire depuis des années pour se consacrer en compagnie de sa dulcinée sous le nom de Blackmore's Night, à un folk tendance celto médiéval avec quelques incursions pop,   juste pour montrer qu'il n'a pas perdu la main. Autumn sky n'échappe donc pas à la règle. Inspiré par la récente naissance de sa fille, prénommée Autumn, ce disque est dans la droite ligne des précédents. L'iconoclaste présence de la reprise Celluloïd heroes des Kinks exceptée, le reste inclus les guitares acoustiques les flûtes et le tambourin, les violons ou la mandoline. Comme son talent de compositeur ne s'est pas évaporé pour autant, le tout s'enchaîne agréablement, mais depuis 10 ans qu'il aborde la musique de la même manière, l'effet de surprise s'estompe, et le tout s'essouffle sur la longueur d'un album. 
 Blackmore.jpg
Linda_Lemay.jpg
La canadienne Linda Lemay sort un album 19 titres, intitulé Blessée,  pour bonne partie enregistré live, son terrain de prédilection. Je l'ai déjà écrit, l'auteur m’épate, la compositrice m'ennuie. Et finalement je révise ma position, les musiques sont toujours aussi insipides, mais peut être est-ce pour ne pas nuire au propos. La bougresse frappe fort cette fois. Cette façon qu'elle a de croquer une situation en quelques lignes est impressionnante. Qu'elle aborde des thèmes aussi disparates ou casse gueule que  l'amour lesbien (j'ai rencontré Marie) , la mort d'un animal de compagnie (Charlot), la mort qui approche (Mes plus belles vacances), sa soeur (Jumelle) ou l'enfance (Ca valait des millions) , elle a le chic pour trouver les mots justes. Je suis plus réservé quand à ces titres pseudo comiques (Le golfeur,  le trop facile Les mûres) mais sommes toutes, ce bout de chemin avec elle est plaisant. Dommage qu'un peu comme un sketch, une fois entendu, les chansons perdent un peu de leur sel car trop pauvre musicalement. 
Non mais a t'on idée de faire une pochette aussi laide cry. Il fallait qu'au moins le nom des Weepies figurent dessus pour que je m'y interesse. Les Weepies c'est le duo pop -folk  américain qui monte, quatrième album que ce Be my thrill, et l'écouter c'est plonger dans une mer d'insouciance. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent, le soleil brille et voilà la vie comme elle est dans le monde de Steve et Deb Tannen. des petites mélodies que vous emmenez avec vous un bout de chemin avec un air béat, difficile de résister à autant de bonheur. Les Weepies sont l'équivalent  d'une prescription d'antidépresseurs et comme ce petit dernier est le plus réussi des 4 opus qu'ils ont sorti, laissez vous tenter, ce n'est pas remboursé, certes, même avec une excellente mutuelle, mais il n'y a pas de mal à se faire du bien.
 Weepies.jpg
Phil_Collins.jpg
le fameux batteur chanteur Phil Collins nous revient, avec Going back, un album de reprises (vous avez remarqué comme pratiquement tout le monde se colle à la reprise ?). Dans son cas, d'importants problèmes de santé font que piano pour composer et batterie pour jouer sont peut être définitivement compromis, reste la voix, égale à elle même. Toutes les reprises se concentrent sur le son Motown puisqu'elles sont toutes issues de cette "écurie", comme son succès des années 80, You can't hurry love. Il a cette fois ci opté pour des titres nettement moins connus pour la grande majorité d'entre eux. Je ne suis pas un exégète de la musique Motown, mais hormis les premiers titres (Girl des Temptations, Heatwave que je connaissait surtout par les Who, l'Uptight de Stevie Wonder, Ou l'immense Papa was a rolling stones popularisé par les Temptations les autres sont une découverte). Bon, ça assure bien côté son, je m'y attendais, et les compos s'enchaînent bien, mais pas de quoi casser trois patte à un canard non plus. Un album fait pour se faire plaisir, et qui fait passer un bon moment . 
Philippe Forcioli. De lui, je ne connais rien. C'est semble t'il son dixième album, et sans Myriam, activiste de la chanson et l'une des 324 souscripteurs de cet opus qui à pu voir le jour grâce à eux, Le mystère demeure me resterait toujours aussi mystérieux. Sur son site, il parle d'un voyage récemment fait à Liverpool sur les traces des Beatles. L'album a audiblement été enregistré avant ce choc musical. Accordéon, guitare acoustique et contrebasse résument l'univers sonore du bonhomme. Tradition chanson française rive gauche telle qu'on l'entend traditionnellement, soit texte en donnée prioritaire et musique pour enrober le tout. Le titre éponyme fait fortement penser dans le phrasé à un Georges Brassens, pour le reste, des influences type Serge Regianni devraient vous permettre de cerner l'univers du bonhomme. Manque tout de même de mélodies un peu plus affûtées  pour être pleinement convaincant.
 Philippe_Forcioli.jpg
Linkin_Park.jpg
C'est ce qu'on peut appeler un virage 180°. Avec A thousand suns, Linkin Park a frappé là ou on ne l'attendait pas. Un concept album ou l'on trouve des traces de reggae, d'electro et même une ballade à la guitare acoustique (si si, on parle bien de Linkin Park là). Déjà, lors de la première écoute, au bout d'une minute j'ai du me lever vérifier si j'avais bien mis le bon album à jouer. Une nappe de synthé et la voix d'une jeune femme ??? 3ème titre, Burning in the skies, un morceau pop electro, charmant au demeurant, enfin qui à moi me convient mieux que l'habituel rock rappé auquel la bande nous avait habitué. Robot boy poursuit dans la veine électro avec voix éthérées et tout le toutim. Waiting for the end balance un premier rap couplé à une gentillette mélodie pop comme tout. On pourrait les croire assagi, et voilà qu'au 9ème titre - sur 15 mais 5 qui sont plus des transitions que de réels morceaux - Blackout, les vieux démons les reprennent. et que ça hurle, même si à la place des grosses guitares, c'est un piano tout bête qui ponctue le morceau. Wrectches And Kings est typique de ce qui m'agace et qui plait à leurs fans Iridescent est carrément bon et aurais pu être chanter par Robbie Wiliams (je sais, certains souffrent en lisant cela). Je suppose qu'ils ont du scier une grosse partie de leurs laudateurs avec ce truc pop, pour moi c'est leur meilleur album.
Smokie est resté dans les esprits pour 2 hits, des années 70 Alice et Don't play that rock & roll to me, repris par Johnny. L'arrivée d'un disque en 2010, Take a minute, m'a conduit à voir ce qu'ils étaient devenus tout ce temps. Et bien en fait, si j'en crois leur site, ils ont continué, avec succès au moins au nord de l'Europe, changé deux fois de lead singer sans faire plus de vagues que cela ici. Pas sur que cela change avec le petit dernier qui pourtant est bien sympa. Un son très seventies, une manière de jouer, de chanter, d'arranger les morceaux comme si le temps s'était figé il y a 30 ans. On s'attend presque à entendre les Rubettes ou Status Quo  juste derrière. N'empêche que la voix de Mike Craft et ses côtés Rod Stewart / Bonnie Tyler le fait bien, que les compos, sans toucher au génial, sont efficaces, Take a minute est un hit en puissance et Sally's song louche fortement sur Alice. Un album nostalgique, et j'aime la nostalgie.
Smokie.jpg
Maroon_5.jpg
Leur premier disque fleurait bon le rock, le second, qui m'avait moins accroché était un peu plus orienté dance, cette fois c'est l'option pop à donf qui est prise par Maroon 5, ce qui, vous vous en doutez, est loin de me déplaire. La voix d'Adam Levine leur permet d'avoir un son immédiatement identifiable et d’avoir confié les clefs de la réalisation à Robert John Mutt Lange est probablement la meilleure décision qu'ils aient pu prendre pour ce Hands all over. les singles potentiels s'enfilent les uns après les autres, La choriste de Lady Antebellum est convoquée pour le duo slow de rigueur, Out of goodbyes, cible atteinte. Bon, on peut leur reprocher un peu de vacuité dans le propos et la capacité certes de composer des titres bourrés d'accroches mais sans trop de fond et qui finalement ne laisse pas grand souvenir. Mais sur le moment ça le fait bien, et c'est déjà plus que beaucoup peuvent offrir.
Frontières, le nouvel album de Yannick Noah, nous est présenté comme son album "engagé". Engagé chez Yannick, qui rappelons le, n'écrit pas ses chansons, ce n'est pas le discours révolutionnaire à la Besancenot, ça reste bon enfant, plein de sentiments consensuels, la guerre c'est pas bien, le racisme non plus, faire des choses ça fait avancer ... Le tout enrobé de ce reggae variété qui fait son style et son succès, pimenté d'un peu de soul cette fois comme ce Ma pomme d'ouverture hymne à New-york, sa ville d'adoption. Globalement je trouve ce disque un ton en dessous des précédents, toujours aussi enjoué, festif, mais aux chansons moins fortes; comme si la recette s’essoufflait un peu. Cela reste néanmoins un bon disque, agréable à écouter,  et le personnage reste toujours aussi éminemment sympathique, mais peut être qu'une remise en question, un changement d'équipe serait nécessaire pour relancer la machine. 
 
 Noah.jpg
Pacifika.jpg
C'est la frimousse et le prénom de Silvana Kane qui m'ont d'abord incité à découvrir le second album de Pacifika, Super magique. Ce trio canadien a pour ambition de mixer les diverses influences issues de sa diversité. Lit de percussions sur entrelacs de  guitares, écrin ou la voix de la belle Silvana est à la hauteur de sa silhouette. Chanté en espagnol, anglais ou français, les chansons font la part belle aux délicates harmonies,  dégageant une sérénité, une douceur et un charme opérant immédiatement. Une reprise bien pensée d'un vieux hit de Chicago, 24 or 6 to 4, en cerise sur le gâteau ou des titres originaux et aussi différents que Le matin ou Little me, l'intro à capella de Super Magique, tous concourent à proposer un univers à part mais avec lequel on se sent tout de suite en phase. Chocolate, presque electro, à ce type de refrain qui pourait faire mouche et je prédis un bel avenir à ces trois là s'ils persistent dans cette direction.
Le parallélisme entre Ritchie Blackmore et Steve Morse, guitariste du groupe AngelFire dont il va être question ici est difficile à éviter. Depuis 15 ans le second a remplacé le premier au sein de Deep Purple gage d'une certaine dextérité à la 6 cordes. Le groupe qu'il a crée pour l'occasion avec la jeune chanteuse Sarah Spencer a de fortes similitudes avec les nouvelles orientations folk de Blackmore's Night, et leurs albums sortent quasi simultanément . Far gone qui ouvre l'album est accrocheur à souhait et c'est à vrai dire lui qui m'a donné envie d'en savoir plus. Tout le reste de ce premier album n'est pas à la hauteur de l’appât, mais reste très plaisant. L’acoustique a clairement la priorité, et la voix de la jeune Sarah est de celles qui feraient craquer beaucoup de monde. Le côté celte est moins prononcé, l'album est plus varié que celui de l'homme en noir et de sa belle blonde, et si la collaboration se poursuit, pourrait donner naissance à un projet digne d'intérêt. 
 Angelfire.jpg
Souad_Massi.jpg
J'ai du mal. A m'y faire. J'y met de la bonne volonté et tout et tout. J'écoute et ré écoute. mais j'ai du mal. Ô houria est le nouvel album de Souad Massi, à la co-réalisation Michel Françoise et Francis Cabrel - qui se fend d'un duo et d'une chanson - rien que ça. Mais plus de 50% de l'album est chanté en arabe. Rien que de plus normal, c'est sa langue maternelle, mais moi je n'y comprend rien, et , un peu comme l'allemand, je trouve cette langue trop gutturale pour être vraiment mélodique. Alors le son est là, les guitares à la fêtes, avec deux parrains comme cela, le contraire eut été étonnant , les intro d'Enta Ouzahrek ou de Khabar Kana sentent le Francis à 100 lieues, Nacera est pourvue d'une superbe mélodie, celle d'O houria est fortement réminiscente d'Alors Regarde de Patrick Bruel, Une lettre à Si H'med est une sorte de ballade country. Tout reste à faire, le duo marie arabe et français et est une chouette introduction à cet album; que des vieux comme moi auront peut être un peu de mal à appréhender mais dans lequel  la jeune génération devrait se retrouver.
Si j'en crois le dossier de presse Bertrand Pierre faisait partie du groupe Pow wow . Dont acte. Cet album, Si vous n'avez rien à me dire,  est à des années lumières du souvenir do woop que j'ai des interprètes du Chat. Ce sont les textes de Victor Hugo qui ici mènent la danse. j'en vois déjà qui grimacent. Grave erreur, ce disque est une petite merveille. De superbes arrangements mettent en valeur des poèmes qui pour la plupart parlent d'amour et dans lesquels on ne trouve pas une ombre de préciosité et qui supportent allègrement le poids des ans. Le superbe piano voix qui donne son titre à ce disque, entre Sheller et Art Mengo en est la parfaite démonstration. Si mes vers avaient des ailes habillé de couleurs latines, Enzo Enzo  en guest star sur La chose la meilleure,  le tendre et drôle Rose ou un trop jeune homme ne sait pas deviner le désir de la belle sont d'une modernité à toute épreuve. Une vrai réussite. mon album de chevet actuel.
 Bertrand_pierre.jpg
Jerry_Lee_Lewis.jpg
Il reste qui ? Des pionniers du rock, encore en activité, il en reste combien ? Chuck Berry, le roi, mais sans activité discographique depuis des lustes et lui. Jerry Lee Lewis, 75 ans, et toujours derrière le piano, avec un nouvel album, Mean all man. Au générique, de la rock-star en veux tu en voilà. En vrac 3 Stones quand même Keith, Mick et Ron - mais que foutait Charlie ? - un Beatles, Ringo Starr,  Willie Nelson, John Fogerty et Eric Clapton et dans le rôle de la donzelle de rigueur Sheryl Crow. Option country beaucoup et rock un peu. Bon, évidemment, l'album n'est pas la somme des talents qui le compose, mais il n'y a pas tant d'occasions d'écouter Roll over Beethoven ces temps ci (et cela à du rappeler de drôles de souvenirs à Ringo) . 
Raphael est l'un de ceux qui compte dans la chanson française d'aujourd'hui. Son succès m'a toujours un peu étonné, sa voix, dans la grande lignée des chanteurs français de Renaud à Nicolas Sirkis frôle l'indigence, mais visiblement ,ce qu'il raconte plait. Soit. Pacifik 231, 5ème album, suit le phénoménal succès Je sais que la terre est plate mais je doute qu'il parvienne a bisser son score. L'ensemble des 16 titres se complaisant dans une déprime minante, Raphael passant son temps à pleurnicher de sa voix plaintive. Certains textes frôlent le carton rouge  - Le manteau jaune par exemple - pour leur faiblesse, sa diatribe anti France, le patriote manque cruellement de second degré et le reste de l'album tourne autour de son nombril, baignant dans un lac de pensées noires. Comme mélodiquement, ça ne casse pas trois pattes à un canard, vous comprendrez facilement que cet album est totalement dispensable, n'est pas Renaud qui veut.
 Raphael.jpg
Doremus.jpg
Un qui lui, mérite le haut patronage de Mister Renaud, c'est Benoit Doremus. Un premier album en 2007 produit par le maître lui même, voici le second avec 2020 Dit vite fait, Doremus fait les albums que Renaud ne sait plus faire. Frédéric Lo aux manettes pour ajouter une palette sonore du niveau des textes, qui sont la grande force du Benoit. De l'érotique Chose rare à la sarcastique Bilan Carbone, en passant par l'humoristique simil reggae T'as la loose, chaque saynète décrite tape dans la cible avec style. Moins narcissique que le premier disque, 2020 chante le monde d'aujourd'hui, les gens d'aujourd'hui, et de fait n'usurpe pas son nom, il mérite bien 20 sur 20.
Je plaide coupable, je n'ai découvert Seal qu'avec son album de reprises l'année dernière; mais ce 6eme album, Commitment,  ne décolle plus de mon popod. L'album  enchaîne les ballades gorgées de soul avec une voix plus rauque que jamais. Secret, qui cartonne actuellement n'est que la partie émergente de l'Iceberg, I know what you did, ou Silence et son démarrage a capella vous feront fondre tout aussi surement. Même quand il emballe un peu le tempo comme sur Weight of my mistake, ça scotche. Big time fait penser à un vieux Phil Collins, bref vous l'aurez compris, vous tenez là un truc en or, qui devrait faire des ravages dans les boîtes pour peu qu'un DJ un peu imaginatif accepte de stopper les boum boum des platines (je dis ça de toutes façons je ne suis jamais allé en boîte alors ...). Un disque qui vous consolera de l'absence de Stevie Wonder dans l'actualité. 
Seal.jpg
Lukather.jpg
Steve Luthaker est présent sur des centaines de disques, est le guitariste officiel de Toto et, après d'incessant changement  devenu son chanteur lead. Guitariste hor pair, le voici qui sort du bois avec All's Well That Ends Well, son sixième album solo. Sans surprise, on entend nettement des effluves de Toto dans sa musique, un côté bande FM avec des accents un peu plus fusion peut être. On échappe à la démonstration technique - un seul instrumental, Tumescent - mais on échappe aussi aux hits, et c'est plus dommageable. Le son des guitares, les riffs joués, sont à chaque fois une leçon, que l'on soit apprenti guitariste ou joueur chevronné, les morceaux sont majoritairement autour des 5', un peu long à mon goût, dans des tempos plutôt cool  et il se révèle ma foi un fort honnête chanteur, à se demander pourquoi ils ont passé leur temps dans Toto à chercher ailleurs ce qu'ils avaient sous la main. Au final un album sans esbroufe, superbement réalisé et dont chaque petits détails régalera les amateurs. Un album à l'américaine.  
Evidemment, évoquer Michel Sardou sur un site consacré en grande partie au pop/rock, c'est s'attendre à tirer sur l'ambulance. Et bien, envers et contre tous, je persiste à dire que moi, il y a un paquet de ses chansons que j'aime bien et que j'aurais aimé écrire et que son premier album reste l'un de ceux qui m'ont marqué. Le voici de retour avec Etre une femme 2010. Depuis déjà pas mal d'années, il rame pour retrouver le succès qui fut le sien, à vrai dire, depuis que Jacques Revaux a cessé de lui composé des chansons, ce n'est plus tout à fait la même chose, le XXIème siècle ne lui réussit pas. sa reprise de son hit Femme des années 80 partait d'une bonne idée, faire un bilan 30 ans plus tard, mais la sauce pseudo techno qui entoure la chose la rend totalement, indigeste.  Le reste de l'album est heureusement d'une veine plus classique. Le duo avec Garou l'avait remis en selle. Celui avec la Dion, Voler, n'a aucun intérêt, les paroles ne se prêtent pas à un duo de toutes façons. Pour le reste, ce disque s'écoute agréablement, la voix n'a pas changé, Sardou semble serein, un peu détaché même par moment. Rien d'extraordinaire,  le disque honnête d'une honnête homme.
 Michel_Sardou.jpg
Yvon_Chateigner.jpg
A réception de l'album d'Yvon Chateignier, tout en l'écoutant j’enquête. Jamais entendu parlé du bonhomme. Producteur de disque spécialisé dans les gloires oubliées qu'il tente de remettre au 1er plan (style Annie Cordy, Annie Gould et autre Zizi Jeanmaire) , il faut être sacrément passionné de chanson pour tenter ce pari et cela explique aussi pourquoi son nom ne me disais rien. La magie est son 3ème album, réalisé par Arnold Turboust - compagnon de route des premiers Daho - et un texte signé Véronique Rivière coeur.gif assez d'indices pour me donner envie d'écouter. S'il reste plus variété que pop le disque est nettement moins "daté" ou vieillot que ce que ces goûts de producteur pouvaient laisser craindre. Un zeste latin - Une aventure, Don du ciel - qui me laisse à penser qu'un disque entièrement  bossa lui irait bien au teint, une jolie reprise de L'un part l'autre reste de Frederic Botton un peu trop respectueuse peut être, un timbre de voix assuré,  chaud, ancré dans les graves, pour des mélodies plutôt tristes mais qui lui collent bien à la peau.Le titre éponyme glisse tout seul dans les typams et s'y fait un nid, c'est bon signe. Comme quoi, aimer la chanson permet de la faire aimer. Et incidemment, j'ai appris qu'il allait produire le prochain Véronique Rivière. Ne serait ce que pour cela il mérite notre estime.
En cette fin d'année, de la Zazie, on devrait en manger matin midi et soir. Déjà le plan média déclenché est hors norme. Elle est partout. Il faut dire que son nouvel album a de quoi exciter la curiosité. Za7ie décline le concept suivant: 7 jours de la semaine avec chacun un thème en 7 chansons. Soit, pour les forts en maths, 49 titres, l’équivalent d'un quintuple album période vinyle cool. Ces 7 albums vont être disponible en 7 semaines  jusqu'à la totale mi novembre. En attendant, un 14 titres est sorti, sort de best of sans en être un, plus 7 autres en partenariat avec le magazine Elle. Les médias pour l'essentiel se concentrent sur le quantitatif. Côté qualitatif, tout n'étant pas encore disponible, le jugement est partiel. En gros elle y fait du Zazie, soit une pop electro bien foutue. La pochette est moins originale que dans ces précédentes livraisons. Comme prévu, les chansons du mercredi, avec des gamins, me saoulent, l'instrumental Tindfjöl n'a d'original que le nom, et les compos plus classiquement Zaziesque sont ni ses meilleures ni ses plus mauvaises. Peut être qu'arrivé le 14 novembre, je me ferais une chronique piste à piste des 49 morceaux tiens
zazie.jpg
Lizzy_ling.jpg
Dans la chronique que je consacrais à son premier album, Un tigre dans le bungalow, je concluait sur la constatation que les titres les plus efficaces étaient ceux qui portaient la signature de Lizzy Ling. Je n'y suis pour rien, mais elle a du faire le même constat puisque sur No simili, second album, elle signe ou co-signe 9 des 11 titres. Plus la réalisation et les arrangements, c'est vous dire s'il est son bébé. Dès les premières notes de Louis, popsong electro, la patte Lizzy est là. Un style qui lui est propre, une signature vocale indéniable, le tigre sort du bungalow et vient roder près de nos tympans. No simili est bourré de petites mélodies addictives et d'orchestrations surprenantes et inventives. Lizzy Ling se trace une route qui n'appartient qu'à elle, et il ne manque rien pour que le succès soit au rendez-vous, si ce n'est un coup de pouce du destin . Elle propose un vrai univers, ne ressemble à rien d'autre qu'à elle, tout en restant très accessible, la marque du talent.
Le retour d'Orchestral Manoeuvre in the dark tenait plutôt de l'improbable, après 15 de silence discographique et certes quelques singles lumineux et  marquant dans les années 80 mais un évident manque d'inspiration depuis. Bref ils ne manquaient pas vraiment, et je doute que cet History of modern les remette sur la carte des sites à visiter. If you want it, le single qui marque leur retour est totalement inintéressant,  Le titre qui donne  son nom à l'album lorgne désespérément sur un riff à la Elecricity/elona gay sans jamais parvenir a s'en rapprocher, Sometimes m'a fait penser à un titre perdu de Yoko Ono - efectivement ce n'est pas un compliment -  Sister Marie says démarre comme le Rockaria d'ELO et tente une nouvelle fois de cloner Elona Gay, comme si 20 ans ne s'était pas écoulé depuis. Seules peut être les 8' de The right side qui clotûre l'album tente d'instaurer une vrai atmosphère. La pochette laide à mourir confirme la volonté de de s'ancrer dans les années de leur succès. L'impression générale est que le duo Paul Humphreys - Andy McCluskey ne sait pas trop ce qu'il veut, gros succès commercial ou succès critique, et ça s'entend. 
 
 OMD.jpg
Karimouche.jpg
Avec le succès récent - et mérité - de Zaz, il fallait s'y attendre, la veine chanteuse réaliste parait être le filon à creuser, Karimouche débarque donc sur nos écrans. Après Je veux de la première, Ché pas s'ke j'veux de la seconde. Donc gouaille façon titi parisien, titre obligatoire sur la dure vie des prostiputes, Firmin, bref la panoplie complète. néanmoins, la demoiselle a son univers à elle, plus orientée hip-hop rap, une réelle tchatche, et quelques singles bien balancés (Ragga muffin ou Emballage d'origine ,qui donne son nom à l'album). On sent que le studio bride l'énergie de mis Karimouche , canalisant et enfermant  sa vitalité dans un carcan et sans aucun doute la version live doit déménager sévère. Reste que ce disque est un rafraîchissement, et marque bien son territoire
Les Ducs ont sorti, en début d'année leur second album 62. 15 titres d'un rock que je qualifierais de littéraire. Noir Désir ou Luke  dans l'esprit, donc énergie rock, guitares électriques aux quatre vents et beaucoup, mais alors beaucoup de textes. D'ou la longueur de certains morceaux pour que tout ce que Les Ducs veulent exprimer puisse trouver sa place. L'album s'articule en deux parties, le morceau 31 en milieu de plages assurant le passage. La seconde moitié est plus posée,  Le laveur de Carreau m'a fait penser à un Jacques Brel perdu, le son est moins tendu, quoique le Goëland ... Pour les avoirs vu sur scène, ils savent donner la dimension nécessaire à leurs ambitieux morceaux, ils tournent pas mal, donc vous devriez pouvoir vous faire votre propre idée aisément. L'album est dispo sur leur boutique
 
 Les_Ducs.jpg


Comment ces deux là ne sont pas encore en tête des charts ? pourquoi leur 3ème album est il toujours en stand by ? autant des questions a côté des quelles les mystères de la création ne sont que roupies de sansonnet.. Alors cette petite video pour leur filer un petit coup de pouce et leur donner un peu de cette visibilité qui leur manque si cruellement . Eux ? les frères Audebert.


Rendez vous le 1er novembre pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact. Bonne vacances et à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

  .


Septembre 2010 - Sucrepop vous fait peur

septembre 1, 2010 Temps de lecture: 32 minutes
Flux Rss   Creative_Commons_80x15.png

Septembre 2010 - Peur

Avis aux artistes le 1er octobre cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

Peur.jpgAprès la collection de chansons limites dépressives de ces derniers mois , je me suis dis que pour doper la rentrée un titre plus enjouée, voir dansant serait le bienvenu. Un Abba like quoi.  Mais chassez le naturel il revient au galop, si la musique est de fait nettement plus enlevée, côté texte, le but n'est pas vraiment atteint, puisque c'est un catalogue de nos différentes angoisses auquel que je me suis livré . Donc en ce mois de septembre, Sucrepop vous fait Peur.  
Pas mal de difficulté pour mettre en place la chose, les limites de mon ordi ayant été largement atteinte concomitante à un délai plus court du fait des congés font que le résultat n'est pas celui que j'espérais. Ceci dit, il n'est jamais à la hauteur de ce qui était prévu, je ne suis définitivement pas fait pour enregistrer des chansons ni les orchestrer; déjà les écrire ... . Julie est bien entendu aux commandes vocales, le reste du boucan étant mis en oeuvre par votre serviteur. Repos complet sur le front du ukulele, vacances obligent et hormis la version grille d'accord du titre du mois, sur cette page pas de nouveautés, reprises des hostilités le mois prochain.  Très peu de d'albums reçus du côté de l'autoproduction, d'ou la part de plus en plus importante que prend la production commerciale "officielle" dans ces pages, ce n'est pas un choix éditorial, simplement le constat que moins de groupes me contactent pour que je parle un peu d'eux. Qu'importe l'aventure continue...
et bon anniversaire à ma maman biggrin

Quand Brian Wilson sort un album, il est disque du mois. Non négociable. Ceci posé, reste que les dernières livraisons du maître des voix manquaient un peu de souffle et d'inspiration. Qu'à cela ne tienne, le père Brian abandonne momentanément l'écriture pour se pencher sur l'orchestration, la ré-orchestration devrais-je écrire, d'un géant de la musique contemporaine américaine, Georges Gershwin. D'ou Brian Wilson reimagines Gerswhin,. Au menu les plus grands succès du new-yorkais revisité par le californien. et donc, Summertime, I've got a crush on you, I love you Porgy ... En bonus deux inédits, des titres inachevés par Georges et finalisés par Brian. le premier The Like In I Love You est le meilleur titre des Beach Boys depuis Good vibrations, des harmonies vocales à tomber, une mélodie divine, plus qu'une réussite. Le reste de l'album est du même tonneau. L'ensemble porte franchement la patte de l'homme de l'Ouest, et des morceaux comme They can't take that away from me ou l'instrumental I Got Plenty O' Nuttin' figureraient en bonne place sur Pets sounds. Pas un seul déchet, du grand art,  Brian n'a pas perdu ni la main ni la voix, et cela fait plaisir à entendre. Indispensable.
Brian_Wilson.jpg
Azure_Ray.jpg
Une excellente nouvelle est la reformation du groupe Azure Ray, duo de dream pop qui fait parti de mes chouchous. Depuis Hodd on love en 2003, Maria Taylor et Orenda Fink la jouaient solo, sans grand succès il faut bien le dire. En prélude à un album annoncé pour mi septembre, Drawing down the moon, dont évidemment je reparlerais, un EP 3 titres, Don't leave my mind. On y retrouve tout ce qui fait le charme d'Azure Ray, des mélodies cotonneuses,  câlines, des voix portées par un souffle, qui murmurent à votre oreille tout la tendresse du monde. L'analogie la plus proche de leur musique qui me vient à l'esprit, pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de la découvrir, est un celle d'un carré de chocolat au lait vous fondant doucement dans la bouche. Alors bien sur, tempérament énervé, passez votre chemin, tout n'est ici que luxe calme et volupté comme dirait Charles. Vivement l'album.
Un tribute consacré à Electric Light Orchestra, je ne pouvais pas passer à côté. 12 titres regroupé sous le nom Scattered Light par des groupes fans originaires de 5 pays - USA - Grande Bretagne - Allemagne Australie et Hollande -  qui, à partir d'une idée lancée sur un forum consacré à ELO il y a quatre ans, ont finalement mené au bout le projet. Le tout se double d'une bonne action puisque la totalité des gains générés par la vente de cet album (non dispo sous forme numérique à l'heure ou j'écris) iront à deux oeuvres caritatives la Material World Foundation et le Birmingham Children's Hospital. 3 grands classiques du groupe, Can't get it out of my head, Strange Magic et l'inévitable Mr  Blue sky et , heureuse surprise, des titres moins connus, dans des versions tout aussi heureusement sensiblement différentes des originales. Un regret que la France et l'Espagne  ne soient pas représentées puisque que Pablo Julie et moi même avions réalisé  en janvier notre contribution avec  Midnight Blue. Mais nous n'étions pas informé de ce projet alors.
 
  Scattered-light.jpg
 tTwo_times_late.jpg
Two times late est un très jeune groupe composé de très jeunes gens. Portant haut la bannière du rock, ils compensent une évidente et naturelle immaturité par une belle énergie et une envie palpable. c'est un peu brouillon (la qualité maquette y est pour beaucoup, certains titres du myspace sont même vraiment limite) mais qu'ils mettent la gomme comme sur Rock the paint out, choisissent de se faire une ballade façons Stones - A shaggy dog story - ou prennent l'option pop - My Pearl - ils font montrent d'une belle vitalité. Probablement encore un peu vert pour impressionner, ils sont sur le long chemin tant de fois parcouru de l'apprentissage rock & rollesque, reste à leur souhaiter de continuer à prendre du plaisir, le meilleur moyen d'en donner . 
Etre un groupe danois, choisir de s'appeler Cours lapin, avoir une chanteuse chantant en français avec un accent charmant, intituler une chanson Le Son d'un Escargot, ou Cache Cache, doter son premier album éponyme d'une photo qui ne révèle rien d'eux, autant de raisons de m'attirer plus surement que le miel un ours. Ce quatuor est parait il composé de compositeurs de musique de films déjà reconnus. L'album est tout aussi délicieusement surprenant et décalé que l'on pouvait le supposer. Une feinte naïveté entoure toute la production, un son, parfois minimaliste, aux lointains accents jazzy, des textes étranges, on pense parfois au Stranglers (Ma mélodie) ou à rien de connu, Cours lapin est vraiment un cas à part irrésistiblement attirant.
 Cours_lapin.jpg
Iron_Maiden.jpg
Adolescent dans les années 80, amateur de rock, difficile de passer à côté d'eux. que 30 ans plus tard, ils soient toujours au rendez-vous avec une musique qui finalement n'a pas tant évolué que cela est déja remarquable, que le succès persiste à être au rendez-vous l'est encore plus. Iron Maiden nous revient donc avec son 15ème album, The final frontier. De l'habituelle dessin de couverture avec Eddie s'amusant de charmante façon au contenu de la galette bourrée de riffs lourds et de soli incandescents jusqu'à plus soif la panoplie du hard rocker des eighties est au complet. Un zeste de progressive - morceaux relativement long et complexes - pour deux volumes de Hard pur, la recette est connue et toujours aussi efficace. El Dorado le premier single confused en téléchargement gratuit sur leur site annonce la couleur, au pays de la vierge de fer, rien ne change mais tout évolue. Le disque est étonnamment bon dans le style, vu l'age canonique des officiants, qui n'ont audiblement pas perdu la main. De mon côté, Rainbow période Dio a toujours eu largement ma préférence, mais faute de grives ... 


Plus attendu que les canadiens d'Arcade Fire, difficile. Un succès critique & commercial, et une côte d'enfer. Bon, l'engouement médiatique les entourant m'a paru, comme la plupart du temps dans ce cas là, sans commune mesure avec les qualités, certes réelles, du groupe. The suburbs, 3ème du nom donc,  me conforte dans mon opinion. Un disque plutôt bien foutu dans l'ensemble, quoiqu'un peu long à mon goût - 16 titres, pour un peu plus d'une heure de zic - probablement le plus immédiatement accessible de la trilogie, ce que l'on ne manquera pas de leur reprocher,  le plus pop en somme, avec un titre lorgant même fortement sur le Heart of glass de Blondie Sprawl II (Mountains Beyond Mountains). Ils n'ont jamais été aussi rock, quasi punk,  que sur Month of may, aussi proche de Lennon que sur Deep blue, exit l'emphase parfois pesante, la légèreté du titre éponyme ouvrant le disque donne le ton,  un vrai bon disque de rock intelligent sans prétention. Une belle réussite, même si le manque de titres vraiment marquants est son point faible. 
Arcade_Fire.jpg
Annaick.jpg
Annaïck est la guitariste chanteuse du groupe qui porte son nom. Bien que frôlant les 10 ans d'âge si j'en crois leur biographie, pas trace d'un album sur leur site. Restons Pop étant leur credo, j'ai farfouillé un peu sur leur site pour voir un peu de quoi il en retournait. Quelques  vidéos live au son youtubesque, si vous voyez ce que je veux dire , et deux mp3 de demo, Besoin d'espace et Leur dire, j'ai reçu par ailleurs par mail Le bon coupable. Pop est une bonne définition, la chanteuse est une pointure, les guitares posent un tapis rock derrière, donc un vrai potentiel, ce qui leur fait défaut cruellement aujourd'hui c'est une vrai production, le son est encore trop maquette, même évolué, et vue la concurrence de leur petits camarades qui proposent des albums quasi prêts à presser, c'est dans ce domaine qu'il leur fait progresser.
C'est le couverture de l'album, façon Mamas & Papas qui m'a d'abord titillée la rétine, et donc fatalement ensuite, le conduit auditif. Ils sont 4, suédois, deux filles deux gars (ça vous rappelle quelque chose ?). se nomment les Lovestoned et proposent une musique assez éloignée des froidures habituellement associées à leurs pays. Le premier single, Rising girl, flirte outrageusement avec le reggae, idem pour I know nothing. ils semblent tous chanter lead à tour de rôle, un poil déroutant pour l'unicité de l'album. D'autres morceaux, tirent plus vers la pop (Always on the run, ma préférée). L'influence d'Ace of base est très perceptible, quoique leur musique soit moins ouvertement dance. Quoiqu'il en soit le disque s'écoute agréablement, les mélodies sont accrocheuses et si rien ici ne respire le génie, c'est bien foutu et c'est tout ce l'on demande. A noter une honnête reprise de Somewhere over the rainbow/ What a wonderful world,  scie ukulelesque bien connue.
 Lovestoned.jpg


Katty_Perry.jpg
Après le carton plein de son 1er album sous le non de Katy Perry (inclus le fantastique I kissed a girl), la voici de retour avec Teenage dream qui va probablement faire un même tabac. California gurls montre le chemin, pop disco enjouée, chantilly à tous les étages, le tout jusqu'à l'écoeurement. Le générique des producteurs, long comme le bras inclus tout ce qui compte aujourd'hui aux US catégorie pop pour adolescente. Ce disque n'est pas un album aux prétentions artistique, mais clairement commercial. Un pur produit marketting, efficace il va de soi, ou le but est de raffler le jackpott. Comme les gens derrière tout ceci ne sont pas des manches, ça devrait le faire, il y a assez de hits radio ici pour tenir jusqu'à l'année prochaine, même si aucun ne restera dans les mémoires, cela suffit pour alimenter la cash machine et c'est tout ce qui est demandé. 


The Secret Handshake est l'avatar choisi par Luis Dubuc, américain, pour véhiculer sa musique. Night & day, son nouvel album est une curiosité pour plusieurs raisons. Tout d'abord, alors que sa musique était à ce jour dans la mouvance électronique, le voici opérant un virage important puisque la soul, et Motown plus particulièrement est en ligne de mire de la partie Day,la version Night proposant un remix electro de 8 titres de la version Day, histoire de ne pas complètement décontenancer ses fans de la première heures. Là ou il opérait seul auparavant , assurant toutes les parties, il a cette fois eu recours à nombre de musiciens extérieurs. Résultat, un album pas si black que cela, et qui me fait surtout penser à un bel album d'Elvis Costello, Punch the clock. L'utilisation des cuivres, le timbre de voix même parfois le phrasé des chansons m'évoque une parenté peut être fortuite mais indéniable. C'est dans cette nouvelle mouvance en tout cas que je le préfère. 
 The_secret_Handshake.jpg
Leonard_Cohen.jpg
Papy fait de la résistance. 73 ans aux fraises, Leonard Cohen, qui espérait légitiment profiter d'une retraite bien méritée, c'est fait escroquer par son manager - une tradition bien ancrée dans le milieu du rock - et voilà notre canadien obligé de reprendre son balluchon pour compenser le manque à gagner. Mise en place d'une tournée avec un prix des places frôlant le prohibitif, succès et évidement dans la foulée, album live, Song From the road le bien nommé. On y retrouve les plus grandes chansons du Léonard, Le partisan, Suzanne, Chelsea hotel et bien entendu Allelujah, sorti des limbes par Jeff Buckley. Voix bien campée dans les graves, un orgue Hammond, quelques choristes, une rythmique discrète, et emballé c'est pesé. L'avouerais - je ? Bien que peu fan de la musique du bonhomme, je dois bien avouer que ce disque est séduisant et que de multiples écoutes ne font naitre aucune lassitude. A en souhaiter qu'il continue à avoir besoin d'argent.
Un petit mail me signalant l'existence d'un duo wordl/jazz, Lina and ... Je cours y butiner. Le site web est minimaliste et renvoi sur un myspace qui présente des chansons originales et un vers le duo Lina et Zan Zao, reprises de standards jazz version dépouillée - guitare voix - Leur version du classique de Nancy Sinatra Bang bang par exemple, est un petit bijou de délicatesse. Leurs compos sont légèrement plus étoffées, côté orchestration, tout en restant dans l'épure. La voix de la demoiselle Lina est ce qui fait tout le sel de ces chansons, tout en charme et en retenue, elle m'évoque, de loin en loin Eddie Reader (Remember Fairground Attraction ?). Reste à savoir si Lina and friends  tiendront sur la longueur d'un album, un peu de patience nous permettra certainement de répondre à cette question. 
 Linaand.jpg
Hey_monday.jpg
Après avoir annoncé un second album, Beneath it all se révèle être un EP 6 titres. Hey Monday, toujours drivé par Cassadee Pope a cette fois décidé d'inverser la recette d'Hold on tight et plutôt que de mettre un filet de pop dans leur punk rock, de privilégié la facette plus commerciale, ce qui n'est pas pour me déplaire. Les guitares continuent de raser de près mais le foutoir est nettement plus organisé. Certains regretteront l'énergie brute et juvénile, mais l'accentuation du côté power pop leur colle parfaitement au teint, et Wish you were here ou leur 1er single I don't wanna dance ont leur juste quota de fun et pourraient leur ouvrir plsu grande encore les portes de quelques radios bien intentionnées.  
Les 4 gus de Stereo Skyline sont présentés comme un groupe de powerpop. Stuck on repeat est leur premier album après 2 EP et d'incessant changement de personnel. A voir les photos des boys, ont pense plutôt à un boys band qu'à un groupe de rock. Mais il faut bien reconnaître à leurs chansons un charme certain. On est un peu loin de Dwight Twilley ou des Posies, mais A little more of us ou Hearbeat ont largement le potentiel radiophonique pour accrocher le haut des charts, et avec leurs belles gueules de petites frappes,  les petites filles qui, comme on le sait, font et défont les succès,  devraient en faire au moins un groupe à la mode le temps d'une saison. 
 Stereo_skyline.jpg
Lloyd_cole.jpg
Lorsque sorti en 1984 le premier album de Lloyd cole & the commotions, Rattlesnake, succès critique et commercial ç la clef, on pouvait légitimement pensé que le bonhomme allait compter dans les années suivantes, à la manière d'un Costello par exemple. 25 ans ans et une douzaine d'albums plus tard,  avec la sortie de cet album autoproduit, Broken record, force est de constater que le côté confidentiel à pris largement le pas. La quasi totalité de sa carrière solo m'a échappé, donc je n'y ferais pas de référence. Broken record a un code génétique chargé de country, discrète mais présente. banjo, mandoline, pedal steel, répondent présent à l'appel. Si le premier titre, Like a broken record, peut laisser croire à un disque nostalgique, voir triste, quelques morceaux plus enlevés contrebalance cette impression. Un album de la maturité, serein et détaché des contingences commerciales. Un beau disque.
Un album live des Who en 2010, pourquoi pas, les deux membres survivants écumant toujours les salles avec, paraît-il, une belle  vitalité. Perdu, ce double live est composé de classiques du groupe datant pour la première moitié de la période ou Keith Moon était encore de ce monde et pour la seconde pousse jusqu'à la dernière prestation avec John Entwistle - 2002 - et même in peu plus loin. On y retrouve la plupart des grands classique du groupe, de My generation à Who are you pour la période la plus productive. La plupart de ces versions live n'étaient disponible jusqu'à ce jour que via le fan club du groupe moyennant abonnement. Ce disque n"apporte ni n'enlève rien à la gloire du groupe, juste le plaisir de réécouter quelques pépites et  d'éviter que le groupe ne sombre trop vite dans l'oubli, une leçon de rock à l'usage des jeunes générations.
The_who.jpg
Kidsof88.jpg
Intituler un album Sugarpills ne peut que titiller la curiosité d'un Sucrepop. Ce sont les Neo zélandais de Kids of 88 qui se retrouve donc  dans la ligne de mire de mon Ipod. Duo electropop, ce premier album contient leurs 3 premiers singles, My House a fait un carton dans leur pays natal et il faut bien reconnaître qu'il est accrocheur quoique peu policé. Just alittle bit à le même  potentiel et les pistes de danse peuvent se préparer à souffrir le disque est chargé de dynamite. Le nouveau Downtown me botte moins, Everybody knows tirerait mieux son épingle du jeu. Le tout n'est pas très inventif, et , à vrai dire, sur la longueur d'un album 10 titres ,je décroche en cours de route, mais sur une compil, un titre par ci par là, ça devrait faire l'affaire.
100 Miles from Memphis le nouveau Sheryl Crow est marqué du sceau de la soul, ses premières amours. Deux reprises, I want you back des Jackson Five, clin d'oeil à Michael pour qui elle travailla comme choriste et une chouette version de Sign your name de Terence Trent d'Arby. ajoutez y un petit reggae avec en guest star rien moins que Keith Richards et un premier single enjoué, Summer loveh et vous tenez là une honnête petite galette. Rock pop et country sont rangés au placard le temps de ce disque et ma foi, cette mini révolution ne lui va pas si mal au teint.
 
 Sheryl_Crow.jpg
Lady_Antebellum.jpg
Je reçois un mail de la chaîne youtube de Chewwinggum annonçant la mise en ligne d'un nouveau titre. La belle sait se faire rare, et je m'en vais écouter  son choix, une reprise de Lady Antebellum, I need you now. Je ne connais ni le titre ni le groupe, mais sa version m'accroche fort, j'enquête donc, trouve l'album dont est issu ce titre, paru au début de l'année au USA et sorti récemment ici, et coup de foudre.  Ce I need you now,  chanté en duo est pur sucre, le type de ballade à l'américaine qui colle la chair de poule. Une mélodie imparable, un hit d'enfer, le slow de l'été si le mien n'était pas déjà fini. Hormis cela, le trio fait plutôt dans la country et le reste du disque, quoique fort honorable n'atteint jamais ce sommet. Un peu à la manière de Cock Robin ils sont deux à se partager les vocaux, et les autres titres mettent en valeur leurs qualités d'interprètes, le carton US est probablement en passe d'être réalisé ici.


Pas trop d'idées pour mettre une vidéo en avant ce mois ci, alors je reviens un peu en arrière pour refaire un peu de promo à un album passé un peu trop inaperçu à mon goût, le petit dernier de Diane Tell, ou elle chante des textes de Boris Vian adaptant des standard du jazz. Rue dl'a flemme me parait totalement de mise pour une rentrée . J'ai toujours admiré le son des album de la miss Diane, ou l'inventivité dispute la première place à l'efficacité, si d'aventure un jour je me décide à enregistre vraiment un disque, cas fort improbable je vous le concède, elle sera sur la liste des gens que je contacterais pour la réalisation, même si, à ma connaissance, c'est un terrain sur lequel elle ne s'aventure pas.

Rue d'la Flemme - Diane Tell - VF Boris Vian from Diane Tell on Vimeo.


Rendez vous le 1er octobre pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact. Bonne vacances et à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

  .


Juillet 210 - Va (Je suis là)

juin 30, 2010 Temps de lecture: 51 minutes
Flux Rss   Creative_Commons_80x15.png

Juillet 2010 - Va (Je suis là)

Avis aux artistes le 1er juin cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

Et c'est parti pour une sélection pré-estivale. Le mois dernier; j'étais à la peine pour élire le disque du mois, trop de prétendants potentiels (pour rappel, grand vainqueur Emmanuel Weil). Ce mois ci, de bons disques, certes, mais rien qui se détache vraiment , 
Eyes in the sky - http://kutuharju.vuodatus.net/blog/1368919/an-eye-in-the-sky/qui fasse la différence. Nous verrons un peu plus loin qu'aux USA, l'été se porte blues, que la pop a toujours ses adeptes un peu partout dans le monde et qu'en francophonie, les cépages chansons murissent avec l'été mais que je doute que nous ayons affaire à de grands crus, quelques titres gouleyants certes, mais d'ivresse en vue, point.
Et ce n'est pas ma sucrerie de ce mois ci qui remontera le moral des troupes, puisque le quasi mystique Va (Je suis là) est le titre exhumé et totalement revisité par la grâce de Regis Delbroucq. En effet, la petite entreprise Sucrepop respectant à la lettre la législation du travail, congés de maternité et congés pas payés  Julie est en ouacances forcées mais méritées et reprendra du service pour les 5 prochaines sucreries. Régis donc, avec qui je n'avais pas collaboré depuis le début du XXIèeme siècle et qui m'a fait le grand plaisir de reprendre un morceau que j'avais enregistré (ici) en effaçant l'ardoise et partant de zéro. Ma version plus pop, contre balançait le texte ou en gros je donne la parole à personne décédée qui s'adresse à quelqu'un de cher qu'elle a laissé sur terre. Régis, avec le talent qu'on lui connaît, en a fait une version plus habitée et nettement plus en phase musicalement. Rendez-vous sur cette page pour juger du résultat. Cette version est dédiée  à Christine, Elodie et Adeline qui ont perdu leur mari et père récemment. 
6 grilles d'accords pour Ukulele s'ajoutent à la centaine d'autres (la collUKEction). Deux Michel Delpech, Les divorcés et Chez Laurette, un Stones, Paint it black, une nouveauté, Zaz et son Je veux, la sublime chanson d'Henri Salvador, Jardin d'hiver et un titre des sixties, Le pénitencier de Johnny Hallyday ou The House of the rising sun des Animals, suivant que vous penchiez pour l'anglais ou le français.
Branchez vos enceintes cliquez sur ce radioblog et suivez le guide pour une petite moisson de pépites sonores .

Choisir comme nom de groupe Flipsong pourrait laisser supposer que ce trio joue de la musique flippante (ou est fan d'un dauphin télévisé), que nenni. Flipsong fait de la pop comme on respire, naturellement. The world is yours tonight, qui ouvre leur 1er EP et leur meilleur titre haut la main,  résume parfaitement la situation. Un violoncelle plaintif et mélancolique, une voix haut perchée très anglaise, absence de basse batterie qui précipite le son du groupe dans les bras d'une pop totalement acoustique et aux accents fatalement folk. Aucune chance de danser cet été sur cet opus qui porte en lui plus de fog londonnien que de brume de chaleur estivale, parfait accompagnement d'un mois de novembre couleur gris souris, les chances que le bleu aoûtien qui nous attend se marie dans nos MP3 respectifs avec ces quatres délicates ritournelles sont faibles. Mais vous tenez là votre bande son de cet automne. Disque interessant, mauvais timing.
Flipsong.jpg
Eloine_Song.jpg
Le précédent single d'Eloïne song avait des tonalités passéïstes, visuellement au moins. Le petit nouveau, Coeur polystyrène, doté d'une photo issue des 45tours du plus profond des années 80 creuse le sillon. Le familier (pour les ancêtres)  bruit d'un diamant sur le vinyl  ouvre d'ailleurs le morceau. La mélodie est plutôt bien  balancée, la voix toujours sous le sceau de Vanessa Paradis émergeant de l'adolescence, sans que cela soit gênant d'ailleurs. Chanson de pluie, la face B est tout aussi efficace, pas le gros hit d'été mais laisse augurer d'un album à venir (en cours de réalisation) surement charmant. La direction électro pop qu'annonce le communiqué de presse m'échappe un peu, on est là dans de l'honnête chanson de variété, dans l'air du temps et bien réalisée et c'est déjà pas mal. Sur la longueur d'un album il sera plus facile de mesurer la capacité à imposer une vraie personnalité.
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Les frères Godfrey et Skye ont tenté leur chance chacun de leur côté pour se rendre à l'évidence, ensemble leur musique a une âme, séparément, ils font du Canada dry, le son, la couleur de Morcheeba sont là, mais ce n'est pas du Morcheeba. Après 7 ans d'errance, rabibochage et sortie de Blood like lemonade qui me réconcilie avec le groupe. L'album est présenté comme la suite de Big Calm, et de fait on y retrouve la même veine, c'est dire si la plupart des  compos sont cette fois au niveau. La voix de Skye épouse parfaitement les contours de la musique des frérots, les pièce du puzzle s'assemblent à merveille et le trip-hop tout en douceur qui est leur marque de fabrique retrouve ses lettres de noblesses. Si l'album n'est pas exempt de faiblesses, Even though ou le titre éponyme entre autres contiennent assez  de phéromone pour vous attirer irrésistiblement.
  Morcheeba.jpg
 tcaro-emerald.jpg
Cherchez pas, vous ne trouverez pas cet album, Deleted scenes from the cutting room floor en France avant la rentrée. Premier album d'une jeune hollandaise dont je ne me risquerais pas à écorcher le nom et qui ce fait connaître sous le pseudo de Caro Emerald. Et  bijou il y a bien. Cet album est un régal. Direction les années 50, le mambo et le cha-cha, bref une musique les deux pieds plongés dans le groove latino, mais celui de la douceur, foin de samba, pas une once de bossa, mais un disque muy caliente qui a déjà explosé tous les compteurs dans le pays d'origine  de la miss et pour lequel je prédis un carton similaire chez nous tellement il est accrocheur et décalé et c'est ce décalage qui le rend si attachant. Quand à savoir pourquoi le marketing a décider de lancer cette bombe après la période estivale alors qu'il est manifestement fait pour enchanter les pistes aoûtiennes, mystère. Si vous ne  saviez quel perle offrir à l'homme / la femme de votre vie, essayez cette émeraude, la déclaration d'amour sera évidente
Un premier album littéralement écrasé par le succès d'un seul titre (Allo le monde), alors qu'il recelait d'autres charmantes pépites, voici Pauline qui nous revient avec La vie du bon côté, son nouvel album. et cette fois il est plus équilibré - ou en tout cas ne devrait pas être  déséquilibré par un gros hit, - même si celui ci regorge de chair à hit parade. En préambule, le point le plus gênant, la voix. Cette jolie demoiselle n'y peut probablement rien, mais il est impossible de l'écouter sans penser que l'on a affaire au nouveau Zazie. Même timbre, même intonation, moins électro pop d'accord mais dans les mêmes eaux tout de même, look relativement proche, troublant. Surtout que Zazie n'est pas retiré des voitures. Donc La vie du bon côté est un bon Zazie, les 3 premiers morceaux, Tous les jours, Music pop et le titre éponyme très pop rock sont mêmes redoutablement efficaces. Ensuite Pauline calme le jeu, ce que je regrette car l'énergie lui va bien. Seule Laisser passer, un peu plus loin, renoue avec cette veine. Au final mieux qu'un succédané, un disque qui confirme qu'il va falloir compter avec elle et que son premier hit n'était pas un coup de chance . 
 Pauline.jpg
Sscissorsisters.jpg
Si la pochette de ce nouvel album de Scissors sisters m'évoque surtout une couverture de Têtu,  ce n'est pas un hasard La réputation du sens de la fête du milieu gay n'est plus à faire et cet album est clairement un appel a remuer son popotin (au sens danse du terme voyons) Ce Night work devrait enflammer les dancing floor de Paris à New-york en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Un titre éponyme dont les harmonies du refrain évoquent furieusement un ABBA perdu, en passant par le premier single Fire with fire, missile à destination de la tête des charts en passant par le très Bee Gees Any wich way, il y a là largement de quoi pimenter les chaudes nuits d'été pour trainer jusqu'à l'aube Si la glorieuse  période disco de la fin des années 70 au début des années 80 laisse en vous des relents de nostalgie, ressortez les boules à facettes les platforms boots et les paillettes, la fête et l'insouciance sont de retour.


17 ans en gros que Steve Miller n'a pas sorti d'albums. sa dernière livraison date de 1993 et hormis une participation active au Flaming Pie de Paul Mc Cartney, disparition des radars. Pourtant le bonhomme figure en bonne place dans mon panthéon perso, puisque hormis son superbe greatest hits d'anthologie (1974-1978), deux de ces albums m'avaient scotché à leur sortie, le très pop Abracadabra (qui a mal vieilli, plombé par les synthés eighties) et le jazzy et en solo Born 2 B blue qui reste l'un de mes disques favoris. Bingo, le cru 2010 est dans le même esprit , sauf que de jazz il n'est pas question, mais de blues oui. De bon vieux blues des familles, que des reprises donc,  revitalisées par cet exceptionnel guitariste sans oublier sa voix si reconnaissable. Au menu du BB king ou du Jimmie Vaughan, Joe Satrinani en guest star qui a le bon goût de ne pas en faire des tonnes et un plaisir qui saute aux oreilles dans cette relecture de quelques classiques - et moins classiques - blues o thèque. Ca sonne, c'est frais, plein de vitalité, pour qui ne connaît rien au blues une excellente introduction, pour les aficionados, pas besoin de recommander ce disque, ils l'ont déjà.
Steve_Miller.jpg
Tom_Petty_The_Heartbreakers.jpg
Blues encore - quand j'écrivais en intro que l'été se portait Blues aux USA, avec le nouveau Tom Petty & the Heartbreakers, Mojo. Blues en tant que fil conducteur car si tous les morceaux, originaux cette fois, ne sont pas de purs blues, cf le reggae Don' pull me over, beaucoup en ont le code génétique. Le redoutable Good enough (quelles guitares !! ) ou le titre d'ouverture Jefferson Jericho Blues pour preuve. Alors bien sur, comme Tom le dit lui même, ces titres sont issues de jam et côté pop de la force et morceaux réellement écrits et construits, il va falloir patienter. Cet album a été conçu pour le live - d'ailleurs au USA il est en téléchargement gratuit pour tous acheteurs d'un billet de la tournée d'été, idée dont certains devraient s'inspirer de ce côté de l'Atlantique - et ça s'entend. C'est brut de décoffrage, pas léché pour un rond, même si le gros son est là tout de même. Perso le Tom Petty solo (cf Highway companion, son dernier opus de 2006, superbe) me va mieux au teint, particulièrement quand Jeff Lynne traine ses guêtres aux alentours, mais ce Mojo, sans déclencher un enthousiasme délirant assure tranquillement, et ce n'est déjà pas si courant.
Passe de trois pour Mister Blues avec Cindy Lauper qui déboule de je ne sais ou avec un Memphis Blues sous le bras, 11 reprises toutes bleues. Le moins que je puisse dire, c'est que je ne l'attendais pas sur ce terrain. A vrai dire je ne l'attendais sur aucun, elle ne c'est jamais vraiment remise du carton qu'elle fit dans les années 80 et j'avoue avoir totalement zappé sa carrière depuis. elle s'est ici entourée de quelques pointures, histoire probablement que ne puisse être mis en doute le côté roots de l'affaire, et donc BB King et Allen Toussaint pour ne citer que les deux plus emblématiques sont du voyage. verdict, de mon point de vue, ça ne le fait pas. Musicalement, ça colle des frissons partout, mais son timbre de voix n'est définitivement pas en adéquation avec ce type de musique. Cette petite voix aigüe n'est tout simplement pas de taille à rivaliser avec des classiques comme Romance in the dark ou  Rollin & tumblin ou d'ailleurs elle duettise avec Ann Peebles et ou l'on devine aisément qui sort vainqueur. L'album se clôt sur une reprise de Crossroad qui ne donne que  l'envie de se refaire la version de Cream. Nul doute qu'elle soit sincère dans sa démarche, juste la confirmation que la sincérité ne suffit pas
Cindy_Lauper.jpg


Steelcox.jpg
Retour en France pour y écouter Steelcox qui lui a définitivement laissé ses oreilles aux USA. Il ne m'a envoyé que quelques titres de son album cryVoleur de femmes, donc c'est une chronique partielle que je vous livre. A l'écoute, difficile d'éviter le parallèle avec Eddy Mitchell qui popularisa ici la country made in France. Elle repense à la West Coast pourrait tout à fait prétendre être un bonus track d'un album d'Eddy, l'atmosphère, l'ambiance, la voix crooner, tout y est. Mention spéciale à la guitare solo qui arrache juste ce qu'il faut. Voleur de femme qui donne son tire à l'album est dans ma même veine idem pour Je traverse l'Arizona plus Schmoll que Schmoll. Aux USA il y a pléthore de musiciens country, en avoir deux en France ne serait pas du luxe. Un bémol tout de même, la réalisation pêche un peu, autoproduction oblige je suppose, la batterie sonne un peu midi (faute de pochette ou de crédits, je ne saurais dire qui joue quoi) et donne donc à l'ensemble un petit côté cheap pas rédhibitoire pour autant mais qui tempère l'enthousiasme que ce type de musique pourrait déclencher. A recommander à tous ceux qui sont déçus par les derniers albums d'Eddy.


Bettye Lavette, jusqu'à ces derniers jours, je n'avais jamais entendu parler. Pourtant son premier single sorti à l'âge de 16 ans date de 1962 quand même. A vrai dire c'est le titre de son dernier disque Interpretations: The British Rock Songbook qui m'a interpellé. Je suis fan de reprises, vous le savez, et ne résiste pas à qui en propose une bonne série. Côté voix, Bettye est l'archétype de la voix black gorgée de soul et de blues. Impossible de s'y tromper, dès la première note, on sait de quelle école elle est (à vrai dire, elle fait partie des fondatrices de cette école vu son parcours). L'album s'ouvre sur une reprise de The Word des Beatles, proprement stupéfiante. Pas vraiment le titre le plus connu et le plus repris des fab fours qu'elle malaxe, ingurgite, régurgite, digère pour un funk blues soul des plus surprenant, à en douter de la signature d'origine. Fan de Liverpool elle l'est puisque pas moins de 3 autres titres sont au générique. Mais des titres issus des albums solo de George - Isn't it a pity méconnaissable - Maybe i'm amazed de Paul, mention bien et inattendu, It don't come easy de Ringo, ovni complet, même lui ne doit pas en revenir. Rien de John. Ajoutez à cela du Pink Floyd (si, si) du Led Zep, du Moody Blues de l'Etlon, et vous avez le topo. La plupart des titres sont repris, au sens premier du terme, au point de déconcerter parfois. Elle n'a pas menti, Interpretations est le terme exact
 aBetty_Lavette.jpgt
divinecomedy.jpg
Un gars fan d'Electric Light Orchestra ne peut m'être complètement indifférent. Ainsi en est il de Neil Hannon, seul maître à bord de The Divine Comedy dont le 9eme ou 10eme album vient de paraître, Bang goes the Knighthood. La musique de The Divine Comedy est aussi anglaise qu'un irlandais puisse le faire. Pop, évidemment ,décalée et surprenante, So british devrais je écrire. Je suppose que si Mr Bean faisait de la musique cet album lui ressemblerait beaucoup, humour pince sans rire, mélodie alambiquée, un poil surannée parfois mais toujours avec un sens affirmé du truc qui accroche et retient l'attention de l'auditeur. Alors kitsch oui,  indéniablement, mais pas vieillot, un disque qui sent le five o'clock tea.
C'est Pierre, doté de son envié et fameux détecteur de jolies filles qui m'a mis sur la piste de cette Joyce Jonathan. Petite jeunette (18 ans à tout casser) auteur compositeur interprète, elle emprunte la même voie que l'aujourd'hui célèbre Grégoire en passant par le site My major company pour produire son album. Le conte de fée continue, puisqu'elle contacte Louis Bertignac (oui, le Louis que le monde nous envie) pour réaliser l'album et que ce dernier accepte (et dire que nous sommes quasi voisin et que je n'ai même jamais osé lui faire écouter l'ombre d'un titre de Sucrepop). Bon, à vrai dire la première écoute m'a décontenancé et j'ai du tancer Pierre . Jolie certes mais un peu fadasse tout de même non ? et tête basse, penaud, les larmes aux yeux,  il a bien du en convenir. Hors j'ai ré écouté Sur mes gardes, plusieurs fois, et le charme a fini par opérer et j'ai compris ce qui avait pu séduire notre Téléphone man et les 486 internautes qui y sont allé de leur obole. C'est insidieux, mais réel, si on leur laisse le temps de grandir en vous ces chansons et cette voix finissent par faire partie de vous. Rien d'extraordinaire mais de quoi avoir envie de faire un bout de chemin avec.
 joyce_jonathan.jpg
The_ready_set.jpg
Quand je lis, quelque part sur le net, qu'un petit génie pop vient d'apparaitre, je saute bien entendu dans ma Sucremobile, et file voir ce qu'il en est. Cette fois c'est un one man band, Jordan Witzigreuter allias the Ready set qui a déclenché l'alerte. I'm Alive, I'm Dreaming est le titre de son mini album (8 morceaux). L'ouverture avec le single Love Like Woe est efficace à défaut d'être géniale, mini tube probable et la suite est dans le même style, claviers en veux tu en voilà, empilement de voix et de petits bout de mélodies collées les unes aux autres avec un talent certain mais une vacuité toute aussi certaine. Une sorte de Mika qui aurait omis d'être subtil. Un côté positif est que le tempo général est plutôt enlevé, l'ambiance optimiste,  difficile d'être déprimé en sortant de l'écoute, et à choisir pour les vacances se peut être une honnête bande son. Mais qui durera ce que dure les vacances. 
Le titre est clair, le shizo Alice Cooper fait du Alice, comprendre reprend 5 morceaux de son propre répertoire, de préférence des morceaux qui ont eu leurs heures de gloire, donc fatalement du début de sa carrière. J'ai toujours été fan de la vieille Alice et I'm 18 ou No more Mr Night Guy ont tourné plus souvent qu'à leur tour sur la platine vinyl de mon adolescence. On prend les même et on recommence, avec un son plus actuel, plus pêchu mais globalement sans réel innovation. Alors pourquoi ? Besoin de sous ? se faire connaître de la jeune génération ? Cette sortie précède celle d'un nouvel album d'inédits et est là pour préparer le terrain ? Peu importe, si Vincent Fournier vous était inconnu ces 5 titres vous mettront le pied à l'étrier.
 Alice_Cooper.jpg
Donore.jpg
Je viens à toi est le second album de Donoré, option chanson française, tendance acoustique. J'avais déjà brièvement évoqué son nom il y a 3 ans et c'est curieux de mesurer son évolution que j'ai lancé l'écoute de ces 11 titres. Bien, sans plus, et à vrai dire, hormis Soleil de Casa qui m'a tout de suite happé les tympans, le reste m'a laissé dubitatif. C'est indiscutablement bien réalisé, sa voix bien timbrée raconte des histoires banales pour le paraphraser, sur le quotidien, l'amour la vie d'un gars de 30 balais quoi et ma foi, il décrit tout cela plutôt bien. D'ou vient que je n'accroche pas à son univers, va savoir Charles ! Même après des écoutes répétées, rien à faire, ça se laisse écouter mais ne me convainc pas. Pas assez d'audace peut être pour sortir de la foultitude d'ACI qui savent écrire une bonne chanson. Au final Donoré est bien venu à moi, mais je n'étais pas là.
Quand on à ces jambes là, évidement qu'on les case sur la pochette de son premier album. Dont acte avec ce nouvel album d'un groupe que je découvre. Grace Potter (et ses Nocturnals) n'a pas de lien de parenté avec Harry, mais une voix à laquelle on peut trouver quelque chose de magique. C'est sur une reprise d'un titre de Fleetwood Mac que je l'ai découverte (Gold dust woman)  et de fait la racine de ses morceaux est ancrée profondément dans les seventies, un blues rock classique, au sens sans surprise,orgue et guitare,  porté par une voix de rockeuse à la Janis Joplin par moment, des influences prégnantes dont aucun morceau ne se défait tout à fait, morceaux aux quels il manque la petite étincelle mélodique qui fait la différence. Parce qu'on ne demande qu'à être emporté par la fougue de son groupe, on sent qu'il y a là largement de quoi affoler les compteurs, voix, plastique et style, les ingrédients sont là pour le blietzkrieg mais on reste en rade. Allez encore une petit effort, le prochain disque sera vraiment bon.
Grace_Potter.jpg
Patxi.jpg
Patxi aurait participé à la Starcac il y a un paquet d'années. Je dois bien avouer que je n'avais aucun souvenir de lui. Amour carabine serait son second album. Le premier n'a pas du faire beaucoup de vagues car jamais arrivé jusqu'à ma plage, et ces oublis systématiques, cette transparence sont probablement symptomatique du cas Patxi . L'album est agréable à écouter, avec quelques chansons qui accrochent sur l'instant  - Le répétitif La vie normale, à l'évidence ou le premier single le début du siècle - mais le tout manque cruellement de personnalité et disparait dans le rétroviseur dès l'écoute terminée. La voix n'est pas plus identifiable que cela et rien ne le distingue vraiment du magma des autres ACI dotés d'un peu de talent pour trousser une chanson. Exactement comme Donoré ci-dessus, ils font partie d'une génération d'artistes, comme il y en a toujours eu, de seconds couteaux qui font le terreau de la chanson française, avec un petit cercle de fidèles, mais qui ne laisseront pas d'autres traces à la surface de notre mère musicale.
C'est un article dans Paperblog - oui j'ai de saine lecture  - qui m'a donner envie de découvrir les Gold Motels et leur Summer house. On y parle de chanteuse, de pop, de hits, bref tout le barda qui m'attire autant que l'ours le miel. Son groupe précédent THS (The hush sound) m'est totalement inconnu et donc vraie découverte. Sans être aussi enthousiaste que mes petits camarades, force m'est de reconnaître que l'album recèle quelques ritournelles addictives, une pop enjouée, énergique, portée principalement par le couple basse/batterie. D'inspiration très sixties, fun et tout et tout, l'ombre de Blondie plane au dessus de tout ça - We're on the run pourrait être une chute de Dreaming - et nul doute que quelques radios californiennes se délectent de titre comme Safe in L.A, le meilleur titre de l'album à mon avis. Je ne sais pas si vous vous rappelez du tube de Katerina & the waves, Walking on sunshine, c'est très exactement dans cette mouvance qu'évolue Gold Motels.  Un album que cous ré écouterez dans 15 ans avec nostalgie en repensant à ce si bel été 2010 ou vous aviez rencontré ...
 
 gold_motel.jpg
The_Like.jpg
Pop encore, pop toujours avec The Like qui demande qu'on les libère. Release me est parfaitement décrit par la photo de la pochette, girls band et sixties. Harmonies vocales, orgue façon bontempi, claquements de mains, titres sous les 3',   les codes sont respectés à la lettre, manque juste de meilleures chansons. Parce que les ingrédients ne suffisent pas à faire une bonne recette, la patte du chef est cruciale, et là, je reste un peu sur ma faim. L'album est très chouette, ne nous méprenons pas, quand on aime la pop, difficile de faire la fine bouche devant un tel hommage. Mais comparez, allez, à un best of des Suprèmes, The Like ne tiennent pas la route une seconde. Un seul Baby love rend quasi inutile tout cet album , un Where did our love go  ridiculise par avance toute tentative de refaire mieux ce qui est intouchable. un album à prendre comme un hommage au temps ou on savait écrire des chansons immortelles.  
Vous me connaissez maintenant, il suffit qu'un album fasse, ne serait ce qu'allusion, aux Beatles et hop, il faut que je me l'injecte dans le conduit auditif. Junkie je suis. et donc quand un disque prend pour titre Rubber Soulive, je cours chez mon dealer pour avoir ma dose. Et quand j'y découvre que Soulive est un trio funk jazz, 100% instrumental. je sens le bad trip venir. En fait de Rubber soul, c'est une virée dans le catalogue des scarabées auquel nous sommes conviés (Something, Drive My car, Revolution, in my life, When my guitar .... ) et comment dire. Sans mettre un instant en doute les probablement extraordinaires qualités techniques des protagonistes, l'écoute de ce disque me fait penser aux compils instrumentales que l'ont trouvait sur les marchés de ma jeunesse, style Marcel Troufignon et son orchestre joue Stone et Charden. Je dois être totalement hermétique mais on est quasi dans du balloche là.De la parfaite musique d'ascenseurs, fond sonore d'aéroport, bref un truc que l'on n'écoute pas, qu'on entend à peine. Si vous cherchez des bandes sons pour mettre derrière votre diaporama de vacances pour Mamie, topez là ! 
 Soulive.jpg
Lena.jpg
Elle est allemande, et depuis Nena et son 99 luftballons, je n'ai pas souvenirs d'une teutonne qui cartonne. Et en voici une qui raffle le grand prix de l'Eurovision, Lena Mayer Landrut, en chantant en anglais certes, mais quand même. 18 ans, et toutes ses dents, j'ai donc jeté une oreille sur son album, récemment paru,  My cassette player, la chanson Satellite, avec laquelle elle a remporté le concours, n'ayant pas les attributs kitsch généralement associés à ce concours. Et bien m'en a pris. Rien d'extraordinaire non, mais une poignée de titres bien foutus, comme le titre éponyme par exemple, une production très 2010, une pop dance, mais pas trop, très jeune,  comme l'artiste. Bien entendu, ses contributions artistiques, hormis le chant,  restent anecdotiques, et donc difficile de se prononcer sur un avenir radieux, mais juste ainsi, c'est déjà une heureuse surprise.
The drums, on en parle dans les Inrocks, on en parle un peu partout, c'est l'un des groupes à la mode. Garçons bronzés, surf, plage,  toute la liturgie californienne convoquée suite à un premier EP d'inspiration Beach Boys, dont d'ailleurs deux titres ont abouti sur ce premier album qui porte leur nom. Autant briser le suspens de suite, la bande à Brian peut dormir sur ses deux oreilles, aucun risque de voir leur couronne changer de main. Pour un Let's go surfing de bonne facture histoire d'entretenir le lien et un Down by the water qui louche désespérément vers In my room sans jamais s'en approcher de plus d'un parsec, le reste est plutôt convenu, soutenu par une boite à rythme exaspérante de platitude et une guitare très Shadows dans l'esprit au moins. Leurs petites vignettes sonores ne sont pas plus excitantes que celà, figées dans les années 80. Même pas un coup d'un soir c'est dire.
The-Drums.jpg
chris_isaak.jpg
Et une petit live aux allures de Best of pour Monsieur Chris Isaak. Live at the Fillmore. Les chansons prennent un peu de coffre, se musclent encore un peu plus pour faire le tour en 17 titres de la carrière du bonhomme. Enregistré en 2008, le dernier album, l'excellent Mr Lucky, paru en 2009 n'est pas représenté ici mais le gars a suffisamment de bons morceaux sous la ceinture pour assurer sans difficulté, se permettant même le luxe de faire l'impasse sur Blue Hôtel (mais pas Wicked game tout de même). Le côté beau gosse crooner est mis en retrait pour souligner le rocker, c'est un live tout de même, et la guitare et la rythmique peuvent s'exprimer tout leur saoûl. Un bon résumé de sa carrière qui ne vous dispense pas de l'acquisition de Mr Lucky.
Après un premier album qui lui attira un succès d'estime et un capital sympathie certain à défaut d'un succès commercial, Ludo Pin revient avec un EP 5 titres Le temps nous dira. Benedicte Schmidtt officie toujours à la réalisation, gage au moins de qualité sonore, la canadienne Ariane Moffat, décidément omniprésente,  co-signe un titre, Il est probable que, bref les fées se sont pencheée sur le berceau, comment se présente l'enfant. ? Je doute que les 5 chansons ne change la donne. C'est toujours bien foutu, avec un peut être plus cohérent plus unitaire que dans le premier album. Mais son univers ne touche pas à l'universel, il reste très replié sur lui même, sans être nombriliste, mais l'impression, fausse peut être, qu'il fait de la musique pour lui plus que pour les autres. Il conserve l'estime et la sympathie, pas plus, pas moins.
Ludo_Pin.jpg
JACK_JOHNSON.jpg
Juste avant l'été sortent sans surprise les albums qui ont vocation à vous accompagner pendant les journées de farniente tant attendues. et qui mieux que le surfeur Jack Johnson pour prétendre être le guide rêvé de ces instants. Des chansons au rythme doucement chaloupé, sans une once d'agressivité, dont l'écoute seule donne la furieuse envie d'épousseter les grains de sable qui se glissent dans nos cheveux. To the sea c'est un petit peu tout cela. Bon, les 14 titres manquent un peu d'originalité et la tenace impression qu'on a déjà entendu ces titres sur les albums précédents se fait souvent jour, mais reproche t'on au soleil de produire la même lumière tous les jours ? Ce disque est donc l'exact continuation du précédent qui était lui même ...  JJ a trouvé son style, s'y cantonne, et c'est justement tout ce qu'on lui demande. Rendez-vous l'été prochain.
Leur communiqué de presse commence avec ces mots: RANDOM MEMORI est un groupe aux racines solidement plantées dans le hard rock des années 70 (Led Zeppelin, Ange…) .D'apprendre que Ange faisait du hard-rock, ça m'a fait un choc . Les portes du Paradis, 1er opus de ce quartet n'ont pas grand chose à voir avec Ange, et pas beaucoup plus avec la bande à Jimmy Page, le blues n'étant pas leur principale influence,  mais avec le rock, là, il n'y a pas débat. Flirtant avec le hard sans en être tout à fait, les riffs sont saignants à souhait  Les guitares, compactes , acérées, cisaillent tout ce qui bouge, et le chant en français ne plombe pas l'ambiance, fait assez rare pour être souligné dans le style choisi.  Gros son, façon américaine type Green Day, ces quatre là ne rigolent pas quand ils balancent la sauce. Même quand ils s'essaient à un morceau plus pop comme avec Ridicule, et son violoncelle, ils tirent leur épingle du jeu,  même si cette inclusion déconcerte un peu dans le déluge de décibel qui entoure le titre.  Avec des groupes de ce calibre, le rock français, quoique quincagénaire, n'a pas à s'en faire, il a encore de belles années devant lui.
Random_memori.jpg
Rafiya_Amazing.jpg
Rafiya est une jeune artiste congolaise qui lance son premier 8 titres Amazing. Chanté pour moitié en français moitié en anglais, la même indécision se fait jour dans ses chansons. La soul d'Amazing, ou son très joli timbre de voix couplé à des belles guitares acoustiques font mouche, est contre balancé par du R&B tout à fait ordinaire. Ainsi Mario démarre plutôt mal avant de prendre quelques couleurs africaines bienvenues, et Silent Hearts flirte avec la grande variété américaine. Rafiya possède à l'évidence un vrai talent de chanteuse et quand les compos sont à la hauteur de ses capacités, c'est le feu d'artifice, sinon, juste un bouquet d'étincelles, ce qui est déjà mieux qu'un feu de paille. J'ai l'impression que la recherche du tube à tout prix à un peu mis en retrait ses qualités intrinsèques. Trouver le répertoire qui lui collera à la peau sera probablement la clef du succès, mais sa voix sur One of those days ne laisse aucun doute, une reine est née.
Des fois je me pose des questions. Je veux dire, je reçois pas mal de demandes pour écrire quelques lignes sur tel ou tel album. Normal, je chronique des albums. Mais bon. Sucrepop.!! Sucre & Pop. Me semble clair. Je parle d'autres trucs, à l'évidence, mais globalement, ma ligne éditoriale, si tant est qu'il y en ait une, est là. et Palace Inopia. dont je reçois 4 titres extraits de l'album Arms wide open. Titre le plus court 5'. Vous me direz ce n'est pas un critère musical. Certes. Mais si un peu quand même. Qu'est ce que je peux bien en dire ? C'est entre progressive et rock Emo, soniquement tip-top, les musiciens assurent gravent, le bouillonnement énergétique est patent, ça sent la montée de lave dans la cheminée, prêt à vous péter à la figure. Mais moi, je n'écoute pas ce type de zic, pas de référence. Par exemple, ils citent en influence OCEANSIZE, A PERFECT CIRCLE, THRICE, DREDG. je ne sais même pas de qui ils parlent !!.Putain, je suis vieux.  Sur Cold rain, le chanteur hurle à s'en déchirer les cordes vocales mais moi, c'est Where did your love go par Diana Ross et les Supremes mon kif . Voyez le grand écart ?. Bon Palace Inopia, c'est surement bien. Non, Palace Inopia c'est bien ! J'ai bon ?
Palace_Inopia.jpg
Aleks_The_large.jpg
Le duo Aleks The large fait dans le boucan pardon le rock aussi. En version plus demo, comprendre moins produite, plus garage quoi. Alors qu'est ce qui distingue ces Aleks là des 3 zillions de groupes, de l'Australie à la Patagonie en passant par Bamako et Kinshasa (et ma cave) qui vouent un culte à la déesse musique. Ben rien. Juste des p'tits gars qui aiment le rock , et qui donc en jouent, et fatalement, dans le tas, il y en aura qui trouveront la formule magique qui accrochera les foules, l'alchimie subtile entre un public, des compos et une attitude. A vue de nez je dirais que c'est pas gagné pour eux, l'énergie, la jeunesse, la capacité d'écrire des morceaux corrects c'est l'apanage de beaucoup de monde et All  I want, Red Carpet ou Dusty ajoutent leur pierre à l'édifice mais ne changeront pas la face de celui ci, ce n'est d'ailleurs certainement pas le but de Lionel ou Daniel. Le rock c'est avant tout une affaire de plaisir, qu'ils en prennent, qu'ils le partagent, ce sera déjà beaucoup la planète rock se nourrit de cela.  


Un petit clip sympa pour terminer, qui va vous emmener faire une ballade entre l'inde et le Népal en compagnie de Severine, Fernand et leur ukulele . Severine est comédienne, réalisatrice, son dernier coup d'éclat, c'est son hilarante parodie de Michael Jackson qui a déclenché un sacré buzz sur la toile, Fernand peaufine son nouvel album Ode to William Blake prévu pour la rentrée Les deux font de temps à autres de grands voyages, ils ont tiré de leur dernier un clip basé sur une cover de  Don't worry be happy de Booby Mc Ferrin ou ils démontrent que la musique et le ukulele en particulier sont utiles pour rapprocher les hommes. Leur site pour en découvrir plus sur eux http://www.lezarts.info/


Rendez vous le 1er août pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact. Bonne vacances et à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

  .