Juin 2010 - Personne

juin 1, 2010 Temps de lecture: 42 minutes
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Juin 2010 - Personne

Avis aux artistes le 1er juin cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

Je ne sais pas si c'est du à la crise des maisons de disques, la crise économique ou à une panne généralisée d'inspiration, mais de mémoire Sucrepopienne, il n'y a jamais eu si peu de sorties d'albums que ces deux derniers mois. Pas vraiment le régime sec, avec tout ce qu'il reste, il y aurait de quoi ouvrir une médiathèque, mais très peu de grosses pointures mettent le nez dehors en ce début de printemps, ce qui du coup laisse plus de la place à l'autoproduction. Et histoire de vous mettre dans le bain de suite, quinze groupes/artistes avec autant de morceaux sont chroniqués dans l'article consacré à la compil Lyberty, troisième du nom.  
Pierre Arnaud http://pierrearnaud.blog.lemonde.frCôté sucrerie, Julie is back et nous vous proposons ce mois ci une parfaite bande son pour la série Docteur House smile. En effet, Personne, car c'est son titre, expose le désarroi d'une jeune femme devant le corps de son cher et tendre. De quoi faire le plein de gaité printanière. Mais ou va t'il chercher tout ça ? En fait c'est suite à un documentaire sur le  Locked-in syndrome (Cf le livre ou le film le Scaphandre et le papillon), ou une femme racontait ne pas arriver à reconnaitre son mari dans le corps déformé couché sur le lit d'hôpital. Elle savait bien entendu objectivement que c'était lui, mais n'y retrouvait pas l'homme qu'elle aimait. Par extension, j'ai plongé le patient dans le coma, et voilà pourquoi Personne.
 Côté ukulele, une poignée de partitions supplémentaires (enfin de grilles d'accords) au menu,  Electric Light Orchestra avec Mister Blue Sky, Richard Anthony ou Dusty Springfield avec I only want to be with you / A présent tu peux t'en aller, la BO du film  Doctor Jivago version anglaise Somewhere my love ou française, La chanson de Lara, un petit France Gall, Ella elle l'a, le Mistral Gagnant de Renaud et pour finir un Daniel Balavoine qui m'a donné du fil à retordre, Mon fils ma bataille. Tout ceci comme d'hab accessible sur www.sucrepop.com/ukulele.
Envie de sortir avec les premiers rayons de soleils ? Si vous êtes francilien, la 8ème édition du Festival Taparole vous accueillera les 4 5 et 6 juin. Ce festival c'est, je cite "Le festival TaParole c’est des CONCERTS à toute heure, des PLATS SAVOUREUX et bio cuisinés à la main, un FORUM ASSOCIATIF MILITANT, un grand BAL pour finir en dansant la soirée du samedi soir et un temps de DISCUSSION PROJECTION. Pour en savoir plus, l'affiche est ici le programme détaillé par là.
Et je vous propose de continuer la lecture et de découvrir quelques disques qui, peut être, auraient échappé à votre curiosité, ce qui serait fort regrettable car il y a une fois encore de belles pépites à se glisser entre les tympans. Je vous rappelle à toutes fins utiles qu'un titre de chacun des artistes chroniqués dans cette page est écoutable sur le radioblog toute la durée du mois. en bonus, parce qu'il tourne sur mon mp3 depuis que j'ai mis la main dessus, la reprise de Physical, le mega hit d'Olivia Newton John par rien moins qu'elle même. Ils sont loin mes 20 ans. Prêt ? Partez !

Au moins 4 albums pouvaient prétendre à être l'album du mois de Sucrepop, reconnaissance internationale à côté de laquelle Palme, Oscar et autres César font figurede roupie de sansonnetbiggrin. and the winner is .... Emmanuel Weil dont le second album, Sous les astres mouvants est un petit bijou de délicatesse et de douceur pop. Il y a quelques semaines, son clip Elle parle d'une autre terre, annonçait la couleur, une mélodie aguicheuse, un texte doux amer, une voix immédiatement identifiable, c'était signé. Cet album tourne en boucle sur mon Ipod et refuse obstinément d'en sortir, alors que la durée de vie sur celui si excède rarement la semaine. L'album que Michel Berger écrirait s'il était encore parmi nous. Vous voulez des tubes ? C'est si bien, Elle me tient, Sans toi, en voici déjà 4 en comptant le clip sus cité. Comme sur De vous à moi, le piano est prédominant, c'est l'instrument de prédilection d'Emmanuel, mais les orchestrations (signées Yves Baudouard) laissent la place aux guitares acoustiques, basse, batterie, le violoncelle déchirant sur Les jours s'en vont .... Sur un fond discrètement  jazzy, il nous berce, 13 titres durant, sans faux pas, sans fausse note. Il y parle d'amour, beaucoup, de l'enfance, un peu, un léger parfum de nostalgie flotte sur tout ça et en fait un album tendre, intimiste et magique. Vous pouvez l'acheter en suivant ce lien, pour moins de 10 euros il vous donne 45' de bonheur.  Inestimable.  
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Si comme moi, vous suivez un peu le bonhomme, il vous faut quinze secondes pour l'identifier tellement il a su ce créer un style qui n'appartient qu'à lui. Introducing Jean-Mi Chapron qui se décide enfin à réunir en un album les popsongs qu'il balance à tous vents depuis encore plus longtemps que ça. Aidé de quelques acolytes - dont un redoutable joueur de Slide, Eric Larmier - il nous cartonne à grand coup de Ricken (il en fait l'élevage), de nappe de claviers et de choeurs en veux tu en voilà. Dès l'intro de Friar Park, deux de ces influences majeures transparaissent, Un son à la George Harisson, un zeste de Laurent Voulzy, tout est dit, lui et moi on partage les mêmes obsessions, lui les décline à sa manière, avec des petits airs qui minent de rien s'accrochent aux oreilles pour faire de jolis pendentifs. Qu'un titre comme Mary Jane (et ses trompettes made in Penny Lane) ne soit pas encore dans vos postes de radio prouve simplement que Dieu n'existe pas. En attendant de trouver le dixe Pop confusion en tête de gondole de votre supermarché habituel, un clic sur cette page vous amènera au Graal. De rien , vous me remercierez plus tard. 
Et encore un chouette disque. 6ème album pour JJ Lemonne, tous téléchargeables gratuitement sur son site, Love est son nom. Une particularité que je partage avec lui, ses albums sont généralement un arc en ciel de styles musicaux différents, quasi un catalogue et toujours de manière inspirée. Les 13 titres (le 14ème est une version alternative)   qui composent ce disque sont sa production 2008-2010 et passent donc en revue la bossa - Corryia - ode à une habituée de ces pages, Le rap, - C'est un mauvais garçon - Le blues - Le bleu sur moi - la samba - La samba des cils - le quasi Zouk le crabe et le taureau, le rock évidemment avec à la façon des Beatles ou Que du Rock,  le reggae avec la marionnettiste, ou le 3 temps avec le superbe 20 ans de moins. Bref avec un seul album, vous avez de quoi satisfaire tout un chacun car le bougre à le truc pour écrire des chansons touchantes ou humoristiques et un réel don pour faire de chacune de ses vignettes sonores une vraie réussite. L'impression terrible que, comme beaucoup d'entre nous, il prêche dans le désert alors qu'il y là plus que des germes de bonnes chansons mais un vrai talent.
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Pur hasard que je sois tombé sur ce disque. Un prénom inusité, j'ai jeté une oreille sur son single, Heart of Gold, scotché immédiatement. Ashlyne Huff propose un premier disque de 6 titres et pour faire court, les 6 sont des bombes atomiques. C'est pop rock, les guitares cognent et les singles déboulent pire que les mexicains à Fort Alamo. Si l'album Come on over de Shania Twain, archétype de la combinaison pop rock et country vous dit quelque chose, on joue ici dans la même cour. Pas une des compositions proposées ici ne fait figure de remplissage. Je ne sais pas ce qu'il adviendra de la demoiselle, se faire un nom aux USA relève plus de la chance que du talent, mais elle n'aura rien à se reprocher, de Heart of gold se transformerait en disque of gold que je ne serais pas plus étonné que ça. vite la suite ! 
Au rayon grain de voix cassé, je demande Zaz. Toute jeune femme qui débarque avec un premier album éponyme. Evidemment ce qui frappe dès la première écoute c'est ce timbre délicieusement éraillé qui ferait passer Camélia Jordana pour une chanteuse des choristes. Mais comme cette dernière, Zaz n'a pas oublié d'avoir de bonnes chansons à se mettre sous les cordes vocales, à la différence qu'elle les co-signe souvent.. 3 sont signées par Raphaël, qui se fait donc parrain pour l'occasion en lui donnant ainsi un bon coup de projecteur. Dans ma rue à un côté chanson réaliste qui la rapproche d'un Edith Piaf (si, si), et le disque à globalement une nette tendance à titre vers le côté jazzy - manouche. D'éblouie par la nuit, qui me fait penser à la canadienne Isabelle Boulay, à l'endiablé Prends garde à ta langue, l'album regorge de bons titres et si j'en crois le buzz qui l'entoure déjà, elle est sur la bonne voie pour la reconnaissance. Allez, on parie sur une victoire de la musique catégories révélation de l'année ? 
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Night train n'est pas le nouvel album de Keane, juste un Ep pour patienter. un EP 8 titres tout de même qui en ferait rêver plus d'un. Car hormis le très dispensable House lights qui sert d'intro, les 3 anglais ne plaisantent pas avec le mot single. Stop for a minute, premier déclaré ne peut pas ne pas être un hit , même si, à ma grande déception, le titre se voit affublé d'une partie "rapée" qui, comme d'hab, m'agace profondément, mais c'est parce que je suis un vieux crouton. Ishin Denshin, en collaboration avec une chanteuse japonaise est une ritournelle pop comme on n'en fait plus, un peu comme si George Harrison, plutôt que de flasher sur l'inde avait craquer sur le pays du soleil levant. Your love est d'inspiration eighties, c'est limite si on ne croit pas entendre un hit d'Imagination  Looking back est basée sur un sample de la BO du film Rocky,  bien trop connu pour ne pas desservir la chanson. Comme à l'accoutumée avec ce groupe, les claviers sont omniprésents et les guitares discrètes, reste que, bien qu'installé au top depuis un bail, ils arrivent à écrire de bons disques et c'est chose assez rare pour être soulignée.


Un peu de pop made in France. C'est une plus qu'agréable surprise que ce 3 titres d'introduction à la musique de Yules, prélude à un album prévu pour la rentrée, histoire de prendre la température probablement. Et bien la rentrée sera chaude. Absolute beginners est donc la carte de visites de deux frangins qui ont décidé de relever le gant d'une pop à l'anglaise. Et les deux bougres s'en sortent sacrément bien. Certes plus Crowded House que Beatles, plus Squeeze que Beach Boys,  la voix, les orchestrations, tout ici fleure bon la Tamise. Quelques arpèges de guitares relevés d'un soupçon de cordes, épicé d'un zeste d'orgue, emballé c'est pesé, le Strike a balance à venir me met déjà l'eau à la bouche. quand je pense à toute la  hype qui a entouré la sortie du très quelconque album de Revolver, j'ose espérer qu'un engouement similaire se portera sur Yules qui, eux, proposent vraiment une pop classieuse. Si vous étiez des fervents de Sarah records, bienvenue chez vous.    
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Une fois n'es pas coutume, ce n'est pas d'un disque dont il va être question maintenant, mais d'un Ebook. Un Ebook dont il va de soi,le thème est la musique mais surtout qui, plus improbable est autoproduit. confused Kinishao, musicien lui même, a consacré pas mal de temps à l'écriture de Paroles de beatmakers. Enfin écriture... Il a interviewé 7 musiciens, d'obédience hip hop, pas très connus, comme vous et moi, et les 44 pages de ce livre compilent ces entretiens. Matériel utilisé, technique ... Même pour un gars comme moi, à qui le Hip-hop passe bien au dessus des oreilles, l'ouvrage est intéressant. Court, trop cout, mais c'est bien la preuve de son intérêt. Un extrait pour vous convaincre est dispo sur son site et le tout est à vendre pour seulement 5 euros,  prix à saluer et qui le met à portée de toutes les bourses. Une suite sur les faiseurs de pop ce serait possible ?
Woodlander est l'un des avatars de Pablo Montero. Pablo, vous l'avez déjà écouté ici même via le groupe Band Vagon, sous forte influence Electric Light Orchestra, et puis dans Sucrepop même via La chanson de Cassandre ou notre reprise de Midnight Blue. Woodlander est sa facette instrumentale, moins pop, plus new age. Habituellement, puisqu'il est clavier, ses compos sont plutôt orchestrales, atmosphère progressive,  sur des tempos médium, toujours ensorcelantes. Son tout dernier titre, Breakup voit un guitariste, Alvaro Fernandez prendre le lead. Une superbe mélodie ou le guitariste fait merveille, dans un style proche d'Albatross du Peter green de Fleetwood Mac. Mais de Star of Crete à Last night withou you, entre Pink Floyd et Alan Parsons Project, Vangelis et Mike Oldfield la ballade que nous emmène faire Pablo nous laisse calme et reposé, serein. Embarquez avec lui.
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Celui ci, n'eut été Olivier, je serais passé à côté. C'est sur son conseil que j'ai finalement écouté ce Ben l'oncle soul, qui, de prime abord, me faisait plus penser à un autre célèbre oncle Bens, dealer de riz . Et le bougre d'âne que je suis aurait eu bien tort. Cet onlce, c'est un peu notre Lenny Kravitz à nous. Un gars dont le compteur est resté bloqué quelque part dans les années 70, et ce pour notre plus grand plaisir. Après un premier 6 titres composé de reprises allant des Whites Stripes aux Spices Girls en passant par Katty Perry, le tout passé dans un grand shaker black façon Motown avec un évident plaisir, il enchaîne avec son premier album, éponyme, ou il démontre que ce coup d'essai n'était pas un coup de chance. Les compos présentées ici, même s'il n'abandonne pas totalement les covers, sont d'excellentes tenues, et le second degré qu'il met partout (le graphisme, l'atmosphère générale), la pêche qui se dégage de l'ensemble en font un des disques les plus jouissifs de ces derniers mois. Un doigt de Marvin Gaye, un filet de Wilson Pickett, un zeste de Stevie Wonder, bref vous avez compris, cet album est un condensé de tout ce que la musique noire des seventies à fait de mieux. Black Power !


Je vous jure j'ai essayé. A plusieurs reprises. Le monde entier semble encenser le folk déjanté des soeurs Casady. Et je lis partout, CoooRosie c'est frais, c'est indispensable pour votre santé, c'est le truc de l'année. Bon, je ne connaissais rien d'elles avant et aucune chance que j'aille enquêter. Plus chiant que cette musique, pour un pop addict comme moi s'entend, c'est difficile. Mettons Kate Bush période The Dreaming,  multipliée par deux et qui oublierait qu'être accessible c'est pas mal aussi. Franchement j'ai beau retourner le truc dans tous les sens, écouter dans l'ordre, dans le désordre, rien n'y fait je reste à la porte, A l'image de la pochette, laide au possible, aucune chance que je me noie dans leur Grey oceans, je n'y naviguerais jamais
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Quand j'ai vu passer un nouveau titres des Rolling Stones, j'y ai cru. J'ai cru à une vrai nouveauté, juste étonné que ça n'ait pas buzzé un peu avant. Et pour cause en fait de nouveautés, ce Plundered my soul fait partie de la dizaine - quand même - d'inédits accompagnant la re sortie d'Exile on main street. Bon, ce n'est un mystère pour personne, j'ai toujours été plus Beatles que Stones (le terme est faible). Et à vrai dire, plus Kinks que Stones, plus Who que Stones, bref plus à peu près n'importe quoi que Stones. Si je reconnais à la bande à Mick & Keith d'avoir écrit un paquet d'excellents titres, aucun de leurs albums ne trouvent grâce à mes yeux. Pour moi les Stones se résument à un groupe à singles, pour lequel un double best of fait office de discographie complète. Et franchement , ce n'est pas ces fonds de tiroir qui me feront changer un iota d'avis.  Du pur Stones de cette époque, et donc totalement dispensable.  
Ellie Goulding est une jeune auteur compositeur interprète anglaise présenté comme le grand espoir 2010 par la crème des critiques anglo-saxonne.. son premier album, Lights, sort tout juste, et indéniablement, la demoiselle sait trousser une chanson. Mais à vrai dire rien de vraiment différenciant d'avec le paquet de jeune femme du même métal qui tournent sur le net. D'honnêtes disques, de bonnes chanteuses mais le même son, on peut passer de l'une à l'autre sans même s'en apercevoir, chanson interchangeable qui aurait pu se trouver sur l'album de l'une ou l'autre. Pour une Lily Allen culottée avec un single détonnant à la Fuck you combien de one hit wonder. Un beat disco en fond rythmique, deux tonnes cinq de synthés, un oeil sur les charts et roule ma poule. sauf que de surprises, nada. De chair de poule, pas l'ombre, tout est bien formaté, ça sonne rien à dire, mais pas un titre pour marquer son époque. Un disque d'aujourd'hui, mais rien pour demain.
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Là ou une Zaz est sponsorisée par Raphaël, c'est Mickey 3D qui s'y colle pour Cecile Hercule. Les 10 travaux de Cécile portent le nom de la Tête à l'envers. Un filet de voix à la Coralie Clement, quasi un clone pour être exact, pour un folk pop qui fait plus que loucher sur l'univers du Michael Furnon sus-cité. De petites comptines drivées par une guitare acoustique aux quelles des arrangements variés essaient de donner un aspect moins uniforme, avec succès il faut l'avouer.  Ces petites chansonnettes sont sympa, sans plus ni moins, elles se laissent écouter avec plaisir, sans casser trois pattes à un canard . Mettons que ce n'est pas ce disque qui vous mettra la tête à l'envers. 
Tout ce que j'ai pu écrire sur Ellie Goulding est valable pour Diana Vickers, d'ailleurs la première co-écrit deux titres avec la seconde, à la différence qu'elle a quelques sérieux singles à nous mettre sous les dents. Le Once d'ouverture par exemple, quoique souffrant des mêmes symptômes que Lights est nettement plus accroche tympans. Et si ce titre reste le meilleur du disque, Remake me & you ou the Boy who murdered love tiennent leur rang. Mais en définitive, Britney aurait aussi bien pu les chanter sans que personne n'y trouve rien à redire. Du beau travail , certes, mais du travail à la chaîne, malheureusement.
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Plus connu pour être fondateur des Deschiens, François Morel avait déjà sévit musicalemet, parlant avec un album en 2006, Collection particulière. Le soir, des lions le voit donc renouer avec la musique. Une pochette fortement inspirée par une pub pour une friandise sucrée, pour un disque très chanson à textes, comme on pouvait s'y attendre. Côté musique, Beatles, Rock, rap, punk, disco, rien de tout ça n'a jamais existé, d'un classissisme intemporel, ce disque serait sorti en 1975 interprété par Pierre Perret que ça n'aurait choqué personne. Ce n'est pas innocemment que je cite le Pierrot, la similitude d'esprit m'a de suite frappé, que ce soit dans l'humour - La fille du GPS - le révolté anti-fachiste - Fatigué fatigué - ou la tendresse - C'est pourquoi qu'on vit, il y a entre leurs univers plus que des passerelles. Bref un pur album made in France, avec ses défauts et ses qualités, mais ou ces dernières sont bien plus présentes. Une autre réussite à mettre à son actif. (j'ai réussi à ne même pas parler d'Helena Noguerra  coeur.gifqui duettise sur C'est pas, je suis en phase de guérison)
Là, ce n'est pas compliqué, tout est dans le titre, Willie Nelson, Country music. On peut difficilement faire plus clair. Sachant que s'il y en a un qui peut prétendre s'y connaître en country, c'est tout de même le père Willie. Un colossal nombre d'albums sous la ceinture, pour une carrière de plus de 50 ans, légende vivante aux USA, à peu près inconnu ici. Sa voix si identifiable nous emmène donc au coeur des Etats Unis, en pleine campagne, les deux pieds dans la boue. Donc si ce style de musique ne vous emballe pas, passez votre chemin, c'est du 100% pur country que nous délivre ici Willie, Fidle, mandoline, rien ne manque à la panoplie, si ce n'est des chansons originales puisque seules figurent ici des reprises. Comme la réalisation de T Bone Burnett est à la hauteur de l'évènement,  on tient là un sacré bon disque.
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Lorsque j'avais chroniqué le premier EP de Holding Sand, derrière le boucan se cachait encore un peu de pop (Superman). leur nouveau 5 titres, On sleepless nights ratiboise définitivement toute velléïté de refrain accrocheur. Alternant chant et cri dans la plus pure tradition hardcore, leur rock; qu'ils qualifient d'abrasif mérite parfaitement cet adjectif. Si Attila avait était musicien, sa musique ressemblerait probablement à cet empilement sonore, à cette déferlante derrière laquelle rien ne repousse et certainement pas les cils auditifs tapissant nos délicates oreilles. Je me fais vieux ...
le trio stéphanois Lollipop and crisps oeuvre lui dans une pop plus classique. Line-up peu ordinaire, un guitariste,  un pianiste et un batteur.Les titres qu'ils proposent sont clairement encore à l'état de démo et ça s'entend. Le groupe est jeune, et ça s'entend aussi, le batteur est parfois à côté de la plaque et des morceaux comme I want you par exemple aurait besoin d'être plus ramassé, plus concis. Bref encore un peu de boulot, pour être au niveau des maquettes des petits copains, mais l'envie est là, les influences sont les bonnes, reste à se dégager de celles si pour se trouver un style et un bon studio pour donner une dimension sonore plus importante.
 
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Katie Melua ne m'a jamais transcendé plus que cela. Jolie plastique, jolie voie, point barre. The house , son quatrième album ne m'excitait pas plus que cela, même le léger changement de direction, puisque c'est Wiliam Orbitt, nettement plus axé dance music, qui s'y colle pour la réalisation. De dance heureusement il n'est pas question ici, le l'd love to kill you d'entrée, tout en retenue et en douceur est même un petit chef d'oeuvre, son plus beau titre à ce jour. A moment of madness est quasi cabaret et un peu réminiscent de ces origines georgiennes,  The flood, le premier single met en valeur sa superbe voix mais est aussi rock & roll qu'un Julie Zenatti. The house est à mon avis son meilleur album, mais c'est simplement parce que je n'aimais guère les précédents. Comme quoi,  pas de mauvais titres, une voix exceptionnelle suffisent en ces périodes de disette.
Rivière de plumes est le nouvel album de l'acteur ACI Louis Ronan Choisy. Ayant raté tous les épisodes précédents je ne m'y réfèrerais donc pas. Voix dans les graves, avec des capacités vocales somme toute limitée, LRC réussi son examen de passage du 4ème album en n'oubliant pas que la pop c'est aussi la légèreté.20 000 lieux sous la neige en est la meilleure illustration. Un petit côté Gainsbourg du fait d'une utilisation du Talk over presque systématique, et une proximité avec un autre proche du milieu du cinéma, Alex Beaupain, ou des textes un peu sombres voir désabusés sont parés d'atours pop pour mieux faire passer l'amertume du cyanure. Une étonnante reprise du premier hit de Vaya con dios sous le nom Quand j'irais voir Dieu, marque son territoire. Manque un single puissant pour le faire passer des seconds aux premiers rôles sur le terrain musical, mais cette rivière de plumes est aussi douce que son titre le laisse entendre.
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Gaffe aux homonymes. Sam Verlen n'est pas le pote de Rimbaud, mais n'en est pas mois poète. Les mémoires de l'éléphant est son premier album si je ne m'abuse,  Il en signe les musiques quand son bassiste de Christos lui signe les textes. Le timbre de voix, sa chaleur, m'évoquent Georges Chelon (cherchez pas, si vous avez moins de 50 ans, vous ne connaissez pas). Les orchestrations font appel à une foultitude d'instruments (dont le ukulele) et cette variété est l'un des atouts de ce disque attachant. Ces chansons pop sont plutôt intimistes, et côté paroles, l'originalité est de mise et parfois ça fait mouche (Mon nouveau dealer, Ce petit mot), parfois on reste sur le bas côté tant le prétexte prend le pas sur l'inspiration (Le jeu du moi, La véritable histoire). Au final un album qui a ce petit quelque chose qui fait la différence et donne envie de ré-écouter.
Royal spleen est un trio rock & roll basse / batterie / guitare bref du classique. Rock un poil punk, comprendre un peu brut de décoffrage, il ne font pas vraiment dans la dentelles les Royal Spleen. la guitare cisaille tout portant une voix, comment dire sans fâcher la Julie qui officie, bref je préfère ma Julie à moi (comment ça favoritisme, manque d'objectivité et toussa toussa ). Un poil trop grunge pour moi. Mettons que cette Julie est très Blondie des premiers albums, voix écorchée rauque/rock et que moi je suis plus Go Go's. C'est énergique tout plein, rentre dedans autant que faire ce peut, les deux gars moulinent secs derrière, le sang royal qui coule dans leur veine ne demande qu'à couler et je ne doute pas que sur scène ils arrachent sévères, mais moi, là, tout de suite, c'est de douceur dont j'aurais besoin.
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Et la douceur c'est avec cet album sorti déjà il y a quelques semaines et que j'avais honteusement zappé. Stacey Kent. Ouvrir sur un Moustaki Tom Jobim, bossa nova à souhait donc, les eaux de mars, et doubler la mise avec un Henri Salvador - jardin d'hiver - c'est au minimum gage de bon goût. Avec cette craquante pointe d'accent, sachez le mesdames, je ne résiste pas aux accents, quel qu'ils soient, c'est imparable. Mais Stacey ne s'arrête pas à quelques reprises, aussi classes soient elles, et les compos qui lui sont offertes lui collent parfaitement à la peau. Les arrangements sont mitonnés au petit poil par son mari Jim Tomlinson, pour un confortable voyage en Pullman. La voix à parfois des accents de la  Diane Tell des premiers albums (Entre nous par exemple) et vue l'amour que je porte à celle ci, vous apprécierez le compliment. Si vous ressentez le besoin d'une petite pause tendrement jazzy, ce Raconte moi va vous conter 12 histoires pour vous bercer.
Ce troisième album des toulousains de  Recife s'intitule Doldrums. Un album plutôt tourné guitares, électriques de préférence, mais pas seulement, flirtant avec la progressive, dans le sens ous ils ont besoin de temps pour exprimer le foisonnement d'idées que recèle les morceaux. Ce n'est jamais décousu, toujours très structuré et le chant s'imbrique sans difficulté dans ces entrelacs d'arpèges et de riffs. Sur L'univers, un intervenant inattendu, Hubert Reeves, joue le récitant, transformant un temps la musique en fond sonore pour documentaire, pour le moins surprenant dans un album de rock. Recife ne refuse pas l'incongru et un saxophone, un banjo, un glockenspiel par exemple font partis du voyage sur certains titres. Très éloigné de ma galaxie pop, mais permet d'aborder des contrées encore vierge.
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Et triste retour de la rubrique nécrologique. Et cette fois c'est du lourd. Très haut placé dans mon top chanteur de rock, la voix de Ronnie James Dio c'est tue à jamais. Et si une voix incarnait le hard, c'était bien la sienne, des premiers et indispensables Rainbow à quelques pépites avec Black Sabbath, de son propre groupe, Dio,  à l'inattendue - par lui -  et archi connue popsong Love is all pour terminer avec son dernier groupe Heaven & Hell ce mec faisait passer le grand frisson. Saleté de crabe 



Rendez vous le 1er juillet pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Mai 2010 - Tout donner

mai 1, 2010 Temps de lecture: 47 minutes
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Mai 2010 - Tout donner

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C'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour. Albert CamusPas de Julie au générique ce mois ci (décidément, nous n'arriverons pas à enregistrer une année complète eek ) mais son absence est due à une excellente nouvelle, l'arrivée de la petite Lana, fille d'avril, future chanteuse à n'en pas douter à qui je souhaite la bienvenue sur notre petite orange bleue tongue. Du coup c'est Nathalie, habituée des lieux, qui a eu la gentillesse d'enfiler mes vieilles chaussures pour tracer la route. Elle a choisi un titre des débuts de Sucrepop, Tout donner, titre auquel, en digne fils de modèliste que je suis, j'ai dessiné une nouvelle robe printanière. Pour voir le défilé, c'est sur cette page J'en ai profité pour y aller de ma version ukulele afin de vous fournir la grille d'accords. Et puisque j'en suis à parler de la bête à 4 cordes, sachez que le Ukulele bazar, 1er de ce nom, fut une ENORME  succès, dépassant en fréquentation tout ce qu'il était possible d'espérer.  Du coup, j'en ai profité pour ajouter nombre de titres à la collection sUKrEpop , majoritairement anglo-saxons comme promis le mois dernier. En vrac, Gerard Lenorman et La ballade des gens heureux, Deep Purple avec Soldier of fortune, Al Stewart pour Palace of Versailles, ces deux derniers issus de l'album Sortez Covers ! , deux Elton John - Sorry seems to be the hardest word et Your song, Un Beach Boys, God only knows, un Beatles spécial débutant - I've just seen a face,  un Del Shannon - Runaway (ou Dave Vanina suivant vos références) un John Lennon - Jealous Guy et  Desperado des Eagles. C'est pas des cadeaux ça ? En prime, deux discographies intégrales commentées rejoignent la collection, Michel Berger et Abba. Pour en terminer avec ma prose, une chronique dédiée au nouvel album de Françoise Hardy La pluie sans parapluie, l'un des bons albums de Madame. Un petit plus sur le site, le lien Au hasard dans la barre de menu, me permet, grâce à un script amicalement rédigé par Penanders de vous propulser vers une page au hasard de ce site.
L'actualité du disque est plutôt calme comparée au mois dernier. J'ai reçu peu d'albums d'autoproduits, et les grosses cylindrées ont été peu nombreuses également à accoucher. Du coup, j'ai  pioché un peu au gré du fil de mes vagabondages d'internaute une moisson majoritairement pop et majoritairement féminine, mais qui s'en étonnera ? biggrinUne petite trentaine d'artistes tout de même à vous coller dans le conduit auditif ce mois ci. En route, suivez le guide !

L'artiste en Une ce mois ci n'a pas d'album à nous proposer, même pas un single, juste un malheureux petit titre. Mais quel ! Je suis tombé sur Michel Nicolle, auteur compositeur interprète au hasard d'un article au boulot. Il est facteur, je le fus, musicien, je le suis, il écrit pour d'autres, et ça me dis quelque chose  et donc j'était curieux d'écouter ce qu'il avait à proposer. Sur son myspace, des titres de divers chanteurs/teuses (dont lui) enregistré(e)s dans son studio au nom qui me parle également, Beatle juice studio. Et là, un coup de foudre musical. Aurore. Elle n'a pas 20 ans, une voix à se damner, légèrement voilée et qui colle le grand frisson et la compo qu'elle interprète n'est pas en reste, un chef d'oeuvre, pas moins. et le Michel dans son mail de m'indiquer que ce n'est que la face 2 du single à venir !! Mais il lui a écrit quoi en face A ?? Encore plus fort ? Et elle aurait un album en prévision ! Allez on se bouge et le sort vite le disque. Vite !  
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5ème album du duo Goldfrapp dont, je le confesse, je n'avais jamais entendu une note avant ce Head  first. Et si les autres sont à l'aune de celui ci, il va falloir que je rectifie le tir de toutes urgences. Le single d'ouverture, Rocket plonge la tête la première dans les eighties, riff de synthé type Oberheim vaguement réminiscent du Jump de Van Halen pour l'un des titres les plus délicieusement rétro et raffraîchissant de ces derniers mois, tube en or à coup sur. Hors il se trouve que cette entrée en matière n'est pas isolée. Des morceaux du même calibre, il y en a d'autres. Believer devrait opérer sa razzia sur les charts également, Idem pour Alive, 3ème titre , 3ème bombe. Et là on se dit qu'on tient du lourd. Ajoutez à l'addition le titre éponyme, Shiny and warm et I wanna life et vous tenez là une des galettes des plus addictives qui soit. Hormis l'expérimental Voicething qui clot le disque, pas de faute de goût. 
Et histoire de nourrir votre discothèque, un autre album fourré aux hits, dans une veine similaire. Wall of soundz est un album de d'électropop signé Brian Mc Fadden. Ce dernier serait échappé d'un boys band irlandais nommé Westlife dont je ne connais rien, pas étonnant vu que les boys band ne sont pas ma tasse de thé. Reste que ce mur du son est sacré bien foutu. Bon, la propention à utiliser systématiquement des effets style Autotune sur la voix (remember Cher ?) peut agacer, mais le gus - et son comparse Robert Conley - ont le don pour écrire des refrains accrocheurs. Les singles potentiels sont au moins au nombre d'une dizaine, et pourtant je suis habituellement difficile en la matière.. Je prédis à  Kickin around the love la première place des charts.  Love Transfusion, Chemical Love, Not now ou Just say so et Mystakes, Sign of the times pourraient l'y remplacer sans problème Un album pas loin du niveau d'un Discovery D'ELO, c'est dire. Donc superficiel mais si fun. Indispensable pour cet été.
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Allez, style différent, mais tube en vue aussi pour Amen Birdmen. Nettement plus rock, tendance grunge,  mais sacrément accrocheur aussi Battle 79, titre le leur EP 6 titres devrait leur faire gagner quelques galons. Déjà le morceau titre devrait être en playlist sur les FM. Mix d'influences remarquablement digérées, d'Inxs à Marroon 5 en passant par Ram Jam, carton assuré si quelque programmateur avisé daignait s'y pencher. Le quintet n'étant pas hommes d'un seul titre, Les guitares continuent de plomber tout ce qui bouge, porté par un chanteur de haut niveau. L'ai je écrit ? Les Amen Birdmen sont français, et pas l'ombre d'une seconde, tant au niveau de la qualité sonore, superbe,  que de l'écriture cela ne transparait, ce que l'on ne peut dire de nombre de leurs collègues. Aux US, ils seraient géants, allez, on traverse l'Atlantique et on s'y colle, c'est jouable. 
Un que je surveille comme le lait sur le feu c'est Linus of Hollywood. qui change de projet comme de chemise, ce qui ne facilite pas ma tâche. Et donc introducing Palmdale, nouvel incarnation pop du bonhomme. Il c'est acoquiné - encore une fois - avec une bombe blonde chanteuse et guitariste Kay Hanley, inconnue au bataillon, mais dont les titres sur son propre site démontrent une belle santé pop. Get Wasted est le nom de leur 5 titres, et est exactement dans la lignée attendue. Pop, pop, pop. Allez si vous aimez en vrac, les Astroppuppees de Kelly Ryan, Les Plimsouls, Les Go Go's et autres Phil Seymour et Dwight Twilley, bienvenue chez vous. Here comes the summer est un parfait single, sans rien d'extraordinaire certes mais ce n'est pas le but . Les autres titres creusent le sillon, pas excès d'imagination mais avec vigueur et un  enthousiasme communicatif.  Bound for the floor est le type de ballade à faire fondre le pôle nord.
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Décidément, soit je vieillis et  je trouve tout excellent, soit ce mois d'avril 2010 restera comme un grand cru, mais les albums se succèdent et sont superbes. Grand prix du nom de groupe le plus con du mois, The School, un rock band gallois qui mine de rien nous gratifie avec leur album Loveless unbeliever; d'un pur bijou pop. Ami(e)s des Girls band des sixties, à la Suprèmes, Shirelles et autres Ronettes, vous allez sangloter de joie. Ce disque est une mine de bonheur, un ode à la légèreté pop. Une chanteuse, Liz Hunt, craquante au possible, et un groupe qui enfile les perles comme qui rigole. Cet album pourrait être un best of de leurs singles, ce n'est que leur premier.  I want you back, Let it slip, He's he really coming home, Valentine, vous êtes capable de résister à ça vous ? Allez jeter un oeil sur ce clip, et vous serez convertis. Pour faire un meilleur album pop que celui ci cette année, va falloir s'accrocher sévère. Allez, on retourne à l'école. Indispensable.


Ann'so M est une vieille connaissance. Je la croise, virtuellement parlant, depuis des années au gré des pages d'interne. Eternelle second couteau pop/rock, ce n'est pourtant pas faute de proposer d'honnêtes chansons, mais jusqu'à ce jour, ça ne mord pas. 2010 et l'album Pas à pas inverseront ils la vapeur ? Elle s'en donne les moyen en tout cas. Ne serait ce  que le titre Je ne veux pas être celle, sur lequel Louis Bertignac s'est penché et qui, ma foi, chatouille fort agréablement les oreilles. Ann'so M est clairement du côté rock de la force, Les guitares, le plus souvent électriques et saturées, assurent le gros du boulot (écoutez moi ce solo sur Sugar Candy Boy) , les refrains font leur job de squatter de tympans (Ecris moi une histoireParis), seule la réalisation pêche un peu à mon goût. Alors c'est pour cette fois ? Le coup de pouce téléphonique pourrait déclencher un bon buzz et elle en veut, alors why not ?
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Je n'aurais pas misé le moindre cents sur un album de Dani, tellement elle a pour moi, l'image d'une personne Has been, engluée dans un passé révolue dont elle fut un temps l'une des icônes, de Gainsbourg en films divers. Et puis, quasi par désoeuvrement, et pour la présence d'un titre signé Alain Chamfort, j'ai jeté une oreille. Puis les deux. Les Paris de Dani est un concept album sur le thème de Paris, à offrir à tous étranger en goguette dans la ville lumière. On retrouve au générique en sus de l'Alain et son comparse Pierre-Dominique Burgaud,  Cali, Francois Berheim, Tean Fauque, Jacques Duvall et autres Jean-Jacques Burnell et aussi éclectique et disparate que cette belle bande puisse paraître, elle a contre toute attente réalisé un album homogène, ou la voix, quasi parlée, de Dani, tresse un univers charmeur. La faute aux bonnes chansons qui se sont données rendez-vous ici. Suivez le guide, la ballade vaut le détour.  
En direct d'Ecosse, voici un 4 titres carte de visite présentant Pearl and the Puppets. Evidemment porté par un single efficace, Because  I do, et un accent charmant, la jeune brunette et ses camarades de jeu enfoncent le clou sur les 3 autres titres. Girlfriend particulièrement bénéficie d'une même qualité d'accroche. Pas de quoi n'ont plus crier au génie, mais ont peu supposer que si les petits cochons ne la mange pas, l'album qui suivra vaudra le détour, pour peu qu'elle pense à diversifier un peu son style et a étoffer un peu le son. En l'état, c'est un petit moment de grâce qui demande confirmation. Une perle ne suffit pas à faire un collier, 
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Volume Two de She & Him fait suite au Volume one, c'est qu'on ne manque pas d'imagination chez ce duo américain confused. Hors, il s'avère qu'ils font bien plus attention à la conception de leurs chansons qu'au choix de leur titres d'albums. Zooey Deschanel et Matt Ward reprennent les affaires là ou ils les avaient laissé en améliorant encore leur songwriting. Thieves qui ouvre l'album, ses choeurs, ses nappes de cordes, ses guitares ouvragées en est le parfait exemple. Un pied dans les sixties, un pied dans le folk, ces deux là tricotent une belle histoire, ou la demoiselle écrit les chansons que lui produit. A noter un fantastique  boulot tout le long du disque sur les harmonies vocales, et une chouette reprise (sur le récent UB40 également) de Gonna get along without you now. Tout ça donne bien envie d'un Volume 3.
Meat Loaf nous revient avec un opus intitulé Hang out cool Teddy bear. Bon, le cas Meat loaf est vite tranché, hors Jim Steinman et ses hymnes rock épiques, il est à la peine. Interprète d'un des albums les plus vendus au monde  - et que je tiens comme l'un des tous meilleurs jamais sortis - Bat out of Hell, le pain de viande et ce 11ème album tente de piquer la recette du chef, sans le chef, mais le tout manque de souffle. Le piano à la Roy Bittan, les guitares en folie (dont un Brian May bienvenue), les morceaux de 6 à 7 minutes, les duos avec de jeunes demoiselles, la tentative de concept unifiant les morceaux, jusqu'à la pochette, mais rien n'y fait, c'est bien imité mais jamais n'arrive à la cheville de ce que le Jim lui a pondu. Bon c'est pas mauvais non plus hein, faut pas pousser, la crème des musiciens réunie ici ne peut pas accoucher d'un disque inaudible, c'est juste trop Canada dry à mon goût. 
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Jusqu'à ces jours ci, Aqualung évoquait pour moi un album de mon adolescence signé Jethro Tull. Il se trouve que c'est aussi le pseudo choisi par un certain Matt Hales pour présenter sa musique. Magnetic North est son quatrième album apparemment, pour quelqu'un décrit comme un songwriter sous influence Brian Wilson et Paul Simon, Pas du menu fretin donc, et du coup, je reste un peu sur ma faim. Il a un peu oublié d'écrire les mélodies le Matt. Certes le triste Remember us (avec la participation vocales de Sarah Bareilles) est attachant, quoique tirant un poil en longueur, mais au final cette pop est un peu trop mélancolique pour moi, et surtout manque un peu de mordant pour laisser plus que des traces fugitives dans la mémoire. Trop introspectif, pas assez tourné vers les autres.
Alors comme cela Forget the heroes ferait de l'acid pop ? Bon, d'abord c'est quoi l'acid pop ? C'est Atomised, second album du groupe me répondront les plus observateurs. Ouais, ça va pas suffire mad Deux filles deux gars, mais attention on est pas chez Abba. La chanteuse, Corinne Carré possède incontestablement un organe vocal hors du commun, du coffre, de la patate, un timbre et de la soul en veux tu en voilà, la violoniste ajoute une touche originale supplémentaire tirant de son instrument des sons inédits , telle une rock star de sa guitare, les garçons officiant solidement à la rythmique (énorme boulot du bassiste). Les arrangements, entre funk jazz et rock sont millimétrés. Si le précédent disque portait le nom de We Don't need guitar, FTH a changé d'avis, et elles font une apparition remarquée. Comme la pochette fait plus que le suggerer, l'énergie  projetée ici se reçoit comme un coup de point dans la gueule et c'est sur les morceaux les plus enlevés (OhOohAhAha, Distinct is your life)  que le groupe se révèle le plus efficace, ceci dit la plupart des titres ont ce petit truc qui marque. Laissez les vous cogner ! 
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Un album qui m'a bien branché ce mois ci, Gourmande de CC Lou. Bon, la pochette est une sorte de clin d'oeil à Serge Gainsbourg, tant pour la barbe naissante et cigarette que pour le côté provoc, et de fait, l'influence de grand Serge, sans être omniprésente, plane sur le disque, particulièrement sur le Je Fume d'ouverture ou Fais moi l'amour. Du coup on pense aussi à une Buzy, une similitude d'univers sauf que CC Lou, elle, réussi son disque sans être vampirisée. Côté textes, les amours saphiques sont son thème de prédilection puisque la plupart des titres y font allusion plus ou moins directement. Côté zic, la demoiselle est douée pour faire mouche. Quelle fasse dans la rupture sentimentale piano voix , Mauvais Carbone, ou se moque des gossip girls en mode funky, Les perruches, quelle aborde la pop, Gourmande et son intro Beatlessiennes en diable - ou l'électro De vous à moi, et même le rock avec le probable 1er single Intox en passant par le Zaziesque Mon dernier amour, pas de remplissage ici que du bon. Allez montrez moi ce sein que je saurais voir !
André Manoukian, star télévisuelle, mais musicien avant tout, se lance dans un album. Faut dire qu'hormis les débuts de Liane Foly il n'aura jamais cassé trois pattes à un canard, Donc So in love. Fainéant comme pas deux, plutôt que d'écrire des chansons, il pioche dans le répertoire des standards jazz. Et pour éviter tout risque, la liste des morceaux présentés est archie connue de tout un chacun, que des trucs déjà repris des zillions de fois. Il embarque dans l'aventure, vu son carnet d'adresse ça n'a pas du être compliqué, le gotha de la chanson française féminine de préférence, et donc, entre autres, China Moses, Helena Noguerra coeur.gif, Anaïs, Tété, Cocoon, Emily Loizeau, Camelia Jordana sont de la partie, lui se chargeant d'arranger le tout. Bon difficile de se rater dans ses conditions, difficile de surprendre aussi. Mention spéciale à Emily Loizeau qui d'habitude ne m'émeut guère et qui là touche la corde sensible et à Camelia Jordana qui pourrait bien chanter n'importe quoi pourvu qu'elle chante. Et puis il y a ce clip, bourré d'énergie, de regards complices, de plaisir, de désirs, de fraîcheur, avec Helena en prime - nom de dieu que cette femme est lumineuse - qui rachète tout. Merci Dédé.
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La Camelia guest star ci-dessus a son propre album qui déboule. Matraquage médiatique oblige, difficile de passer à côté. Il se trouve que c'est un bon disque. La part que cette jeune femme de 17 ans a dans ce résultat m'est inconnue, accordons lui le bénéfice du doute. Elle a une voix, c'est indéniable, un peu crispante au début - enfin pour moi - mais les gens possédant une réelle signature vocale sont suffisamment rares pour qu'on leur prête l'oreille. Plutôt que de se coller dans les pattes d'un Obispo ou Calogero, CJ a eu la bonne idée de faire appel à des seconds couteaux qui du coup se sont un peu défoncés pour faire un vrai bon disque. Résultat Calamity Jane, ses initiales ou Moi c'est, paraissent réellement écrit pour elle. Le tout sonne fortement sixties/seventies, tellement hors des modes qu'on y entend pas un titre au ukulele . Preuve de caractère et de sa volonté de n'être pas qu'une poupée dans les mains d'adultes, elle signe un titre, le seul en anglais, Little monster, ma foi très honnête. Impossible de dire ce que deviendra cette jeune femme, mais elle semble sur la bonne voie.
A peu près la même position de départ pour cette jeune suédoise,  Anna Bergendahl dont le premier album Yours Sincerely frappe à la porte de  nos lecteur de mp3. Participante à une émission télé musicale en son pays, désignée représentante pour l'Eurovision 2010, bref de quoi filer quelques appréhensions. Rolling dice qui débute l'album à un côté très Motown qui rassure et à tout du single réussi. This is my life qui suit (le titre eurovisé) est une bonne ballade mid-tempo qui n'aurait pas déparé un album de Shania Twain.  Un zeste de jazz sur d'autres titres (l'excellent Got my heart in your pocket, ou My love) montre l'étendue de palette de son talent. Je ne sais pas si elle suivra une carrière à la ABBA mais son entrée en matière est bien supérieure à celles de ces illustres prédécesseurs. Sweden, 10 points !
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Pure pop que celle des Scouting for Girls. Ils sont anglais et franchement , c'est difficile de ne pas le deviner. Everybody wants to be on TV, leur second album, contient tous les ingrédients qui font que l'Angleterre est le pays de la pop. Des singles racés, des choeurs, des mélodies garanties 100% sans saccharine, des guitares à foison mais pas agressives pour un sou, des titres up tempo. Pas encore exactement au niveau d'un Squeeze mais comparativement à, au hasard,  les Artic Monkeys, ces mecs sont des génies. Comme en plus ils ont oubliés d'écrire des slow sirupeux, et collants, ça dégage bien les bronches. This aint' a love song, Famous ou On the radio devraient conquérir les sommets
Titres en français ou en anglais, quand les deux langues ne sont pas mixées,  des racines country, folk, blues ou rock, L'art de la fugue n'est pas un vain mot dans la Maison Tellier, le but étant d'être là ou on ne les attends pas.  Bon, en gros la Maison Tellier ce sont des cow-boys made in France. La campagne américaine à votre porte. Des John Fogerty sans Creedence, un Neil Young sans CSN. Des purs, et dans l'ensemble ça le fait bien. Bon l'album sent la campagne, mais pas la plaine de Beauce. Très roots, couplant chanson à texte comme on sait le faire ici et banjo mandoline comme on sait le faire là-bas. Au final, dans un style après lequel je ne cours pas plus que cela, un disque agréable à ré écouter. 
 
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Globalement le Kate Nash nouveau est raté. My best friend is you contient certes quelques trucs intéressants mais beaucoup trop de déchets. Ca commençait pourtant pas trop mal avec Paris, une popsong sympa sans être révolutionnaire et les 2 ou trois titres suivant restent parfaitement écoutables, mais malheureusement elle ne tient pas la distance de l'album et s'essouffle avant la mi- parcours. La pop c'est aussi, surtout,  des refrains,  avant des textes bien foutus. Et là, c'est limite Yoko Ono parfois, c'est à dire bien au delà de mes propres limites.
Je ne vais pas vous refaire le concert, mon compte rendu est par ici. Alain fait le chanteur, c'est son job, et il le fait remarquablement bien. la bande de petits jeunes qui l'accompagnent assurent, le choix des chansons est tip top, avec pas trop de trucs des derniers disques, un peu ratés, il faut bien le dire (Laurent, reviens ! ... ) bref un agréable moment en compagnie d'un agréable bonhomme. Un petit inédit n'aurait pas fait de mal quand même
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Faire dans le 100% acapella c'est un peu casse gueule. C'est le cas de Straight no Chaser, qui, pour limiter la casse, ont tapé dans quelques popsongs millésimées, type Tained love de Soft Cell, Don't dream it's over de Crowed house ou You're my best friend de Queen ce qui permet de s'assurer d'une chose, ces gars là ont bon goût. Les arrangements vocaux tombent aux millimètres, difficile de faire autrement dans ce style, mais c'est peut être ce côté appliqué, apprêté qui nuit un peu à la vie des chansons. C'est du super bon boulot, impossible de le nier, mais manque le côté performance présent peut être en live et qui aseptise un peu l'écoute. Mettons que c'est un album que j'ai adoré écouter une première fois et dont je me suis globalement lassé au fil des écoutes successives jusqu'à l'écoeurement. 
C'est en Australie que j'ai été débusquer les Cassette kids. Quartet basé à Sidney, doté d'une chanteuse, principale raison de leur présence en ces pages, ils délivrent une pop indie plutôt bien balancée. Un poil dance par instant (Spin) limite electro, Lying around et son intro très Heart of glass de Blondie, l'ensemble ne manque pas d'énergie, ni de cohérence, mais un single un peu efficace eut été un bon complément pour ce premier album. Nothing on TV qui donne son titre au disque est un poil trop compliqué pour atteindre sa cible.
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Stop the music ! Ce n'est pas moi qui l'écrit ce' sont Les Pipettes. Et franchement on ne pourrait mieux dire. Mais qu'est ce qu'elles nous font les pipettes ? Un 4 titres en guise d'introduction de l'album à paraitre, et franchement ça ne donne pas envie. On les avait laissé dans un rôle de substitut sixties très honorable aux girls group Motown et les voilà plongées dans le pire des eighties, musique variétoche disco, avec boule à facette et tout le toutim, plus datée tu meurs. ca marcherait pour l'Eurovision tient, c'est dire. Bon que les 3 pipettes de départ soient toutes parties explique surement ce truc lamentable, mais quand même, il n'y a personne qui les conseille les donzelles ? Hop, encore un groupe d'un seul album.
Certains d'entre nous ne se remettent jamais tout à fait de l'écoute d'un artiste. Si je fais du bruit aujourd'hui c'est principalement de la faute de Mc Cartney, pour Enrique Seknadje, c'est Bowie le responsable. Au point d'arriver, sur son premier EP 6 titres , les bleus de l'âme à accueillir en guest star sur deux titres l'un des pianistes du beau David, Mike Garson.  A l'écoute, hormis un sacré gros son (chapeau à l'ingénieur du son), pas de vil plagiat ou pâle copie carbone du Thin White Duke,  non rien que de l'original. C'est la voix qui déconcerte de prime abord. le premier titre Ne me laisse pas tomber me fait même penser à Plastic Bertrand . Cela n'empêche pas le titre d'être accrocheur, d'ailleurs j'aimais bien Plastic moi, mais ça surprend, lui même caractérise son chant de "manièré". Sur A mon père, il se brise même carrément. L'instrumental Noces de glaces clôt de belles façons ce premier chapitre.
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Bon Julie Zenatti, j'aime bien. Elle est aussi rock & roll que ma grand- mère, mais elle a une putain de voix qui me colle des frissons et j'aime bien sa manière d'écrire, pas seulement ses chansons, mais aussi les textes sur son blog qui racontent la genèse de ce disque. Ce 5ème album, Plus de Diva place sa voix au centre des compositions, accompagnée parfois par un orchestre symphonique. Commercialement, je dirais que ça sent le bouillon grave, c'est un album pas très facile, tant côté textes que musique. Entendons nous, c'est un bel album, juste pas fait pour cette époque. Très ambivalent en tout cas, d'un côté la face pop  style Comme une geisha, très Obispo dans l'esprit qui pourrait décrocher la timbale ou L'un souffre l'autre s'ennuie, texte à se flinguer sur une musique légère, de l'autre une facette plus classique, au sens musique classique, qui sert certes de bel écrin à ce bijou de voix mais inattendu. Mais après tout c'est le propre de l'artiste que de surprendre.
Dans un monde ou règne la crise, du disque ou économique, le Christophe Mae fait un peu office de messie, le remplaçant d'un Jean Jacques Goldman, commercialement parlant. On trace la route, son nouvel opus était donc guetté avec impatience. Comme son titre l'indique, pas de rupture, il suit son chemin, renforçant un peu le métissage avec des influences rythmiques africaines ou antillaises plus marquées, guitares acoustiques prédominantes et ce timbre de voix si particulier. Comme sur le précédent je n'accroche pas plus que cela et pourtant, tout pareil, il va cartonner. Il y a le quota de titres calibrés radio, de textes à la portée assez universel, un beau travail somme toute.
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Second duo australien de ce mois ci, les Young heretics sortent leur premier album, We are the Lost Love, album qui est disponible gratuitement à cette adresse www.wearethelostloves.com/ .Ne vous fiez pas à la pochette, très David Hamilton,  ou au titre de disque, ces deux là sont un peu plus venimeux qu'ils ne semblent l'être. Certains titres font penser à de la dreamy pop, d'autres flirtent ouvertement avec l'electro, assemblage de samples et d'effets divers. C'est inventif, un peu fourre- tout, manque un titre fort pour assurer le buzz (mais l'offre de téléchargement en échange d'un Twitt ou d'un message Facebook devrait suffire), mais prometteur.
Bon, ok, la pochette pique un peu les yeux, mais...And Then we saw land, nouvel album de Tunng est bien moins psychédélique qu'elle ne semble le suggérer. Tunng officie au pays du folk, mais pas un folk poussiéreux ou enraciné dans le terroir ou le passé, a la manière, parfois, d'un Blackmore's Night. Ici l'électronique à droit de cité, les synthés au rendez-vous (Sashimi). Certains titres avec leurs choeurs grandiloquents (Don't look back or back) me saoulent un peu, d'autres plus classique, October par exemple, font penser à Simon & Garfunkel par leur évidence mélodique et les harmonies vocales. Nombres de titres auraient à mon sens gagné à être plus ramassé, mais c'est mon réflex pavlovien de pop addict qui peine  quand un titre passe les 4'
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Yatch, Limousine & Diamonds, YLD pour les intimes est un quartet stéphanois, tendance rock mâtinée de pop, façon Oasis / Blur. Avec un titre nommé Phil dans leur tracklist, difficile pour moi de les ignorer . Ils sont jeunes, débordant de vitalité, leur rock & roll est clairement fourré à l'électricité et l'énergie, et doit prendre toute sa dimension sur scène. La réalisation de l'EP est un peu "maigrichonne", le son manque d'ampleur de puissance mais on sent en germe le potentiel d'un bon groupe comme il n'y en a pas tant dans ce style en France. Ce n'est pas cette carte de visite qui leur permettra d'obtenir les promesses de leur patronyme, mais ils sont sur la bonne voie.



En enregistrant ma ridicule cover d'I've just seen a face des Beatles au ukulele, j'ai fait comme à mon habitude un petit tour sur Youtube pour voir ce que mes petits camarades avaient déjà fait dans le style. Et j'ai été soufflé par la version de la demoiselle ci-dessous, qui certes, ne joue pas du uke mais de la guitare, et qui balance une version époustouflante et très personnelle du titre. Il y en a une floppée d'autres sur sa chaîne, Lou Reed, Stones et autres. Bien sur, Sucrepop ne pouvait qu'accrocher sur ce Chewwingum smile qui, si je ne m'abuse, semble être de ce côté de la Manche (ou de l'Atlantique au choix). et elle attend quoi la demoiselle pour monter un groupe ?


Chewwinggum - I've just seen a face


Rendez vous le 1er juin pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Avril 2010- Couleur de peau

mars 31, 2010 Temps de lecture: 51 minutes
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Avril 2010 - Couleur de peau

Avis aux artistes le 1er avril cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

Ben Heine - Mother Africa http://www.benheine.comLe vieux titre amené à prendre une nouvelle route ce mois ci est un peu le titre fétiche de Sucrepop puisque le tout premier a avoir été mis en ligne. En effet le 1er janvier 1999 Couleur de peau inaugurait la longue lignée de sucreries à venir. Julie redonne donc son lustre d'antan à ce morceau, qu'elle avait déjà chanté sur scène mais jamais enregistré au propre. C'est la seule chanson que j'ai composé à la basse, le texte part du postulat que nous avons tous du sang noir en nous puisque l'Afrique est le berceau de l'humanité et que par conséquent le racisme ... Rendez-vous ici pour écouter cette nouvelle version.
Côté ukulele de la force au moins deux évènements pour ce mois d'Avril :  La troisième édition de la Fête du Ukulele de Nantes aura lieu le samedi 10 avril 2010 à partir de 17h30 au Floride (4 rue St Domingue - Nantes) Je vous renvoie sur l'affiche et le site web pour le programme et autres infos. Le samedi suivant, 17 avril donc, rebelote avec le 1e Ukulélé Bazar, organisé par l'Ukulélé Club de France,  à partir de 14h40 aux Trois Baudets à Paris (64 boulevard de clichy -
Paris 18). Idem, affiche et site web pour les détails.
Pour ce qui est des dernières parutions de grilles d'accords, vous trouverez ce mois ci sur la page dédiée (pour rappel, sucrepop.com/ukulele un hommage à Jean Ferrat, ou je reprends 6 de ses titres parmi les plus connus, et quelques standards de la chanson francophone, avec au menu, Yves Duteil, Jacques Brel, Serge Lama, Eddy Mitchell, Claude François et Patricia Kaas. Le mois prochain, promis juré, retour à mes amours pop/rock avec quelques incontournables anglo-saxons. En attendant, à vous de jouer.
Le printemps est la saison des amours et les artistes, après avoir passé tout l'hiver planqués au chaud dans leur studio à forniquer avec leur instrument accouchent maintenant en masse de dizaines de petites chansons dont une faible échantillon arrive sur ces pages. D'où une pléthorique sélection ce mois ci, ou la quantité se dispute à la qualité. Je vous en fais juge. Cliquez sur ce radioblog  pour écouter les artistes présentés tout en lisant les quelques lignes que je leur ai consacré, baladez vous sur leurs sites, encouragez les, supportez les, le marché du disque est en crise mais pas celui de la création.

Tout vient à point à qui sait attendre. il aura fallu près de 25 ans pour que le second album de Square (devenu Still Square dans l'intervalle) déboule sur nos platines. Après un premier album quasi mythique pour le hard français, Rock Stars, le groupe enregistre un second album qui ne vit jamais le jour. Mais de rééditions en compilations, les initiés continuaient à faire vivre la flamme. Un concert prévu pour être unique, le poison du hard qui n'avait jamais quitté leurs veines s'y dilue à nouveau et la fine équipe quasi au complet (le couple basse/batterie a changé) reprend du service. Et dès le premier titre, Passe ton chemin nous sommes fixés, Still Square a mis la main sur l'élixir de l'abbé Jouvence. Pas une ride dans leur musique, quoique entièrement ré-enregistré ce second album, Laissez les rêver à la même patate qu'il y a 25 ans. Guy Hoc a toujours cette voix phénoménale à la Ronnie James Dio, qui en font un chanteur d'exception, les guitares, rythmiques ou solistes de Jean-Pierre Napoletano et Thierry Fronty croisent le fer et foutent le feu. Ok ça sonne Eighties, mais justement ce qui est si bon, époque bénie ou ce style était à son zénith. Trouvez moi un label digne de ce nom qui porte la bonne parole et Laissez nous rêver à un 3ème album !
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Et un autre album exhumé du passé. Fragile était un groupe rock lyonnais des années 80 doté d'une chanteuse exceptionnelle. Je leur ai consacré un petit article, qui, de temps à autre, me vaut quelques commentaires de fans transis. Et voici que l'un deux me propose un album dont je ne connaissais pas l'existence, une autoproduction de 1992, à la sortie confidentielle, The Dreamside. Le trio y chante en anglais cette fois et démontre s'il en était besoin qu'ils avaient tout pour réussir. Mais tout ne suffit visiblement pas. Du coup, merci le net, j'ai cherché un peu, mis la main sur les deux frères, pris contact, histoire de savoir s'il ne restait pas quelques inédits sous roche. Histoire à suivre donc, en attendant mettez vous donc un titre dans le cornet pour découvrir cette voix qui me hante depuis  30 ans.
Un petit air de jazz ? Jean Louis Stevens nous propose son premier album, Les jambes des femmes. Réalisé par l'excellent Philippe Jasmin de Totem Prod avec qui j'avais eu la chance de collaborer sur deux titres pour Sortez Covers !, le sieur Stevens nous joue le crooner avec une redoutable efficacité. Sa voix, timbrée dans les graves, évoque de loin en loin Eddy Mitchell. Aux différents saxophones Pascal Couvreux parsème d'éclats cuivrés les ritournelles légères composées par le maître des lieux. Les cigales qui ouvrent Un été au bord de mer indiquent la direction, pas de prise de tête, juste des bulles de plaisir qui tournent doucement la tête comme les meilleurs Champagnes, sans jamais saouler. D'un probablement autobiographique  Le chanteur de bal au titre éponyme, swinguant, totalement tubesque et presque manouche  (la classe ces guitares de Paul Emmanuel Delaunoy tongue) en passant par ma préférée, Au fond du trou, rien à jeter. Le ternaire, c'est tout doux, laisser vous bercer.  
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Le grand prix de la grosse feignasse est attribué à l'unanimité à la Miss Texas, Sharlene Spiteri. The Movie songbook, comme son nom l'indique, est un album constitué de reprises, comme c'est la mode actuellement, tirées de films, à la manière du récent Grand Ecran d'Eddy Mitchell. Et elle a beau me faire les yeux doux en reprenant un Electric Light Orchestra, Xanadu, je ne tombe pas dans le joli piège. Arrangement quasi similaire à l'original (et ça vaut pour les What's ne'w pussycat, Many river to cross et autre Sound of silence englué dans les violons) manque d'originalité flagrant dans le choix de la plupart titres, Un Prince et un Bowie pour la caution rock, elle a même réussi à reprendre dans la pléthorique discographie signée des frères Gibb la sombre daube If I can't have you. Il parait qu'elle prépare le prochain Texas. ferait mieux de se mettre au boulot plutôt que de glander.
J'en reçois des albums, dont une bonne partie aboutissent dans ces pages. J'en écoute de la musique, des heures de mp3 a tenter de dénicher la perle rare. J'en tiens une ! un quintet d'inspiration rock qui m'a envoyé 3 titres de son album à venir. De Caylus je ne sais rien avant ces titres. A priori, en 2009, arrive leur actuelle chanteuse, Amélie Lefebvre pour un nouveau départ. Ne la lâchez pas les gars, attachez là à la grosse caisse, ligotez là avec les cordes de la basse (mais faites pas les cons ne la baillonnez pas). Une comme celle là, on n'en trouve pas tous les jours, on en trouve jamais d'ailleurs. Une voix, mmm je ne vous dis que ça. Mettons une Sade qui ferait du rock pas moins. Earth cries est envoutante, compo racée et bouillonnante d'une énergie canalisée, Glad in november est une popsong acoustique stylée et Danger means nothing tout en rupture laisse filtrer des éclairs électriques à coller la chair de poule. Vite l'album !
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C'est d'Islande que nous débarque Hafdis Huld. Synchronised Swimmers est son second album, paru mi 2009 mais qui aura mis près d'un an à arriver sous nos cieux. Si vous appréciez la pop colorée de folk  ou le folk mâtiné de pop, la petite blonde est pour vous. Loin de l'hermétisme d'une Björk, ses petites vignettes sonores enchantent dès la première écoute. D'islande elle a garder la fraicheur (je n'ai pas écrit froideur), d'England la langue et le sens de la mélodie. Action man, Könguló, premier single, dédié à l'homme araignée français Alain Robert, Robot robot, Daisy autant de petites perles qui, misent bout à bout, font un bien joli collier. Une bien agréable façons d'aborder le printemps
Depuis les Innocents, qui porte l'étendard de la pop made in France ? Jipé et jean Christophe ce sont barrés sans descendance, par terre le flambeau. Il y avait bien Soup ! mais Dan est parti faire le boeuf avec John et George. Notre héros ? Thomas Semence. Les jours meilleurs est son premier album (date de sortie inconnue à ce jour, la rentrée probablement) pose les jalons d'une pop perdue. Du jour ou Kurt Kobain est mort au Jours meilleurs 11 titres qui entrelacent les six cordes et les mélodies irisées. Monsieur Chance, c'est quand même le type de morceaux qui ressemblent à une journée ensoleillée de printemps . Après avoir mis son talent au service de Raphael, Keren Ann, Soko et autres Jean Louis Aubert, il passe enfin en première ligne, et grâce à lui, nos jours seront meilleurs. PS, vous étiez ou le 5 avril 1994 ? confused
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C'est une fille, anglaise, elle chante, joue du ukulele, est jolie comme un coeur et nomme son album Love Life ukulele, comment voulez vous que je passe à côté ? Sophie Madeleine fait plus que jouer du ukulele. Plus autoproduit que ça, on ne peut pas. Elle y joue de tout les instruments (et il y a loin de n'y avoir que du ukulele), y chante, bien entendu (ah les choeurs de The knitting song) et a ce petit truc pour accrocher l'auditeur à chaque titre. Un folk intimiste et mélancolique (Who will buy me ?) est ce qui défini le mieux sa musique, un doux spleen porté par un filet de voix qui donne envie de la suivre au bout du monde.  Son disque est dispo à l'achat sur son site http://sophiemadeleine.bandcamp.com/ pour 5$ ou plus à votre bon coeur.
Quand il s'agit de pop, le principe est d'enfiler les bonnes chansons sur un même album et pas un single de ci de là. Ce frenchy s'appelle Andreas Kay, et son album Unjustified tente le pari. Porté par le single Keep it up, très Daniel Powter, au refrain addictif et qui devrait cartonner sur la FM, il ne s'arrête pas en si bon chemin. The red Light ou Everybody but me ont le même potentiel. Il prend soin de ne pas mettre trop de sucre pour ne pas affadir la recette, et même une ballade essentiellement piano voix comme Lena ne souffre pas du traitement et ne tombe pas dans la mièvrerie et quand il balance un peu la sauce comme sur Tonight on earth ça le fait bien, Le bougre est doué. Une heureuse surprise.
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C'est d'un coin de France du bout du monde que débarque Dode. Saint Pierre et Miquelon pour être exact. Et ces mecs m'ont scié. un rock nerveux sans être agressif, puissant sans être lourd, une voix qui rauque qui rock, et une musique qui mêle le rock d'Amérique du Nord (putain de son de l'album) et les textes made in France (4 sont signés Charles Baudelaire, le reste est d'eux). On peut penser à un Noir Désir sans le lyrisme pesant et emphatique qui me saoule généralement chez les bordelais. Il y a un vrai souffle, quasi épique, dans les compos, les solos de guitares sont incandescents (il sort d'ou le gratteux, de quelle planète ?tongue,  écoutez le solo ahurissant de Celle qui es t trop gaie).  Ca cogne sévère (Siècles passés) ou caresse doucement (Ferme les yeux, Le serpent qui danse) mais touche toujours. Arriver à sortir de l'archipel est probablement le défi le plus compliqué à relever pour Dode, mais vu la carte de visite qu'ils nous balancent, le plus dur semble fait
Je sais, je suis un mécréant, mais Jimi Hendrix m'a toujours gonflé. alors 40 ans après sa mort, la sortie d'un nouvel album, même avec des inédits, ca ne me fait aucun effet. Sans compter que les inédits ... frown Le 64ème prise avec une légère différence à 2'32' dans le toucher de la corde de mi, franchement ... Avec L'Elvis, Hendrix est probablement l'artiste qui à sorti le plus d'albums posthumes. La faute à son magnéto qui était branché non stop. Et du coups les héritiers sortent du placard le moindre pet sur bande. Valley of Neptune est donc chargé jusqu'à la gueule (comme le Jimi) de titres qui m'a fois sonnent bien, c'est le minimum et n'apportent ni ne retirent rien au génie du gars. Le titre éponyme dépote bien, la reprise des Cream, Sunshine of your love à son quota de soli décrassent tympans. Bref, c'est du Hendrix.
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Choisir Mimüniz comme pseudo, en ces périodes post grippe H5N1 et en attendant la prochaine,  ne manque pas de piquant.  Soit donc une jeunne femme, et un premier EP Impulsive, propulsé par le titre Paraiso, parait il musique des pubs Club Med (je n'ai pas les moyens d'aller au club et ne regarde pas les pubs TV en général). Soit. Je ne sais pas si cette reconnaissance est gage de quoique ce soit, mais le dit titre est efficace, reste en tête et c'est tout ce qu'on lui demande (et il est fourré au ukulélé, ce qui ne gâche rien). Les 4 autres plages de l'EP abordent d'autres contrées mais avec le même talent, la bossa avec By my side, un titre entre pop et world, en français s'il vous plait Thimotée, le quasi reggae qui donne son nom à ce mini album, et le reggae/pop New love. Prometteur pour le moins.
Il suffit de poser sa souris sur le site de Lipo pour lancer le titre 2010, un rock péchu qui attire l'oreille et fatalement nous amène à en écouter plus. Bon, certes les premières lignes, présentant le groupe comme "un du duo karmique existant depuis la nuit des temps, un collectif artistique musical oeuvrant pour la cause de l'humanité". donne à penser qu'on à affaire à de doux illuminés. Mais n'est ce pas le rôle des illuminés de nous sortir des ténèbres en montrant le chemin ? Suivont donc les Lipo précédés de leur rock solidement ancré. Le chanteur est incontestablement doué, de ces voix que l'on oublie pas facilement, ample rude et à la fois. Babel allie la force de la pop et la puissance du rock, Regarde plus en rupture de rythme conserve néanmoins une puissance de feu non négligeable, à l'image de l'album. Bref si Lipo rime pour vous avec succion, changez de dico.
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Cela tient à peu de chose parfois. Il y a tellement d'albums qui sortent, comment choisir? Là c'est le nom du groupe, Paper Aeroplanes qui ma' attiré. un duo, Sarah Howells au chant ,et l'autre je m'en fous parce que elle. Elle ... Dès les premières notes vocales de LifeLight, leur récent EP j'ai vu la lumière. Cette galloise à dans les cordes vocales un peu du chant des anges du paradis (et accessoirement a pas mal écouté les Cranberries). et leur album The day we ran into the see est chargé à bloc de popsongs genre Bataille navale, elles vous touchent vous êtes coulé. Cliché par exemple, sa manière de prononcer le once d'ouverture, la montée du refrain, pure pop. Et Give it back, c'est pas de l'or en barre ça ? allez virez moi la pile de chanteuse qui squattent votre Mp3 et embarquez dans l'avion de papier.
Un nouvel album de Scorpions ! et dans Sucrepop ! La bande à Klaus Meine frappe une ultime fois (dixit eux même, ensuite ils jettent l'éponge) et ma foi, ils finissent sinon en beauté, au moins avec les honneurs. Dès l'intro de Raised on rock nous somme en terrain de connaissance. Simple et efficace, rien de révolutionnaire évidemment, Sting in the tail qui donne son nom à l'album surprend  quand Klaus force sa voix, mais c'est bien tout. Bien entendu, les créateurs de Still loving you et Wind of change ne pouvaient faire l'impasse sur les ballades, trois ici, The good die young, Lorelei et surtout Sly, la plus réussie à mon goût. Bref la bande de sexagénaire tire bien son épingle du jeu et réussi sa sortie, merci les gars.
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A la réception du 4ème album de Absynthe Minded, groupe que je ne connaissais absolument pas, pas d'à priori. Bon, ils sont Belges. Pas d'à priori non plus . 1er morceau, If you don't go I don't go, un titre jazzy, violon façon tzigane, guitare façon manouche, plutôt bien foutu au demeurant, je me dis bon, c'est parti pour 40 minutes de ce style. Second titre, un morceau pop sans aucun rapport avec le précédent, et qui à de quoi faire chauffer les hits de tous les pays Envoi est son titre et je confirme, ça envoie bien, c'est même carrément excellent et me squatte les tympans depuis. Paramount flirte avec une mouvance Indie, ou Chet Baker ajouterai un zeste de trompette.  Bref ces petits gars m'ont l'air de sacré touche à tout, doués de surcroit car dans chacun des styles abordés, ils savent tirer le meilleur pour se l'approprier, trouvant presque à tout coup la mélodie qui fait mouche (My heroics part 1). Un plus que chouette disque.
Alleph est un groupe brésilien de Paris. Ou Parisien du Brésil, au choix. C'est leur premier album, intitulé O Ultimo Sonho soit le dernier rêve. Assemblages qui ouvre le disque commence comme un vieux Dutronc, décolle ensuite sur le refrain pour changer à nouveau de climat, presque rock progressif, porté par une basse chantante le tout en 3'50. Brésil oblige, un titre se nomme Samba et il n'y a pas tromperie sur la marchandise. La plupart des titres, qu'ils soient chantés en portugais ou en anglais sont ainsi basés sur des ruptures de rythmes, des décalages inattendus des changements de tempo, rendant l'écoute toujours surprenante. Mais c'est avec l'acoustique et très dépouillé Mesmo assim qu'Alleph me touche le plus.
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de Louise Attaque au Bleu Pétrole de feu Bashung en passant par Tarmac, tout ce dans quoi Gaëtan Roussel a baigné à ce jour provoquait en moi au mieux une froide indifférence. Le dernier single en date de Vanessa Paradis seul, a éveillé ma curiosité. Ce n'est donc pas la sortie de son premier album solo, Ginger, qui allait me faire me relever la nuit. Après écoute, c'est l'effet de surprise qui domine, éclectisme est le maître mot d'un album qui parait décousu à force de partir dans tous les sens. Mais c'est ce qui fait son intérêt aussi. Ce disque regorge de bons titres qui paradoxalement plombent l'unité de l'album. Inside Outside et son côté pop, la superbe ballade  Les belles choses, l'electro funky DYWD ou il ne chante pas laissant la place à Renée Scroggins, ça part dans tous les sens et ce feu d'artifice déconcerte. Reste qu'il y a plus d'idée dans Ginger que dans 99% de la production hexagonale. Alors ? verdict ? Je m'incline biggrin
Ils sont danois, s'appellent Alphabeat et tentent de nous refaire le coup d'Ace of Base, band suédois qui avait cartonné avec quelques singles pas piqués des hannetons du côté dance de la force avant de disparaitre aux oubliettes. Mission, mixée une pop facile avec un beat assez appuyé pour ravager les dancefloor européeens. Donc tout l'album est basé sur ce concept, tenter de décrocher le hit à tout prix. 11 titres, 11 tentatives, 11 échecs. Rien n'arrive ici à masquer la vacuité du propos, la mayonnaise ne prend pas. La demoiselle chante bien, la boîte à rythme est programmée pour que l'on move son body, les synthés tombent en place pile poil ou on les attend et c'est justement le problème, trop prévisible, trop fabriqué pour être honnête. 
 
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Après la parution de ma dernière newsletter, l'une de mes lectrices m'a conseillé de jeter une oreille à Hindi Zhara, comme je ne me vois pas dire non à une femme, ni une ni deux, téléchargement de l'album, transfert sur l'ipod et ... je suis mitigé. Cette jeune chanteuse est berbère et de ce fait mixe sa langue natale et l'anglais , ce qui suffit à la différencier mais n'est pas gage de qualité. Au final, un folk bien balancé (Beautiful Tango, Our soul, At the same time) agréable certes, mais comme il y en a tant. Pas assez d'aspérités pour m'accrocher totalement, mais pas assez lisse pour m'en détourner. seul Music, un peu plus musclé convainc presque.
A la réception de l'album de Beast, pas d'infos. Le nom m'évoquait plutôt un groupe de hard, raté. Ce duo est canadien et franchement j'ai eu du mal. 1er titre Devil, et la voix se lance dans un flow style rap qui m'hérisse direct le poil. et poil hérissé se rétracte difficilement, en tout cas chez moi. 2ème titre, un rythme presque disco, des synthés et une voix que 'on sent certes de haute volée, mais dans un style qui ne m'accroche guère. et Puis le refrain fait son oeuvre, ça passe. Out of control, riff de guitare en intro, ça démarre bien, et le couplet repart sur une scancion agaçante, je suis trop vieux pour ça, puis le refrain balaie les derniers scrupules, ça le fait. Idem pour Mr Hurricane. Du coup, c'est probablement un bon disque, mais je n'arrive pas à me mettre dedans.
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Cristine, c'est un prénom qui se fait un nom. Hors-piste, son second album est un disque de chansons,  comme on le dirait d'une Barbara ou d'une Piaf avec la modernité en sus, XXIème siècle oblige. Comprendre que le texte n'est pas accessoire. Si c'est d'abord derrière une harpe celtique qu'elle a fait ses premiers pas remarqués, c'est la chanson qui l'a ensuite emporté, sans qu'elle ait pour autant lâché la harpe.  J't'aime quand t'es mâle qui ouvre le disque est emblématique, un texte décalé, plein d'humour, une musique efficace, emballé c'est pesé, les Agnès Bihl et consoeurs n'ont qu'à bien se tenir. Quand elle se lance dans la rupture avec On s'fait du mal elle touche juste également. Musicalement l'album passe aussi d'un genre à l'autre même si peut être un fond jazzy unifie le tout. Intemporel et définitivement made in france.
La pochette de l'album d'Alexz Johnson, Voodoo est très inspirée par le cinéma des années 50, référence probable au métier qui l'a fait connaitre, puisque actrice (TV) elle est. Je ne connais pas la série ou d'ailleurs elle chante, mais côté zic, la demoiselle se pose là. Plusieurs albums sous la ceinture en tant que B.O. mais celui ci est le premier qu'elle signe, et elle démontre qu'elle n'est pas qu'une poupée de studio. Co-écrits avec l'un de ses frères, les 11 titres assurent. A little bit est ultra addictive, le premier single Trip around the world et ses sonorités très actuelles accroche fort, le pop/rock Boogie love ou le madonnesque titre éponyme sont tous fort bien roulés, la ballade Hurricane girl frappe en plein coeur également, l'un des meilleurs albums de ces derniers mois.
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Jusqu'ici, Jeanne Cherhal et moi c'était bof cry. Ce quatrième album, Charade change la donne. Elle y prend seule les commandes, jouant de tous les instruments, et Dieu que cette fille a du talent. L'album est tonique, frais, bourré de surprises et bien entendu de bon titres. Passant de l'acoustique à l'électronique elle fait feu de tout bois avec un éclectisme qui fait plaisir à entendre. Pas un mauvais titre dans cet opus, aux couleurs pop, bien plus abouti, à tout point de vue que ces précédentes tentatives, comme quoi la solitude lui va bien. Seul le titre bonus, en duo avec Benjamin Biolay, déjà dispo sur La superbe, Brandt Rhapsodie rompt ce voyage en solitaire. Pour la charade, quand à moi, je donne ma langue, sinon au chat en tout cas à Jeanne.
Luther Russell nous propose un EP 6 titres Motorbike, introduction au double album à paraître, son 5ème m'indique t'il. Sa palette sonore, quoique indubitablement de couleur américaine est vaste. Tomorrow's paper est si pop qu'un Dwight Twilley aurait pu l'écrire, A world unknown tire très nettement sur le blues, le morceau Motorbike flirte effrontément  avec une pop façon sixties avec hallucinogènes à la Byrds, deux petits intermèdes instrumentaux pour faire bonne mesure et  Somehow or another, ballade mélancolique pour fermer le ban. Bref difficile de cerner le personnage et au contraire l'envie d'en savoir plus, ce qui est justement le but de cette carte de visite introductive.
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Et voici l'album. J'ai déjà parlé à plusieurs reprises de Cendrio, voici son album Ma route. Le country rock n'est pas en option mais parti intégrante du personnage. Le morceau Fier en ouverture marque le territoire de belle façon, mélodie efficace, solo inspiré, voix claire, avec ce léger accent qui fait parfois songer à un Cabrel,  avec lequel il partage indéniablement les même influences américaines. en sus du titre pré-cité, d'autres mériteraient  bien d'avoir les honneurs des radios. Ma route et son harmonica,  Peureux, ses guitares très west coast qui me font penser à feu Grimaldi-Zeiher. A notre un titre en italien, Il muro, hommage à ces origines et l'omniprésence de son complice Lucas Sanchez aux guitares, garantie de qualité. Quelle que soit sa route, la prendre en sa compagnie est un plaisir.
Dans la famille Hallyday, je voudrais le fils. et un petit bout de la soeur aussi. Si l'on essaie de faire abstraction du célèbrissime patronyme qui est le sien, le David est un remarquable chanteur, et un compositeur qui se pose là. L'album Un nouveau monde confirme tout. Un rock certes assez lisse, souvent mid- tempo, incisif et très mélodique à la façon d'un Calogero quand il est inspiré. Le coeur qui boîte, dès l'intro place la barre assez haute, refrain pop, sur rythmique rock, une belle réussite. J'ai vu des rivières confirme la similitude sonore avec Calo, La douceur de Comme au premier jour tranche avec l'énergie de Sur ma route. Même le duo qui fait buzz avec Laura Smet, On se fait peur, étonne, tant cette dernière semble avoir un réel talent de chanteuse. Une faute de goût, la reprise electro de Tu ne m'as pas laissé le temps, comme s'il avait besoin de placer ses anciens hits pour nous convaincre.
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Un noyau formé autour d'un frère et d'une soeur, auquel se greffe un second guitariste et un batteur, voici The smalls and Cie qui nous propose un premier 3 titres en guise d'apéritif, issu d'une playlist de 30 si j'en crois leur myspace. Indubitablement du côté rock de la force, What a shame ! a même un petit côté rock garage bien sympa. Mais c'est encore avec What's happening ? que je les trouve le plus convaincant. Moins d'énergie, plus de finesse, la voix d'Alexandra perce alors le mur de guitares, la ligne mélodique se fait plus claire et le titre se fait sa place entre nos tympans. La direction à suivre ... ?
En provenance de Rennes, Ian, un auteur compositeur autour duquel c'est greffé un groupe pour l'enregistrement de  album There're No More Weeks, Only Days Without Name et des concerts qui vo. 11 titres (plus un bonus en fin d'album) pour une musique qui m'a fait penser à de la progressive même si les morceaux sont plutôt courts format pop. Les claviers sont assez présent, les morceaux sont généralement sur des tempos lents, le Floyd de loin en loin ou un Taï Phong par exemple me semblent frères de route. On est assez loin du monde de la pop, pour une musique plus "intellectuelle" (et non ça ne veut pas dire chiant, la preuve), mettons une musique plus introspective qu'organique. Une musique qui prend le temps de s'installer, c'est un album qui s'écoute comme un tout et non comme un empilement de plages.
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Get out and live, Premier 5 titres pour Martin Mey pour un disque home made. Running child, premier contact sonore avec l'artiste est de bon augure. Guitares acoustiques au vent pour une popsong bien envoyée, au refrain efficace. Changement total d'atmosphère avec Snowing on school days, quasi mystique avec ses choeurs et sa lancinante rythmique trip hop. Le 3ème titre déconcerte à nouveau, Stuck in the box, voix déformée par les effets, mélodie sinueuse, dissonances, bref limite expérimental. Les deux derniers titres creuse ce sillon de l'inattendu et de l'inclassable. Martin Mey se construit une route à part, là ou certains empruntent les autoroutes  et d'autres les chemins de traverses lui, terrassier du quotidien, s'en invente une. Reste à le suivre
De passe temps entre deux albums de Blur, Gorillaz est devenu le principal vaisseau musical de Damon Albarn. Plastic Beach est une bonne idée qui se prolonge et le groupe de dessin animé prétexte prend vie. Le générique des invités est long comme le bras,  de Lou Reed à Snoop Dogg, avec beaucoup trop de rap pour être à mon goût. Ce troisième est moins pop que les précédents et ne contient pas de gros tube en or mais quand le Damon s'essaie à écrire de bonnes chansons, il fait mouche (On melancholy hill). Mais il sabote (de mon point de vue) trop de morceaux style Superfast Jellyfish avec son refrain quasi Alan Parsons Project atomisé par Gruff Rhys et De La Soul. On m'objectera que c'est justement la marque de fabrique de Gorillaz. Certes. et c'est pourquoi une compil d'eux me suffira amplement.
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This is the hello monster est un one man band français. Sa maison de disque m'envoie un 4 titres extraits de l'album (vu qu'au niveau des frais d'envoi c'est la même chose, je ne vois pas trop l'intérêt, mais enfin ...). Donc qu'est ce qui se cache derrière ce pseudo ? Une voix haut perchée,  un piano, un mec un peu (beaucoup) barré mais qui sait éveiller l'intérêt. Science évoque un Mika moins outrageusement commercial mais avec le même potentiel mélodique. TV shows (cf le clip) démontre si besoin était que le gars est nettement décalé mais c'est ce qui le différencie. You leave son piano lancinant et ses cordes déprimerait n'importe qui sous gaz hilarant, et Moon finit de nous convaincre que ce gars à un petit quelque chose d'intéressant. Peut être que ce serait lassant sur la durée mais en 4 titres, ca colle.
9 longues années depuis le dernier album des soeurs du Trio Esperança. De Bach à Jobim (en passant par les Beatles) est le titre de leur nouvel opus. et donc elles s'attaquent à quelques fameux morceaux pour les passer à leur moulinette vocale. C'est léger  comme une brise de printemps et nous réconcilie pour un temps avec ce XXIème siècle. Le Desafinado de Jobim est un pur délice, les deux reprises Beatles (Penny Lane et Blackbird) sont à la hauteur de mes attentes - à quand un album complet- et le Joana Francesca de Chico Buarque sonne presque Ménilmontant avec son accordéeon. Sans oublier le formidable boulot de l'arrangeur de l'album, Gerard Gambus maitre d'oeuvre de ce petit bijou.
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Enfant du siècle, 4eme album d'Alizée est sa seconde tentative d'échapper à la chape de plomb de l'ère Mylène Farmer. Le 3ème (pas écouté) n'y étant pas parvenu, virage de la jeune femme qui se tourne vers l'electro via le groupe Chateau Marmont , sorte de Partenaire Particulier des années 2000. Eden Eden, première plage est carrément excellente. Si si. Une putain de mélodie, la voix, style Lio de la grande époque (Seules les filles pleurent), glisse sur les nappes de synthés, un beau boulot. Grand central, quoique un ton en dessous garde le cap qualité, le problème c'est qu'ensuite ça se complique. La mignonne, hormis d'être un joli petit lot, n'a qu'un filet de voix à mettre en avant. et comme les compos ne suivent pas, elle finit noyée sous un empilement de synthés, la voix nimbée dans des effets inutiles, le tout sans queue ni tête ni direction, dommage c'était bien parti.


Et la rubrique nécrologique se poursuit, le rock se fait vieux, ses créateurs à prendre de la bouteille, et comme la vie sex drugs and rock & roll n'est pas anodine, certains passent l'arme à gauche précocement. Exit cette fois Alex Chilton, qui cartonna au moins une fois avec les Box top et leur hit The Letter, puis influença le monde du power pop avec un groupe plus underground, The Big Star avant de retourner à un anonymat quasi complet, ponctué par quelques tentatives de reformations. Et à 59 ans seulement, rideau.


The Box top - The letter


Rendez vous le 1er mai pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Mars 2010- Si ça te dérange

mars 1, 2010 Temps de lecture: 45 minutes
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Mars 2010 - Si ça te dérange

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uke.jpgEt voilà que déjà le printemps se profile. J'en ai profité pour effectuer le grand ménage qui s'impose et exhumer un titre qui était, vocalement au moins, complètement raté, Si ça te dérange. Julie a donc relifté le morceau qui, lorsque je l'ai composé était pensé pour être dans la droite ligne d'un Résiste de France Gall. J'y ai ajouté quelques couleurs orientalisantes pour faire mon George Harrison et pour me dégager de cette omniprésente influence. Voici donc la version 2010 de Si ça te dérange qui rejoint la liste des Nouvelles routes pour de vieilles chaussures, titre générique qui regroupera les morceaux que revisitera Julie cette année.
La page ukulele s'enrichit de quelques grilles d'accords, en voici les nouveautés:

  1. France Gall - Evidemment
  2. Jacques Dutronc - J'aime les filles
  3. Philippe Lavil - Il tape sur des bambous
  4. Jean-jacques Goldman - Filles faciles
  5. Zazie - J'envoie valser
  6. Michel Berger - Diego
  7. Michel Fugain - Monsieur le monde
  8. The Beatles -I should have known better

J'ai enregistré les 3 premiers avec un rhume et des cordes vocales qui partaient en sucette, le ré-enregistrement est prévu, j'attends simplement de retrouver un minimum de stabilité vocale. Mais pour le plus important pour vous, les grilles, aucune importance. 
Au moins deux dates à noter dans vos agenda. 2010 marque les 30 ans du film Breaking Glass d'Hazel O' Connor et elle devrait être en tournée et passer par Paris. Vous trouverez tous les renseignements ici. Hazel & le Bluja Project est son nom ou elle s'associe à la saxophoniste Clare Hirst (Bellestars, Communards et David Bowie) et la pianiste Sarah Fisher (Eurythmics, Sax In The City) pour reprendre des classiques de la pop et du jazz ainsi bien entendu que des titres de son répertoire. L'affiche
Un peu plus près de nous, le 27 mars, Laurent Dutrey et Stephane Mondino, deux des plus talentueux songwriter pop s'associent pour un concert commun à Houville la Branche en Eure et Loire à proximité de Chartres.
Place maintenant à la revue mensuelle des quelques nouveautés que j'ai le plaisir de recevoir, cliquez sur le radioblog du menu pour écouter les artistes présentés tout en lisant.

Si vous manifestez un quelconque intérêt pour le ukulele, vous avez nécessairement déjà croisé le chemin de Julia Nunes et de sa fameuse chaîne Youtube jaaaaaaa. Imaginez une jeune femme d'à peine 18 ans, uniquement armée de sa voix et son ukulele, qui balance des vidéos ou elle chante des reprises avec une joie, une vitalité, une pêche addictive. Une girl next door qui arrive à conquérir le coeur de dizaine de milliers de personnes juste par le biais de ses prestations, ou elle se met en scène très simplement mais avec un sens certain du montage et avec un sourire énorme. Se défiant des maisons de disques, elle gère seule son début de carrière, étonnée du succès qu'elle rencontre. Son troisième EP I think you know vient de sortir. Elle n'a clairement pas un talent de compositeur à la hauteur de son image mais elle montre le chemin aux autoproduits, la possibilité de toucher du monde sans le support de grands médias. Pour le plaisir une reprise de God only knows
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Album pop du mois, haut la main, que ce TBC du groupe Folks. Ils sous arrivent de Manchester, et en connaissent un rayon côté pop. Des Beatlesques harmonies d'Anywhere you wanna go, au croisement de Mister Blue Sky d'ELO et du Sergent Pepper qu'est Skulls and bones  au quasi America People I've known; qu'ils rockent avec My mother ou se fassent doux avec une ballade comme Ink, invoquent l'esprit de Lennon sur Where does the white go, ces 5 là savent ce qu'ils font. Les influences sont parfaitement digérées, assimilées et restituées avec grâce. Un plaisir pour tout amateur de pop qui se respecte.
Album prévu fin 2009 et retardé suite aux démêlés judiciaires de son cinéaste de mari, Dingue arrive sur nos platines en ce milieu d'hiver. Second album d'Emmanuelle Seigner, le premier, Ultra Orange & Emmanuelle, trop agressif, bruyant, avait simplement prouvé qu'elle n'avait aucun talent de chanteuse. D'où ma surprise à l'écoute de ce disque, totalement à l'opposé du précédent et ma foi fort réussi. Elle n'y confirme pas un talent de chanteuse, la voix reste quelconque mais contrairement à nombre d'actrices qui s'y brûlent les ailes, son disque tient la route. De bonne chansons, simples mais efficaces, la bonne recette, et hormis le duo avec Iggy Pop, caution rock mais dont le français reste trop approximatif, tous les autres titres ont un petit truc qui retient l'attention.  Je n'aurais pas misé un kopeck sur elle, toutes mes excuses madame. 
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Alain Chamfort tient une place à part dans mes amours musicales. Un son unique, rivalisant à la grande époque avec les meilleures productions anglo-saxonnes, ce qui n'était pas si courant en Gaule,  une patte mélodique rarement mise en défaut, un humour distancié sur lui même, bref un personnage. L'un des premiers grands artistes à rester sur le carreau au tout début de la crise qui frappa et frappe encore les maisons de disque. Il a su rebondir, et le voilà de retour avec un concept album sur Yves Saint Laurent, qui sur le papier, me laisse de glace. Et puis finalement, ça marche. Les textes de Pierre-Dominique Burgaud (Le soldat Rose) n'y sont pas pour rien. Côté musique, c'est du Chamfort, pas de doute. Moins produit qu'habituellement, plus dépouillé, il fait mouche, que ce soit avec le single pop à la droite de Dior ou la subtile ballade sur l'homosexualité Pas de guitare, ou la très sixties, façon les Supremes, Smoking or not smoking.  Contrairement à son habitude c'est sur les morceaux les plus enlevés qu'il est le plus efficace.
 Totalement autoproduit, l'album est en vente de manière alternative sur venteprivee.com à 5.50 euros, une expérience intéressante qui confirme la fin probable des majors à terme.
 Une fois pris dans l'engrenage, comment s'en dégager. Après le grand saut du premier album avec Tuer le temps en 2007, Michel Borla s'embarque à nouveau dans l'aventure d'un album, Les herbes froissées en est le titre. Même univers folk rock aux textes légèrement teintés de tristesse, le plus souvent signés par lui, même si sa complice du premier album, Claire Legendre lui prête parfois sa plume. Qu'il décrive un soldat déboussolé dans Ou sommes nous ?  ou une amitié qui se délite pour un peu trop d'intimité dans le morceau qui donne son titre au disque, Michel Borla pose doucement sa voix sur un lit de guitares électriques ou acoustiques et nous emmène en promenade dans son univers. Dans la droite ligne du précédent album, avec des orchestrations un peu plus étoffées, expérience oblige. A écouter en rêvassant près de la cheminée, distribution Autoprodmusic
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Ils ont choisi de s'apeller The Rebels of Tijuana, probablement parce qu'ils n'ont rien à voir avec le Mexique, et que leur premier 4 titres n'a pas l'ombre d'une rebelle attitude, mais d'une pure dose de fun et de rock & roll, ça indéniablement. J'adore ce flic aurait pu sortir en 67 chanté par Dutronc ou Nino Ferrer accompagnés par Ray Manzarek, Ma jaguar a ce côté rock garage sixties avec un orgue vintage jubilatoire à souhait, aucun titre ne dépasse les 2'40, solo compris Between the Stars semble sortir d'un album des Troggs ou de ? and the Mysterians. L'instrumental Garden of Drugs et ses bandes à l'envers invoque l'esprit du rock tout en préservant une énergie essentielle. Ecouter The Rebels of Tijuana c'est mettre les deux doigts dans la prise pour se retrouver propulser 40 ans en arrière.
Après un passage dans les Cherche Midi avec un fils Voulzy, et à la clef un petit succès, Pierre Souchon, fils de, sort un second album solo (je dois avouer être totalement passé à côté du premier), Piteur's friend est son nom.Une chose est actée depuis longtemps, le talent n'est pas transmissible et s'il est probablement plus facile de faire un disque quand on porte un nom à l'allure de Sésame ouvre toi, on est également dans la ligne de tir de l'armada chroniqueuse.  Pierre Souchon a choisi de sévir dans le même domaine que papa, chansons pop légères aux textes doux amer teintés d'humour. S'il n'arrive jamais au niveau des meilleures chansons de l'Alain reste que son album est bien meilleur que les dernières livraison de l'auteur de ses jours. Bonhomme Helium ou Il et elle claquent au vent comme de fiers étendards et aucun titre n'est ne serait ce que moyen. C'est enjoué, doucement pop, frais et accrocheur, Papa peut être fier du fiston, mon coup de coeur.
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Pour la plupart d'entre nous, Sade a été l'une des lumières qui ont éclairé la terne fin des années 80. En une poignée d'albums ses chansons ont été la bande son de toute une génération et  sa voix a caressé bien des oreilles. 10 ans d'attente pour voir débarquer ce Soldier of love, retour de la princesse aux affaires.10 petits titres seulement, pour retomber sous le charme. Envoutante elle le reste, et comme si ces 10 ans n'avaient pas eu de prise sur elle, les titres s'enchaînent comme si le temps n'était pas passé. Certes, un son un peu plus electro par là, une boite à rythme, marquent de légers changements. Globalement, à la première écoute, l'album est un peu décevant, la table est bien dressée, les plats composés des meilleurs ingrédients et cuisinés de main de maître, mais il manque une petite touche pour rendre  le tout sexy. Au fil des écoutes, le disque s'apprivoise, se laisse apprécier, essentiellement grâce à la voix et ce qu'elle nous évoque de souvenirs, mais ce ne sont pas ces chansons qui nous en fabriqueront. 
Et un duo, un ! C'est de Montpellier que nous vient ShyGirl et leur album Bye Bye. Répartition des tâches classiques, Madame assure les vocaux à l'avant, Monsieur assure le boucan à l'arrière. L'ensemble propose une pop fortement matinée d'electro, synthés et boite à rythme croisant le fer avec des guitares élevées au rock. Un sens mélodique certain leur permet de proposer des titres au potentiel radiophonique indéniable. SMS qui ouvre l'album par exemple part sur un son très eitghties pour décoller sur un refrain que ne renierait pas Superbus. Idem pour Est ce que tu veux de moi ? single évident  L'alternance de paroles anglaises et française dans un même titre pourrait être la clef qui leur ouvrirait les portes de l'international. Finalement la girl en question ne me parait pas si timide que cela (cf Abus sensuel) et  à tous les atouts pour vous faire faire le premier pas vers eux.
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Et quelques similitudes avec le groupe suivant, Berline. Duo masculin féminin également, style electro déchiré par du rock  ou vice et versa. Une musique plus sale néanmoins, ou le rock prend nettement l'avantage sur la pop. Le beat, drivé par une boite à rythme, accentue le côté dance. On pense à des Comateens qui auraient pensé a engager un des Libertines comme guitariste. Chéri Chéri pourrait sans difficulté rentrer sur la playlist de radios un peu curieuses, son refrain obsédant est un gage de qualité. Quand ils délaissent un instant leur frusques de rockeur pur et dur pour aborder un continent moins agité, cela donne l'acoustique Mes chaussures rouges, traversé de guitares languides et de quelques notes de piano, un titre qui clôt l'album de belle manière. Quand les tigres ronronnent ...
Pour être franc, je n'ai jamais écouté autre chose de Suzanne Vega que son second album, Solitude Standing, avec le mega tube Luka. Depuis, en 20 ans , elle a été assez discrète, peu d'albums au compteur, tellement discrète qu'elle passait inaperçue, en tout cas pour moi. La voici de retour avec Close-up sous titré Vol 1 love songs et c'est comme si le temps c'était figé. Timbre de voix inchangé, musique doucement folk et essentiellement acoustique, intemporelle. De l'accrocheur Small blue thing en passant par le bossa novesque Caramel, l'étrange impression que jamais elle n'a changé de route. Comme par le passé, je trouve que l'album peine à se renouveler et du coup à retenir mon attention le long des 10 titres, mais sa voix et ses échos familiers emportent le morceau au final.
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Quand l'ami Bernard, réputé homme de goût et d'obédience rock & roll c'est mis à me parler en termes dithyrambiques de Camelia Jordana, ex Nouvelle star, avant de demander son internement, j'ai pris le risque de découvrir ce qu'avait sous le capot la jeunette (façon de parler).  16 printemps, une signature vocale indéniable, même si je n'en suis pas fan,  une étonnante maturité lors de ces interviews, bref  rien de rédhibitoire mais rien d'enthousiasmant non plus. et puis voilà que
son premier  album sort le mois prochain, et que le premier single Non, non, non (écouter Barbara) est dispo. Verdict ? Mitigé.Un titre semi sixties, plombé par un couplet qui en coupe l'élan, porté par une de ces voix que l'on aime ou pas (moi pas trop) mais qui ne laisse pas indifférent. Reste que je suis curieux d'écouter l'album, carfinalement, après plusieurs écoutes, le titre fait son chemin et séduit. 
C'est l'inéluctable Pierre Prospero qui m'a placé sur le chemin de Sarah Zeppilli, qui déploie actuellement son premier 3 titres, supporté par le label Discograph, qui, fin 2009, a organisé un petit concours, En français dans le texte, dont elle fut l'une des lauréates. 3 titres donc, Si on part un peu loin, popsong redoutable, avec des airs d'une Jil Caplan de la grande époque, sacrément efficace et chair à radio évidente. J'avais oublié Paris, moins pop, presque folk, si ce n'était les nappes de synthé, titre dont une réelle production tirerait toute la quintescence. Pour finir Mon endroit, mon envers, délicate balade mélancolique et envoutante, avec un goût de revenez-y prononcé. Alors évidement, après ces amuse-gueules, j'attends de pied ferme un album complet. En attendant, pour laisser partir l'hiver en douceur, Sarah vous propose 3 concerts acoustiques au coin du feu dans des hôtels cosy, les 3 derniers jeudi de l'hiver, plus d'infos sur son myspace  
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Quand j'ai vu paraître sur mes radars un album 2010 de Gary Moore, l'hiver m'a paru de suite moins froid. Et puis mystère. Guitar Mindtrip n'est annoncé nulle part sur le site de l'artiste et les titres que l'on y trouve sont déjà connus. Une compil pirate ?, un disque qui a leaké très très tôt ? On s'en fout après tout, la lumineuse guitare de Gary et son blues sont bien présent eux. et ça décoiffe. Deux morceaux dépassent allègrement les 10' et malgré tout, on ne voit pas le temps passer. Drowning in tears et ses 9 minutes est carrément magique,  ensorcelant. Evidemment, avec de telles durées, sa guitare a le temps de s'épancher, de pleurer, de soliloquer.Le quasi Santana SuperNatural nous fait oublier que le mexicain c'est perdu de puis bien longtemps et les blues à la As the years go passing by ou I love you more that you'll ever know doivent faire pleurer Clapton lui même. Un album indispensable si vous ne connaissez pas encore Gary Moore.
Quand j'ai reçu cet album, du dernier gagnant de la nouvelle star, Soan, j'ai hésité à le passer dans la pile "même pas la peine". je ne regarde pas l'émission de télé,  d'ailleurs peu la télé en général, la gestion de ce site et la création de  mes chansons suffisant largement à emplir mon peu de temps libre et l'image que j'ai des artistes qui déboulent de ce type d'émission n'est pas des plus reluisantes . Et puis la pochette, pas vraiment variétoche grand public m'a décidé. et surprise ! Je n'attendais rien de spécial, de la musique plus ou moins dance pour les djeun's peut être. Et voilà que tombe un disque de rock mettons alternatif ou l'ombre de Jacques Brel plane avec insistance. Si, si, Jacques Brel, je vous assure, impossible pour moi de ne pas y penser en écoutant Soan. Un Brel sauce Tête Raides que l'on retrouve d'ailleurs sur l'album. Next time le premier single à un côté Costello période King of America, Putain de Ballerine est déchiré/déchirant à souhait, Emily est habité,  A mon avis va falloir compter avec ce mec là dans les prochaines années.
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Eloïne Song promènent ses chansons depuis quelques temps déjà si j'en crois sa bio, mais c'est la première fois avec ce deux titres Elise/Quand je serais un enfant, qu'elle se pose sur mon rivage. Un univers plutôt côté douceur de la force, une voix haut perché, à la Kate Bush, entre mutine et enfantine. Elise a ce petit quelque chose qui rend une chanson attractive, attachante. Si c'est la guitare acoustique qui porte ce morceau, éclairé par de subtiles cordes, c'est le piano qui domine la face B, pour un titre que je pourrais comparer à Vanessa Paradis chantant Mistral Gagnant. Si Eloïne atteint le succès de l'artiste ou de la chanson, nul doute que son pari sera gagné. 
Dans ma petite tête, Luke était un ersatz de Noir Désir. Comme la bande à Landru ne m'a jamais accroché, je ne me suis jamais intéressé à Luke, et si j'en crois leur nouvel album, d'Autre part, cela prouve simplement que je suis un beau couillon. Dès le premier morceau, Fini de rire, une intro pop rock, un rythme rock, et hop, emballé le vieux Phil. Comme le second morceau reprend la même formule en encore plus tip-top avec Je suis un robot, tube en puissance, je mea culpeate a donf. Pense à moi, et la passe de trois, Très chouette titre également. Le reste du disque est peut être un peu en dessous (quoique Manhattan, Faustine ou la balade de clôture Si je m'écoutais valent aussi leur pesant de cacahuètes). Certes parfois la voix, ou le lyrisme des textes évoque de loin en loin les bordelais, mais franchement, aucun des albums de ces derniers ne m'a fait l'effet de celui ci.
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Première fois que j'entends parler des Wakey Wakey, le groupe de Mike Grubs avec ce nouvel album , Almost Everything I Wish I’d Said The Last Time I Saw You. Almost everything, premier morceau,  a un côté Ben Folds avec son piano endiablé et sa mélodie pop, sa basse qui pousse au cul, son solo enflammé, bref un hit en puissance. Twenty Two, le premier single me parait moins efficace, même si l'accroche sifflée fait son oeuvre. Le reste de du disque défile plaisamment, sans temps mort ni grande surprise.
Une affiche dans la station de métro que je prends quotidiennement, Un article dans Libé, il n'en fallait pas plus pour que je m'intéresse à Micky Green. Australienne installée à Paris, mannequin (évidemment), jouant de (et composant à ?)  la batterie, un premier album que je ne connais pas et ce second, Honky Tonk.  Vu ce titre je m'attendais à un album un peu roots, tirant sur la country. Perdu. La belle à fait un album entre groove et electro, un zeste funky et un doigt de soul, bref un album comme il en pleut tant, pas mal foutu, juste sans saveur. Elle chante agréablement et les morceaux balancent bien, mais je m'ennuie, même le single T.L. ne produit pas l'effet escompté. Allez, seul le titre Ready already tire son épingle du jeu. Peut mieux faire.
 
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La palme de l'incroyable retour à Buzy qui nous revient de je ne sais ou avec Au bon moment, au bon endroit, un 11 titres flambant neuf. Buzy , même son site web officiel la présente comme une chanteuse rock des années 80, c'est dire que depuis ... Cramé par un succès énorme Dyslexique, suivi d'un album fabuleux Adrian (aujourd'hui encore un disque que je révère), puis d'une collaboration avec le grand Serge, les années 80 furent sa consécration et depuis, retour à l'anonymat. Pas suivi ces précédentes tentatives de recoller au peloton, et c'est curieux que j''abordais son 9ème disque. Côté voix, les années ont prélevé leur dîme, elle a du beaucoup fumer Buzy , et ce petit grain qui n'appartenait qu'à elle à pris une claque, mais l'album se tient miuux que bien bien, servi par des pointures tel Gerard Manset ou le plus en plus incontournable Rodolphe Burger.  Buzy  est la plus juste incarnation du rock en chanson, notre Marianne Faithfull à nous, familière et distante à la fois. Le succès ne frappera probablement pas avec la même intensité qu'il le fit, la foudre ne frappe jamais au même endroit parait-il mais c'est pourtant aujourd'hui qu'elle le mériterait.
La foudre, Rodolphe Burger voilà une excellente transition pour aborder le nouvel opus de Monsieur Higelin, Coup de foudre, produit par le Rodolphe en question, seconde collaboration entre ces deux colosses. Depuis que je m'intéresse à la musique, soit le milieu des années 70, Jacques Higelin fait parti du paysage, Je n'ai pas toujours adhéré à sa musique, loin de là, mais sa présence m'est familière. Et ce disque est peut-être son album qui me touche le plus. Le titre éponyme a cette touche mélodique qui lui a manqué si souvent (à mon sens), un côté Beatles - le riff de clavier en fin de refrain - étonnant de sa part mais qui lui va si bien, et du country Bye Bye bye au jazzy New Orleans, à l'instrumental presque Chet Bakerien d'Expo Photos, le Jacques nous démontre qu'à 70 ans, il assure encore grave. Bon, quand il tombe dans ce que moi j'appelle ses travers, type Août Put, il me gave, mais il s'y adonne si peu cette fois que je pardonnebiggrin. La production de Mr Burger est un pur délice et il n'est pas pour rien je suppose  dans la qualité de ce disque.
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Les suédois de Sambassadeur dont j'avais déjà parlé en ces pages sortent leur troisième album, European. La plupart des critiques que j'ai pu lire leur sont très positives, et c'est ce qui m'étonne. Non pas que cet album soit mauvais ni même médiocre, Anna Persson a toujours cette voix très "dream pop", les orchestrations subtiles, avec des cordes riches et fournies, bref, il y a du boulot derrière, mais les compos, hormis le single Days sont assez passe-partout, manquent de relief, manquent de magie, bref ne laissent pas dans les oreilles cette envie d'y revenir, caractéristique majeure de la pop. Même Albatross peine à décoller, c'est dire.  Un album agréable mais aussi vite oublié qu'écouté.
Babybird est le pseudo choisi par Stephen Jones pour sa musique. pas loin d'une dizaine d'albums à son actif un succès d'estime plus que grand public, et voici, après 4 ans d'absence discographique Ex-Maniac, ou, méfiance, est mis en exergue la participation de Johnny Depp plus que la musique, ce qui est rarement bon signe. Et pourtant c'est à un pop/rock de bonne facture que nous convie le groupe. Certes, les chances de voir un titre escalader les hits parades sont réduites, et l'efficacité mélodique ne semble pas être la priorité des priorités chez Babybird , mais l'écoute n'est pas lassante un instant. Pour un premier album, la barre ne serait pas assez haute, mais avec plusieurs disques sous la ceinture, rien à dire.
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Rien ne ressemble plus a un album d'UB40 qu'un album d'UB40. Même le changement de chanteur après 30 ans de bons et loyaux services - Ali Cambell a été remplacé par son frère Duncan - n'affecte en rien le son unique de ce groupe. Quatrième opus de la série Labour of love, il consiste donc comme les précédents en reprises de titres plus ou moins connus du monde reggae passés à la moulinette UB40 .Et, comme imperméable à tout effet de mode, rien ne distingue cet album des précédents, si vous aimiez vous aimerez, sinon, rien de nouveau sous le soleil. La sensation de joie de vivre, de douceur tranquille qui émane d'un tel disque est un bien inestimable dans une vie plus tendue qu'elle ne l'a jamais été. L'écoute d'un album d'UB40 est équivalent à une séance de massage et de relaxation. Merci les gars ! 
Puisque nous sommes dans le reggae, restons-y avec Pierpoljak qui en est ici le fer de lance. Légendaire sérénade est son nouvel album et c'est une franche réussite. Un son moins roots peut être que sur d'autres de ses albums mais très chaleureux, presque serein. Les titres sont quasi tous de potentiels tubes.  Un album qui semble très personnel au niveau des textes, presque introspectifs, qui évoquent  la naissance d'un nouvel amour avec le titre éponyme, mais la séparation également (Bébé Damia), la vie d'une jeune femme d'origine  africaine (Awa) écartelée entre sa culture familiale et celle du pays occidental ou elle vit, un très bel hommage à Aimé Césaire (Aimé) avec de belles harmonies vocales ou une chanson plutôt clin d'oeil avec J'me comprends tout seul, bref l'album idéal pour sortir de l'hiver et affronter les premiers rayons de soleil.
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Parfois je trouve dans ma boîte aux lettres des albums dont je ne sais pas trop quoi faire. Enfin si, les écouter, mais après ... en parler ? N'en rien dire ? L'EP 5 titres de Silvouplay entre dans cette catégorie. Pas à cause d'un jugement sur la qualité de leur musique, juste que c'est un domaine, l'electro/techno/dance music que je méconnais totalement. L'écoute de Something stupid par exemple, premier morceau et celui qui donne son titre au disque serait paru sous le nom Daft Punk que je ne me serais aperçu de rien. Les 8' de Subway me passent largement au dessus des oreilles, comme un titre Giorgio Moroder qui aurait mal tourné. Il faut être plus adepte des dancefloor que je ne le suis pour en apprécier tout le sel. Le titre Silvouplay et ses voix passées dans tous les sens au vocoder,  ses synthés made in Kraftwerk et l'omniprésent tchac poum de la boite à rythme me laisse de glace. Juste pas la bonne personne.
Pigalle, l'un des véhicules musicaux de François Hadji-Lazaro, légende de la musique autoproduite francophone nous fait un comeback avec Des espoirs. Je connais mal la discographie de Pigalle, à peine plus celle des garçons boucher et de leur créateur, je ne connais que la familière silhouette croisée régulièrement dans les rues du Pré Saint Gervais. Il se trouve que Des Espoirs est un sacré bon disque. Le François y multi instrumentise à tout va (voir le clip de présentation) , Ukulele,  vielle à roue, guitare, violon, mandoline, oud, cornemuse, clarinette, banjo, accordéon, j'en passe et des meilleurs et il chante évidement. Pigalle est probablement ce qui s'approche actuellement  le plus de la chanson dite réaliste, en prise avec le quotidien. De la chanson à boire (Je bois ma vie ou la punk Il faut que je m'en aille), celle sur les femmes battues (Il te tape), la vie dans les cités (La cité sans nom) il a une manière d'aborder les choses, tendres et précise à la fois. Il a bienfait de ressuciter le groupe.
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Et un album made in America pour Tété. Le premier clair de l'aube. Profitant d'une tournée sur place, il s'y crée des contacts et y enregistre. Résultat, un album finalement assez proche de ses précédents disques, rythmique et mélodique, avec ce qu'il faut de quota de hits potentiels (1770 à ma préférence actuellement). Un titre comme Bye bye tire peut-être un peu sur le côté américain; ainsi que Maudit Blues, mais Tété est trop intelligent pour vendre son âme. Il ne prend des USA que ce qui sert son propos et passe le tout au tamis de son expérience. Au final, indubitablement son album le plus réussi.


Pas un mois sans qu'une Rock Star ne reste sur le carreau, le rock se fait vieux et ses promotteurs également. C'est le pourtant encore jeune Doug Fieger, Du groupe The Knack, qui vient de passer l'arme à gauche  Un premier album Get the Knack avec l'énorme hit My Sharona, un second album ... But the little girls understand, bijou pop sous-estimé, leur meilleur disque sans conteste,  un troisième dans la foulée, passé instantément aux oubliettes et rideau. Des tentatives de retour qui se solderont par autant d'échecs, bye bye les Knack. Reste qu'ils auront écrit la bande son de l'année 1979. salut l'artistetongue

The Knack - My Sharona


Rendez vous le 1er avril pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Février 2010 - Le rêveur solitaire

février 1, 2010 Temps de lecture: 39 minutes
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Février 2010 - Le rêveur solitaire

Avis aux artistes le 1er mars cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

Le rêveur solitaire - Tableau de Laurent ViensLe temps file à une vitesse incroyable, Janvier est déjà derrière nous et j'ai l'impression que 2009 c'était hier. Pas de nouvelles compositions ce mois ci, sans surprise puisque je l'avais annoncé le mois dernier. J'ai demandé à Julie de revisiter quelques anciens morceaux. Contrairement à des titres à venir dont je referais certaines orchestrations,  j'ai souhaité conserver Le rêveur solitaire en l'état, Julie apportant à la bande son sa voix et son talent.
Probablement qu'un lifting complet eu été préférable, pas eu l'envie frown.  Je sais c'est pas bien. Reste un texte et une mélodie que j'aime toujours. A l'heure ou j'écris ces lignes, la voix n'a pas été enregistré, donc je n'ai pas idée de ce que Julie va y apporter, mettons qu'une fois encore je compte beaucoup sur elle pour magnifier mes pauvres notes.
Calme plat côté écriture et inspiration, je me venge sur mon ukulele et vous en profitez puisque pas moins de 9 grilles rejoignent la CollUKEction  avec une nouvelle adresse facilement mémorisable: sucrepop.com/ukulele  pour accèder à l'intégrale. Vous trouverez en nouveautés, 3 morceaux pour débutants Serge Gainsbourg - Les p'tits papiers, Hugues Auffray - Stewball et Frenchy Bebe blues d'Alain Souchon, les autres grilles étant destinés à ceux/celles un peu plus avancés dasn al pratique de l'instrument. Maxime Leforestier et La petite fugue, ma participation au défi du mois du forum My dog as Flea (rejoignez nous) Renaud avec Manu, un Johnny Hallyday (enfin surtout un Michel Berger), Quelque chose de Tennessee un classique de William Sheller Le carnet à spirale et pour terminer le hit de Blondie Call me. Bien entendu, en sus des grilles d'accords, une version audio jouée tant bien que mal par votre serviteur y figure systématiquement, pas certain que cela vous aide, mais je me fais plaisir..
Ma première, et pour le moment unique, chronique d'albums de cette année est celle de Y not le petit dernier de  Ringo Starr. Dispensable, pour le moins.
Côté sortie d'albums, ce début d'année est plutôt frisquet. Enfin, il y a toujours une tonne de disques qui sortent mais d'artistes dont je ne connais rien et comme globalement j'en reçois moins et que mes pioches au hasard ne sont pas toujours efficaces ... Du coup, ce mois ci, une petite sélection mais la qualité reste au rendez-vous.

Ce premier album de Milow est sorti l'année dernière mais vu que je ne l'ai découvert que ce mois ci... Un jeune Belge reprend en acoustique un titre du rapper 50 cents, c'est déjà du pas banal. Qu'il arrive à transformer le titre, Ayo technology au point d'en faire un hit en or mérite qu'on ce penche sur son cas. Comme le gars n'est pas manchot, il enchaine sur un titre béton, cette fois signé par lui, You don't know, hit pop/folk imparable s'il en est. Et le reste de l'album, souvent dans cette teinte pop folk qui me fait penser à Cat Stevens est séduisant. Qu'il rocke avec un titre comme Canada, prochain single ? ou qu'il pleure avec Out of my hands, ça accroche fort.
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Un nouvel album de Peter Gabriel, vu leurs raretés, 8 ans depuis le dernier, est toujours un petit évènement. Quand à affirmer que Scratch my back est son nouvel album ... Produit par la légende canadienne Bob Ezrin, qui a déjà tout le gratin du rock à son palmarès, d'Alice Cooper au Pink Floyd en passant par Kiss, le concept sonore du disque (et de la tournée à suivre) est no drums no guitar, et, plus précisément, tout orchestre. Donc le symphoman canadien qui a déjà sévit dans le style par le  passé entoure la voix de Peter Gabriel d'orchestrations ou les cordes règnent en maître.Les compos elles, sont uniquement des reprises, pas de tubes ultra connus, sauf Heroes de Bowie peut être, l'on y croise également,  Lou Reed, Paul Simon, Regina Spektor,  Neil young ou Radiohead bref de l'inattendu. C'est surprenant, pas désagréable mais un poil soporifique tout de même. Et plus Bob que Peter.
Allez, un autre disque de covers, puisque c'est la mode. Un couple de canadiens, Marie-Eve Janvier et Jean-François Breau, inconnus total ici, reprennent un paquet de tubes. C'est par pur hasard que j'ai écouté Donner pour donner leur disque, c'est cette reprise de Michel Berger (crée par Elton John et France Gall) qui m'a conduit à leur prêter l'oreille. Bon, on est là dans la variété, certes, mais elle est canon, chante comme une canadienne c'est à dire sacrément bien, idem pour son playboy de copain, et on un goût certains pour choisir leurs titres. Une adaptation de You got it de Roy Orbison (signée Jeff Lynne) C'est pour toi pour me convaincre, une reprise de la sublime Je t'appartiens qui n'apporte rien à la légende mais ne retire rien non plus, bref en ces temps de disette, ne crachons pas sur les bonnes choses, l'album est fort agréable mais manquant d'audace, les ritournelles coulent toutes seules dans les oreilles, et il n'y a pas de mal à se faire du bien.
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Le premier album de Mr Koala à pour nom Début, et pour un début, le projet est sacrément abouti. 6 personnes constituent le groupe, 2 guitares, basse, batterie, clavier et violon alto, d'où une richesse notable dans les arrangements.  De la comptine dépouillée Ma petite ballerine en ouverture à l'orchestral  Sesame (plus de 40 guests) de clôture en passant par le rocker Game over (ma préférée, single évident) ou la bossa funky rock (si si) Le réveil, toute les couleurs de leur palette y passent sans que jamais l'éclectisme ne nuise à la cohérence du propos. C'est détonnant, subtil et efficace. Un zeste de Voulzy dans la voix parfois pour parachever le côté pop, ce début donne envie d'entendre le volume 2. L'album dispo en numérique chez Believe sortira sous la forme d'un bon vieux CD en mars.
 On continue dans l'éclectisme et premier album quoique dans des styles nettement différents avec Valery Boston. Une voix black avec toutes les qualités et aucun défaut que l'on peu associer à cet adjectif, un sens du festif évident, une gouaille et une tchache omniprésente, qu'elle passe du reggae à la valse musette via le zouk funky, c'est la bonne humeur et l'humour qui dominent. Et quand elle décide de faire dans la douceur légèrement jazzy, comme sur ??? cry( vu que les titres que j'ai reçu ne correspondent pas à ceux de l'album ) , elle en remontrerait à Sade elle même, rien que ça. C'est dans cette direction que je rêverais de l'entendre tout un album, car sa voix est franchement superbe. La dépression positive est dispo ici
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Le trio mods lyonnais, Small Ties, doté d'un nouveau bassiste, frappe à nouveau avec un second Ep, intitulé Flying Ties. Si les cravates s'envolent, c'est poussées par le vent du rock sixties, et je n'ai pas écrit pop mais bien rock. En ligne de mire, les Who, un peu, et les Kinks ou Les Troggs, beaucoup. Le single Alright, qui rode autour du riff d'All day and all of the nights de Ray Davies devrait leur permettre de conquérir quelques paires d'oreilles. En 6 titres originaux, les petites cravates revisitent le catalogue du rock garage pouvant ainsi qu'ils maitrisent leur bréviaire rock and roll sur le bout des doigts. Ils seraient anglais que le NME leur aurait déjà ouvert ses pages   
Un tout nouvel album de 30 ans d'âge, voilà ce que nous propose Mister Elvis Costello, avec un live at Hollywood Hight qui date de 1978, second d'une vingtaine de show qui devraient voir le jour, exhumés des archives. Donc, 1978, les Attractions en backing band, L'Elvis issu du punk prouve en 20 titres qu'il n'avait pas grand chose à voir avec ce mouvement.Een 1978 déjà deux albums sont parus, My aim is true et  This year's model, qui portent l'essentiel de l'album, Armed forces va arriver sur nos platines vinyls et est déjà sur scène, ça marche fort pour lui, même si, de mon point de vue, le meilleur reste à venir. Le disque bénéficie d'un excellent son, et séduira les fans qui n'auraient pas déjà les bootlegs. et puis rien que pour Alison, ça vaut le détour. Une manière de démontrer qu'en 1978 le disco n'avait pas tout emporté.
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Déconcertant Sous le toit, le premier album du duo ariegois Mozermilk. Oscillant entre pop et folk, anglais et français, masculin et féminin, tradition et modernité. L'album est construit sur ces dualités et ces ambivalences en font tout le sel. La guitare acoustique y côtoie l'harmonium, des sons d'ambiance font écho au sitar, la voix de Chou, fraîche,  parfois presque enfantine, posée sur des atmosphères déstructurées, décalées, qui font qu'on ne s'attend pas une seconde au prochain son qui va surgir des enceintes. Mozermilk ne fait clairement pas dans la pop facile, mais propose une musique qui n'appartient qu'à eux,  parfois trouble comme Politistic, quasi comptine comme Sous le toit ou rustique et bucolique comme O aipoque. Bref Mozermilk, c'est unique, et si le duo est quand même un peu barré c'est ce qui fait son charme et sa personnalité. A écouter pour se décrasser les oreilles.
Le buzz monte autour d'Arnaud Fleurent Didier. Au coeur des conversations des branchés, le nom de son album, La reproduction,  circule. Sélectionné pour passer sur Fip, c'est dire. Du coup quand Pierre m'a lancé sur sa piste, j'y ai cru. Et de fait, France Culture le titre qui ouvre le disque, parfaitement dans la mode du name dropping, à tout de l'efficace carte de visite qui donne envie d'en connaitre plus. Dans la droite ligne d'un Vincent Delerm avec autre chose qu'un piano pour accompagnement, mais des orchestrations luxueuses qui font penser à celles qui portaient Serge Gainsbourg. Reste que sur la longueur, l'album lasse, la voix systématiquement parlée, les textes intelligents, au cordeau, la richesse musicale ne suffisent pas toujours à combler la vacuité du propos. Parfois la mayonnaise prend (Je vais au cinéma) mais le train reste souvent en gare. Doué mais peut mieux faire
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Un ajout dans la rubrique copinages pour saluer l'arrivée sur le web de Regis Delbroucq, compositeur interprète talentueux, qui après un ermitage volontaire, a décidé de revenir dans la course. Le bougre est doué, compos veloutées quoique au textes souvent sombres voir noirs, voix marquante, qu'il compose pour lui- le plus souvent - ou pour d'autres ainsi que pour le théâtre, son terrain actuel de prédilection, il a ce truc qui fait la différence et qui fait qu'on l'identifie aisément. Le style ça s'appelle. Son site ne présente pas encore toute la palette de ses talents, il sent encore la peinture, laissons l'artiste s'installer, mais qu'il revienne à l'écriture m'enchante, j'attends avec impatience sa prochaine livraison. 
Un site ouvre, un autre ferme . Jean-Mi Chapron, dont les guitares me carillonnent dans les oreilles régulièrement m'informe qu'il a fermé sa page myspace. Son site web se résume pour le moment à la page d'accueil. Est invoquée la lassitude. Bref nous sommes un peu dans le même état d'esprit, même si moi je n'ai rien fermé, hormis la boîte à compos. Dommage la dernière chanson qu'il m'avait envoyé, Elle marche sur un fil, creusait encore plus profond le sillon de cette pop aux guitares brillantes dont il s'était fait le spécialiste, aidé d'une armée d'as de la 6 cordes. Je ne doute pas qu'il nous revienne prochainement avec dans sa besace quelques popsongs de son cru. Revient JeanMi, on t'aime ! tongue
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4 ans après un premier album qui la propulsa superstar Corinne Bailey Rae est de retour avec le difficile exercice du second album, The sea est son nom. Entre temps, elle a du faire face à la mort de son mari, auquel Are you here ? titre ouvrant l'album est dédié. Je suis partagé sur ce disque, c'est un bel album, profond , elle y chante divinement, les morceaux qu'elle signe tous sont racés et bénéficient d'une production léchée ou cordes et soul sont au rendez-vous,  mais, même après plusieurs écoutes, si je prends toujours autant de plaisir à l'entendre, il ne m'en reste rien. Pas de titres qui m'accrochent, qui squattent mes neurones. Et pourtant chaque fois que j'y reviens, et j'y reviens tellement sa voix est enchanteresse, je suis sous le charme mais celui ci se dissipe une fois la dernière note évanouie. Etrange. Mais beau.
Si vous aimez la pop variété made in France, c'est à dire les univers d'un Goldman,  Calogero, Obispo et autres Stanislas, le gars Lorenzo et son Mont amour devrait vous brancher. Une voix de tête, des compositions mélodiques, entre rock (le Son masculin d'ouverture) et folk engagé (Lettre au président), Balade piano voix (Si je me lève encore) des textes réellement écrits, le niçois démontre que l'autoproduction assure et qu'il y a un chemin, certes escarpés, hors les majors. Son masculin a le potentiel pour lui ouvrir les portes des radios, mais est peut être un peu esseulé sur le disque. Si vous souhaitez vous aussi partir à la conquête du Mont Amour, suivez le lien Deezer.
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Moi j'aime bien les Watoo Watoo. je ne parle évidement pas du dessin animé mais du duo pop Bordelais. j'ai l'impression d'une certaine similitude entre nos trajectoires, nos influences, une indie pop mâtinée de bossa, le format duo, ou une voix féminine incarne les compos de monsieur,  notre persévérance à proposer notre musique, 10 ans au compteur tous les deux, même si leur présence dans nombre de compilations leur donne clairement un coup d'avance sur moi. Leurs deux premiers albums sont à dispo sur l'une de leur page, leur 3ème, La fuite, est sorti en 2007, le clip de l'un des morceaux de l'album, Perdu, vient d'être réalisé, tout frais, tout pop. Me font penser à Swan Dive parfois ces deux là, c'est dire toute l'estime que j'ai pour eux.
Second EP de Come & Nerk, intitulé Woody, 4 titres au sommaire. En sus de faire dans le folk avec des guitares en bois (woody ?) Ils n'ont pas lésiné sur le packaging pour inciter à la vente. Poster BD (signé popcube), 1er tirage en 100 exemplaires numérotés, personnalisés par une série de tampons, bref du collector. Côté zic, Woody marque une nette progression qualitative sur le précédent EP, qui n'était pourtant pas médiocre. Je les sens plus confiant, plus à l'aise. S'en aller a un petit air de Souchon, Rien dans le ventre est très accrocheur, Wake up et Woody woody song sont les morceaux qui les raccroche le plus à En route, le précédent EP. bref 4 titres, deux univers différents, 50/50 quelle direction prendront ils finalement ? Person ma préférence va vers les titres 1 et 3 mais on s'en fout biggrin
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Il y a quelques mois, j'avais été contacté par la branche française du 100% music songwriting contest pour savoir si j'étais ok pour recevoir le CD des gagnants (pas pour faire partie du jury). Bon, j'avoue que cela m'était sortie de la tête lorsque j'ai reçu  la compilation reprenant les 9 premiers gagnants de chaque catégorie, bref, la crème de la crème. les 9 catégories étant Acoustique, Pop Variété, Rock- Métal, Musiques électroniques, Blues-jazz, Musiques de films-Tv-Jeux video, musiques du monde, Hip-hop R&B et pour finir meilleur paroles (et musiques). la troisième édition de ce concours semble être en ligne (voir ici) en attendant, je vais vous parler des 9 de la cuvée 2009
Première dans la catégorie acoustique et première au général, Lisa Jaeggi. A priori un album récemment sorti, Oh Lady you shot me, dont est extrait Menlike gods titre number one sur les plus de 1500 entrées du concours. Son myspace est assez chiche en info,  j'ai bien entendu écouté les quelques morceaux dispo ainsi que les extraits sur CDbaby. Bon, Pas c'est bien mais pas mieux que les zillions d'autres oeuvrant dans le même domaine. Enfin j'ai pas trouvé. Menlike gods balance pas mal mais ne m'assoie pas. Elle a gagné, dont acte.
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Adrien Reju, malgré son prénom, est une femme. Seconde au classement général, et première de la catégorie pop variété. When the curtains fall, délicate ballade ou sa voix légèrement voilée fait des merveilles vaut effectivement plus que le détour. Dans la catégorie de chanteuse type Melody Gardot ou Diana Krall, elle assure grave. Un piano Rhodes et quelques arrangements parcimonieux comme écrin vocal et une superbe chanson. Si l'album a million hearts est à la hauteur de ce titre, ça promet.
Après deux américaines c'est à nouveau une femme qui monte sur le podium. Un canon australien nommé Candice Cassagrande. Un album sur le feu également New day, première de la catégorie meilleures paroles. Behind closed doors est une popsong efficace, doté d'un sanglant solo de guitare, qui démarre lentement pour finir crescendo. Les autres titres du myspace laisse plus qu'entrevoir un beau talent, ses compos tiennent bien la route. Elle me fait penser à l'hollandaise Isle Delange, tant dans le type de musique que par le timbre de voix.
 
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Premier de la catégorie Rock-metal Mog avec le titre Kings. Avec une production plus éclatante, ce titre serait de la graine de hit parade. Refrain immédiatement mémorisé, le côté rock n'occulte pas un sens pop certain, c'est des 4 participants le plus efficace commercialement parlant. Nine est son nouvel album et les titres en écoute sur son myspace prouvent que Kings n'est pas un coup de chance et que le gus à le truc pour pondre des trucs accrocheurs. Australien également
Catégories Blues jazz,  c'est un groupe hongrois qui l'emporte, lui aussi emmené par une femme, Mizar. Vu que le site du groupe est dans sa langue natale, même en cliquant sur anglais, je n'en dirais pas trop.  Mizar semble être un trio, le titre No time to lose est du côté jazz de la force, un jazz sans esbrouffe, très grand public, assez pour que je puise y adhérer facilement et avec plaisir, moi qui suit généralement assez hermétique à ce style de musique. Le groupe semble en être à son second album, Natural design est son nom. Petit clin d'oeil, la chanteuse compositrice clavier s'appelle Fanni Sarkosy smile
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Dans la catégorie musique électroniques, c'est un groupe américain qui remporte la palme, Measure avec le titre Begin again. Un duo américain, encore une demoiselle au chant,  décidément le jury de ce concours a les même obsessions que moi biggrin, un EP vient de sortir, et moi qui craignait que cette catégorie ne me passe au dessus des oreilles, je me retrouve avec une très accrocheuse chanson, et d'ailleurs les autres titres du myspace sont assez craquantes également, Fireworks par exemple. Measure me semble plus proche de Dido que de ce que moi je qualifie de musique électroniques, la chanteuse a ce timbre de voix qui file des frissons, et à mon avis ces deux là ont un avenir radieux devant eux.
C'est un espagnol, Eduardo de la Iglesia à qui revient la palme de la musique de film. Je ne sais d'où est extrait le titre Gods & Mortals, mais la pop est effectivement loin, des choeurs quasi grégoriens (pour ce que j'y connais) un grand orchestre, pour de la musique "sérieuse" . Bon ça le fait hein, sur son site les morceaux en écoute font penser à l'inculte que je suis à des titres classiques, on me dirait c'est du Satie ou du Chopin que cela ne me surprendrait pas plus que cela. C'est beau, émouvant, et c'est bien là le principal.
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C'est un frenchy qui raffle le premier prix des musiques du monde, Benjamin Violet avec Children of the earth. Un instrumental ou les guitares acoustiques se taillent la part du lion (le Benjamin en question est également violoniste). Son myspace ne présentant que des titres de 15 à 20 secondes confused difficile d'en dire plus sur lui. Children of the earth est plaisant et il y fait preuve d'une excellente maîtrise de l'instrument, pour autant que je puisse en juger. Je ne dirais rien sur Funckrama, le groupe hollandais gagnant de la catégorie Hip-hop, mais j'ai écouté Better days, je ne sais pas apprécier, parler de rap, pas ma culture, j'écoute et ça me gonfle, je suis trop vieux pour le groove.
La palme de la persévérance, voir de l'acharnement à Khanh Mai, alias Taï Phong, qui tente un Nième retour, toujours sans nouvel album, retour sur scène, le 7 février à la Scène Bastille à Paris. Fin des seventies, ce groupe était l'un des fers de lance de la musique progressive made in France. En son sein, un certain Jean Jacques Goldman puis un Michael Jones. Un unique tube, imprévu, Sister Jane sur leur premier album (jolie cover de ce titre sur leur myspace), un second disque, Windows, superbe (cf la reprise de Last chance par votre serviteur), un troisième anecdotique, et bye bye. 20 ans plus tard, Sun 4ème album  dont je ne connais que les titres en écoute sur Myscape, séduisant quoique très différent, plus "commercial", sans rien de péjoratif. Depuis le groupe est plombé par d'incessant changement de personnel. Ce retour sera t'il le bon ?  Rendez-vous le 7 de ce mois ci pour se faire une idée.
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Comme la pochette de son premier album nous le montre, Little à tout pour nous mettre la tête à l'envers. Cette chanteuse de poche à le moyens de nous les faire (les poches). Sa Chanson de filles, habile croisement entre France Gall, Françoise Hardy et la Diana Ross des Supremes (merci à son arrangeur  Ludovic Bource), nous transporte dans la fraîcheur des sixties. Entre folk, la guitare acoustique est son instrument d'écriture, et pop (Je veux des violons, premier single), sa voix mutine et ses textes ou la plupart des jeunes femmes d'aujourd'hui se reconnaitront accrochent forts. Elle chante qu'elle fait N'importe quoi, du m'importe quoi comme cela c'est quand elle veut


Bon, dans la série, à quoi ça sert d'être sur Jamendo et  consort, voilà une réponse. Il y a 1 an 1/2, un réalisateur suédois, Martin Vilcans, me contacte pour me demander l'autorisation d'utiliser deux titres (Chasseur d'images et Ecoute) pour les inclure dans un court-métrage en préparation. La semaine dernière apparition sur Youtube du court métrage en question När Harry mötte Bettan. En suèdois non sous-titré, je n'ai aucune idée de ce dont cela parle biggrinSur Youtube le film est en deux parties, la première est visible ci-dessous, la suite est ici http://www.youtube.com/watch?v=8vSeDu0aL7k. Voilà, l'une de ces occasions étranges que seul le net peut procurer.


Rendez vous le 1er mars pour la suite des aventures de Sucrepop, ou de vieilles chaussures prendront de nouvelles routes
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

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Janvier 2010 - Midnight Blue

janvier 1, 2010 Temps de lecture: 42 minutes
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Janvier 2010 - Midnight Blue

Avis aux artistes le1er janvier cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

voeux2010.jpgL'équipe de Sucrepop vous souhaite une excellente année 2010, que celle ci vous soit douce et réponde à toutes  vos attentes.
11 ans déjà que je distribue ma musique de façon numérique, et en cadeau de Noël, le 23/12/2009 00:44:02, le million de visiteurs a été atteint.  Merci à vous tous, fidèles internautes ou visiteurs de passage qui avez contribué au "succès" de ce site. tongue. J'ai profité de cette fin d'année pour ajouter une rubrique téléchargements  dans le menu, ou vous trouverez KaléïdoskPoP, le nouvel album,  11ème du nom ainsi que ses 10 petits frères, First of July, le 1er album de Julie et quelques compils dont deux que l'on trouvait uniquement sur Jamendo. 
Après 11 années à proposer un morceau original le 1er de chaque mois, je perçois comme un désintérêt de plus en plus marqué pour cette formule, pourtant unique, et j'ai donc décidé de changer de fusil d'épaule. En 2010 Le titre mensuel sera soit une reprise d'un ancien titre de Sucrepop que j'estime raté (ceux que j'ai chanté par exemple), ou une cover comme le titre de ce mois ci. Parallèlement, j'écrirais un album pour Julie qui sortira le 21 décembre 2010 à 21h50 et s'intitulera StroboskPoP (si ce n'est pas de la voyance ça). Bref je réintègre le rang et fait comme tout le monde smile. Pour en revenir à Midnight Blue, la reprise d'Electric Light Orchestra que je vous propose ce mois ci, elle a été co-réalisé par Pablo et moi même et évidement interprété par Julie. Je l'avais commencé il y a plus d'un an puis mise au placard, ne sachant trop quoi en faire. En échangeant avec Pablo, fan d'ELO aussi, il m'a proposé de reprendre la main. La démo que j'avais faite a eu l'heur de lui plaire, il y a ajouté sa patte, sa palette sonore, Julie est venue l'enregistrer avec son talent habituel et voilà le 1er titre à couleur Dance de Sucrepop. Ce qui m'a valu un premier article hispanophone sur le site ELO Espana, dédié vous vous en doutez, à la musique de Jeff Lynne sous toutes ses coutures.
Côté ukulele, 11 titres rejoignent la CollUKEction de grilles d'accords, Midnight Blue bien entendu, 4 Beatles Baby's in blackNorvegian Wood , Eight days a week  et Love me do, un Kinks Celluloid heroes, une chanson d'actualité avec Tino Rossi et son Petit Papa Noël, un Marie Myriam L'oiseau et l'enfant  et deux comptines puisqu'il m'en a été demandé et que je suis un gentil garçon Gentil coquelicot ainsi que Compère Guilleri et pour finir un vieux hit des sixties pour nous préparer à l'été, François Deguelt avec Le ciel, le soleil et la mer . pour simplifier l'accès à la page regroupant l'ensemble des titres l'url officielle devient www.sucrepop.com/ukulele
 Les dernières newsletter étaient pachydermiques, près de 50 chroniques pour la dernière en date,  celle de janvier retrouve une taille normale, moins de sortie oblige, et je vais donc pouvoir parler d'albums 2009 qui étaient passés entre les mailles du filet lors de leur sortie. L'album de Nolwen Leroy,  Le Cheshire Cat et moi lui bénéficie d'une chronique dédiée. Suivez le guide cool

C'est de Norvège que nous vient l'album le plus pop du moment Peter & the Penguins. Si le style Mersey Beat vous parle, vous allez craquer. Si l'intro de Barefoot lorgne sur les Beach Boys, le reste du disque est totalement dédié au son de Liverpool. Comme nombre de compos tiennent la route, nous aurions tort de nous en priver. De l'irrésistible There goes Pete Best (l'homme le plus malchanceux de la terre, ce qu'il est de fait) aux tubes millésimés Sweetheart ou Here I go again, c'est du condensé de plaisir. She took me by surprise sonne plus Rutles que Beatles mais ce How to choose a sweetheart recèle trop de pépites pour que lui en tienne rigueur, album du mois, haut la main.
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Ce n'est pas nouveau, je suis fan des Astropuppees, donc de Kelley Ryan qui est à ce groupe ce que Mc Cartney est aux Wings, Jeff Lynne à ELO ou Black à Decker. Je m'en vais donc faire un tour sur son site voir s'il y a du nouveau. Heureuse surprise, un nouvel album, Twist est annoncé pour mi février, sous son nom et non plus sous celui des Astro  mais seul l'étiquette change, le contenu reste le même. L'album  à pour thème les filles dit elle. et le premier morceau qu'elle met à disposition pour nous allécher, About a girl, est 100% addictif, avec des harmonies fondantes,  une mélodie ensorcelante bref, ça promet d'être du lourd, of course j'en reparle à la sortie, en attendant, mettez vous ça dans le cornet..
La tendre pochette du premier album de Mary's dream, 10Y m'évoquais plus le Pierre et le loup de mon enfance que le folk rock mature dont il font preuve tout le long des 14 plages de cet album. le titre 10Y (Ten years) fait référence aux 10 longues années qu'il leur a fallu pour accoucher de cet album.  Un sens de l'efficacité certain (MFD ou No rule ont de quoi accrocher les radios), une atmosphère personnelle mis en son par Lionel Gaillardin (Biolay ou Keren Ann) pour une franche réussite. Leur incursion en francophonie le temps de deux titres superbes (Je pars et la route est longue) démontre qu'ils ont de la ressource et de la polyvalence, ils ont bien fait d'être persévérant, le rêve de Mary c'est finalement incarné. 
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Dan Fogelberg, dans les années 70, est l'un de ceux, avec un James Taylor ou un Jackson Browne qui définirent le son folk rock acoustique californien. Et puis le temps est passé et lui a été, un peu, oublié, en tout cas par ici. Décédé en 2007, il avait enregistré avant l'annonce du cancer qui finira par l'emporter un album, Love in time, demandant à sa femme de le sortir après sa mort. Loin d'être un album de chutes de studio, il se révèle être un chouette disque, dans la droite ligne de ses tous meilleurs. Le titre éponyme se loge direct dans vos tympans, Diamond to dust fait penser aux plus belles heures des Eagles et si Come to the harbor est partiellement une ressucée de A horse with no name d'America,  l'émouvante reprise de Neil Young, Bird, qui clôt l'album se termine sur ces paroles "It's over", suivi d'un début de musique, similaire à l'intro de To The Morning, la première chanson de son premier album 30 ans auparavant, une élégante manière de boucler la boucle. Chapeau ! tongue
Plus discret que Stéphane Giardina, ça va être difficile. A priori ex bassiste du groupe Cassandre (inconnu de mes services), pas de trace d'un site web en son nom propre. J'ai simplement reçu son Invitation, EP 5 titres récemment paru. Du piano et des cordes pour nous accueillir avec le bref instrumental qui donne son nom à l'album, les cordes (violons, violoncelle) restant le fil conducteur, donnant une couleur un peu (même pas mal) mélancolique, une voix de tête aux accents plutôt tristes appuyant cette direction. Même le plus electro Le Nouvel Ange garde cette même démarche. alors évidemment, ce n'est pas un album de piste de danse, plus du 1er novembre que du 1er janvier, mais la beauté est le plus souvent dans la tristesse alors ...
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Des cordes, mais utilisées différemment, ce n'est pas ce qui manque sur le nouvel album de Stanislas, Les carnets de la vigie. Le second album du chef d'orchestre poursuit la route tracée avec le premier. Une musique solaire, entre Calogero et Pascal Obispo ses frères de sang musicaux. Très mélodique, portée par une voix de tête, des orchestrations lumineuses, il tient toutes les promesses qu'il avait faite, même si, pour être excellent, ce disque aurait nécessité plus de compositions ambitieuses et de singles. Improbable qu'il marque l'année 2010 de son empreinte, mais son mois de janvier, pourquoi pas.
Malgré plusieurs albums sur une major, le soutien indéfectible de Francis Cabrel, pour lequel il joue en studio, Michel Françoise reste un second couteau. En surface, son dernier album autoproduit (12 ans depuis le précédent) sorti en début d'année n'a pas inversé la tendance, et la question reste la même pourquoi ? Des guitares électriques rageuses et somptueuses, une voix intéressante, même si, de temps à autres, le syndrome Cabrel se fait trop prégnant, des orchestrations au cordeau, des compos solides (le riff d'Elle danse est d'anthologie), des textes fins et un son à en faire pâlir plus d'un. Alors quoi ? Certes l'ombre de l'homme d'Astaffort plane et alors ? Au cinéma, certains seconds rôles, sur la longueur, finissent par être plus populaires que les stars d'un moment, c'est tout le mal que je lui souhaite.
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D'un côté un des albums incontournables du rock, Dark side of the moon, du Pink Floyd, de l'autre, les Flamings Lips, habitués des disques étranges à forte teneur en psychédélisme et expérimentations soniques diverses, qui acoquinés aux Stardeath and White Dwarfs proposent une relecture complète du chef d'oeuvre. Contre toute attente, la déstructuration et la démantibulation attendue n'ont pas lieu et le respect est au rendez-vous. Non pas que ce soit décevant, du coup le disque est écoutable, ce qui n'a pas toujours été le cas de leurs précédents, en tout cas quand on a de la pop qui coule dans les veines, mais juste inutile. Certes nous sommes loin d'un rendu note à note, quelques guitares colériques viennent brouiller un peu la surface du lac, des sons étranges traversent le champ stéréo mais dans l'ensemble, on y retrouve facilement ses petits. Anecdotique.
Romilis a par deux fois participé à Sucrepop en tant qu'interprète (ici et ) mais est lui même auteur compositeur. Il a publié 3 albums autoproduits dans son home studio, et, probablement insatisfait de la qualité sonore, a décidé en cette fin d'année 2009 de se faire plaisir et de passer en studio pro pour y enregistrer deux titres, afin d'avoir un son à la hauteur de sa passion. Influences affichées et assumées, Jean-Jacques Goldman ou Pascal Obispo. 2 titres, 2 facettes, la romantique, un piano voix sur Si un jour ou la similitude de timbre avec le JJG pré-cité est impressionnante, une facette plus énergique (je n'ai pas écrit rock)  Regarde moi dans les yeux, convoquant guitares basse/batterie. Le tout s'inscrit dans la variété des années 80, ce qui est, je pense, exactement la direction qu'il souhaite prendre. Ne reste plus qu'à finaliser un album pour 2010.
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Le second album de Kwoon, When the flowers were singing arrive tout juste sur terre. Kwoon est plus un concept, voir une philosophie qu’un groupe de rock. Ce n’est pas exactement le style d’album qui s’écoute dans le métro, il faut consacrer du temps à cette musique intemporelle, incitant à la rêverie, ou des nappes de cordes entourent une voix à la limite de l’audible, murmurant à nos oreilles des secrets perdus. L’album est divisé en une dizaine de plage culminant sur les 10 minutes d’Ayron Noria, même si à l’évidence, ce n’est pas le type de disque qui s’écoute par plages. Réservez 50’ pour vous y immerger.  La référence à Sigur Ross revient souvent quand on parle de leur musique. Si, à l’évidence ils planent dans des univers proches (longues plages instrumentales, guitares languides, langue inventée …), bref ce qui est communément appelé du post-rock, les deux groupes ont une personnalité bien distincte. Pour une ballade sur une autre planète, suivez Kwoon, ils en ont écrit la bande son.
Le cas Charlotte Gainsbourg. Un troisième album, IRM,  pour la fille de, dont elle a confié la direction artistique à Beck, après avoir passé le volant à Air sur le précédent. On ne peut pas lui reprocher de ne pas essayer de faire quelque chose, d’être là ou on ne l’attend pas, d’expérimenter. Dont acte, la prise de risque, dans son métier d’actrice comme de chanteuse semble lui être chevillé au corps. N’empêche que, comme pour 5 :55, je m’ennuie fort à l’écoute de son disque et hormis le délicat In the end et sa guitare acoustique, rien ne surnage après quelques écoutes. Qu’est ce qui pousse donc un tandem qui, sur le papier, promet sinon un feu d’artifice au moins des étincelles, à ne nous écrire qu’un pétard mouillé. Il n’y a personne pour leur dire que la pop, le rock, la musique, dans le style qu’ils ont choisi c’est d’abord des chansons, une écriture et pas juste une belle production ? Bon reste la pochette qui nous présente Charlotte radieuse et sexy en diable c’est mieux que rien mais certainement pas ce qu'elle souhaitait.
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Comme Pierre l’était pour Jésus, je revendique d’être l’un des premiers à avoir cru en Arnaud Simon biggrin. Fidèle parmi les fidèles. Et son premier album, Pourquoi pas l’Angleterre ? à défaut d’être le succès qu’il aurait mérité d’être, a confirmé que j’étais dans le droit chemin. C’est donc avec ronronnement d’aise (si, si) que j’ai accueilli l’annonce d’un prochain nouvel album au titre californien, Sun. En prémice, Arnaud nous propose un premier titre,  sa Bière du vendredi à l’hôtel Sovereign, chanson inspirée d’une photo,  procédé qu’il avait déjà utilisé sur Serre moi et avec quel talent ! Dès l’intro, dès la voix, on reconnaît la patte du maître des lieux, avoir un style c’est déjà la marque des grands. L’album à venir est annoncé, plein de sable de folk et de filles, pour le printemps 2010, de quoi avoir la certitude d’un été ensoleillé. 
Isabelle Boulay, je ne connais guère, même si son timbre délicieusement fêlé me parle à chaque fois que je l’entends.  C’est donc sans à priori que j’abordais l’écoute du bien nommé, vu sa date de sortie, Chansons pour les mois d’hiver. Essentiellement composé de reprises (Cabrel, Julien Clerc, Leonard Cohen), la jolie rousse a choisi une production très acoustique (Marc Perusse, excellent), un folk chaleureux que l’on imagine joué près d’un feux de cheminée, les bûches crépitantes et le bruits des pas des passants crissant sur la neige au dehors. Si le choix des chansons s’avèrent assez peu risqué, une mention spéciale à la balade du chien-loup de Leonard Cohen, adapté par P. Delanoë / C. Lemesle pour Nana Mouskouri ???, sublime chanson d’amour perdu. Au final un album plus qu’agréable, ou la voix de la canadienne nous accompagne doucement et à laquelle il fait bon se chauffer.
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Toujours au Canada, à nouveau le périlleux exercice de l’album de reprises, mais cette fois pour un bouillon, et c’est Garou qui s’y colle avec le Gentleman Cambrioleur. L’homme à la voix bluesy nous reprend en vrac du Rita Mitsouko, du U2, du Madonna et du Dutronc (père), du Joe Dassin et du Birkin, bref monsieur ratissage large, mais qui dit ratissage dit râteau et ce dernier est au rendez-vous. Son précédent album (pas écouté) en anglais, semble avoir été, au moins commercialement, décevant, et le gars semble se chercher. Et il ne s’est visiblement (audiblement) pas trouvé. Qu’est ce qu’il a été foutre dans cette galère ? Au mieux, il remporte le championnat de meilleur chanteur de Karaoke du comté. Quand on a cette voix là, on a pas le droit de chanter aux Champs Elysées (de Jojo) version baluche ni massacrer allègrement le bijou qu’est Sound of silence de Simon Garfunkel. Déchaîné, il émascule le New Year’s day de U2 et sa reprise des Dessous chics du grand Serge autrefois subliment érotisée par la Jane confine à l’impuissance. Avec le stock d’auteurs compositeurs  de talents qui traînent sur la toile, pondre un tel disque relève de la provocation.
C’est le premier album « écologique » que je reçois, papier recyclable, encres végétales, vernis acryliques à base d’eau, le CD lui même est entièrement recyclable (merci MPO.)  Le duo Urihani (Philippe Moreau et Jeff Alcaras) fait dans le militantisme actif avec Music for the planet, dont le titre indique parfaitement leur état d’esprit : P-E-D-A-G-O-G-I-E. Chaque titre est doté d'un haïku pour appuyer le discours. Mais pas de prêchi-prêcha ici, juste des gens convaincus cherchant à convaincre de l’utilité, la nécessité de leur combat, pacifique. Côté musique, le cataloguage n’est pas aisé. Les étiquettes, polluantes probablement, ils n’aiment pas chez Urihani . La world music, prédominante,  y croise l’opéra, le rock l’électro, sans que l’ensemble ne paraissent un fourre-tout mais au contraire garde une vraie cohérence. Les invités, particulièrement la voix d’Emilie Spiller, apportent leur contribution avec bonheur. Au final une belle leçon de choses.
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En route pour battre le record de longévité d’Henri Salvador, Charles Aznavour nous propose son Nième album, & the Clayton Hamilton Jazz Orchestra, ainsi nommé puisque enregistré avec la collaboration du fameux arrangeur/contrebassiste John Clayton. Au menu des reprises (en majorité), deux inédits, des duos, entre classique Aznavourien (Comme ils disent, la Bohème …) et de plus obscures sélections redécorées façons jazz, ce qui n’est pas une première pour le bonhomme, sa musique se prêtant bien à ce traitement. Le grand Charles croone comme s’il avait 50 ans de moins, sa voix continue incroyablement vue son âge à faire mouche et les Buble et autre Harry Connick Jr n’ont qu’à bien se tenir, le grand père n’est pas prêt de rendre sa couronne. Bon, je vous l’accorde, ça pêche un peu dès que l’on aborde l’anglais, ou son accent frenchie ferait passer Maurice Chevalier pour un natif de Chicago, mais côté zic, la machine infernale à swing qui dépote derrière assure un max et pousse le Charles à assurer et à se dépasser, ce qu’il fait pour notre plus grand plaisir.
Quelques titres de Manu Serve méritent de passer à la postérité. La fiancée du Geek ou la DRH par exemple dénotent un franc talent d’auteur. C’est donc avec plaisir que j’annonce l’imminente arrivée sur nos platines d’un nouvel album, L’étendue des possibles, très Houellebecq comme titre smile, dont 5 plages sont d’ores et déjà disponibles sur son site. La folk en français est musicalement un peu trop réminiscente de J’suis Bidon d’Alain Souchon mais consacre son talent d’auteur, et Lait grenadine est mon coup de cœur du moment. Si ces morceaux sont représentatifs de l’album, nous  nageons ici dans une tonalité folk ou piano et guitare acoustique se partagent la majorité de l’univers sonore. La voix reste, de mon point de vue, le point faible de Manu Serve, un peu comme je considère faible celle de Renaud par exemple,  avis purement subjectif, qui fera rager les fans de Manu je suppose. Reste que je suis curieux d’entendre l’autre moitié de cette étendue.
 
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Maria Taylor est la moitié du duo Azure Ray, dont je fus fort friand à une époque, qui proposait une musique douce et cotonneuse, surnommée  dream pop ou les voix de Maria et Orenda Fink, quasi chuchotées sur des compos minimalistes, me berçaient agréablement. En attendant de se reformer prochainement, les deux vaquent en solo et Lady luck est le 4ème album de la dame. Ici, foin de murmures, Maria Taylor livre un album folk/pop de facture somme toute  assez classique, plutôt bien balancé mais sans titre pour faire une réelle différence d’avec les zillions d’autres jolis minois qui font de même. Pas décevant, le disque recèle quelques pépites (Cartoons and Forever Plans avec les harmonies de Michael Stipe de REM par exemple) mais il ne surprend pas non plus. Agréable, sans plus
Disparu des écrans radars depuis un bail, victime du syndrome one hit wonder (allez deux hits avec Madrid Madrid et nos fiançailles), Nilda Fernandez a réussi a laisser une trace dans la chanson francophone grâce a cette voix si particulière et sa fragilité apparente. Le voici de retour en ce début 2010 avec un nouvel album, qui porte son nom. Ca part rock, avec Plages de l’Atlantique, qui a tout du single efficace, même si ce n’est pas là ou on l’attendait, mais c’est un peu l’histoire de ce personnage  que de nous surprendre. Ensuite son Espagne natale et ses guitares flamenco reprennent le dessus, ou bien l’Argentine et son accordéon, on ne se refait pas, mais ce disque plaisant n’est pas un étalage folklorique, loin de là des diverses contrées visitées par l’artiste. Les compos sont racées, la voix n’a rien perdu de sa superbe, et le voile rouge qu’il agite sur la pochette devrait exciter bien plus que quelques taureaux.
 
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Un peu de musique dépaysante ? Prenez une jeune suédoise, Victoria Bergsman, ex chanteuse de Concretes, groupe pop nordique,  qui décide de partir solo sous le pseudo de Taken by Trees et de faire un album enregistré au Pakistan et avec des musiciens du cru. East of Eden en est le titre. L’occident rencontrant l’orient, musicalement parlant, depuis les Beatles, c’est de l’ordre de l’ordinaire. Donc certes la forme est orientale, plein de sonorités que nous n’avons pas trop l’habitude d’entendre,  mais le fond reste pop. Quoiqu’il en soit la délicieuse reprise de My Girls des Animal Collective en sommet du disque ne cache tout de même pas que le tout manque un peu de solides fondations et qu’il ne suffit pas de s’expatrier pour trouver l’inspiration.
Au début des années 80, nous répétions quelques heures la nuit dans un local du 14ème arrondissement je crois et chaque semaine, juste avant nous, répétaient les Avions qui allaient bientôt décoller pour le haut des charts (remember Nuit sauvage ?). Leur chanteur,  Jean Pierre Morgand œuvre maintenant, entre autres, derrière le nom d’Abandcalledmyself  pour réaliser ses nouvelles trouvailles sonores. Nettement moins pop, nettement plus expérimental que par le passé, ou du moins ce que j’en connais, l’album 2 suit les traces du premier. Quelques kilomètres de bandes enregistrées (ou, parlons XXIème siècle, quelques gigaoctet de musique numérisée), en improvisant sont la source de ce nouveau disque. Chanté partiellement en français et en anglais, abordant des styles les plus improbables, 2 est le disque parfait pour surprendre. Impossible de deviner de quoi va bien pouvoir être constitué la prochaine piste, où la prochaine minute d’une même chanson (quoique chanson ne soit pas le mot approprié). On pense à Bashung parfois, Rodolphe Burger de temps à autres, à personne le plus souvent. Un peu éprouvant pour un amateur de pop, car un poil déstructuré, mais intéressant et jamais vide de sens
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Les maracasse-pieds, c’est exactement comme leur nom l’indique. Trois filles, deux gars, deux albums, Chuchoteries et compagnie étant le récent petit dernier, pour des musiques prétextes à des paroles ou l’humour règne. Bon, vous l’aurez compris perso je ne suis pas client mais ma maman me disait, si tu n’aimes pas n’en dégoûte pas les autres, dont acte, j’informe. Et je sais de source sure que ce type de musique à un public acquis à sa cause. Je pense surtout que ce genre de musique a bien du mal à vivre figé sur un disque et que ce n’est qu’en live qu’un groupe tel que celui-ci peut donner sa pleine mesure. donc rendez-vous sur les planches pour une avis définitif. Et puis voir 3 jolies filles raconter quelques histoires grivoises, ça doit bien avoir son charme. 
En cadeau de Noël, le duo américain Rue Royale nous offre deux charmantes petites compos à télécharger. Guitare acoustique et entrelacs de voix, ils restent fidèles à leur amours. Lui américain de Chicago, elle anglaise vivant aux USA, ils décident de se relocaliser en Angleterre pour conquérir la vieille Europe. Nombreux concerts à la clef, (Hollande, Allemagne, UK évidemment) ils font leur petit bonhomme de chemin et la délicatesse de leurs chansons ne peut que leur ouvrir les portes.
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Et quelques mots pour vous parler des bonheurs d'Alfred. Ce jeune homme est un one man band qui a choisi le site  Buzz my band (auparavant NoMajorMusik.com) pour tenter de donner vie à sa musique. Même principe que sur les sites similaires, l'artiste propose, le public mise ou non quelques pépettes pour produire un titre voir un album. Un premier morceau, My crazy flatmates a déjà conquis assez de monde pour voir le jour de manière pro. Titre indéniablement accrocheur, et qui, sur le plan sonore, fait effectivement la nique aux autres compos home made présentées par l'Alfred. Autres compos qui se tiennent fièrement et qui promettent un album de bonne tenue, une pop un peu salie par quelques riffs électriques et une voix saturée. Un côté Kinks du XXIème siècle parfois (cf Be your star) Un reproche peut être, ce parti pris de chanter en anglais, Ivre de toi, la seule tentative in french in the texte n'a pourtant pas à rougir de la comparaison.


Parmi la foultitude de groupes / artistes / compositeurs qui m'ont donné envie d'écrire moi aussi, tant bien que mal, et de participer à la cacophonie mondiale figure en bonne place l'Alan Parsons Project.  Eric Wolfson, l'auteur compositeur de la quasi totalité des titres du groupe est décédé ce 2 décembre 2009  à l'âge de 64 ans d'un cancer. il y a deux mois, je chroniquais son ultime album, The Alan Parsons Project that never was.  En hommage à ce grand bonhomme, un titre parmi les plus beaux, sinon leur plus beau, qui faisait partie de ma sélection initiale Sortez covers ! et que je n'ai finalement pas enregistré Old and wise
Merci l'artiste tongue tongue


Je vous renouvelle tous mes voeux pour cette année 2010 et vous donne rendez vous le 1er février pour la suite des aventures de Sucrepop
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Décembre - Je suis née pour toi

décembre 1, 2009 Temps de lecture: 65 minutes
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Décembre 2009 - Je suis née pour toi

Avis aux artistes le1er janvier cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

oliverhardy.jpgEt voilà que se referme le chapitre 2009 de Sucrepop. Pour finir, sinon en beauté du moins en douceur, une petite bossa qui va vous emmener faire le tour du monde, du pays de Galles à l’Afrique en passant par l’Inde ou le Canada, suivez Julie le long de son périple qui s’intitule Je suis née pour toi. Julie pour qui, mine de rien, je signe le douzième titre (en fait treize mais elle n’a pas chanté Je laisse tomber) ce qui nous ferait un album si nous étions dans la vraie vie smile. Sans compter ses reprises des Rues de Singapour, de Couleur de peau ou de la coquine La charmeuse de Serpent que vous trouverez dans la rubrique Live. A noter que la quasi-totalité des compositions de cette année ont été écrite au ukulele, ce qui n’est probablement pas perceptible à l’écoute du morceau finalisé mais vous pouvez écouter les pré maquettes, donc les versions initiales dans la rubrique sUKrEpop.
S’agissant du ukulele, les nouvelles grilles ajoutées ce mois ci sont les suivantes
- Let it be me  - The Everly Brothers
- Je t'appartiens - Gilbert Becaud
- Le premier pas - Claude Michel Schönberg
- El condor pasa - Paul Simon & Art Garfunkel
- Göttingen - Barbara
- Angie - The Rolling Stones
- The saints rock & roll - Bill Haley and the Comets
Pour être informé des mises à jours de ces grilles d'accords deux solutions:
- Vous vous inscrivez à la newsletter et le 1er de chaque mois vous recevrez dans votre boîte mail l'info.
- Vous préférez être informé au fil des parutions, vous vous inscrivez sur les forums de KDUS (abonnez vous à ce fil)  ou My dog as Flea (abonnez vous à ce fil)
A vous de jouer !
Bonus ce mois ci, une reprise d'un de mes - très - vieux titres, Le Blues est là, aux paroles totalement réécrites en anglais par Nathalie, qui l'interprète également et qui ressuscite donc sous le nom d' I feel so blue dans une version sensiblement différente de l'original.
Puisqu’une fin d’année est un moment propice pour faire un bilan, des dizaines d’artistes et d’albums qui ont été cité dans ces pages au fil des mois, quels sont ceux qui, finalement me paraissent indispensables ? Voici donc en résumé une liste de cadeaux potentiels que vous pouvez demander - ou faire - les yeux fermés (mais les oreilles grandes ouvertes), Qualité 100% garantie Sucrepop. L’album 33 tours d’Alex Beaupain, égal à lui-même, soit excellent, le Melody Gardot, My one and only thrill qui, sur le très encombré créneau des chanteuses jazz, l’emporte haut la main, Le volume 10 de Marc Lavoine très bon cru que je vous recommande, la sucrerie pop des Love Willows, Hey hey, banane assurée, le Pink Martini, Splendor in the grass, délicieusement rétro, les amateurs de jazz – et les autres - se délecteront du nouveau Diane Tell, Docteur Boris et Mister Vian, En attendant de Volo, mon disque de chevet du moment sans oublier l’intégrale Beatles remastérisée, est il d'ailleurs besoin de préciser son caractère obligatoire biggrin.
Histoire de finir l’année en beauté, une pléthorique et absolument pas exhaustive revue des sorties du moment. 

Une nouvelle tournée Européenne, des news laissant entendre qu'il pourrait prendre sa retraite (scénique en tout cas), un CD opportunément sorti avant les fêtes, le marketing chez  Sir Paul n'est pas un vain mot. Bon, si je passe ma vie à me secouer le ukulele pour en faire tomber les morceaux de chansons qui sont coincés dedans, c'est principalement de sa faute. Donc, quoiqu'il sorte, je suis client. Et pourtant Good evening New-York City, N-ième double live est tout à fait dispensable. 33 titres au générique, dont une vingtaine de Beatles et une poignée de Wings période Band on the run, quand il était au sommet commercial, un hommage à John avec Give  Peace a chance, un à Georges avec Something et quelques échappées de sa carrière solo. Le groupe assure, lui aussi, donc pas de déception, mais pas de surprise non plus. Sous le sapin, ça ne peut que faire plaisir.
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En choisissant pour nom Lovely Rita, les lovelies ont signé leur filiation. Leur tout récent second EP, Jesters on the Beat, un 7 titres, enfonce le clou en proposant une pop de la plus belle eau. Entre un titre comme Where's my Ray Davies, le recyclage du riff d'orgue de light My fire des Doors sur Candyfloss, un zeste de Bubble star de notre bopper en larmes national en intro de Better days et vous êtes informé de la fixette pop que nous font ces petits gars.  L'intro de l'album, Prélude,  avec des harmonies vocales à faire pâlir les Eagles de  Seven bridges road place la barre à belle hauteur et les titres suivant déroulent sans complexe leur monomanie anglosaxonne. Au final probablement plus Badfinger que Beatles mais sacrément pop.
La pochette du nouveau Weezer annonce la couleur, aussi déjanté et second degré que possible. Raditude est bourré de pop song efficaces dont I'irrésistible I want you too d'ouverture est le plus représentatif. Moins agressif, plus policé, c'est, à mon sens, leur meilleur disque à ce jour, et pourtant les albums colorés précédent ne manquaient pas de qualité. Certes il est entaché par une faute de goût incarnée par la tentative electro (Weezer electro ???? confused) de Can't stop partying. Tout le reste n'est qu' hymnes ne demandant qu'à être repris en coeur, chargé en refrain explosif, même la ballade Don't want to let you go touche au coeur.
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Etre le bassiste d'un des groupe les plus célèbre du monde, avoir joué et chanté sur les albums les plus vendus et être pour autant un quasi anonyme tel est l'étrange position de Timothy B. Smith. Son nom lui même n'évoque rien à la plupart d'entre vous. Et pourtant de Poco aux Eagles en passant par maintes participation sur les albums des copains, sa voix vous est familière. Cinquième album que cet Expando, dans la droite ligne de ce que l'on peut attendre d'une musique folk californienne. Ella Jean et ses harmonies Beach Boys le très Eagles Melancholy , l'épique solo de guitare de Parachute, Timothy reste fidèle à ses origines et  propose un album, certes pas indispensable, mais dans la droite ligne de ce que l'on pouvait attendre de lui et c'est parfois suffisant.
Sur sa plaquette de présentation, Aegide indique mêler chanson française, folk, pop, rock voir electro ou même classique. La dominante est clairement un rock puissant,  - gros son de l'album, chapeau le studio toulousain et les musiciens - mâtiné de chouettes arrangements de cordes pour le côté classique et ce mariage est franchement sacrément bien réussi.Quelques pointes de clavier viennent justifier l'étiquette electro. Les textes à l'image du titre éponyme Troisième monde sont en prise direct avec notre époque, concernés sinon engagés. Manque le gros single qui tue pour mettre tout le monde à genoux, mais l'énergie palpable qui se dégage garantie un spectacle live de qualité. Et puis cette volonté d'intégrer des cordes, et de le faire si bien,  ne peut que séduire un adepte D'ELO comme moi.
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Benjamin Biolay, quand il bosse pour les autres, j'aime bien. Les albums en son nom propre m'ont jusqu'à présent laissé de glace et l'arrivée d'un double album, La superbe, n'avait rien pour me réconforter. Erreur. bel objet, riche, trop riche peut être mais qu'importe. En une sorte de double blanc à l'éclectisme flamboyant, Benjamin Biolay s'incarne dans tous les styles, et fini enfin par faire un bon album. Bon, se fader les 22 titres d'affiler relève de l'exploit, mais, entre chansons et talk over à la Serge, il signe là une oeuvre personnelle et offre le meilleur album de Gainsbourg depuis Melody Nelson. Manque juste quelques singles inspirés pour faire bonne mesure.
Une démarche assez rare pour être souligné, Andrea Lindsay, canadienne anglophone flashe sur notre belle langue lors d'un séjour en France et chante depuis en français. Ce qui nous vaut un second album Les sentinelles dorment ou son délicat et léger accent anglais lui donne un charme fou.Elle raffle des prix comme qui rigole dans la belle province, sa pop matinée de folk ayant toute l'attractivité nécessaire pour séduire le plus grand monde. Son côté sixties (accentué par une reprise bienvenue de Françoise Hardy, le temps de l'amour) est un atout supplémentaire et nul doute qu'elle se fasse rapidement une petite place au soleil.
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First of a millions kisses des Fairground Attractions est l'un des mes albums préférés toute compétition confondue. Voici que sa chanteuse Eddi Reader sort son 9eme disque solo et que c'est le premier que j'écoute, honte à moi frown. Et évidement, ce Love is the way est un bon disque, ne me donnant que plus de regrets d'avoir raté les épisodes précédents. Dragonflies qui ouvre l'album est une ballade folk qui me ramène instantanément à l'époque de Perfect. Sweet mountain of love, obscure compo de Brian Wilson est dotée d'un refrain imparable, tout est à l'avenant, tendre, mélancolique et mélodique (Roses),  bref un superbe album, voici la bande annonce pour vous en convaincre.
Un autre Eddy, mais dans un style franchement différent, Monsieur Schmoll revient avec Grand écran, titre prétexte qui résume le contenu, des reprises figurant dans des films. Il l'avoue lui même, les films n'ont en l'occurrence, absolument aucun intérêt, ils sont même parfois anecdotiques. Deux parfums au sommaire, ambiance country rock ou jazzy et grand orchestre. Quelques belles réussites dans les deux genres, le sublime Je t'appartiens dans la première catégorie ou Pleurer des rivières dans la seconde. Il concurrence même le bossa novesque Henri Salvador avec son adaptation d'Over the rainbow en duo avec Melody Gardot. Le premier single, Comme un étranger dans la ville, option country n'est à mon avis pas le meilleur choix pour faire découvrir cet album. Grand écran est un grand Eddy, même si le manque de titres originaux se fait sentir.
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Puisque j'ai abordé  mon pêché mignon, la bossa nova, un album de Steven Bishop, Romance in Rio est mon coup de coeur du moment. C'est à priori un album sorti en 2007 qui ressort cette année sous un nouveau titre. Peu importe, vous tenez là un disque adorable, à la manière du Michael Franks de la grande époque, sans sa voix de miel certes, mais néanmoins séduisante. D'under the Jamaïcan moon qui ouvre cette romance à New-york in the fifties qui la clôt, cette ballade brésilienne n'est que douceur, sensualité. Il reprend même son hit  Save it for a rainy day dans cette nouvelle robe, et ça marche. indispensable pour passer l'hiver.
Un bail déjà que l'ami Rod Stewart a décidé de laisser tomber les compos originales, pour piocher dans le catalogue infini des titres déjà parus, en proposant des relectures plus ou moins inspirées. Soulbook s'ajoute donc à la collection du chanteur de bal le plus luxe. Des duos en veux tu en voilà, des hits (Let it be me des Everly Brothers, My Cherie amoure de Stevie Wonder avec le Stevie en personne), bref entre titres archi connus et obscures pépites, on passe un bon moment, un peu comme si un jukebox passait en mode aléatoire pour nous balancer des chansons des 50 dernières années. Facile certes, mais indéniablement bien fait.
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Un mec qui colle Michel Delpech et Martin Newell dans ses influences ne peut qu'avoir toute mon estime et mon attention. C'est le cas de Jacques Delorenzi. Son album Je vais bien fait preuve d'un éclectisme musical impressionnant, synthétisant nombres de courants musicaux. Un optimisme rare ces temps ci baigne les plages de cet album, de son titre éponyme à Rayon de soleil ou C'était ça. Le Harisonnien Yeah yeah (qui fait écho au I want you de Laurent Voulzy) ou le très pop I want you ont cette petite touche qui donne le sourire. We still be friends me fait penser à une chute de studio d'un Christophe J (cherchez pas on doit être 5 à se rappeler de Wall of kampa)  Globalement les titres anglais tirent plus vers Liverpool ceux en français vers une variété de qualité, normal quoi,  et l'ensemble ne fait pas que du bien à lui. 
Les Wriggles, je n'ai jamais accroché, et donc , comme un bougre d'âne que je suis, jamais je n'aurais jeté une oreille sur un disque d'ex de la bande si l'ami Pierre ne m'avait averti que je passais là à côté d'une pépite. Et donc Volo, raccourci pour les frères Volovitch, avec En attendant, second album et grand album, allez un des tous meilleurs disques 2009 dans la catégorie chanson française. Que ce soit dans la satire sociale (Réguler ou A priori), ou dans les relations humaines ou amoureuses (Tu connais, Dimanche), ils excellent à tous les coups. Les arrangements sont fins et variés, les voix accrocheuses, pas un morceau à jeter, les frérots ont frappé un grand coup.
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Le mois dernier, en vous présentant son live, j'avais écrit, devant la qualité des titres,  que j'allais partir à la découverte  de ses albums studio précédents. Incredible date de 2008 et est à l'image de la photo de couverture, séduisant. Isle Delange est une superstar dans son pays, la Hollande et je me demande bien pourquoi personne n'a encore eu l'idée de la diffuser massivement sur nos ondes. Là ou des Shania Twain et autres Sheryl Crow font des cartons, la belle blonde devrait pulvériser les charts. Allez résister à un tube comme Puzzle me, à une ballade aussi chair de poulante (si si ça se dit) que Miracle avec cette voix légèrement voilée ou à une pop song de la qualité de We're alright et son refrain addictif au possible. Du haut de gamme.
Les 3 lascars d'Amiral Wisewild, groupe de Seine et Marne ne sont pas là pour rigoler. Leur EP 5 titres, Half an hour on board est là pour le confirmer. La dentelle, ils ne connaissent pas.  Ca cogne, ça rabote, ça décape, ça dépote,  ça ne caresse pas dans le sens du poil vu que le mot caresse n'est pas dans leur dictionnaire et que de poil, après, il n'y en a plus. Guitare basse batterie, voix à l'arrache, cherchez pas le sucre ni la pop, eux c'est la pierre et le rock. Stoner rock il parait. Bon, je n'y connais rien, les amateurs s' y retrouveront probablement, et c'est le principal.
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Une signature vocale indélébile, quelques tubes tout aussi marquants et probablement un peu écrasants, et déjà son septième album, Art Mengo fait son bonhomme de chemin dans son coin et Sujet libre est sa nouvelle copie. toujours dans la douceur avec un soin particulier apporté au choix des textes signés Marc Esteve ou lui même. Les orchestrations sont très chiadées, un travail artisanal, de grande qualité. Pas de gros tubes à l'horizon, mais au moins un titre exceptionnel, La nouvelle arche, un petit bijou de texte. Un album qui s'apprivoise tout doucement ,et à qui il faut juste laisser le temps de grandir un peu en vous
Encore un ovni. elle s'appelle Wenta et a décidé que le blues était né dans les champs de coton d'Ukraine ou de Pologne cry.  Une voix à écailler la peinture de n'importe quel bar, réellement habitée par le blues, elle tente l'impossible fusion entre une musique 100% américaine et un folklore slave. Et ça prend. Certes parfois, ça surprend, au détour d'un blues saignant se faire percuter par un violon russe, John Lee Hooker et Leonid Brejnev dansant ensemble. Mais avec une telle présence vocale, elle pourrait bien chanter ce qu'elle veut qu'elle nous collerait au mur de toutes façons. Mes amis est le titre de ce disque et nul doute qu'après son écoute, vous en ferez parti.
 
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Them Crooked Vulture est un supergroupe. Supergroupe dans l'acception Seventies soit un groupe composé par des pointures d'autres groupes connus. Ici, un ex Led Zep, un foo fighter et un Queen of the stone age se donnent la main. Le point commun des supergroupes c'est de ne pas faire de supers disques. But parfaitement atteint ici, ou
hormis le son dantesque, le tout me fatigue vite les oreilles. Cet album signe officiellement ma rupture avec le rock & roll, je suis trop vieux pour ça maintenant (John Paul jone n'en a cure lui). SI vous aimez les grosses
guitares et le hard, nul doute que cet opus réponde à vos attentes, moi je retourne à ma bossa.
Clair est le second album solo de JP Nataf, ex Innocent. 5 ans sans album sous son nom mais mais pas sans activité, il s'est fait plaisir à jouer les mercenaires (Les Wantones, Imbécile ...). L'ex-innocent Jean-christophe Urbain, seconde tête pensante de ce groupe étalon de la pop est venu lui prêter main forte pour la réalisation. C'est néanmoins un album solo puisqu'il y il signe la totalité des titres. Côté zic, la fraicheur et la légèreté des Innocents n'est que rarement atteinte, Clair est dans la lignée du précédent disque, très axé guitares acoustiques, franchement bien réalisé mais manquant de compos solides, enfin ce que moi j'appelle solide, des trucs qui font qu'on se souvient des titres après écoute. Côté textes, je continue à ne rien comprendre à ce qu'il veut nous dire, et si c'est moins pire que dans le néanmoins superbe Plus de Sucre, son discours laisse pour le moins la place à l'imagination et à l'interprétation, et j'avoue ne pas être trop client. Le Jipé, comme un Mc Cartney et ses scarabées, n'a pas fini d'être comparé, mesuré à l'aune de son prestigieux passé, alors mettons qu'il est actuellement dans sa période pré Wings et que le meilleur reste à venir. 
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Carly Simon, égérie des années 70, compagne et muse de James Taylor avait écrit une poignée de chansons correctes pour autant d'albums qui l'étaient moins. La voici de retour avec Never been gone. Désolé chérie, mais si, barrée, tu l'étais et depuis un bout de temps. Tant de temps d'ailleurs que plus grand monde ne s'inquiétait de ce qu'elle devenait. Elle ressort donc quelques titres au choix plutôt discutable, dont l'inévitable You're so vain le seul à avoir vraiment  surnagé dans la mémoire collective, et, aidé de son fiston, nous les relooke façon acoustique. si vous ne connaissiez rien d'elle mais êtes intéressé, un best of sera plus convaincant. Si vous êtes fans, la présence des deux inédits (très ordinaires) vous suffira. Pour les autres, comme vous ne saviez pas qu'elle avait été là un jour ...
Evidement, moi, de Nicole Croisille je ne connaissais que les tubes que ma maman écoutait dans les années 70, je ne savais même pas qu'elle chantait encore. Et puis Bossa d'hiver apparait sur mon écran. Et, vous me connaissez maintenant, il suffit de marquer bossa sur un album pour m'attirer irrésistiblement. et de me prendre à rêver d'un album à la Henri Salvador. A priori, il s'agit d'un album paru en 2008 sous le  titre Tu me manques qui, rebaptisé,  débarque en France en cette fin d'année 2009. Bon, pas de quoi crier au génie, c'est effectivement un parfum bossa qui nous guide tout le long de l'album, mais sans jamais vraiment m'embarquer. Ni la voix  ni les mélodies ne me provoquent l'effet addictif attendu. Dommage. Pas grave, je le refilerais à ma maman.
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Peu d'infos sur Mademoiselle Fizz, hormis le fait qu'elle a bon goût puisqu'elle reprend 10 titres d'Henri Salvador, et pas les morceaux alimentaires mais ceux d'inspiration jazz/bossa. A priori originaire du Canada, elle s'est entourée de jazzmen québecquois pour peaufiner son album. Si retrouver ces chansons dans un univers féminin est un réel plaisir et que l'on passe un excellent moment en sa compagnie, l'album manque un peu d'audace, d'un brin de folie pour totalement convaincre. C'est néanmoins à une quarantaine de minutes fort agréables auxquelles elle nous convie. 
Le Jazz et moi, on a du mal, Bob Dylan et moi on a du mal, allez savoir pourquoi la combinaison de ces deux éléments dans ce nouvel album de Ben Sidran, Dylan different,  me ferait presque aimer les chansons. Sans se borner aux tubes du Zim (quoique Knockin on heaven's door ou Blowin in the wind tout de  même), Ben Sidran se réapproprie totalement les morceaux et accommodée à sa sauce, la mayonnaise prend. Délicatement swinguant, il ne part pas à l'abordage, mais nous prend par la main pour faire jaillir la lumière. Un sacré beau boulot.
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Un album de Bonjovi, c'est rarement un album surprenant,  et de fait, dès les premières mesures de The circle, on se retrouve en pays de connaissance. La voix bien rauque/rock, le refrain style hymne de stade,   c'est parti pour 12 titres bien balancés, aussi ricain que le rock peut l'être avec ses qualités et ses défauts. Avec cette livraison, ils réussissent à garder un niveau élevé de qualité dans les compos, Pas de morceau à jeter ce qui est loin d'avoir toujours été leur cas.  En gros, si vous aimiez, pas de soucis, sinon, passez votre chemin, rien ici qui pourrait finalement vous convaincre.
Il y quelques mois Lara Fabian sortait Toutes les femmes en moi, sombre bouse de reprises toutes plus désastreuse les unes que les autres, non pas par le choix qu'elle avait effectué mais par le traitement qu'elle - ou son équipe - avait infligé aux morceaux. Du simili electro sauce pseudo moderne et qui rappelait les pires travers des années 80. Une catastrophe, et les critiques de s'abattre. L'apparition sur mes radars d'Every women in me, pendant anglais laissait penser qu'elle persistait et signait. C'est la simple présence du thème de Mahogany (Do you know), un bijou de Diana Ross qui m'a décidé à écouter ce disque. Et surprise, Lara Fabian semble avoir compris son erreur précédente. Tous les titres sont dans leur plus simple appareil, piano/voix, point barre. Et là difficile de nier que ça le fait. Sans trop en faire vocalement, elle séduit. Entre une reprise de Kate Bush, une d'Annie Lennox ou de Patsy Cline, son talent d'interprète fait mouche. Allez, un album de bons titres 'originaux dans la même configuration et je deviens fan smile
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C'est à un passage en revue de sa longue carrière, de Starshooter à ses disques solo en passant par le succès via enzo Enzo que nous  convie Kent. De Besty Party (je dois avoir le 45 tours d'époque quelle part) à Juste quelqu'un de bien, en duo avec Suzanne Vega, excusez du peu en passant par je suis un kilomètre, la plupart des grands titres de sa discographie sont revisités par lui en formule acoustique la majorité du temps. De la bel ouvrage qui permet de redécouvrir sous de nouvelles couleurs ses chansons et de remettre en perspective son talent d'auteur. 3 inédits tout de même dont le morceau titre Panorama, avec Calogero pour compositeur. Mon seul regret, que Toi moi nous des Starshooter n'ait pas été retenu (alors que franchement, Congas et maracas ...) mad
Les premières mesures de Like a reptile de Ladylike Dragons m'ont instantanément fait penser à Blondie. pas la Blondie pop de Parallels line, mais la rockeuse des débuts, avec un son un peu sale, garage, et cette étincelle pop, prête à faire exploser la baraque. On y sent l'urgence de la jeunesse et la conscience de sa valeur. Même sur le seul titre calme, Campfire, le trio titre son épingle du jeu. Le fait qu'une jeune femme, la bassiste, chante n'est évidement pas le moindre de leur charme à mes yeux mais le rock est leur élément, et leur combustion cardiaque (Heart burst) est efficace, même si un zeste de pop supplémentaire dans leur breuvage rock n'eut pas été pour me déplaire
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Jusqu'à ce 4ème album, j'étais complètement passé à côté de Pink Martini. Et là, je suis scotché. Splendor in the grass opère principalement sur un registre jazzy/latin qui a tout pour me séduire. 4 langues aux générique, Italien, espagnol français et anglais, et du cha cha Ou est ma tête à la bossa Ninna Nanna, au très Carpenters morceau qui donne son titre à l'album avec un détour slow jazz sur Over the valley tout tombe parfaitement en place et la chanteuse China Forbes est tout simplement envoutante. Le charme rétro de Bitty boppy Betty est adorable, la reprise de Sing des Carpenters est somptueuse, la seule faute de goût est la participation sur le classique espagnol Piensa En mi de Chavela Vargas, chanteuse mexicaine de 90 ans dont malheureusement l'âge transparait dans les cordes vocales. Un des meilleurs albums de cette année.
Le premier album de Clare and the Reasons, The movie était une heureuse surprise, un sac plein de chansons accrocheuses, finement orchestrée, propulsée par la voix envoutante de Clare Muldaur. La sortie d'Arrow me réjouissait donc, semi déception. Certes la voix est toujours présente, les arrangements fourmillent d'idées, mais comme certains abusent du comique de répétition, Clare a forcé un peu sur la mélodie de répétition. Nombre des titres d'Arrow se cherchent une fin en bouclant sur une phrase et en l'étirant jusqu'à l'agacement. Dommage car des ritournelles comme Perdue à Paris (en français s'il vous plait), All the wine ou l'inattendue et réussie reprise de That's all de Genesis confused démontrent que le talent n'est pas absent, loin de là.
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Quoiqu'on pense de lui, il a composé une bonne partie de la bande son de nos années 80. Didier Barbelivien avec cet Atelier d'artistes décide de revisiter quelque uns des tubes qui ont jalonné sa carrière, accompagné, en ouverture et en clôture de deux inédits. Michel  Delpech, Patricia Kass, Gilbert Montagné, Philippe Lavil, Gerard Lenormand, Johnny et consort, tout le gratin de la variété est passé par sa plume et s'en est généralement trouvé fort aise. Sa relecture de ses propres compos est intéressante même s'il est difficile de ne pas se replonger dans les originaux tant la plupart de ces titres ont marqué leur époque. Et du coup les deux inédits paraissent bien fades. Cet album c'est un peu <<Voilà, c'est moi qui l'ai fait >>. Et je dis chapeautongue
Hormis l'autobiographique titre Parce qu'on vient de loin qui lança sa carrière en France, je ne connaissais rien de Corneille et c'est donc vierge de toutes idées préconçues que j'abordais Sans titre, son 4eme album. Elle me ment qui ouvre le disque accroche bien, refrain efficace, rythme qui claque, percutant, En attendant le morceau qui suit et premier single, est tout aussi bon, et du coup je lui accorde plus d'attention, tiendrais je un bon album ?  Le 3eme titre est malheureusement très R&B spécial djeun's pour vraiment me brancher. Le reste de l'album oscille entre l'ordinaire et le quelconque et laisse un goût d'inachevé. Peu mieux faire.
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Le Rap, vous n'en voyez jamais l'ombre d'une ligne sur ces pages. Pas ma génération, pas ma culture, j'y suis allergique. Le Diam's précédent, et son carton commercial, j'étais passé à côté, juste lu les textes, rage et
révolte au menu, du punk rock sans les guitares. Et je dirais, quitte à passer pour un grand malade, qu'SOS son petit nouveau, est l'équivalent du Plastic Ono Band de Lennon, pas moins. Avec 40 ans de plus au compteur mais dans l'esprit, sinon dans la lettre. Certes ça reste du rap et l'accent banlieue, le sien,  qu'elle prend souvent m'exapère toujours autant, mais quand il s'agit de poser ces tripes sur la table, d'utiliser la musique sous forme de catharsis, comme John et son cri primal, la Mélanie assure. Difficile de prendre autrement ce brûlot que comme
un coup de poing dans la gueule. Que l'on soit d'accord ou non avec son propos n'est qu'anecdotique. Elle a un truc a dire, à crier, elle le fait. je ne réécouterais évidement pas ce disque, comme la plupart du temps pour un film ou un livre, et contrairement à la musique, une fois suffit, mais j'aurais raté un truc en le zappant. 
J'ai reçu tardivement l'album de Yuz, mais la présence de Ukulele, banjo et autre mélodica m'ont incité à le passer sur le dessus de la pile des albums à écouter. Et bien m'en a pris. Hardcore qui ouvre l'album manie humour, feeling oriental, electro et à le potentiel pour cartonner. Plus que parfait confirme le talent d'écriture de Youssef Dassouli le Yuz en question. Un Michaël Furnon (Myckey 3D) ne renierait pas ces chansons. Le matin des innocents (cf la video)à un côté rock bancal, la guitare griffant la rythmique d'éclairs électriques tandis que le banjo titre le morceau vers le folk et c'est cette dichotomie qui fait tout le charme de Yuz.
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Coup de folie chez Norah Jones ou saine initiative ? Alors qu'elle tutoie les cimes du succès à coup d'album jazzy dont elle est l'une des représentantes les plus reconnues, après 3 disques ou elle casse la baraque, elle se décolle l'étiquette (sans douleur ?) pour se lancer dans la pop, ou, of course, elle n'est pas attendue. Pari risqué, audacieux, et même casse gueule pour tour dire vu le résultat. The fall n'est pas un mauvais disque mais sa conversion ne suffit pas, il faudrait des compos qui suivent et ce n'est pas le cas et c'est encore sur les quelques titres restés en terre jazzifiante qu'elle s'en sort le mieux. De single, pas la queue d'un. Enfin d'un truc pop assez fort pour escalader les charts par la face nord. Remettra t'elle le couvert ou cette excursion en pays étranger lui suffira t'elle ? La suite au 5ème album.
Brigitte Fontaine est une chose rare qu'il faut préserver. Elle porte haut la folie douce qui est la sienne, et s'il faut parfois la suivre dans ses méandres, les routes qu'elle nous fait emprunter sont toujours surprenantes. Du rageur, frondeur et politique Dura lex au procovateur Prohibition qui donne son titre à l'album en passant par Je suis un poète manifeste affirmatif, elle fait entendre sa drôle de voix à part. Certes, vous ne trouverez pas là de la chair à hit parade, mais depuis le départ de Leo Ferré, elle est probablement l'incarnation la plus proche de ce que peut être la poésie, en tout cas l'une de ses formes, en chansons. Philippe Katerine, autre sacré fêlé du bocal la rejoint le temps d'un titre loitainement reggae, Partir ou rester.  Son meilleur disque depuis Kekeland.
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Ce qui m'a plut dans l'album d'Yvalain, c'est le & friends. et l'éclectisme. Certes la guitare est souvent à l'honneur et nombre de titres sont instrumentaux, mais ce parti pris d'utiliser les amis pour concocter son album, en fait un disque convivial. Du simili reggae Gettin stuck au bluesy The peaceful guy le tout fleure bon le home-made certes mais la passion aussi. Ma préférence va aux morceaux chantés par Karin T. qui amène un petit côté pop et mutin fort plaisant (Bye bye). Leur collaboration mériterait un album complet.
C'est pour un autre raison que son décès que j'aurais souhaité parler de Jacno en ces pages. Pas eu le temps, n'y ayant pas pensé avant. Parmi les premier punk avec les Stinky toys, premier tube synthétique avec Rectangle, hit millésimé avec Elli Medeiros (Toi mon toit) ou Lio (Amoureux solitaires), Producteur avisé - Tombé du Ciel de Jacques Higelin - Sa carrière solo m'a totalement échappé, me reste de lui quelques petites notes de musique qui m'auront accompagné tout ce temps. Salut l'artiste tongue
 
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Dans le rôle du gentil crooner, Harry Connick Junior, qui, probablement histoire de souffler un peu, propose un album de reprises qu'il a lui même arrangé. Côté prise de risque, zéro pointé, reprendre Your song d'Elton John, Just the way you are de Billy Joël ou And i Love her des Beatles dénote un manque singulier d'imagination, vu le choix dans le catalogue de ces artistes. Elvis, les Carpenters ou Nat king cole sont également au générique. Les orchestrations tombent au millimètre, la voix colle suavement aux oreilles, et si le terme d'Easy music est souvent accolé à ses productions, c'est qu'a l'évidence, elles ne piquent pas les oreilles, ballade tranquille et agréable sur des terrains bien balisés. A noter qu'un duo avec la Carla du petit Nicolas est mis en avant en France mais que sur l'album américain, de Carlotta point, même si la reprise Beatles y figure bien. 
Il avait la pression le Robbie Williams. Le précédent disque, Rudebox, a été un relatif flop et il était attendu au tournant. Reality killed the video star ne devrait pas le voir retourner au top. J'ai toujours pensé qu'il était tombé sur le titre Angels par pur hasard et qu'il ne réediterait pas ce coup de maître. Ici c'est l'ex Buggles (d'ou le clin d'oeil du titre) Trevorn Horn, producteur, qui sauve les meubles et habille les maigrelettes mélodies de quelques beaux atours. Du joli vide bien emballé, voilà ce qui nous est proposé, Morning sun, qui aurait été écrite suite au décès de Michael Jacskon surnage un peu dans cet océan de vacuité, mais franchement, pas de quoi casser 3 pattes à un canard.  Last days of the disco me fait penser à du Alain Chamfort (et c'est un compliment pour moi) et le single You know me très Eltonjonesque est aussi original qu'un Status Quo.Je parie sur une prochaine reformation de Take that.
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Lorsque elle a quitté le navire amiral Morcheeba, Skye a emporté un peu (beaucoup) de l'âme du groupe. Eux ne s'en sont pas encore remis, les tentatives de trouver des chanteuses clones s'étant soldées par un échec tant commercial qu'artistique. Skye de son côté a sorti un premier album solo complètement raté, sa voix ne suffisant pas à sauver des compos faiblardes. Keeping secrets heureusement renoue avec la qualité et est le meilleur album de Morcheeba depuis leur séparation. Pas trop aventureuse, la belle reste dans le style musical qui l'a rendu célèbre et ce n'est pas moi qui lui reprocherait tant il lui colle bien au teint. Sans être un grand disque,  c'est bien plus qu'un disque de plus à ne surtout pas garder secret.
Et un best of pour mettre sous le sapin, un ! C'est Vanessa Paradis qui s'y colle avec un rapide survol de sa carrière. Histoire d'en avoir pour son argent, deux CD. Le premier retrace l'extraordinaire carrière de la belle, sur laquelle personne, moi compris, n'aurait misé un kopeck sur la longévité à la sortie de Joe le taxi. Suit une ribambelle de tubes qui nous auront accompagné ses 20 dernières années, jusqu'au triomphe de Divinidylle et un inédit, Il y a,  made in l'ex Louise Attaque Gaetan Roussel. Le second CD est compilé par Vanessi Sparadrap en personne, titres rares, acoustiques, duo live (Souchon, Birkin), reprise d'Aznavour , Emmenez moi, et participation à la comédie musicale le Soldat rose avec la superbe Made in Asia. Allez, j'en reprendrais bien pour 20 ans
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Dès les  premières notes de  I'm waiting, extrait de Moon Rock my soul, album de Youri Blow  l'esprit des Doors est convoqué, ou, plus précisément, la période blues LA Woman. Dark was the night  ou Moon Rock my soul nous obligent a reprendre la pochette en main pour vérifier qu'il n'y a pas erreur tellement le contraste entre la voix, couleur noire de blues et le jeune éphèbe de la photo est important. Fleur du Pérou, en ajoute dans le côté hypnotique à la The End du Shaman Jim Morrison. En résumé, si vous aimez la guitare, le blues, mais que vous aimez vous laissez surprendre par une musique qui sort un peu du sentier si codifié de ce style de musique, si vous avez toujours regretté la médiocrité de la musique Post Doors des membres du groupe, vous voilà chez vous.
Nouvelle signature du Label tôt ou Tard, Ed Laurie propose une musique acoustique, guitare essentiellement, sur laquelle sa voix plutôt grave se pose. La première écoute m'a inévitablement évoqué Léonard Cohen, il y a pire comme référence. Small boat, big sea, sur la longueur lasse un peu, ça manque un peu d'aspérité auxquelles se raccrocher, mais Albert le premier single extrait ou le titre éponyme finissent par faire leur trou. Un peu plus de moyens dans la réalisation aurait sans nul doute été nécessaire.
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Les contes de fées ou Cendrillon fini par l'emporter sur sa marâtre, David contre Goliath, ont toujours la faveur du grand public. L'aventure de Susan Boyle, parfaite incarnation de la revanche du vilain petit canard en est la parfaite illustration. Après son raz-de marée médiatique, sa dépression, voici le retour, bref toute la vie d'une rock star condensée en quelques mois. L'album arrive donc, intitulé I dreamed a dream, le titre qui l'a révélé. Décembre arrivant, on ne coupe pas aux chants de Noël - Ici Silent Night - aux grands classiques, le titre éponyme ou Cry a river, ou, plus étonnant, et qui montre bien la différence culturelle entre Albion et la France, un Rolling Stones, Wild horses , un Monkeys, Daydream Believer  et même un Cure et un Madonna cry. Un seul inédit, en tout cas inconnu de moi, Who I was born to be. Verdict: Effectivement, elle chiante bien (non il n'y a pas de faute de frappe)
Rickie Lee Jones a été foudroyé par la gloire par la grâce d'un seul titre, Chuck's in love, et a depuis bien du mal à s'en remettre. Pas faute d'en faire des albums, mais de rencontre avec le grand public, nada. 30 ans déjà. De la douzaine d'albums qui ont suivi, peu d'écho et c'est sans en attendre grand chose que j'ai écouté Balm in Gilead son petit dernier. Surprise, celui s'avère mieux qu'honnête. Il rappelle déjà la dette qu'on nombre de chanteuses vis a vis d'elle, cette voix, ce phrasé, si souvent imité. D'ou elle sort un tel album m'échappe un peu mais le fait est qu'il en impose. Sans rien révolutionner, tranquillement, de l'acoustique folk Bonfires  à la country de Remember me en passant par le bluesy Old enough  tout ce qu'elle touche prend sa lumière.
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Les albums instrumentaux ne courent pas ces pages. Parce que je suis sensible principalement à la voix et aussi parce que l'on m'en propose peu. Session 04/07 de Stephane Ramin est donc l'une de ces exceptions. Bien que guitariste de formation, il a le bon goût de ne pas transformer ses compos en esbrouffe et pseudo virtuosité sur son manche. Son domaine de prédilection est l'electro et en 7 titres, il nous promène dans son univers sans jamais nous lasser, grâce à des arrangements variés qui maintiennent l'attention en éveil. Entre le funky Woo et le jazzy E-step, les boucles s'enchainent et les 6 cordes s'en donnent à coeur joie.
Aim and Ignite, le premier album de Fun est sorti en août et je n'en aurais jamais entendu parler n'eut été un message passé sur la mailing liste d'Elodiscovery. Le titre mis en exergue, All the pretty girls et ses troublantes influences ELO/Queen, mettait effectivement l'eau à la bouche. Le reste de l'album est à l'avenant. De la pop, ils maitrisent le language, et le kaeïdoscope musical qui en découle est surprenant. Pensez à un Mika qui n'aurait jamais écouté de disco et vous tenez l'exacte définition de Fun. D'intrigantes orchestrations qui mettent en valeur les innombrables bout de mélodies collées les unes aux autres, il y a plus d'idées dans cet album que dans l'intégrale de 99%  des musiciens d'aujourd'hui 
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S'il y a une période pour faire une bonne action, c'est bien celle de Noël. Olivia Newton John toujours très active dans le domaine du caritatif, option lutte contre le cancer, a co-écrit un nouveau titre avec David Foster, l'homme aux multiples Grammy Awards. Chorale d'enfants à la clef, nous sommes là dans la grande variété américaine, sirupeuse et grandiloquente,  mais dans le cadre d'une bonne action vous dis-je puisque les 0.89 cts (sur Amazon mais 1.29cts sur Itunes allez savoir pourquoi ?) que vous couteront l'achat de ce titre, Hope is always here,  une partie (combien mystère) ira à l'association Purple song can fly, des enfants touchés par le cancer. Plus d'info sur LE site francophone référent sur Olivia www.olivianewton-john.fr

Le clip

Je n'ai pas encore décidé ce que j'allais faire à compter du 1er janvier. Rempiler pour une année de compositions mensuelles ? Espacer nos rendez vous (tout en gardant la newsletter et ses chroniques bien entendu) ? Poursuivre avec Julie  (ça, ça dépend d'elle) ? Bref tout plein de question dont vous aurez la réponse (et moi aussi par la même occasion) dans un mois.
D'ici là, je vous souhaite d'excellente fêtes de fin d'année, il n'est pas trop tard pour être sage et mériter vos cadeaux.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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